Stardust Memories
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Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juillet 2010
Au début d'Annie Hall, alors qu'il attend Diane Keaton devant un cinéma, Woody Allen est importuné par deux fans envahissants et pas très futés. Si la gène qui accompagne sa notoriété et sa misanthropie transparaissent dans cette séquence, elles explosent dans Stardust Memories puisqu'elles en sont le sujet principal. L'humour grinçant est à l'honneur dans ce film où Woody est continuellement harcelé par des cinéphiles obsessionnels. Il met aussi en lumière ses propres doutes de cinéaste dont on attend toujours l'oeuvre suivante et sa volonté de passer à un cinéma "plus sérieux", comme son alter-ego filmique. Il en profite pour juger ses propres films, ainsi il colle sur les images de films comiques réalisés par son personnage des rires et des applaudissements pré-enregistrés; or, si on a vu Annie Hall, on sait en quelle estime il tient ce procédé. C'est une façon pour Allen de régler ses comptes à sa période comique, dont il veut se libérer. Paradoxalement, en ouverture du film, il se moque lui-même de ses aspirations d'auteur montrant un extrait du nouveau film de son personnage, qui ressemble à une caricature de cauchemar presque kafkaien. On peut imaginer sans peine que la réaction des producteurs dans le film est très inspiré de la réalité, lorsque les vrais producteurs de Woody Allen ont découverts Intérieurs.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2009
Une idée reçue mentionne que les artistes les plus drôles dans leur exercice public ne le sont pas forcément dans le privé, voire auraient une attitude quasi-dépressive... Woody Allen ferait-il partie de ceux-là ? Lui dont l'existence riche en rebondissements, parfois chaotique sur le plan psychologique lui a inspiré tant de sujets pour nourrir sa filmographie. C'est en tout cas de cette façon qu'il se présente dans "Stardust Memories", l'une de ses oeuvres les plus complexes et les plus troublantes en même temps qu'elle révèle paradoxalement une quasi mise à nu du personnage, souffrant visiblement de ne pas pouvoir être reconnu autrement que comme un espèce de clown de foire. Impossible de se prendre pour Bergman (qu'il admire). Catalogué, il évoque la difficulté pour tout metteur en scène de se renouveler, afin de se satisfaire à la fois personnellement mais également son public, lequel se montre pourtant particulièrement borné en se référant constamment à ses premières réussites (ce que racontait si bien Rossellini lorsqu'on lui évoquait sa prise de distance avec le mouvement néoréaliste et que l'on remettait sans cesse sur la table le fameux "Rome, ville ouverte"). Allen orchestre donc ici une étrange comédie, dont le ton n'est pas fondamentalement éloigné de ses autres réalisations mais dont le fond marque un virage radical. Les hommages à Fellini se multiplient (par des citations explicites à "La Dolce Vita" et "Huit et demi") et un brin d'onirisme se glisse très vite dans des séquences atypiques à la durée très courte rythmant une narration moins linéaire qu'à l'habitude. Parfois, cet essai (intelligent) tombe dans le fouillis, le brouillon inachevé. On ne voit pas toujours où W.A. veut exactement en venir (et je crois que lui non plus), ce qui ne veut pas dire que l'on décroche pour autant. On pourra résumer "Stardust Memories" comme la manifestation de la volonté pour Allen de proposer quelque chose de différent que des comédies de moeurs un peu bavardes.
oranous
oranous

161 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2009
"Stardust Memories" est complètement déjanté, peut être surréaliste parfois. Le montage entrecoupé de flash back rend l’histoire un peu brouillonne au début. Cependant, l’humour de Woody Allen est là jamais hilarant (comme dans ces autres films) mais qui fait sourire car toujours subtil et fin. Une œuvre très certainement autobiographique sur les doutes et les inconvénients que la célébrité peut apporter alors que l’on n’en voit que les avantages.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 février 2009
Le film le plus autobiographique de Woody Allen.Si l'on en savait beaucoup déja sur la vie du cinéaste,"Stardust Memories" va beaucoup plus loin,et semble sortir tout droit d'un songe ubuesque,mêlant tragique de l'existence et instantanés de joie.Woody Allen,en pleine frénésie créative,multiplie les idées,les fausses-pistes,les angles originaux(en particulier la vue subjective).Il glisse subrepticement des bons mots sur sa dépression,son enfance ou son art.Difficile de s'y retrouver,alors que tout est mélangé dans un melting-pot narratif.Il s'interroge sur l'utilité de faire des films dans un monde qui prend l'eau(selon lui).L'imaginaire lui permet de s'évader,et de présenter des chapitres plus surréalistes.Malgré cela,on reste hermétique devant ce qui ressemble à une explosion égotique,et on se demande s'il y a un véritable intérêt à ce tour de passe-passe.Allen privilégie trop la psychanalyse à l'humour.Un équilibre qui ne doit être altéré chez lui,sous peine de repousser le client.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 décembre 2008
Après son hommage à Bergman (Intérieurs), Woody Allen fait son 8 1/2 (film de Fellini, très autobiographique, nous montrant un cinéaste dépressif qui s'évade dans un monde de fantasmes). En effet, Stardust Memories est hyper autobiographique. : le héro, cinéaste célèbre de films comiques, est critiqué de part et d'autre pour avoir réalisé un film dramatique. C'est exactement ce qui venait d'arriver à Allen, après l'accueil froid du film Intérieurs.
Si Stardust Memories est inspiré de 8 1/2, Woody fait néanmoins preuve d'originalité et d'inventivité. Le film part dans tous les sens, on ne sait plus quelle est la part de fantasme, d'imaginaire ou de réel. De plus, nous alternons souvent entre réel et oeuvre de fiction (réalisée par le personnage, Sandy Bates, qui rappelons-le est réalisateur). Pour enfoncer le clou, nous découvrons au final que tout ce que nous venons de voir n'est qu'un "film dans le film"! Woody semble tourner autour de lui-même, il réalise un film sur lui-même. Et même, il répond aux questions des spectateurs à ce propos ("êtes-vous égocentrique?").
On peut dire aussi que le film est un bon antidote à l'angoissant Intérieurs. Ici, on retrouve les fameuses joutes verbales de notre acolyte et son sens du divertissement intelligent. Une scène mémorable, celle de la mort du cinéaste, où il se remémore une scène toute bête de la vie quotidienne. Nous voyons alors un long plan sur Charlottes Rampling, assise parterre dans l'appartement. Charlotte Rampling est d'ailleurs magistrale, ainsi que Jessica Harper. A propos de ces femmes qui parcourent le film, à force d'originalité et d'idées foisonnantes, on ne sait plus qui est qui, qui est réel ou non. Nous ne cernons plus trop les personnages et perdons un peu le fil. Mais cette faiblesse apparente donne en réalité tout son sens au film, qui est en fait un questionnement perpetuel. Tout de même, on reste légerement sur notre faim.

8/10
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juin 2008
Cette sorte de revival commençant plutôt bien & 1/ ou l'on voit Allen errer de bras en bras et 2/ jouer au playboy & 3/ évidemment un peu argenté ( parceque de nos jours... ) pourra agacer à moins de vraimer adhèrer à la catégorie " films de vacances pour amis " ou à l'androgynie façon C.Rampling à l'époque.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2008
L’histoire d’un cinéaste qui est invité à assister à l’une de ses rétrospectives afin de commenter devant un parterre de cinéphiles, voilà la trame originale que nous réserve Woody Allen. Drôle et absurde, on suit ce pauvre cinéaste, harcelé par ses fans et les femmes à chaque représentation de l’un de ses films.
Habile et distrayant, Allen (que l’on retrouve dans le rôle titre) est excellent dans cette comédie dramatique où le cinéaste doit faire face à ses crises existentielles et doit choisir entre trois femmes qui comptent beaucoup pour lui : Charlotte Rampling, Jessica Harper et la frenchie Marie-Christine Barrault. Hilarant, burlesque et moqueur, Allen se joue de lui et nous offre une excellente comédie portée par une qualité photo (en noir & blanc) sublime. A noter aussi, l’apparition trop furtive de Sharon Stone au début du film (il s’agit là de sa première apparition au cinéma).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 janvier 2008
Une pure merveille ! Les doutes d'un cinéaste de comédie qui tente d'expliquer au public qu'il a le droit d'être sérieux et de se poser des questions importantes sur la vie.
Une structure narrative qui déborde d'iventivité et d'énergie, des histoires d'amour qui se croisent, et un parfait moment de cinéma dans le regard de Charlotte Rampling bercée par Louis Armstrong.
Entre imaginaire et réalité, entre fantasmes et quotidien, Stardust Memories est avant tout une déclaration d'amour au cinéma, capable de révéler l'ensemble des émotions et questions qui picorent l'âme humaine. Une vraie réussite.
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2012
Certainement le film le plus complexe et l'un des plus personnels de Woody Allen. Esthétiquement parlant, le film est une merveille : Gordon Willis nous offre une photographie noir et blanc aussi glamour que brillante. Woody Allen filme des décors épurés, presque désincarnés ( le loft du protagoniste joué par le cinéaste en personne ) qui font étrangement penser à l'inconscient du réalisateur de Stardust Memories : un esprit qui tente par tous les moyens de se réinventer mais qui n'en est pas moins frappé par le syndrôme de la page blanche. Le cinéaste new-yorkais dresse en parrallèle le portrait de trois femmes aussi caractérielles que séduisantes : Charlotte Rampling, Jessica Harper, Marie Christine Barrault... et même Sharon Stone ( qui fait une brève apparition dans la scène du train ). Le film est riche et lourd de sens ( réflexion sur le métier de cinéaste, sur la créativité, sur l'impact de la critique ) mais il est à mon sens quelque peu hermétique pour le spectateur lambda ( d'où ma notation sévère ). PS : il serait bon de faire remarquer que Woody Allen n'a pas fait ce film pour critiquer son public, mais bel et bien pour signer une fiction à part entière sur le cinéma. Stardust Memories est un bon film, drôle et fin, mais qui risque de dérouter le spectateur habitué aux pitreries burlesques du cinéma comique actuel. A voir...
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2007
Je me suis un peu ennuyé devant ce Woody Allen. Chose assez rare me concernant. Probablement pas un de ses films les plus importants.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Le dernier Woody Allen avant l'ère Mia Farrow. Woody qui s'interroge sur son propre métier, sa place dans la société, son impact. Un tournage en noir et blanc remarquable, des réflexions subtiles, des dialogues savoureux, des flashbacks amusants, des actrices ravissantes et en parfaite harmonie, chacune suivant leur style : Charlotte Rampling, Jessica Harper, "notre" Marie-Christine Barrault, et "la" Sharon Stone pour son premier rôle...
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