Il est de ces films qui doivent se contenter de la plus petite salle dans un nombre limité de lieux. S'adressant à un public a priori déjà conquis ou sensibilisé au sujet, les critiques des (rares) spectateurs - limitées aussi en nombre - tendent à atteindre les 4 et 5 étoiles. Avec 3,5 je représente ici davantage le spectateur lambda. Ce long métrage est classé dans la catégorie drame. Mais c'est presque un documentaire. Des scènes de vie dans le parcours long, sinueux et difficile auquel sont confrontées les deux personnages principaux pour se détacher (peut-être ?) de leurs addictions. Au-delà de ce récit documentaire, le scénario n'est pas vraiment assorti en profondeur d'une romance, de rebondissements, de conflit familial ou autre : tout cela est seulement effleuré pour servir de cadre à la problématique explorée. Sans doute parce que le témoignage, centré sur la prise en charge thérapeutique, a semblé suffire à l'auteure. Zita Hanrot confirme son talent.
Le film s'intéresse à la toxicomanie chez les jeunes adultes. Phénomène plutôt expansif, le film fait œuvre social, avec son côté "pris sur vif" et documentaire, en decortiquant les besoins, les failles chez des êtres désorientées. L'amitié qui unit les deux actrices est le cœur émotionnel du film, à la fois bouée de sauvetage et chape de plomb, chacune se montrant tour à tour forte et faible. Il y a une forme de suspense quand au chemin qu'elles font prendre. Si la mise en scène ne fait pas d'étincelles, les deux personnages, défendues par Zita Hanrot et Clémence Boisnard, sont particulièrement touchantes
Un film traitant le sujet de la cure de désintoxication sign Marie Garel-Weiss mais qui a un air de déjà vu !! Ce long métrage est plutôt fait comme un téléfilm pour une soirée débat style France 5 et il faut dire que ça a l'air très prévisible ce genre d'histoire , on devine chaque situations. Cependant, "La fète est finie" bénéficie un bon casting comme les deux actrices très vifs et complices à l'écran qui se nomment Zita Henrot et Clémence Boisnard qui donnent leurs tripes pour jouer des jeunes femmes d'abord placé dans un centre et la vie réelle à base de drogues, alcools, cigarettes, cannabis, mauvaises fréquentations et je ne raconte pas la fin. A noter dans un petit role secondaire le retour sur grand écran de Michel Muller dans la peau d"un médecin. Un drame social comme on en fait souvent dans le cinéma Français avec plus de réussite qu'ici.
Dans un film plutôt dramatique et assez bien encadré, La Fête est finie s'avère être une belle surprise dans l'histoire de la vie de jeunes adolescentes accros à la drogue et internées dans un établissement spécialisé. Clémence Boisnard et Zita Hanrot sont particulièrement honnêtes dans leur rôle de jeunes perdus et voués à eux-mêmes. Je m'attendais à ce genre de films à ces scènes plus ou moins difficiles où le duo arrive à trouver l'osmose parfaite pour emmener ce film loin dans la perte totale de repères des nombreux personnages. Le ton est juste, sans trop ni moins. On adhère totalement au discours et à la moralité de l'histoire (aussi basique qu'elle soit)
Deux jeunes femmes toxicos se lient d’amitié au sein d’un centre de désintoxication et vont s’entraider pour le pire et le meilleur dans ce beau drame qui parle d’estime de soi et de combat contre ses démons et qui est porté par une formidable interprétation, pleine de justesse mise en lumière par une réalisation pudique évitant tout misérabilisme.
La fête est finie est un premier film avec des qualités et défauts classiques. Au premier rang de ses atouts : l'interprétation des deux héroïnes dont Zita Hanrot dont on n'a pas fini de parler. Elles sont pour beaucoup dans l'énergie qui se dégage du film. Le scénario, sans être innovant, réussit à ménager un vrai suspense dans la question de savoir si la dépendance affective entre ses deux filles leur permettra de ne pas rechuter dans leur addiction. D'un autre côté, la mise en scène naturaliste affiche ses limites dans des scènes assez souvent traitées de façon convenue, selon des figures de style attendues entre volonté de réinsertion et dégringolade subite. On sent derrière La fête est finie une volonté didactique (les séances collectives) certes louable mais qui alourdit parfois le propos, bien plus efficace quand le récit se lâche et s'aventure hors de sentiers trop balisés et arpentés depuis disons Le poison de Billy Wilder (alcool ou drogue, même combat). N'empêche, sur l'écran, deux guerrières combattent pour vivre une existence digne et qui ne doit rien à personne, si ce n'est à l'amie qui réconforte et partage tout.
A la base film social un peu classique sur les méfaits de la drogue et ses "repentis", ce film a un petit truc en plus par rapport aux nombreuses productions sur ce thème. Sans doute est-ce ce duo d'actrices exceptionnel qui marche à plein tube, formé par Zita Hanrot et Clémence Boisnard, ou bien le réalisme de l'ensemble, touchant et emprunt d'une certaine gravité. En tout cas, "La fête est finie" est un excellent drame à la française, sur un thème fort : la drogue et les dégâts qu'elle crée en terme de réinsertion professionnelle, sociale ou familiale. Et un film positif sur la force de l'amitié.
Elles sont deux jeunes femmes qui toutes deux ont sombré dans l’enfer de la dépendance à des drogues diverses et variées et qui toutes deux arrivent, le même jour, dans un centre de désintoxication. La première, Céleste (Clémence Boisnard), s’est retrouvée à la rue après avoir rompu avec sa mère et s’est débrouillée comme elle a pu pour se procurer ses doses de stupéfiants. La deuxième, Sihem (Zita Hanrot), a perdu le contrôle d’elle-même après une grossesse qui s’est mal passée. Toutes deux savent que c’est peut-être leur dernière chance, que, si elles ne décrochent pas maintenant d’avec les drogues, ce sera peut-être trop tard. Cela étant, elles ne sont pas du genre, ni l’une ni l’autre, à accepter facilement les règles communautaires du centre de désintoxication ni à se couler dans le moule de discussions de groupe durant lesquelles on est quasiment tenu de se livrer aux autres. Il n’en faut pas davantage pour qu’explose la révolte des deux jeunes femmes qui, cependant, en viennent, rapidement, à se confier l’une à l’autre. C’est une amitié et une complicité qui naissent entre Céleste et Sihem, mais au prix de l’incompréhension des autres membres de la communauté qui ont le sentiment qu’elles se mettent à l’écart du groupe, qu’elles ne jouent pas le jeu communautaire et, même, se livrent à des « occupations » interdites par le règlement de la maison. Les deux jeunes femmes, on le devine, ne sont pas au bout de leur peine. Leur combat contre les addictions ne se fait pas sans défaillances, sans rechutes, et, bien sûr, hors du centre de désintoxication auquel elles n’ont pas pu s’intégrer. Quant à leur amitié, en dehors du cadre qui l’a vu naître, peut-elle résister malgré les épreuves et les différences de caractères ? Le long chemin vers la libération ne se fait pas sans heurts. Cependant, malgré les déceptions et les colères, il reste une place pour la compassion. Et c’est elle qui, au bout du compte, peut guérir et sauver. Malgré son sujet, âpre, rude, difficile, ce film est habité de bout en bout par les interprétations formidables des deux actrices principales qui, d’une certaine façon, l’illuminent. Toutes deux font preuve de grand talent et donnent à leur personnage beaucoup de crédibilité. Elles sont même, à de nombreuses reprises, bouleversantes.
La fumette, les piqûres, les inhalations, la Fête est finie. Il est temps de se prendre en main, d’arrêter les excès destructeurs et de rejoindre un centre de désintoxication. Céleste et Sihem sont deux toxicomanes et vont se rencontrer dans ce centre. Très rapidement, elles vont se lier d’amitié, se liguer contre le reste du monde, se souder, se faire confiance et se suivre en toute circonstance. Malheureusement, le risque lorsque l’on arrête quelque chose, c’est de replonger. La fête est finie raconte ce combat contre un démon qui colle à la peau, qui soulage un temps, mais qui en redemande l’instant d’après. Marie Garel-Weiss réalise un film réaliste et rend un vibrant hommage à ceux qui luttent chaque jour pour retrouver la liberté d’agir sans dépendance. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un très bon film sur la rencontre de deux jeunes femmes dans un centre de désintoxication et se lient d'amitié. Une belle leçon d'humilité et d'humanité. Une histoire bouleversante.
Très bon film, dommage qu'il ne soit pas montrer dans tous les cinémas ça pourrait aider pas mal de gens, très bonne interprétation des acteurs... à voir absolument
Ce film de Marie Garel-Weiss est interessant, limite documentaire tant il nous montre que la drogue est néfaste et comment il est compliqué de s'en sortir. Zita Hanrot et Clémence Boisnard sont vraiment hyper compatible dans ce film. Ca fait réfléchir dans quel tourbillon on se lance quand on commence la drogue.