Missing (Porté disparu)
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56 critiques spectateurs

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Arkab Prior
Arkab Prior

3 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2026
Belle réalisation qui rend tangible un pays au bord du chaos. Scénario intelligent. Bons acteurs : Jack Lemmon est excellent dans le rôle du gentil père cherchant son fils journaliste disparu. C'est un bon citoyen Américain, sûr de ses droits et de ses valeurs, et qui permet aux spectateurs de s'intéresser à cette histoire de disparition pendant le coup d’État chilien de septembre 1973. Sissy Spacek joue la femme du disparu, tout en finesse. Le disparu est interprété par John Shea, vibrant et viril jeune Américain. Missing est inspiré d'une histoire vraie.
L'intrigue nous laisse en 2026 un peu de marbre, car spoiler: l'implication des États-Unis dans le coup d’État contre Salvador Aliende
est désormais chose connue, peut-être grâce à ce film, d'ailleurs !
Sacha Kudli
Sacha Kudli

11 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2025
J’ai découvert la brutalité et le régime tyrannique de Pinochet grâce à Missing.
Costa-Gavras se concentre davantage sur l’atmosphère troublante et oppressante que traverse le pays que sur les personnages principaux.
Un film difficile et oppressant à regarder, mais qui tient presque du documentaire.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2025
On pourrait dire : Missing est un film froid, sous des allures de thriller mais pourtant tout y brûle. L’attente, le doute, le refus de croire, le sentiment d’abandon, puis cette certitude qui vous arrache à vous-même.

Il ne s’agit pas d’une enquête mais d’une nécropsie. Non pas celle d’un corps, mais d’une croyance : la croyance, tenace, tranquille, presque naïve, en la décence fondamentale des institutions. Tout part de là : un homme disparaît, un père arrive, et ce qu’il croyait solide (l’ambassade, le drapeau, la Constitution) se fissure à chaque "nous faisons tout notre possible".

Ce qui frappe d’abord, c’est le refus de la frontalité. Le film ne montre pas la violence : il la suggère, l’entoure, l’approche par cercles concentriques. Le vrai suspense n’est pas : "Où est Charles Horman ?" il est : "Jusqu’où iront-ils pour ne pas dire ce qu’ils savent ?" La tension ne vient pas de la menace, mais de l’absence : de corps, de réponses, de regard. Costa-Gavras installe un vide, et c’est ce vide qui oppresse.

Jack Lemmon, formidable de retenue, incarne ce basculement d’un Américain moyen, pieux, bourgeois, loyal dans la conscience d’une trahison ontologique. Ce n’est pas seulement un fils, un mari qui disparaît, c’est sa place dans le monde qui se dérobe.

Tout ce qui, dans un autre film, aurait été souligné, ici est murmuré, dissous, suspendu. La musique de Vangelis, planante, ne vient pas intensifier la douleur : elle l’éloigne, elle la rend étrange, flottante. Ce contrepoint participe d’un sentiment d’irréalité glaçante. Et c’est bien cela que filme Costa-Gavras : un monde qui continue, bureaucratique, poli, impassible pendant que la vérité, elle, s’engloutit.

Il n’y a pas de moment de bascule spectaculaire, pas de révélation fracassante. Juste une fatigue croissante, un soupçon qui devient lucidité, une colère rentrée qui ne trouvera jamais d’exutoire. Le film se termine comme il a commencé : dans un silence mal rangé. Rien n’est réglé, rien n’est vraiment dit. L’Amérique rentre chez elle, un peu plus trouble, un peu plus seule.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2025
Alternant tension de l'enquête, rencontre humaine entre deux êtres en détresse émotionnelle et reconstitution socio-politique de la réalité explosive du putsch chilien de 1973, l'intrigue tient en haleine grâce à l'habileté de sa réalisation, superposant les focalisations autant que les étapes chronologiques du récit et n'éludant rien de la violence, de la menace, des crimes commis par les révolutionnaires ou les autorités américaines, corrompues et désireuses de cacher une vérité gênante. Sans fioriture, à l'instar des interprétations complexes de Sissy Spacek, John Shea et Jack Lemmon, la narration déroule avec une fausse froideur les événements ayant mené à cette disparition toujours mystérieuse. Cependant Costa-Gavras n'esquive pas l'hypocrisie d'Américains qui ne s'intéressent aux souffrances d'autres pays que quand ils y ont des intérêts, économiques ou personnels, déniant à ces victimes l'innocence. Marquant, à l'image du dernier plan, révoltant!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 décembre 2024
Costa-Gavras revient sur le putsch militaire chilien de 1973. Il décrit un pays en état de choc, l'omniprésence des militaires, le couvre-feu, les arrestations et spoiler: les exécutions, en pleine rue ou plus discrètes
. Assurément, la reconstitution est réaliste et de nature à engendrer un climat anxiogène.
C'est dans ces conditions que Costa-Gavras présente un couple d'américains inquiet de son sort à l'heure où le mari disparait mystérieusement. Les investigations de l'épouse, rejointe par son beau-père (Jack Lemmon), forment l'intrigue principale du film, une autre prend une dimension familiale.
Lemmon est très bien dans le rôle de Ed Horman, cette affairiste newyorkais, fier de son Amérique, qui découvre dans ses relations avec les services diplomatiques de son pays les dessous de l'impérialisme américain.
Cependant, en dépit d'images troublantes spoiler: (cette visite d'un stade regroupant des opposants et des "suspects", cette morgue jonchée de cadavres
), le film manque paradoxalement de relief dramatique, parce que les investigations vaines d'Ed et Beth tournent en rond dans une histoire qui devient bavarde, discursive et répétitive. Et parce que les révélations politiques de Costa-Gavras n'en sont pas vraiment.
Kritik
Kritik

11 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2024
Missing est un coup de poing dans le ventre, un pur "Costa Gavras" dans sa dénonciation du totalitarisme qui filme ici les premiers jours du coup d'Etat du Général Pinochet en septembre 1973.
Les chars qui envahissent la capitale, les exécutions sommaires dans les rues semblent être des images tirées d'un reportage de guerre.
Dans ce chaos glaçant, un jeune journaliste américain disparaît. Son épouse cherche par tous les moyens à le retrouver.
Le père du jeune-homme, excellent Jack Lemmon, vient au Chili pour l'aider dans ses démarches, il comprendra peu à peu l'horreur de la dictature chilienne et la personnalité de son fils "disparu".
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 juin 2024
Ce film américain de Costa Gavras est une grande réussite. Décrivant sans le nommer le Chili de Pinochet, il dénonce sans ambages le soutien américain dans le coup d état. La mise en scène est remarquable; Costa Gavras jouant avec merveille avec le hors champ notamment par le biais du son. Le duo Jack Lemmon Sissy Spacek fonctionne parfaitement avec deux personnages que tout oppose et qui s unissent dans la recherche de cet être disparu. Un film engagé et artistiquement remarquable.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juin 2024
Un film « politique » de facture classique. Après un premier quart d’heure dont l’ambition est de plonger le spectateur dans l’ambiance du Chili des jours suivant le coup d’état de septembre 73, le film prend son envol avec l’arrivée d’un homme d’affaires Américain qui va mettre toute son énergie à retrouver son fils disparu. Il présente trois niveaux d’intérêt : la découverte par cet homme des atrocités commises par les militaires putschistes, sa découverte de l’implication de son pays, les USA, dans le coup d’état, et la remise en question de beaucoup de ses certitudes. Très intéressant, mais la forme très académique n’est pas à la hauteur du sujet.
Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2024
Un film passionnant qui fut entre autres distinctions, palme d'or à Cannes en 1982. Moins de dix ans après les faits, Costa-Gavras dénonce l'inaction et surtout la collaboration du gouvernement américain pour déloger Allende au profit du dictateur Pinochet au Chili en dépit des exactions envers ses propres ressortissants et notamment les journalistes. Un très beau film et fort en dénonciations.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 septembre 2022
Inspiré d’une histoire vraie, Missing l’indique dès le carton d’ouverture, comme exceptionnelle.

Sauf que non.

Après 30 minutes d’introduction qui pourrait se résumer en moins de deux plans, l’histoire commence enfin. Mais quelle histoire ! Entre les scènes répétitives et toujours trop longues, et l’absence d’une quelconque progression dramatique, le public est servi pour ce "thriller politique". Ni prenant, ni intéressant, Missing est une arnaque.

Étonnamment, les vingt dernières minutes sont superbes et quasiment autosuffisantes. Heureusement que Jack Lemmon sait jouer.

J’ai lutté contre le sommeil.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2022
Un film engagé et prenant, mêlant avec brio un drame individuel et des événements politiques dramatiques lors de la dictature au Chili, porté par l’excellent duo père/belle-fille formé par Jack Lemmon/Sissi Spacek.
Palme d'Or à Cannes.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2021
"Missing" raconte l'histoire vraie de Charlie Horman, jeune américain gauchiste vivant au Chili en 1973, et porté disparu durant le coup d'Etat. Son père, venu des USA, et sa femme vont tenter de comprendre ce qui s'est passé, démêlant le fouillis et les relations entre la junte de Pinochet et les services américains. A travers ce film, Costa-Gavras raconte deux histoires. La première est la peinture d'un coup d'Etat fasciste, sordide, violent, et soutenu par les USA. Une thématique chère au réalisateur, ayant déjà traité le thème des dictatures pro-USA en Amérique du Sud avec "Etat de Siège", sorti en... 1972. On peut avoir l'impression que le réalisateur enfonce des portes ouvertes, mais ce n'est pas le cas. Rappelons que le film est sorti en 1982, alors que Pinochet était encore au pouvoir. "Missing" fit apparemment réagir le Chili, et fut sans surpris interdit de diffusion là-bas. Il dépeint froidement la répression de la junte, et la connivence des autorités américaines qui font mine d'être polies et professionnelles envers leurs citoyens, pour mieux appuyer la junte et ses crépitements de mitrailleuses. La deuxième histoire est celle d'une relation père fils. Jack Lemmon est un choix très étonnant mais très pertinent pour incarner ce père conservateur, et américain propret. Il a a priori confiance dans les autorités, et n'a jamais compris le mode de vie ou les valeurs de son fils, ni apprécié sa bru. En s'enfonçant avec elle dans les rouages de cet enfer, il remettra ses valeurs en cause, et intègrera ce qui a animé son fils. Le tout évoqué dans une construction relativement originale, introduisant rapidement le personnage de Charlie avant son arrestation, puis dévoilant les tenants et aboutissants par flashbacks et témoignages. Entre drame politique et polar, "Missing" est donc un beau film coup de poing, sur un sujet difficile.
Ykarpathakis157

6 190 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2021
Missing (Porté disparu) est un film puissant et fascinant qui saisit l'hypocrisie et l'orgueil de certains éléments de la politique étrangère américaine et la réaction du public innocent qui se fait écraser par ces politiques avec une clarté saisissante. Jack Lemmon n'a jamais été aussi bon dans un rôle dramatique que dans ce film à mon avis. Les tics névrotiques et les dérapages qu'il utilisait habituellement dans ces films sont limités et son interprétation est parfaite dans le rôle d'un citoyen intègre qui réalise lentement que son propre pays qu'il aime profondément a probablement joué un rôle dans la mort de son fils unique. C'est une performance très impressionnante de la part d'un vieux professionnel. Sissy Spacek dans le rôle de sa belle-fille est également très bonne et je la trouve tout à fait crédible. Elle dégage un mélange complexe de force de gentillesse d'amour et de cynisme sans jamais avoir une fausse note. Les deux rôles principaux sont importants mais le film ne fonctionnerait pas sans les différents acteurs qui jouent les fonctionnaires de l'ambassade américaine en faisant des blagues désinvoltes cette collection de bons vieux acteurs fait un travail parfait et donne froid dans le dos. Je note également que le film a très bien vieilli. Le style est celui des années 70 mais le film a pris une allure de documentaire avec le temps au lieu de l'impression de flash-back des années 70 que l'on retrouve dans d'autres thrillers se déroulant à cette époque. Ce thriller politique et réaliste montre Costa-Gavras et Lemmon à l'apogée de leur art...
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juillet 2021
Palme d’or du festival de Cannes en 1982, ce long-métrage de Costa-Gavras revient sur le coup d'État mené par le général Augusto Pinochet au Chili en 1973. Inspiré d’un fait réel, le scénario s’intéresse à la disparition brutale d’un jeune américain (John Shea) au cours de cet événement. Le contexte de terreur est parfaitement restitué sans que le réalisateur multiplie les scènes sanglantes. Mais surtout, le film est une réussite dans le sens où il exploite une double histoire, celle de l’enquête sur l’enlèvement de cet homme et le long cheminement psychologique du père (Jack Lemmon absolument remarquable) parti à sa recherche. Bref, une œuvre dramatique vraiment bouleversante.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2020
Le film est long à démarrer c'est son point faible. 45min avant que le père n'arrive mais ensuite la recherche et l'enquête sont passionnantes au milieu des non-dits.
Je trouve que l'un des points forts du film est que cette mission familiale prend le pas sur le contexte politique ce qui le rend attachant et sensible
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