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2,0
Publiée le 7 octobre 2017
Pour un premier film, Bill Watterson et Steven Sears, réalisateur et scénariste ont fait quelque chose d'original avec des personnages qui se retrouvent coincés dans un labyrinthe fait de cartons construit dans un appartement. La particularité est qu'une fois à l'intérieur tout devient géant ce qui les amène dans un univers particulier qui renferme plein de pièges et de créatures qui empêchent ces amis d'en sortir. Vu comme cela, ça parait assez fou et l'on s'attend donc à une aventure riche malheureusement ce n'est pas le cas et c'est là où ça a coincé pour moi. Je m'attendais à un bon divertissement décalé et très riche en terme de contenu seulement l'histoire est rapidement répétitive et n'est jamais drôle tandis que les "épreuves", pièges ou ennemis se font trop rares pour réellement rendre palpitant ce périple. Les décors sont variés et bien faits tandis que l'univers est bien sympa, mais une fois de plus tout est mal ou peu utilisé donc limite cela ne sert à rien tellement tout passe au second plan. On peut également dire la même chose pour le mélange des genres avec cette absence totale d'aventure, d'humour ou encore d'horreur. Bref, un film intrigant sur le papier, mais qui se révèle être finalement assez décevant et ennuyeux.
Cet OVNI est un véritable conte pour enfant et d'une extrême ingéniosité, son originalité et son travail méritent d’être encourager et reconnu. Tout débute à l'arrivée de la petite amie de Dave qui découvre dans le salon une cabane en carton, Dave s'y serait perdu dedans... Dingue, jusqu'au départ à sa recherche avec une poignée d'ami à lui. Conçu de cartons, de confettis et papiers crêpons, l’intérieur de ce labyrinthe est incroyablement créatif, il fait un peu rêver et intrigue jusqu'à se demander "comment est ce possible? " de si longs couloirs en cartons dans 4 mètres de cabane...Passé l’émerveillement du concept plus qu'original, reste une histoire légère et courte (1h10) mais il faut tout de même souligner le talent des concepteurs de ce monde en carton !!
Magnifique. Film d'une imagination et d'une inventivité incroyable. On rigole, on a peur. Avec des cartons, des confettis, des marionnettes,... ce film tient en haleine jusqu'au bout. Les acteurs sont très bons. À voir absolument.
Alors voilà le film qui a eu le prix du public au FEFFS ; sans être très ambitieux, ni très fouillé il faut avouer, ce film est vraiment rempli d'imagination, de trouvailles visuelles, quelque chose qui regarde vers Gondry et Lewis Caroll, et qui au total est éminemment sympathique
Un bon petit film original, décalé et très réussi dans sa mise en scène et autres décors. Ce métrage qui rappelle fortement l’univers de Michel Gondry, combine aussi horreur et humour, mais toutefois hélas sur cette dernière partie, c’est très léger. Cela est d’autant lus dommageable que les acteurs ne sont pas tous à la hauteur et que l’histoire devient rapidement confuse et sans grand intérêt à part celui de voir les dédales du labyrinthe et ses créatures de carton. C’est donc un projet avec des défauts mais hyper créatif et audacieux qui aurait mérité un scénario plus étoffé.
On sort du film émerveillé par le pouvoir de l’imagination non pas grâce au personnage principal, mais par le produit filmique uniquement. Le réalisateur s’en sort mieux que son héros. La mission est donc à moitié réussie.
Ovni cinématographique. Filmé à la manière d'un documentaire avec des moyens d'étudiants (le film a été tourné dans un appart en quelques semaines), cette production est le prétexte à exhiber toute une série d'œuvres d'arts plastiques basées sur le théâtre et le carton. Décors pétillants d'originalités et scènes décoiffantes varient de l'humour burlesque à l'épouvante (dans une certaine mesure toutefois) sans jamais se prendre au sérieux. Le scénario ne sert à rien, les acteurs improvisent la plupart du temps, du coup le résultat tient plus du happening que de la construction. Mais le résultat est suffisamment talentueux pour mériter un détour.
Une création, un endroit qui surprend, un environnement différent des autres, pas un plus ni un mieux, un Autre. Voilà ce que propose Bill Watterson avec Dave Made a Maze. Une autre vision, un autre ailleurs, le sien…
Car c'est bien de ça qu'il s'agit : un artiste qui construit. Pas pour être meilleur, pas pour dépasser, juste pour faire exister quelque chose. Dave érige un fort en carton dans son salon. Geste dérisoire en apparence, acte fondateur en vérité. Et le labyrinthe pousse, déborde, jusqu'à l'avaler lui-même.
Il devient prisonnier non pas d'un dédale de carton, mais de lui-même. De son propre imaginaire, trop grand pour les murs qui l'entourent.
Watterson construit avec peu, carton, papier crêpon, confettis, et c'est là que réside sa force. À l'intérieur, pourtant, tout s'agrandit. Comme si l'imagination, une fois lâchée, refusait de rentrer dans ses cases. Ce qui reste après le générique, c'est cette sensation d'avoir traversé quelque chose de profondément intime. Un univers qui n'appartient qu'à son créateur, et que le spectateur visite en invité, presque en intrus.
Dave Made a Maze ne ressemble à rien d'autre parce qu'il ne cherche pas à ressembler. Aussi modeste qu'ambitieux. Aussi artisanal que sincère.