Nous retrouvons dans Quién te cantará nombre d’attributs ayant participé au succès du précédent film de Carlos Vermut, La niña de fuego (2014, Conte ibérique) qui avait placé son auteur parmi ceux dont nous attendions la prochaine réalisation. Les liens tant formels que narratifs entre les deux films sont nombreux mais ne font pas de Quién te cantará une simple variation de son aîné. Le cinéaste livre bel et bien un film marqué d’une identité propre très focalisée sur les rapports et dépendances entre les protagonistes jusqu’à la fascination. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Du vrai cinema, des plans "story boardé", bien penssés, ça va beaucoup plus loin qu'Almodovar si vous voulez mon avis, l'esthetique me rappelle David Lynch, Buñuel, c'est surréaliste, troublant et tout simplement beau et angoissant à la fois! La performance des actrices est magnifique. Mon ami et moi avons adoré!
Trop beau trop chiant. Commençons par LE point positif: un film somptueusement esthétique, où chaque image est une photo de magazine de luxe. Malheureusement à force de se focaliser sur les décors et la photo, le réalisateur a oublié le scénario et nous délivre une histoire indigeste, improbable et très ennuyeuse. Dommage, l'interprétation est solide. Mais les 2 actrices principales ont l'air de se demander ce qu'elles font dans cette histoire. Nous aussi.
Je suis d'accord pour le côté Almodovar, bien moins pour le côté de Palma. Les actrices jouent très bien, et le scénario se suit, ont est entraîné dans ce mélodrame psychique, sur la famille et l'acceptation du deuil et de soi-même. Toutefois, j'ai trouvé le fil plus décousu au milieu du long-métrage, j'étais un peu perdu (mais peut-être était-ce fait exprès pour se retrouver de façon encore plus forte avec nos héroïnes ?). L'univers de l’œuvre Almodovar a sa touche dans ce film mettant bien en scène ses magnifiques actrices. La séquence entre mère et fille (jeune) est poignante.
Quien Te Cantara ne m'a pas déçu. On peut le voir sans même en retenir le synopsis. Carlos Vermut impose sa patte pour ce troisième long-métrage par bonheur sorti en quelques salles. L'influence bergmannienne est juste. Pour l'almodovarienne, pas vraiment, faut arrêter de comparer. Certaines scènes sont absolument sublimes (ah, cette lumière sur le lit de satin, ces silences qui en disent long) et, globalement, ce film mélo-dramatique est admirable de finesse. Le choix d'un rythme posé, nourri d'une atmosphère mystérieuse, rêveuse ou tendue, apporte à l'histoire une respiration bienvenue, en parallèle au mouvement régulier des vagues de l'océan, dans une sombre épaisseur. En effet, le sujet de fond, une rencontre, avance au gré de terribles tiraillements. Peu à peu, Najwa Nimri finit par irradier magnétisme, soutenue par de bluffantes acolytes qui n'en font jamais trop (Eva Llorach et Carme Elias, qui apporte un ton almodovarien). Ces actrices n'ont pas percé dans de grands films, ce qui rend le résultat de Quien encore plus remarquable. Fort en émotion mais tout en intériorité, cet élégant drame andalou marie la sensualité psychologique à d'effrayants non-dits. Absolu.
Un film à la photographie travaillée, des plans épurés et un très bon casting donnent toute la puissance de ce thriller. Les dialogues sont d’une extrême justesse. Voilà donc un film plutôt réussi. On trouve ici une atmosphère assez efficace. J’aurai aimé pour ma part un peu plus de profondeur, mais en 2h cela est pratiquement impossible, le film file comme un éclair. Le réalisateur a su très rapidement mettre en place le parcours psychologique des personnages et, en très peu de temps on s’y attache, on est troublé par chacun d’eux. Pour ceux qui aiment les surprises et la qualité des images je le recommande fortement, mais surtout pas de VF.
L'affiche promettait (plus ou moins) un thriller entre Almodovar et De Palma. Fausse piste , totale pour De Palma, le film n'étant jamais un thriller, mais plutôt un drame psychologique, d'un côté sur les rapports lmère-fille (et/ou de dépendance entre deux personnages -le rôle de l'agent), de l'autre sur la fascination d'un personnage envers un autre et un probable transfert de personnalité (à un point tel que j'ai parfois pensé que les deux chanteuses auraient pu être interprétées par la même actrice -piste (presque) suggérée -à tort- par l'affiche (belle, mais décidément trompeuse). En fait , plus qu'à Bunuel, le film fait penser à Bergman. Sans être un remake inavoué, le film m'a fortement fait penser à un Persona revu et corrigé à la sauce almodovarienne (un peu seulement, à part la nationalité espagnole, Almodovar, on ne le retrouve que par instants ). Le film bénéficie d'une excellente interprétation et d'une réalisation élégante, jamais dans l'excès. Mais une conclusion assez incompréhensible et, avant ça, à partir de l'affrontement mère-fille, un scenario qui devient un peu incohérent, plein de "vides", gâchent un peu la fête. Dommage...
Celui qui prétendrait qu'affliger son personnage majeur d'amnésie, au cinéma comme en littérature, fait preuve de facilité narrative, aurait sans doute raison Ceci posé, Carlos Vermut n'en abuse pas dans Quién te cantará, ce n'est qu'un élément parmi d'autres dans ce labyrinthe sentimental avec effets de miroir à la clé. Moins percutant que son film précédent, le fascinant La Niña de Fuego, il est parfois un peu gâché par quelques afféteries esthétiques lesquelles n'arrivent toutefois pas à totalement détruire un film où 4 protagonistes se détachent, tous féminins. Autant voire plus que Almodovar (ne parlons pas de de Palma, cité de façon abusive par le marketing), c'est bizarrement à Bergman que l'on peut penser dans ces scènes ou seules sont présentes la chanteuse et son double anonyme (notamment celle sur la plage). Quand les deux actrices principales se côtoient, il se passe indéniablement quelque chose, pas d'ordre sensuel en définitive, mais plutôt psychologique tant ces deux femmes se retrouvent en communauté d'esprits, à partager des secrets. Le rapport mère/fille, complexe, est double dans Quién te cantará mais il n'est pas faux non plus de dire que Vermut ne concrétise pas jusqu'au bout cette connivence trouble, comme l'aurait fait un Almodovar, justement, et avec davantage de chaleur, certainement. En équilibre instable, le film chavire du mauvais côté en son dénouement, assez incompréhensible, mais pas de quoi remettre complètement en question la séduction qui opère en grande partie, en particulier grâce aux comédiennes Najwa Nimri et Eva Llorach.
J ai globalement bien aimé mais des effets de style, un désir d esbroufe m a en même temps déplu.
Le second plan du film peut être - la main qui glisse sur le visage avec l œil qui s ouvre ; le 5e peut être, cet écran noir avec ces lumières bleues, ..., les images qui accompagnent l oiseau blessé (ou je ne sais pas bien le titre). Tout au long du film, il y a des effets de style qui ne me plaisent pas. Pas beau à mon goût, attendus, gratuits, ..., cela dépend, mais au final ça fait pas mal de choses qui m ont déplues.
C est dommage car l histoire m a finalement bien plu. J ai trouvé intéressante cette histoire avec la photo et ce que cela laisse comprendre du film. Autre exemple de chose trop appuyée qui ne fonctionne pas : j ai arrêté de chanter à la naissance de ma fille - behn non, elle chante dans un karaoke et on la voit chanter seule. C est typiquement fait pour faire un parallèle avec Lila mais ça tombe à l eau, c est faible.
Je ne sais pas si en espagnol il y a une expression « être à côté de ses chaussures » mais l insistance de l image me fait deviner que oui.
Très souvent le film est lourd. C est dommage car il est agréable et passe bien. Sauf la fin que je pense avoir comprise mais ne m a pas l air assez explicite (mieux voir le bout du canapé,, lorsqu on voit violeta sortir seule du bâtiment dans la nuit pour prendre un taxi - expliquer pourquoi elle est seule, ça ne m a pas l air logique ; quel est son état d esprit, et Lila a ce moment là que pense t elle et qu espère t elle arrivée à ce point).
Au final je dirais donc de grosses qualités mais décevant pour nombre de détail. Comme ce sont des détails on peut passer outre ces défauts et apprécier globalement le film.
L’ombre d’Almodovar plane autour de ce film. Carlos Vermut a remplacé le rouge par le noir, mais fouille lui aussi à sa manière le thème de l’identité. Peut-on redevenir la même artiste après avoir oublié qui on était ? Peut-on refaire le chemin du succès ? C’est davantage dans la seconde partie qu’on ressent l’empreinte d’Almodovar, à cette manière qu’ont les héroïnes de dévoiler et de confesser leur passé, qui fait soudain basculer le drame en thriller. Mais la comparaison avec le maître s’arrête là, car l’effervescence colorée d’Almodovar est remplacée ici par l’austérité sombre et les silences des deux principales héroïnes de Vermut. Les décors minimalistes, l’esthétisme obsessionnel des images et des plans fixes, le symbolisme de certains autres, peuvent paraître parfois un peu fabriqués, mais le style Vermut trouve ici malgré tout sa justification et sa cohérence. Un film où alternent en permanence l’espoir et le drame, et qui ne conclut son intrigue qu’à la dernière image.
En tant que Grande fan d’Almodovar je m’attendais à des similitudes ....mais je suis restée sur ma faim et globalement déçue par ce film...il n’arrive pas à la cheville de P. Almodovar ni de A. Farhadi avec le superbe Everybody knows ...bien qu’ici les actrices principales soient excellentes trop de longueurs m’ont ennuyée et j’avoue que ce film ne m’’a pas captivee ... dommage...
Un thriller psychologique passionnant, porté par une mise en scène sublime et une performance dingue des deux actrices!! Quien te cantara est un très grand film qui marque l'entrée d'un nouveau cinéaste à suivre de près