Traîné sur le bitume
Note moyenne
3,4
864 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

110 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
34 critiques
3
40 critiques
2
15 critiques
1
8 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 avril 2020
Bone Tomahawk, du même réalisateur, avait déjà été une belle petite claque. Ce film l'est tout autant, voir même plus. A l'heure où Hollywood est au plus profond de ses abysses en termes de qualité de ses productions, S. Craig Zahler s'affranchit totalement du système pour nous offrir un polar ultra-noir, réaliste, désabusé et violent. A l'opposé total des productions actuelles, infantile à souhait, ultra-bavarde et finalement vide de tout contenu. Son style si peu conventionnel, truffé de silence évocateur (à la Coen) et plombant les idées bien-pensantes des moralisateurs devraient le faire passer pour un réac de la première heure. Rien d'étonnant que ses films, pourtant de vrais bijoux, ne sortent jamais au cinéma. Il permet aussi à Mel Gibson, excellent acteur totalement oublié, de signer son meilleur film depuis des lustres.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2019
Polar terriblement nerveux, tout simplement impressionnant. La richesse des personnages est remarquable, le duo Mel Gibson et Vice Vaughn est vraiment très beau. La prestation de Jennifer Carpenter est absolument magnifique. C’est sincèrement très bien écrit, aussi savoureux dans l’humour noir que comme dans les moments anodins de la vie, un petit côté Tarantino dans l’écriture. Le film est aussi crépusculaire que Police Fédérale Los Angeles de William Friedkin. Véritable coup de cœur pour la mise en scène de S.Craig Zahler, un lingot noir de notre époque, époustouflant. Boulevardducinema.com
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 février 2020
Prenant son temps, Zahler propose une narration tout en touché, où chaque personnage s'imbrique dans un univers aussi noir que passionnant.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2024
Un thriller/polar parfaitement maîtrisé, brillamment écrit, parfaitement réalisé, au casting décapant. Un film de gueules cassés, constat de la condition de la police américaine moderne. Mel Gibson est renversant.

https://cultea.fr/traine-sur-le-bitume-grand-retour-de-mel-gibson.html
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2019
La durée de « Traîné sur le Bitume » (2h40) ne m’a étonnamment pas dérangé, bien au contraire, mais je peux comprendre que le rythme imposé par S. Craig Zahler peut être perçu comme un handicap. Cependant, ce choix permet aux spectateurs de s’accommoder progressivement à l’ambiance froide d’un polar où deux flics suspendus filent tout droit vers le point de non-retour d’une filature que l’on présage sanglante. C’est vraiment bien foutu et Mel Gibson est parfaitement dans le ton du film.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2019
Voilà un film qui se mérite de part son faux rythme et sa narration alambiquée. Mais au final, un vrai bijou.
Philippe G.
Philippe G.

30 abonnés 190 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 novembre 2019
Pour moi c'est un peu comme si Olivier Marchal - ou David Ayer, le scénar de Training Day et réal de End Of Watch, rencontraient Nicolas Winding Refn. Les uns pour le fond et l'autre pour la forme. Une histoire de flics borderline qui bien évidemment basculent définitivement du côté obscur du miroir; ou de la force. Mise en scène très lente pour une histoire sombre, crépusculaire ou les personnages nous emmènent vers les chemins de la perdition pour beaucoup d'entre eux. Des destins s'entremêlent dans ce récit nullement destiné à tout le monde. Rien de formaté ni de consensuel. Oubliez Riggs et Murtaugh de la série des Armes Fatales. Evitez de vous le mater en famille, au dîner ou bien après, sur le sofa, en compagnie des beaux parents et du petit dernier. Moi, en tous cas, je kiffe grave.
L'Info Tout Court

464 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2019
A une époque où le spectaculaire prend le pas sur l’ambiance et le style, Zahler, scénariste et réalisateur de ce Traîné sur le bitume (Dragged across concrete), sort l’artillerie lourde en offrant à Mel Gibson et Vince Vaughn un morceau de cinéma hallucinant. Les deux monstres rivalisent d’intensité et dynamitent de leur seul charisme un long-métrage mutique, à l’histoire simplissime, en débitant face caméra des dialogues dégoulinant de réalisme et méchamment stylés.
PhilMunny
PhilMunny

5 abonnés 58 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 juillet 2019
J'avais écrit un très long commentaire pour expliquer que ce film est mauvais. Je l'ai effacé. Des critiques positives incompréhensibles, des comparaisons douteuses avec des réalisateurs de talents. Ce film n'est pas bon tout simplement. Des dialogues pathétiques manquant de rythme et de justesse. Ne perdez pas votre temps malgré l'affiche qui peut parait attrayante. La bande son? mal utilisée. On dirait un mélange ou une copie ratée de de plusieurs films. Zahler avec Bone Tomahawk avait une qualité bien supérieure. Un film raté. Le niveau de qualité des spectateurs devient aussi vraiment incompréhensible parfois. Triste.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2022
Après le western et le film de prison, S. Craig Zahler, qui aime visiblement les films de genre, s'attaque au Film Noir. Avec brio. Trainé Sur Le Bitume est l'anti-Marvel: de vrais personnages, un ancrage social et sociétal, des êtres de chair, de sang et de viscères, qui existent, et des partis pris artistiques. Comme le fait que chaque personnage, même secondaire, dispose de scènes le caractérisant et lui donnant une densité, avant que celui-ci n'entre en collision avec la ligne dramatique principale (incarnée par les deux flics interprétés par Mel Gibson et Vince Vaughn). Comme aussi ce choix de ne mettre aucune musique, si ce n'est la musique diégétique, et de travailler une bande-son très riche et précise. Comme l'intégration de multiples détails de la vie réelle que nous ne voyons que très rarement dans des films états-uniens : la lingette que tend Vince Vaughn à Mel Gibson qui vient d'uriner, enlever ses chaussures quand Mel Gibson rentre dans son appartement, comme les bruits de la mastication de Vince Vaughn dans la voiture pendant qu'ils font de la planque, comme l'otage qui a envie d'uriner dans la camionnette, et beaucoup d'autres exemples qui donnent un ancrage réel puissant.
Cette dimension réelle est plaquée sur une histoire de braqueurs que des policiers veulent à Blur tour braquer pour récupérer l'argent. Rien de nouveau de ce coté-là. Mais cet arc dramatique est enrichi par celui de Tory Kittles qui est le premier et dernier personnage que nous voyons.
La richesse du film vient aussi de l’ambiguïté du sujet : ces flics qui décident de voler l'argent d'un casse, n'ayant eux-mêmes pas beaucoup d'argent, dans un univers et des décors où la pauvreté et les difficultés de la vie sont présentes. Tendant d'expliquer, sans vraiment justifier. La justification étant donnée par le ras-le-bol du personnage de Mel Gibson.
La richesse du film vient aussi de ses multiples accès de violence, réalistes, gores, mais sans complaisance mais aussi de son duo de flics fatigués, usés par leur métier, minés par leur vie privée. Un ancrage dans le réel qui est devenu inhabituel. Le tout avec de gros acteurs, Mel Gibson, et Vince Vaughn.
Sur la forme, le film surprend par sa richesse des décors et l'exploitation qu'en fait le cadre pour chacun d'eux. Les plans dans les appartements sont composés et le format large leur donne une ampleur et une beauté, avec des caméras qui bougent très peu (quasiment aucun traveling ni paronymique).
Un chef-d’œuvre instantané.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2019
Un auteur à suivre. Un travail plastique digne de Michael Mann, la distance pulp chère à Tarentino. L'ensemble donne un style très particulier et nous allons de surprise en surprise. C'est drôle, intelligent, violent, surprenant. Un vrai choc cinématographique.
mindstyle
mindstyle

7 abonnés 71 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2019
Après l'excellent Bone Tomahawk du même réalisateur, la sauvagerie indienne de l'Ouest américain laisse place à la sauvagerie urbaine.
Dès l'introduction, on est déjà plongé dans le feu de l'action ;

Venons en au scénario : Deux policiers suspendus suite à une arrestation un peu trop brutale d'un petit dealer local spoiler: L'arrestation était un peu musclée, mais pas de quoi en faire la une des médias; le réalisateur pointe ici une société policée ou le moindre dérapage entraîne les féroces représailles de l'opinion face à une police surexposée à la violence urbaine liée au trafic de drogue
à cause d'une vidéo prise sur le vif par un témoin présent aux alentours.

Cette suspension, sans rémunération, va entraîner nos deux agents vers le potentiel racket d'un trafiquant d'héroïne ayant pignon sur rue spoiler: Trafiquant se diversifiant dans le braquage de banque


Le film est politiquement engagé, la satire sociale est traité avec bien plus de subtilité que le décevant Parasite - La classe noire défavorisée est traitée avec un regard empreint de dignité. En outre, C. ZAHLER dégonfle le mythe de la working-woman qui concilie avec maestria vie de famille et vie professionnelle. Pas sûr qu'un producteur mainstream aurait laissé passer la séquence de déchirement ou Jennifer CARPENTER doit retourner au travail, alors qu'elle voudrait à tout prix rester s'occuper de son nouveau-né.

La grosse scène du film nous dévoile une violence froide, glaciale, implacable; où les malfaiteurs ne DISENT aucun mot,, ce qui en décuple l'effet. A côté de cette équipe, spoiler: les braqueurs de HEAT passeraient presque pour des potes avec qui prendre un verre après le braquage avant de se dire au revoir


Les acteurs sont tous très bons. Rien à dire de ce côté.

Le point négatif par contre : spoiler: La scène où la femme otage sort du fourgon en jouant la femme apeurée et qui parvient à abattre Tony - Comment deux policiers aussi aguerris ont ils pu commettre une aussi grossière erreur ?!


Note finale : 4/5
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 août 2019
Nouvel auteur underground émergent, Steven Craig Zahler a su ameuter une bonne petite fanbase grâce à de petits films remarqués, à savoir le western horrifique Bone Tomahawk et le drame carcéral Section 99. Pour son troisième long-métrage, il retrouve Vince Vaughn et ajoute au casting un Mel Gibson éternellement sur le retour pour un polar ténébreux qui sort, comme ses aînés, directement en DVD chez nous. Les 2h30 de bobine peuvent effrayer au premier abord, Zahler ayant ainsi tout intérêt à nous captiver pour ne pas voir le temps passer, chose que le metteur en scène américain n'arrive pas à faire. Car malgré une intrigue particulièrement intéressante, Traîné sur le bitume s'étire inutilement en longueurs, garni de séquences sensément humaines mais au rythme engourdi. À ce stade-ci, on aura affaire à un sempiternel "les goûts et les couleurs", quelques-uns saluant ce style lancinant où le réalisateur prend son temps pour détailler des scènes (le plus souvent anecdotiques et visuellement très sobres), d'autres n'y voyant qu'une paresse de mise en scène pour étayer des situations pour le moins ordinaires. Confirmant sa maîtrise du cadrage, de la lumière et des répliques cinglantes, Zahler n'arrive cependant pas à rythmer son long-métrage, certains échanges étant d'une rare finesse d'écriture quand la plupart des autres étant au choix amorphes (la première filature nocturne, l'échappée post-braquage) ou maladroites (la présentation saugrenue d'une employée de banque et le sort qui lui est réservé, une idée originale qui tombe malheureusement à l'eau). Tour à tour intense, atmosphérique et même gore, Traîné sur le bitume n'arrive cependant pas à convaincre, la faute principalement à des acteurs monolithiques, des saynètes dispensables et le manque évident d'un sens du découpage qui aurait grandement aidé le film à demeurer plus captivant.
Bionman
Bionman

16 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 août 2019
2h40... c'est la durée invraisemblable de ce polar qui aurait dû être raconté en 1h45 grand maximum. C'est d'une telle mollesse que ça en devient risible. Et on peut aussi se questionner sur le degré de sadisme. Le réalisateur semble être un gamin qui aime casser ses jouets. Encore une fois c'est si mou que ça se procure pas le malaise escompté.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 décembre 2019
Polar sorti tout droit des années 80 avec deux flics qui sombrent dans le crime. Si la noirceur est bien présente, le film s’étire sur la longueur avec des dialogues insipides et un scénario au final très banal pour ne pas dire bancal. M.Gibson s’en sort pas mal sans forcer son talent. Vu le casting et le pitch, je m’attendais à mieux et la sortie directe en VOD en est la meilleure preuve.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse