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Un visiteur
5,0
Publiée le 22 mars 2020
Quoi dire d’autre que BOULEVERSANT!! Le film nous met un coup, on n’en sort pas indemne! On découvre une réalité, qui est celle des cités les plus pauvres de France... la délinquance et la violence auquel les jeunes font face.
Les acteurs jouent merveilleusement bien et sont particulièrement attachant! Que dire du très charismatique Dylan Robert!! Un jeu d’acteur qui parait inné et qui ne laisse pas indifférent!!
Une histoire d'amour qui vous prend aux tripes dans l'univers de la prostitution marseillaise. J'ai vu le film Shéhérazade en avant-première et j'ai été émue du début à la fin. La force de ce film tient dans un scénario bien ficelé et réaliste, servi par un excellent casting de comédiens- amateurs, proches des personnages qu'ils incarnent. Ils nous transportent par leur sincérité à l'écran. Un film entre Scorsese et Pasolini, à voir absolument!
Cela doit etre politiquement incorrect de critiquer ce film quand on voit les critiques ultra positives.
Je ne vois pas ce qu'il y a de passionnant à filmer les bas fonds de Marseille, les paumés, les drogués, les filles qui font le trottoir, les délinquants et la racaille. Mais quelle sinistrose, quelle désespérance. Tout cela filmé dans la crasse, le béton, les pièces lugubres et sales jusqu'au plafond.
Le cinéma devient ici du reportage d'investigation sur les quartiers pourris et la misère sociale et intellectuelle. Cela a le mérite d'exister mais on voit cela au JT de 20h toutes les semaines. Faudra également s'accrocher car pendant 2h, il faudra supporter un français de niveau CM1, une articulation inexistante et des dialogues souvent incompréhensibles mais vu la vacuité des discours de ces nullards, on ne perd pas grand chose.
Chronique des quartiers Nord de Marseille à travers la rencontre d'un jeune délinquant et d'une prostituée. Un film âpre et violent servi par une réal soignée mais un scénar assez prévisible. Trois Césars dont celui de la première œuvre.
Beaucoup de poésie dans ce film qui nous relate un amour fou entre deux jeunes des banlieues nord de Marseille. Un milieu de petits dealers , de prostituées interlopes, de marlous, et Dylan Robert ( très bon acteur , quel dommage ce qui lui est maintenant arrivé en 2024) qui tombe fou amoureux, d'une petite poule de bas étage ( superbement joué par Kanza Fortas , qui elle fait une belle carrière , bien méritée) . Elle a un tout petit rôle dans la pépite de Alex Lutz "une Nuit" , à voir absolument , et Kenza le joue parfaitement bien. Une bonne intrigue enfin avec les rivalités entre bandes et la violence dure des voyous.
Je ne ferai pas partie des spectateurs qui s'extasient devant ce film. Il montre une réalité sordide, la vie d'adolescents marseillais issus de l'immigration qui volent ou se prostituent. Cela n'a rien de bien intéressant en soi. Néanmoins, le mérite du réalisateur est de ne pas édulcorer ni transformer les modes de relations entre ces jeunes, leur solitude et leur absence de références adultes. Le personnage central est masculin (Zachary) et Shéhérazade est une jeune prostituée dont Zac va tomber amoureux. Si Dylan Robert a obtenu le césar du meilleur espoir masculin en 2018, c'est parce qu'il est totalement le personnage du film. Même si le réalisateur lui demande de jouer une fiction, il parle et vit comme le Zac du film puisque c'est à sa sortie de prison qu'il a été remarqué et retenu pour jouer le rôle.
un film choc brut avec des acteurs novices. Ils jouent naturellement sans fioritures dont certains sont passés par la case prison ce qui rend le film très réaliste. Une histoire d'amour entre 2 ados blessés par la vie. BRAVO à ces acteurs et actrices qui vibrent et font vibrer ce film une réussite
Même si sortie un an plus tôt, ce film fait écho à celui de Ladj Ly, Les Misérables. Dans son traitement du film de banlieue, oui, mais surtout dans sa façon de nous exposer des faits : le fossé abyssale entre ce milieu et les pouvoirs publics. La jeunesse littéralement vouée à elle-même, qui transforme l'incapacité et le manque d'éducation par l'échec. Ceux qui sont au coeur du problème de notre système, ce manque de pédagogie chronique. On ne peut pas leur en vouloir de se débrouiller par leur propre moyen, tant ces derniers sont infimes. La fragilité d'une génération qui a maintenant 30-40ans, donne naissance à des enfants qui naissent dans le fracas et le désordre. Se sortir d'un tel quotidien relèverai d'une prouesse et aucune main n'est tendu pour rattraper ces égarés. Marlin fait un film infiniment politique, prenant le point de vue du proxénétisme afin de regarder de façon sévère la cité phocéenne et la mettre face à ses responsabilités.
Ce n’est ni le Marseille de Marcel Pagnol, ni le Marseille de Robert Guédiguian mais celui de Jean-Bernard Marlin ; son « Shéhérazade » n’est pas un conte des « Mille et une Nuits » même si son Zac est aussi insaisissable qu’Aladin, épris de liberté. Un film coup de poing qui ne m’a pas laissé indifférent ; et pourtant je n’ai aucune empathie pour ce Zac et l’ensemble des personnages. Ce film, à l’approche indéniable du documentaire, laisse le soin au spectateur de rentrer ou non en empathie pour les protagonistes. Et ne pas rentrer forcément en empathie ne signifie pas pour autant rester indifférent. La caméra serre au plus près les visages comme pour mieux scanner des sentiments en filigrane. Et pourtant les sentiments de Zac n’ont pas vraiment besoin d’être scannés. Il exprime ouvertement ses colères, même retenues. Il n’y a guère que les émotions qui touchent à l’amour qu’il faut extraire. Mais le spectateur le devine à terme. On le découvre avec ses 17 ans, sans instruction, révolté, à fleur de peau, avec ses a priori connotés religion. « Shéhérazade » c’est brut, brutal, sec, amer, malgracieux, cru, réaliste. Qui est responsable ? Ça ne me paraît pas être le propos du réalisateur. Il nous sert une histoire d’amour entre une prostituée, Shéhérazade, et un gamin, Zac, sorti tout juste de prison et qui ne peut être élevé par sa mère. Cette rencontre n’a pas été vaine, elle a été sans doute le passage obligé pour mûrir et considérer les prostituées comme des femmes, et par voie de conséquences Shéhérazade ; et enfin assumer ses actes et ses sentiments. La séquence du procès est celle qui m’a le plus capté avec cette caméra focalisée sur les protagonistes et leur avocat pendant qu’en voix Off s’exprimait la juge. Je me suis cru transporter dans un documentaire tant tous les acteurs jusqu’à la surprise du juge quand elle apprend que Zac a tenté de tuer son pote étaient naturels. On aurait dit une séquence extraite de « Ni juge ni soumise.» Bonne continuation à Dylan Robert et à Kenza Fortas ; que « Shéhérazade » leur permette de vivre d’autres aventures mille et une nuits cinématographiques. Je ne leur demande pas de gommer leur accent comme on le faisait jadis, mais améliorer leur phrasé pour éviter de se cantonner dans des rôles caricaturés voire connotés.
Shéhérazade, tout sauf un conte des "1001 nuits" !!! Des enfants qui grandissent trop vite dans un monde où les adultes sont absents.... La rue, les rencontres broient ce qui reste d'humanité Le film dégage une énergie de tous les instants!
Tout au bout de la nuit, la lueur d'espoir, le chemin vers la liberté, grâce à l'Amour ? On veut y croire avec le réalisateur qui a la Foi qui renverse les montagnes..... Jean-Bernard Marlin: un réalisateur à suivre !
Les acteurs sont incroyables, grâce à eux on est complètement embarqués dans cette histoire. Les dialogues sonnent totalement justes. La relation entre les deux personnages est très touchante. Vraiment très beau film, très réussi.