La Fête est finie raconte l'histoire de deux jeunes femmes qui se rencontrent dans un centre de désintoxication. L'une semble venir d'un milieu modeste et avoir été élevée seule par sa mère. L'autre est issue d'une famille plus aisée, mais elle préfère couper les ponts avec ses proches jusqu'à ce qu'elle estime avoir réglé ses problèmes. Les choses ne vont évidemment pas se dérouler comme elle l'espérait. Malgré leur volonté de s'en sortir, les deux jeunes femmes continuent à faire les mauvais choix et peinent à se libérer de leur dépendance. Elles finiront par comprendre qu'elles doivent suivre chacune leur propre chemin avant de pouvoir se retrouver. Cette séparation sera finalement une étape indispensable pour espérer reconstruire leur vie. Le film montre avec justesse les ravages de la drogue, mais aussi le rôle essentiel, et parfois douloureux, de la famille. Il évoque les relations compliquées avec les proches, le sentiment d'exclusion, la dépression et, par moments, le désespoir. Mais il parle également de solidarité et d'amitié. Chacune, à tour de rôle, soutient l'autre lorsqu'elle vacille, rappelant que la reconstruction passe aussi par ceux qui nous tendent la main. Un film touchant et intéressant, porté par deux personnages crédibles et une approche sobre, sans jamais tomber dans le pathos
Deux jeunes femmes toxicos se lient d’amitié au sein d’un centre de désintoxication et vont s’entraider pour le pire et le meilleur dans ce beau drame qui parle d’estime de soi et de combat contre ses démons et qui est porté par une formidable interprétation, pleine de justesse mise en lumière par une réalisation pudique évitant tout misérabilisme.
Le film s'intéresse à la toxicomanie chez les jeunes adultes. Phénomène plutôt expansif, le film fait œuvre social, avec son côté "pris sur vif" et documentaire, en decortiquant les besoins, les failles chez des êtres désorientées. L'amitié qui unit les deux actrices est le cœur émotionnel du film, à la fois bouée de sauvetage et chape de plomb, chacune se montrant tour à tour forte et faible. Il y a une forme de suspense quand au chemin qu'elles font prendre. Si la mise en scène ne fait pas d'étincelles, les deux personnages, défendues par Zita Hanrot et Clémence Boisnard, sont particulièrement touchantes
Ce film de Marie Garel-Weiss est interessant, limite documentaire tant il nous montre que la drogue est néfaste et comment il est compliqué de s'en sortir. Zita Hanrot et Clémence Boisnard sont vraiment hyper compatible dans ce film. Ca fait réfléchir dans quel tourbillon on se lance quand on commence la drogue.
Le combat de 2 jeunes femmes pour sortir de l'enfer de la drogue, Parcours chaotique où la moindre erreur n'est pas pardonnée, sous peine de se ferme renvoyer à la case départ....
Quelle justesse! quel talent! Quelle belle leçon de vie! Les 2 actrices principales sont juste remarquables. Beaucoup d'émotions ressenties lors du visionnage de ce film remarquable et très bien filmé. Bravo!!!!
En 2017, Marie Garel-Weiss signe son premier long-métrage. Inspirée de sa propre expérience, l’histoire évoque la rencontre de deux jeunes femmes (Zita Hanrot et Clémence Boisnard) dans un centre de désintoxication. Filmé avec pudeur, parfois proche du documentaire, le récit développe les difficultés physiques et mentales que les patients rencontrent lors de leur sevrage. L’interprétation très juste des différents acteurs permet de plonger le spectateur dans ce combat quotidien vers la liberté. Bref, une œuvre dramatique remplie d’espoir loin de tomber dans la mièvrerie.
Ce long-métrage nous immerge violemment dans la spirale infernale de l'addiction. Dès les premières secondes, le ton est lancé, on ne passera pas un moment de plaisir devant La fête est finie. Devant ces deux amies toxicos qui tentent de s'en sortir. Devant tant de détresse humaine.
Pour sujet principal les conséquences désastreuses de la consommations de drogue, ce film les aborde avec justesse et fureur. Toujours au plus près de ses protagonistes, La fête est finie relate avec force les ressorts pernicieux de l'addiction. De l'ado désabusée à l'adulte qui tente de s'en sortir sans y arriver, en passant par les groupes de paroles; le tour du propriétaire est tout à fait honnête.
La force de ce film nait donc de la relation forte qui unit les deux amies. Une manière d'aborder le sujet, au final, bien plus enrichissante que de suivre le parcours d'un seul personnage. Le scénario envisage donc leur rédemption propre toujours en lien avec leur amitié qui se renforce. Un pouvoir de l'amitié ici redoutable face à l'ennemi féroce commun, Fairy Tail presque en sueur.
Pourtant, malgré un sujet choc et des actrices très convaincantes, ce film a peiné à me captiver. La faute à un scénario qui se montre parfois très lacunaire sur certains de ses sujets clé. Par exemple, on n'apprend que très peu de choses sur le fonctionnement des cures de désintox. Et plus globalement, je ne suis pas concernée par l'addiction. Dès lors, malgré une forte compassion à l'égard de ces deux pauvres filles, cet univers m'est trop lointain pour me sentir à fond dans le trip.
La drogue, c'est mal. Le constat est sans appel. Ce film montre tout son long les affres de la drogue qui ronge ses protagonistes. Pour célébrer d'autant plus la sortie de cette spirale infernale dans sa fin. Un retour à la vie d'autant plus savouré que les actrices principales se révèlent douées et, de fait, attachantes. Toutefois, ce film ne plonge pas totalement dans l'horreur de la drogue (à savoir pas de grande violence, de consommation à l'écran, de grosse crise de manque…). L'effet choc sur le spectateur restera alors modéré; le contraste détresse / libération n'en sera peut-être pas assez marqué pour dissuader de s'envoyer en l'air ou, au contraire, pousser à se diriger vers le chemin de la désintox'.
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4,5
Publiée le 20 septembre 2020
C'est le premier effort de Marie Garrel-Weiss en tant que long-métrage et bien qu'un peu handicapé par un scénario parfois décousu c'est définitivement un début prometteur. Deux toxicomanes, Céleste et Sehem se rencontrent dans un centre de désintoxication. Plus qu'un film sur la toxicomanie c'est l'histoire d'une belle amitié entre deux femmes avec ses hauts et ses bas. Le premier dans le manoir de désintoxication est principalement un documentaire avec les groupes de thérapie dans lequel il n'est pas si facile à intégrer et suivre les règles rigides n'est pas non plus une tâche facile. Expulsés du centre, livrés à eux-mêmes à leurs démons, se purifier est d'autant plus hors de portée. Sehem retourne dans l'appartement de sa famille mais elle n'est pas la bienvenue quant à Céleste on ne sait rien mais elle aspire à partager une place avec son amie. La réalisatrice ne tombe pas dans le piège branché du lesbianisme, les deux filles sont hétéros. Mais ensemble chaque fille sert de «béquille à l'autre». La fin est un merveilleux message d'espoir. Avec une économie de moyens remarquable après tant de douleur et de désespoir, la réalisatrice réussit l'incroyable exploit de laisser le spectateur satisfait et heureux...
Un très bon film sur la rencontre de deux jeunes femmes dans un centre de désintoxication et se lient d'amitié. Une belle leçon d'humilité et d'humanité. Une histoire bouleversante.