Appuyer sur pause, laisser respirer l'âme, puis observer et écouter pour entrevoir ce que l'humanité a de cabossé ou d'irrémédiablement cassé. Un voyage nécessaire et intelligent, merci au tandem Depardon/Nogaret !
Excellent, sobre, dérangeant.. Ce film s'adresse à notre intelligence - sur ce qui en tient lieu du moins -et à nos certitudes, les fait se questionner : n'y aurait-il pas quelque chose de nous en "eux" ? Comment décider d'une frontière entre deux mondes ? C'est ce qu'on demande aux juges sur la foi d'un dossier. Le film semble donner des éléments de réponse...
superbes scènes avec le juge où l'on peut parfaitement appréhender la pathologie psychiatrique. par contre au niveau de la réalisation ça laisse à désirer. les plans séquences extrêmement longs qui montrent les couloirs déserts ne reflètent absolument pas la vie d un service de psychiatrie. les juges ne sont pas les seuls interlocuteurs des malades!
Un discours nécessaire, parfois dérangeant. Depardon n'a pas perdu sa force de frappe. Il retrouve la verve de ses premiers films. J'en suis sorti secoué.
J'aimerai montrer ce documentaire à mon papa spoiler: Zygmunt Raymond retraité d'Orange et ex-astronome amateur qui ne sait pas que j'appelle ce documentaire qui parle beaucoup de la souffrance des fonctionnaires, la genrée des invisibles.
Énième documentaire qui se veut informatif sur le secteur psychiatrique. On filme de bien près la folie, les yeux sont hallucines, les propos souvent incoherents, bref tout ce que le cinéma peut nous apporter de plus voyeuriste. Se pose d'ailleurs la question du consentement eclaire lorsque le jugement ne l'est pas. Ces patients prennent ils toutes la mesure de ce que ce film peut leur apporter de néfaste pour leur avenir? On est en droit de se poser la question, mais ce n'est pas important en comparaison du nombre d'entrees au box office. La seule info que l'on peut tirer de ce docu est bel et bien que le juge des libertés a 12 jours pour vérifier la conformité de l' HO, ça n'apporte rien de plus.
Un film très fort, d’une grande sobriété. Ça tient presque uniquement sur la parole, les visages, et pourtant on ne décroche jamais. Il y a quelque chose de profondément humain, parfois bouleversant, sans jamais en faire trop. Ce n’est pas un film spectaculaire, mais il reste longtemps, par sa justesse et ce qu’il remue.