Eté 93
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 août 2017
Vous vous souvenez quand votre collègue Laurence vous a coincé à son retour de vacances pour vous montrer sur son iPhone les "adorables" vidéos de sa fille Lea jouant avec sa cousine Garance dans la maison de sa belle-soeur dans la Creuse? Ça n'en finissait plus, n'est-ce pas ? Et dix minutes des gamines qui jouent à cache-cache dans les bois. Et un quart d'heure de bataille de pelochons,. Et là, elles sont-y pas mignonnes, à se rouler sur le carrelage du bar de la piscine ? Ben, L'Été 93, c'est un peu ça. OK, tout le monde connaît le fond grave et noble de l'histoire (la petite orpheline, la mort "honteuse" des parents, la chape de plomb, le retour à la vie, tout ça) ; d'accord, les fillettes actrices sont remarquables de naturel et de non-cabotinage, ce qui est rare chez les enfants acteurs. Oui, les différentes phases du deuil et du choc sont dessinées tout en subtilité et en petites touches. Mais cette heure et demie paraît une éternité, on baille devant ces visions de grands arbres qui frémissent sous le vent (qui font curieusement penser à ceux de l'Inconnu du Lac ! - je vous rassure, les activités qui se déroulent sous les frondaisons sont nettement plus innocentes dans Été 93... ), ces scènes de dînette et de poupées entre les gamines filmées in extenso. Si le format était plus viable économiquement, on aurait dû réduire le film à un moyen métrage, en 45 mn on gardait l'émotion pudique et la subtile gradation du deuil, sans toutes ces nunucheries d'école maternelle, tout aussi gratuites qu'assommantes.
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2017
Sans atteindre les sommets de "L'incompris" de Luigi Comencini, "Été 93" fait entendre et voir une bien jolie mélodie sur l'apprentissage du deuil chez les enfants. Toujours filmé à leur hauteur, le film fait montre de beaucoup de pudeur, de justesse dans l'observation des gestes ou des humeurs d'enfants faisant passer tous les sentiments sur le visage de la petite Laia Artigas, époustouflante de naturel jusqu'à la scène finale, bouleversante de concision et de force. Il est cependant dommage que le film ne soit pas plus resserré afin d'éviter quelques répétitions et, du coup, quelques longueurs et que le personnage de la grand-mère soit aussi caricatural face à la complexité des autres personnages.
soulman
soulman

140 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2017
Tout en retenue, "Eté 93" est l'évocation naturaliste du mal-être d'une enfant après la mort de ses parents. Filmé principalement en plans rapprochés, il est l'occasion de belles scènes où la jeune héroïne peine à trouver sa place dans sa nouvelle famille, à accorder un espace légitime à sa cousine et à accepter la disparition de ses géniteurs. C'est une oeuvre d'une grande justesse, qui évite le pathos et le voyeurisme inhérents à un tel récit, au profit d'un regard neutre mais bienveillant, quasi-documentaire.
A voir !
Gfa Cro
Gfa Cro

60 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2017
Vu le 20170801, avis le 20170804.

Histoire attachante, lente et peu ciblée. Le film erre pour dégager une atmosphère.

Du coup, il n est pas très aisé à voir puisqu il n y a que des vérités du moment. Au début du film, on est un peu comme Frida : on est soumis à diverses personnes, ballotés, sans trop savoir pourquoi. Ensuite, le cercle se restreint et il faut se familiariser avec ce cercle plus réduit.
Jose de la Peña
Jose de la Peña

7 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 octobre 2020
Il est difficile d'écrire sur un film aussi profondément ancré dans l'âme de son réalisateur. Un film dont le résultat (*) exprime tout ce qu'un critique voudrait décrire. La dédicace finale est une pierre d'émotion, d'estime - au sens catalan du terme - qui balaie les défenses du spectateur.

Estiu 1993" ne contient pas un seul personnage déconnecté de l'humain, ni une seule situation nécessairement littéraire - mais son scénario est littéraire, subtil et transparent, lent et profond. Les jeux et les spectacles pour enfants sont naturels - la peste en haut, la peste en bas, après tout, le VIH est le fléau des 20e et 21e siècles - et les conversations, sotto voce, les conversations... auxquelles Frida assiste comme si elle ne le voulait pas, nous mettent un noeud à la gorge. Combien de fois avons-nous (pas) remarqué qu'un enfant écoute ce qu'il ne devrait peut-être pas comprendre. Et pourtant, son radar pour enfants surmonte les pièges du code des adultes et du langage. La compréhension, à un certain niveau, transcende la sémantique, le sens formel des mots ; c'est une pure vibration émotionnelle.

Le point de vue, à mon avis, est un et deux. Celle de la jeune fille, Frida, et celle de la réalisatrice elle-même, évoquant -intuitivement- la même Frida qu'elle était.

Le film nous apprend à faire la différence entre un chou et une laitue, si vous voyez ce que je veux dire, à nous arrêter dans la poussière qui est suspendue quand une voiture sort du cadre, à voir les faiblesses et les richesses.

Quand la nuit est très sombre, il y a une lumière qui nous incite à revenir
FaRem

10 595 abonnés 11 636 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2018
La nouvelle vie de Frida après la perte de ses parents. L'histoire de cette petite fille est racontée à sa hauteur ce qui limite certaines choses comme la psychologie et certaines scènes ne sont pas intéressantes, car la caméra ne la lâche pas et donc il y a des scènes de vie basiques, mais l'approche est originale. Tout est fait pour nous mettre à sa place même les dialogues qui laissent sous-entendre des choses ne sont jamais explicites et ne nous donnent pas tous les éléments, autant qu'une fille de cet âge pourrait comprendre. "Estiu 1993" est un film autobiographique avec la réalisatrice qui met en scène ses souvenirs d'enfance. C'est pour cela que l'histoire comprend plein de petits instants de vie qui n'ont pas tous une grande importance. Elle a fait le choix du réalisme avec un style proche du documentaire ce qui peut déplaire. L'adaptation de Frida n'est pas facile et certains passages peuvent laisser penser que l'histoire peut dévier vers quelque chose de plus "sombre", mais il n'en est rien. C'est un bon film qui nous raconte avec pudeur et délicatesse une histoire aussi simple qu'attendrissante. Mention spéciale pour la petite Laia Artigas qui est très convaincante et naturelle.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 août 2019
Frida doit emménager chez son oncle et sa tante après la mort de ses parents. Un film délicat qui réussit à parler du deuil vécu par une enfant sans tomber dans le pathos, grâce à une interprétation remarquable. Même si on est loin de la puissance émotionnelle de Cria cuervos.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 901 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2026
La caméra un flottante tarde à nous mettre dans le bain, les informations sont données au compte-gouttes, serait- normal d'hésiter pour caler ce premier film.
Mais peu à peu l'authenticité de l'histoire transpire et le jeu de la petite Frida finit de nous convaincre. Simon arrive à illustrer l'évolution des sentiments assez fréquente dans le cas d'un deuil: le déni, la colère, la jalousie puis enfin l'apaisement.
Le film est centré sur la jeune orpheline et les adultes autour: des accompagnateurs malhabiles et à la limite plus perdus qu'elle.
DVD vo - mai 26
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 avril 2025
ÉtÉ 93 de Carla Simón est une œuvre délicate et pudique, qui explore la naissance du deuil et la recomposition identitaire d’un enfant. Sous sa surface naturaliste se montre le portrait d’une fillette endeuillée.

Frida, six ans, est orpheline du sida, bien que cela soit dit à demi-mot. Ce flou sur la cause de la mort parentale est crucial : il place d’emblée le film dans l’univers mental de Frida, qui ne comprend pas tout, mais ressent tout. La mise en scène épouse cette logique : caméra souvent à sa hauteur, cadrages fragmentés, sons décalés : comme si le réel était toujours légèrement de travers.

Carla Simón ne représente pas le deuil de manière linéaire ou psychologique, elle en donne l’expérience sensorielle. Frida n’est pas triste de façon attendue, elle est dans une confusion affective permanente, qui fait naître une forme d’inquiétante étrangeté. Ce décalage est bouleversant car profondément vrai : le chagrin n’a pas de mode d’emploi, surtout à six ans.

La grande force du film tient dans sa grammaire du geste simple. Le montage est elliptique, les scènes s’enchaînent sans artifices, les dialogues sont pauvres en information. C’est un cinéma du non-dit, de la rature, de la béance. Les adultes veulent bien faire, mais leur parole est constamment inadaptée et Frida, elle, se tait ou se replie.

Le lien entre Frida et sa nouvelle "petite sœur adoptive" Anna est le cœur battant du film, et c’est là que Carla Simón s’autorise sa radicalité la plus dérangeante. Frida devient jalouse, cruelle, parfois violente. Mais jamais le film ne la juge.

Le geste de Frida, lorsqu’elle laisse Anna seule dans la forêt, frôle l’irreprésentable. Mais c’est surtout, pour cette enfant, une tentative maladroite de reprendre le contrôle sur une vie qui lui échappe.

Estiu 1993 est aussi un autoportrait discret de Carla Simón, qui a elle-même perdu ses parents très jeune.

Enfin, ÉtÉ 93 est aussi un film sur la langue, au sens littéral et symbolique. Frida passe du catalan urbain au catalan rural, du monde des adultes aux codes non-dits des enfants, de la langue de la mère absente à celle des nouveaux parents. Cette transition linguistique accompagne son processus de deuil : ce n’est qu’en acceptant d’habiter une autre langue qu’elle peut commencer à "dire" sa perte.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 juillet 2017
Un film simple, à hauteur d'enfant, dont on ne comprend le contexte que par bribe de conversation éparse. De ce point de vue, c'est réussie. Après, le film a du mal à prendre de l'ampleur et reste souvent dans la chronique. A voir, sans plus.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2021
C'est l'histoire d'une petite fille de Barcelone qui est adoptée par la famille de sa tante à la campagne, après le décès de sa mère. Largement autobiographique Été 1993 est filmé dans un style très naturaliste et ressemble presque à un documentaire. La réalisatrice Carla Simón accorde une attention particulière aux petits détails qui peuvent faire une grande différence pour un jeune enfant. Bien qu'il ne semble pas se passer grand-chose en surface on peut voir qu'un drame très important chargé d'émotions intenses se joue au plus profond de la vie de cette petite personne et de la famille qui l'a accueillie. Les acteurs sont tous très efficaces et en particulier la petite Laia Artigas qui joue le personnage principal qui est étonnamment forte et charismatique pour quelqu'un de son âge. Été 1993 est l'un des nombreux films espagnols qui observent le monde à travers les yeux d'un enfant...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 novembre 2019
Un film d'une plateur et lenteur incroyable, où on a envie de gifler la petite fille, tout le long ! Acteurs tous décevant à l'exception de Bruna Cusí qui a vivement mérité son Goya (équivalent des Oscars et des Césars) du Meilleur Espoir Féminin, tant son interprétation de sincérité. Si vous voulez vous ennuyer, allez-y foncez, sinon faites preuve de courage, mais vous serez vite déçu.
chocolaphile
chocolaphile

3 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2025
Ce film, d’un réalisme irréprochable et évitant les clichés propres aux histoires de filles adoptives, s’interroge sur la manière dont peut se construire un rapport humain aussi profond que le lien familial — un lien ni facile ni exceptionnel. Sans mélodrame, c’est un film d’une grande sincérité et d’une justesse rare, porté par des actrices et des acteurs excellents.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 août 2017
Été 93, une compilation de mémoires d'une été de l’enfance. Mais pas n'importe lequel, sinon le premier qu'une petite fille passera dans une nouvelle maison après la mort de sa mère. Une tragédie qui obligera, tant la gamine comme la nouvelle famille, à s'adapter aux nouvelles circonstances. Un oeuvre autobiographique, une débutante qui nous offre son enfance, nous montrant des fois l'innocence de la gamine du passée avec la femme adulte derrière la caméra qui sous-entend les situations de cette année là.

Carla Simón nous raconte la confluence des inconnus évitant pour ceci d'accélérer les événements. La réalisatrice préfère viser haut et elle filme un espace qui la rend capable de créer une atmosphère. L'été du titre n'est pas une coïncidence: la maison et le potager où le chant des oiseaux et le vent entre les branches des arbres résonnent marche comme un sorte de huis-clos à ciel ouvert. Un des points forts du film, qui rend très facile que le spectateur entre dans les souvenirs de la cinéaste. Ces situations qui passaient inaperçues pour une gamine, comme la blessure qu'elle s'est faite aux pistes de foot, ainsi que les moments banals qui pourtant sont restés gravés dans la mémoire, comme exemple, la chou que la fille confond avec une salade. Tout ceci, avec un fil de narration entropique et posé font d'Été 93 un artefact puissant créé par une débutante.

Cependant, deux inconvenants sont capables d’éclipser la splendeur d'un oeuvre si personnel. Le premier, le rythme qui s'en ressent trop vite. Une diapositive après l'autre, un souvenir après l'autre, font que la magie et l’intérêt se dissolvent. Une meilleure cohésion entre épisodes aurait été beaucoup plus effective.

spoiler: Le deuxième erreur c'était de rendre si évident le passé de la mère. Simón suggérait jusqu'à la fin d'une façon magistrale la tragédie qui avait secoué la famille déjà détruite: la panique des autres mères quand elle voient le sang, les analyses, la blessure qu'on soigne avec des gants, la voisine indiscrète et incapable de croire que quelqu'un soit mort d'une pneumonie, la grand-mère qui ne se parlait plus avec sa belle-fille... Des petits indices tout au long du film qui deviennent trop évidents à la fin, quand on nous explique ce qui c'était arrivé au cas où on n'avait pas compris.

Rien n’empêche que la réalisatrice soit devenue un nom à noter pour suivre sa carrière. C'est indéniable sa capacité pour transmettre des émotions, surtout grâce au charisme de la gamine protagoniste. Impossible de ne pas trembler avec ses pleures inconsolables qui font le point final du film, mais une continuation pour une famille qui essaye de se construire.

////Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juillet 2017
Très beau film sur l'histoire d'une petite fille orpheline arrivant dans sa nouvelle famille. Film très naturel où l'on retombe très vite en enfance. Très bon jeu des acteurs et en particulier des petites filles. Ce film est à aller voir sans hésitations
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