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Sambcoul
10 abonnés
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3,0
Publiée le 1 avril 2019
Une oeuvre narrative troublante , profonde , qui titille notre imagination. A la fois insaisissable , mystique et doté d ' une belle écriture. Mélanie Thierry nous fait voyager à travers son esprit et sa vision poétique des évènements.
Remarquable interprétation de Mélanie Thierry. Pour qui ne connaît pas - comme moi - l’histoire fe Marguerite Duras et Robert Antelme, on plonge dans une attente interminable et anxiogène dont on ressort en apnée.
Adapté d’un roman de Marguerite Duras, la douleur est un film un peu trop littéraire. Voulant rendre hommage à l’œuvre dont il est adapté il multiplie les passages cités du livre, trop à mon goût d’ailleurs et oublie par moment de faire du cinéma. Pourtant il y a de vrais moments de bons cinéma et de mise en scène comme le final très réussi, dommage que ces derniers soient un peu trop vampirisés par le texte. Mais surtout il y a la prestation éblouissante de Mélanie Thierry qui trouve ici peut être le rôle de sa carrière, elle est admirable, tout en justesse arrivant à faire passer l’émotion et avec suffisamment de retenue pour que cela donne juste et que l’on ne tombe pas dans le pathos. C’est un film aux qualités vraiment inégales dans ses réussites comme dans ses passages plus quelconques.
Pas un très grand film même si mention spéciale à Magimel et Biolay. En revanche la voix off de Mélanie Thierry qui cite des passages du livre de Duras donne envie de le lire. En revanche si on a lu le livre je pense qu'il n'y a aucun intérêt à voir ce film.
Chronique de l’attente du retour de son mari déporté dans les camps nazis, tirée du récit autobiographique de Marguerite Duras, Mélanie Thierry incarne avec perfection l’auteur dans une première partie passionnante. Quel dommage que la deuxième partie soit si ennuyante.
Film très attendu en raison du sujet qui me passionne habituellement, mais très grosse déception. Pourquoi de telles critiques dithyrambiques de la part de la presse pour un film dénué d'émotion et qui n'arrive pas à accrocher le spectateur. Et cette voix off omniprésente d'un timbre monocorde qui dérange ! Quel ennui !!!!!
« La douleur » est un film littéraire lu et porté magnifiquement par Mélanie Thierry. Malheureusement j’ai frisé l’ennui. Devrais-je en avoir honte ? C’est du Marguerite Duras quand même ! J’assume et je n’ai pas à me culpabiliser. Finkiel a sans doute joué sur une subtilité que je n’ai pas su percevoir, sur l’ambiguïté des situations, des rapports : Marguerite-Pierre Rabier (Benoît Magimel), Marguerite-Dionys (Benjamin Biolay). Mais tout ça m’a paru superficiel, survolé ce qui a eu pour résultat une indifférence qui m'a plongé dans l’ennui. En soi, j’ai trouvé Marguerite quelque peu ingrate. Je ne doute pas de sa douleur, mais je m’interrogeais sans cesse sur son comportement et ses emportements et pendant que je m’interrogeais je tentais de capter les propos de Dionys. Benjamin Biolay et sa diction approximative. Prononciation paresseuse qui s’amplifie avec l’éternelle cigarette au bec ! De ce film, je ne retiens que la prestation de Mélanie Thierry.
Très long et très douloureux à voir... je me suis forcée pour me « cultiver » mais absolument pas touchée par le film. Aucune émotion. Très très long et très très chiant à voir. Seuls les acteurs sont le point positif du film. Dommage l histoire aurait pu être passionnante.
L'histoire se situe dans une période noire de l'histoire, Paris en 44/45. La première partie est prenante : Marguerite qui cherche son mari arrêté par la Gestapo et qui, pour la bonne cause, fricote un peu avec celui qui l'a arrêté. Benoît Magimel, excellent une fois encore dans un rôle tourmenté. Son engagement dans la police allemande et la pudeur dont il fait preuve en font un pilier du film. Hélas, dès qu'il disparaît, on tombe dans un galimatias verbal qui dure un heure. Marguerite pleure son mari, passe de l'attente au désespoir, et au final nous barbe fortement. De plus, après une heure de jérémiades, elle finira par demander une vie à 3, avec son amant, et quittera son mari 2 ans plus tard. C'était bien la peine de nous prendre la tête avec sa "douleur" ! L'amant, Benjamin Biolay, apparaît de temps à autre histoire de nous éviter de zapper... Et il n'arrivera pas à nous en dissuader. Au final, un film bien trop long et même inintéressant, voire scabreux, dans la dernière heure. Coupez dès que Magimel disparaît, après, il n'y a plus rien à voir !!!
Vu le 12/02/2019. Bon que pourrais-je dire sur ce film? je n'ai jamais lu Marguerite Duras, le film était noté 4 étoiles sur le programme TV, il était nommé aux Césars 2019, j'ai pensé naïvement que c'était un bon film. J'aurai du me méfier car c’est pas la première fois que mes gouts cinématographiques sont aux antipodes de ceux des critiques cinéma. Je crois en fait que j'ai perdu mon temps, j'ai voulu aller au bout histoire de voir si quelque chose m'échapperait, mais non, je me suis royalement ennuyé du début à la fin. C’est lent, y'a aucune action, absolument rien, des gros plans sur la nuque, sur les mains, sur la joue et Mélanie Thierry est assez moyenne dans ce rôle. Mais surtout ce que je ne supporte pas dans un film, c'est la cigarette, je hais la cigarette, je pensais que la loi Evin nous avait protégé contre cette saleté et bien non, on a presque une minute sur deux dans le film où un des protagonistes fume, que ce soit Magimel (Rabier), Thierry (Duras alias Antelme) ou l'amant de service Mascolo (joué par Biolay), c’est insupportable. Les acteurs sont assez moyens, Mascolo est censé être l'amant de Duras mais c'est extrêmement platonique. Et puis Rabier qui disparait à la moitié du film, pouf, plus de news... Magimel est resté coincé dans sa loge? Enfin au niveau de la morale, c’est extrêmement pourri. Duras qui attend son mari mais qui a pris un amant en même temps, c'est quoi ce cirque? Si elle a un amant, c’est qu'elle ne l'aime plus son mari alors pourquoi tout cette attente? Et puis ensuite quand il revient en piteux état, hop, elle le largue un an après, c’est ça l'amour selon Duras? Alors ok, y'a eu le traumatisme de son enfant mort né mais bon, si elle arrêtait de fumer comme un pompier, ça serait peut-être pas arrivé. Voilà je veux bien croire que certains aiment ce genre de film, y'en faut pour tous les gouts mais perso pour moi, c’est bon pour la poubelle... Je mets 1.5 étoile pour l'aspect historique et la culture générale que j'ai obtenu mais sinon, rien de rien...
C'est toujours un pari risqué d'adapter Duras au cinéma. Ce pari-là est plutôt réussi, fidèle à l'esprit, au style, sans l'être forcément à la lettre. Autour du thème de l'absence douloureuse et de la complexité des sentiments, le réalisateur restitue avec une sobriété sèche les mots et le rythme si singuliers de l'écrivaine. On retrouve la force émotionnelle du texte. On découvre une Mélanie Thierry transcendée. Le côté viscéral et décadent est épuré, soit. Mais dans ce sens, le récit aurait pu être encore taillé pour éviter quelques répétitions et longueurs...
Autant les livres de Marguerite Duras sont souvent poignants par la qualité d'écriture, les phrases courtes, les répétitions, autant sa filmographie ennuie par son manque de cinétique, son sérieux, son emphase. Dans cette adaptation de "La douleur", Emmanuel Finkiel semble en faire la caricature tant son film est empesé, plus soucieux de peaufiner son côté artistique par un usage abusif des flous, des profondeurs de focales, d'une voix off ânonnant le texte de Duras in extenso comme si cela suffisait à en justifier la beauté ou l'intérêt et tout cela avec une insistance au bout du compte rebutante. Seule Mélanie Thierry impressionne par la sensibilité de sa présence diaphane.
De bien belles idées de mise en scène qui soutiennent un scénario poignant, où Duras sombre dans une sorte de folie communicative pour le spectateur, personnellement je ne connaissais pas cette histoire, d'ailleurs je ne sais même pas si elle fabule et reste dans le déni jusqu'au bout. Ce qui fait que c'est troublant et donc cinématographiquement intéressant, de par l'image qui se floute en jouant des profondeurs de champ, le point de vu reclus ou encore le monologue intérieur de Duras, ainsi que ses relations ambiguës avec les personnages de Magimel et Biolay. Avec à la clé une Mélanie Thierry fabuleuse de bout en bout dans le rôle de cette femme qui reste debout tant bien que mal, autant dans ses moments d'oublis, de rêveries et de peur. Bonne surprise.
Très bon film de Emmanuel Finkiel. C'est très littéraire, avec de beaux textes (de Marguerite Duras), une belle réalisation, malgré quelques défauts (usage du flou, et des arrière plans flous), des acteurs tous excellents, un récit qui progresse jusqu'au final, qui peut laisser dans l'expectative (divorce ?). Mélanie Thierry tient là un rôle difficile et très bien assumé, elle est assez extraordinaire pour ressembler ainsi à Marguerite Duras. La reconstitution historique est sans reproche, costumes, décors, rues de Paris, le rôle de Rabier disparaît vite, celui de Benjamin Biolay, très présent, est tout en justesse. Cela donne un film de haute qualité humaine et de bonne qualité technique.