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Arthus27
126 abonnés
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1,0
Publiée le 26 septembre 2023
On pourra sauver de ce film une direction artistique intéressante, avec un travail de la photo bluffant. Passé ce constat, absolument rien ne va dans l'écriture de ce film sans queue ni tête. D'un côté, l'intrigue est totalement absurde, enchaînant les rebondissements tirés par les cheveux. De l'autre, les personnages ne sont absolument caractérisés et ne possèdent pas la moindre trace de réalisme. Enfin, le film tente de créer un univers original avec une mythologie propre, mais ne prend absolument pas le temps nécessaire pour le déployer, se contentant de caractériser ses personnages au travers de leurs croyances sans aucun effort scénaristique supplémentaire.
Un solide polar neigeux qui se déroule dans des magnifiques paysages. Le film dégage une atmosphère rude et brutale dans cet environnement hostile. Le scénario est un peu alambiqué ce qui fait perdre un peu d'intérêt au film. Je lui ai une certaine ressemblance avec l'excellent "wind river".
Je n'ai aucun souvenir des deux films que j'ai vu de Saulnier (Blue Ruin, que j'avais pourtant aimé et Green Room, qui m'avait laissé un peu plus indifférent) et je crains que je ne garde plus de souvenirs de celui-ci. En fait le synopsis me donnait vraiment envie, un mec avec des loups en plein Alaska hivernal, il y a de quoi susciter l'intérêt de n'importe qui.
Sauf que le film ce n'est pas ça et ça tombe bien, j'aime être surpris. C'est rare les films où en fait le synopsis c'est juste les vingt premières minutes à tout péter et après on est en terrain inconnu. Surtout que là c'est assez difficile de voir où veut en venir Saulnier. Le spectateur est donc constamment sur le qui-vive en train d'essayer de comprendre où va mener tout ce beau bordel. La sensation est agréable, surtout que c'est pas mal exécuté et qu'on a quelques séquences qui rendent assez bien et sont assez intenses (tout autant qu'elles sont surprenantes). Je pense notamment à une séquence de fusillade totalement extrême que je n'avais absolument pas vue venir et qui est assez longue, sans musique si je me souviens bien, ce qui lui permet de faire siffler le bruit des balles et de marquer le spectateur à chaque impact. Bref, Saulnier connaît son métier.
Malgré un petit côté faussement posé, un peu lent, le film n'est jamais chiant, parce qu'il arrive à se renouveler constamment et à être assez généreux dans la violence brute.
La fin est également très réussie, recentrant finalement l'intrigue qui partait dans tous les sens et qui était peut-être un peu cryptique car les enjeux n'étaient pas explicites, sur ce qui est essentiel. De ce point de vue là c'est une franche réussite. Bien que ça m'ait laissé l’œil sec.
Après, le film est comme je l'ai dit un peu cryptique, il n'explique pas tout, ce qui est une bonne chose, on ne nous prend pas par la main en nous disant pourquoi ceci ou pourquoi cela, mais à force de brouiller les pistes, peut-être qu'il perd un peu son spectateur et de son efficacité. Surtout qu'on a quand même des trucs trop bizarres filmés en gros plan pour que le spectateur puisse juste les ignorer.
Peut-être que c'est le genre de film qui sera mieux reçu dans quelques années, une fois qu'il aura décanté, que les gens sauront à quoi s'attendre, parce que ce n'est pas mauvais, juste surprenant par rapport à quoi l'on pouvait s'attendre. Même si je ne dirais pas que c'est bien non plus...
On ne sait pas trop à quoi s'attendre en démarrant ce film, on se dit, allez une chasse au loup en Alaska, au pire, on verra de beaux paysages, au mieux on pourra être surpris et découvrir un bon film. Et bien c'est ni l'un ni l'autre. Le film prend le partit d'une histoire de légende autour des loups, mais qui ne sert la cause que de psychopathes, on ne comprend pas les motivations des uns et des autres, et les scènes de violences gratuites n'apporte rien sinon un peu de rythme à un récit assez soporifiques. Et avec tout cela on a une fin qui se termine en eaux de boudin. Encore une fois, je ne comprends les avis favorable sur Netflix.
Je ne m'attendais pas du tout à ça : spoiler: une multitude de retournements de situation et coups de théâtre , de nombreuses métaphores Hommes/loups, un décor sublime, et quelques zones d'ombres qui n’empêchent pas de savourer ce film, zones d'ombres éclaircies en grande partie si on a lu le livre ( spoiler: je vous recommande aussi l'article sur le film "que signifie la fin" sur le site de Première ). La scène de la fusillade est à couper le souffle, et la barbarie (spoiler: du père ) est sans égal. Bref, un bon film, qui sort des sentiers battus de par son coté imprévisible, où les loups et les hommes ne semblent pas si éloignés!
Le film de Jérémie Saulnier rappelle, par son univers glacé, peuplé de loups, Insomnia de Christopher Nolan ou le territoire des loups de Joe Canahan. Un écrivain qui affectionne la compagnie des loups est chargé de tuer en Alaska celui qui a dévoré un enfant. Mais son enquête tourne court car le mal qui s'immisce autour de lui n'émane plus du regard des fauves, lesquels d'ailleurs meurent de faim dans les grandes étendues glacées. Le problème est ailleurs, dans le cœur des hommes... On ne saura pas grand chose des motivations d'un véritable carnage, peut-être parce que ce qui domine dans ce beau film c'est l'atmosphère métaphysique du Grand Nord, et ce qui pousse les hommes vers la déviance autant que dans la violence née de l'instinct de survie. Le Grand Nord est un Graal pour les réalisateurs qui ont tout loisir de poser l'image, de créer des pauses entre chaque réplique afin d'harmoniser le mystère de l'homme aux grands espaces hostiles.
2 h de perdues . Le début est prometteur : climat angoissant , visage fermés , enfant disparu , loups errants.... on envisage toutes les pistes... mais les promesses ne sont pas tenues ... Qu'apporte la séquence en Irak ? A part le flic tous les autres sont sous tranxène ou quoi ?? C'est mou, on a envie de foutre des baffes pour que ça bouge et que ça parle.... Et que dire du massacre à la mitrailleuse lourde , ok ça bouge mais à quoi ça rime ? Incohérent comme la suite et fin du film. Rien à comprendre, rien compris.
Un excellent film poétique, décrivant à la perfection l'instinct primaire animal de l'homme, tant dans le scénario que dans la mise en scène, sombre et à la fois magnifique avec les paysages. La seule critique que je lui fait est qu'il est dans certaines scènes, surtout sur la scène, trop lent, ce qui nuit à la merveilleuse ambiance qu'il installe petit à petit, pesante. Le film n'est pas du tout aussi violent que dans la bande d'annonce, qui n'est qu'un mélange des moments les plus sanglants. Malgré ses quelques défauts, ce film vaut bien le détour, et vous fera passer une excellent soirée !!
Il faut avoir la science infuse pour tout capter dans le film et même avec beaucoup d'attention on n'y arrive pas. Alors soit il faut lire l'article de première (analyse du film...) pour enfin comprendre ou le mieux est encore de lire le livre et de ne pas voir le film. Bref ce film qui ne laissera aucun souvenir dans mon esprit. Je mets quand même 1 étoile pour les paysages.
Dans un village reculé, au fin fond de l’Alaska, un spécialiste des loups est dépêché sur place pour enquêter sur la disparition d’un enfant…
Hold the Dark (2018) aka “Aucun homme ni dieu” n’a pas les honneurs d’une exploitation en salles (contrairement aux deux précédents films de Jeremy Saulnier) et échoue sur la plateforme de streaming Netflix. Est-ce pour autant un film mineur dans sa filmographie ? Très clairement, après son vigilante movie (Blue Ruin - 2013) et son thriller méchamment violent (Green Room - 2016), il faut bien l’avouer que son 4ème long-métrage est en deçà de nos attentes.
Alors certes, visuellement, c’est un très beau film, le cadre et la photo y sont soignés, mais le scénario et la mise en scène nous laissent totalement sur le bas côté. Adapté du roman éponyme de William Giraldi, contrairement au bouquin où la relation entre Vernon & Medora était clairement définit spoiler: (l’enfant disparu est le fruit de leur relation incestueuse), ici, le réalisateur prend soin de ne jamais crier au grand jour quelle est la nature de leur relation, ce qui ne nous permet pas de comprendre pourquoi certains villageois entretiennent une telle haine envers eux, ni pourquoi ils vivent en autarcie et pour quelle raison ils ont un comportement que l’on pourrait comparer à une meute de loup.
A trop vouloir jouer sur les non-dits et le mystère, Jeremy Saulnier ne fait que maintenir sa chape de plomb et ne permet pas une pleine et entière lisibilité de son intrigue, c’est d’autant plus dommage qu’il y avait pourtant matière à en faire un excellent film, surtout avec une pareille distribution.
Au fin fond de l'Alaska, une femme perd son enfant, dévoré par un loup. Elle fait alors appel à un spécialiste des loups pour chasser l'animal. "Hold The Dark" débute comme un survival enneigé, mais mute rapidement de rebondissements en rebondissements vers une intrigue plus originale, surprenant régulièrement son spectateur. Tout comme les précédents films du réalisateur ("Blue Ruin" et "Green Room"), celui-ci contient pas mal de violence graphique, et une intrigue qui ne plaira pas à tous : anti-hollywoodienne, comprenant beaucoup de non-dits ou d'éléments suggérés par le récit, proposant des personnages tortueux (Jeffrey Wright en anthropologue hagard et faible, Alexander Skarsgård en vétéran à sang froid implacable, James Badge Dale en policier honnête mais totalement dépassé). Il n'empêche, entre ce scénario fouillé et une mise en scène à la fois jolie (belle photographie, bonne exploitation de l'obscurité polaire récurrente) et percutante (la séquence de fusillade vaut son pesant de cacahuètes !), Jeremy Saulnier livre une fable sans concession sur la frontière entre l'Homme et l'animal, entre la civilisation et la bestialité. Un film souvent dur, à ne pas mettre en toutes les mains, mais intéressant.
Contrairement à la plupart des avis, j’ai beaucoup aimé cette histoire. On y sent les différents sens cachés, ce qui apporte un élément nouveau et original. Le casting est également très bon.
Jeremy Saulnier de toute évidence ne savait pas quoi tirer de son scénario très énigmatique. Un homme se voit charger de résoudre une disparition. Or, très rapidement, il apparaît que cette mission n’avait pas lieu d’être. Il lui incombe alors une nouvelle mission, retrouver une fuyarde. Or cette nouvelle mission dont on suit les lentes péripéties, débouche sur un même constat que la première. Une intrigue donc, doublement énigmatique. Non seulement, on ne répond pas à toutes les questions posées dès au début, et au cours de l’histoire, mais à la fin il s’en pose encore des nouvelles. A signaler que la traduction française du titre contribue à renforcer la confusion. Le titre anglais « Hold The Dark » avait l’avantage de dire que l’histoire était aussi sombre que la nuit. Pas seulement d’un point de vue chromatique, mais aussi sémantique. Très bien filmé, excellemment joué, mais sans aucun intérêt.