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Jonathan P
74 abonnés
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4,5
Publiée le 30 décembre 2019
Polar terriblement nerveux, tout simplement impressionnant. La richesse des personnages est remarquable, le duo Mel Gibson et Vice Vaughn est vraiment très beau. La prestation de Jennifer Carpenter est absolument magnifique. C’est sincèrement très bien écrit, aussi savoureux dans l’humour noir que comme dans les moments anodins de la vie, un petit côté Tarantino dans l’écriture. Le film est aussi crépusculaire que Police Fédérale Los Angeles de William Friedkin. Véritable coup de cœur pour la mise en scène de S.Craig Zahler, un lingot noir de notre époque, époustouflant. Boulevardducinema.com
Polar sorti tout droit des années 80 avec deux flics qui sombrent dans le crime. Si la noirceur est bien présente, le film s’étire sur la longueur avec des dialogues insipides et un scénario au final très banal pour ne pas dire bancal. M.Gibson s’en sort pas mal sans forcer son talent. Vu le casting et le pitch, je m’attendais à mieux et la sortie directe en VOD en est la meilleure preuve.
Pour moi c'est un peu comme si Olivier Marchal - ou David Ayer, le scénar de Training Day et réal de End Of Watch, rencontraient Nicolas Winding Refn. Les uns pour le fond et l'autre pour la forme. Une histoire de flics borderline qui bien évidemment basculent définitivement du côté obscur du miroir; ou de la force. Mise en scène très lente pour une histoire sombre, crépusculaire ou les personnages nous emmènent vers les chemins de la perdition pour beaucoup d'entre eux. Des destins s'entremêlent dans ce récit nullement destiné à tout le monde. Rien de formaté ni de consensuel. Oubliez Riggs et Murtaugh de la série des Armes Fatales. Evitez de vous le mater en famille, au dîner ou bien après, sur le sofa, en compagnie des beaux parents et du petit dernier. Moi, en tous cas, je kiffe grave.
Difficile de comprendre pourquoi "Dragged Across Concrete" fut privé de sortie en salles en France. Non pas que le film soit un chef-d'oeuvre est largement du niveau, voire au-dessus des productions distribuées. S. Craig Zahler est l'un des écrivains et cinéastes les plus dynamiques qui soient, notamment dans les genres du western et du polar. Nous le disions, ce n'est pas parfait ; "Dragged Across Concrete" met en effet énormément de temps à démarrer. Le cinéaste a préféré livrer un objet fini de deux heures quarante, sans doute trop long. L'ensemble accumule donc les longueurs pendant toute sa première partie avant d'enclencher une dynamique intéressante. Dès lors, le film devient ce que l'on attendait : un polar bien noir et crépusculaire où la détresse du genre humain agit en fil rouge permanent. Mel Gibson est de plus en plus excellent dans le rôle du flic fatigué. À découvrir.
Voilà un polar quasi jubilatoire qui sort des sentiers battus. La mise en scène est béton, le scénario tout aussi excellent. C'est noir, violent, gore et terriblement drôle. Mel Gibson et Vince Vaughn forment un duo aussi détonant qu'hilarant. Une très bonne surprise. J'ai adoré !
La durée de « Traîné sur le Bitume » (2h40) ne m’a étonnamment pas dérangé, bien au contraire, mais je peux comprendre que le rythme imposé par S. Craig Zahler peut être perçu comme un handicap. Cependant, ce choix permet aux spectateurs de s’accommoder progressivement à l’ambiance froide d’un polar où deux flics suspendus filent tout droit vers le point de non-retour d’une filature que l’on présage sanglante. C’est vraiment bien foutu et Mel Gibson est parfaitement dans le ton du film.
Je n'ai jamais été contre les films au rythme lent lorsque c'est excellemment dirigé et maitrisé, ce qui n'est pas le cas ici. L'histoire est bonne, la photo et les acteurs aussi, mais par contre absence quasi totale de musique, ce qui est un peu gênant dans un film "lent". Le précédent film de Craig Zahler, Section 99, était un peu décevant dans son traitement et son scénario maigrichon, mais les 2H12 se laissaient regarder sans temps mort ou presque. Dans Traîné sur le bitume, d'une durée de 2H38, ce n'est pas du tout le cas, il y a de longs passages à vide qui méritaient franchement quelques cuts. Fort heureusement, la dernière demi heure nous sort de notre torpeur et nous procure enfin un peu de stress.
C'est très dommage je m'attendais tellement à mieux de plus avec Mel Gibson. Beaucoup de scènes trop longue pour ce genre de film alors qu'il aurait pu faire plus court avec plus d'action.
S.Craig Zahler s'est fait remarqué en 2015 avec "Bone Tomawak", un western tout à fait original, prenant dans son dernier tiers une tonalité fantastique du meilleur effet. Malgré la présence au casting de Kurt Russel, Patrick Wilson, Matthew Fox et Richard Jenkins le film bien qu'encensé par la critique n'avait pas obtenu le succès public qu'il méritait. A coup sûr, une deuxième chance devait être offerte à ce réalisateur/scénariste prometteur. Il explore cette fois-ci l'univers du polar urbain avec à ses côtés Mel Gibson et Vince Vaughn qui campent un couple de flics aux méthodes expéditives mis au rancard après avoir été filmé en train de rudoyer un trafiquant de drogue juste avant une arrestation. Rien de très original jusqu'à ce que le plus ancien miné par ses problèmes familiaux et financiers décide de passer pour une fois de l'autre côté de la barrière. La route, on le voit, est parfaitement balisée pour Mel Gibson et Vince Vaughn qui connaissent la partition sur le bout des doigts, Mel Gibson se permettant même quelques saillies qui rappelleront aux nostalgiques le duo qu'il formait avec Danny Glover au bon vieux temps de la saga "Arme fatale". On ne s'ennuie donc pas devant les déboires de ce couple plutôt bien assorti même si l'on peut estimer que S.Craig Zahler marque un pas de retrait par rapport à sa première réalisation. "Trainé sur le bitume" n'ayant pas accroché au box-office, on peut s'inquiéter pour la suite de la carrière de S.Craig Zahler. A Hollywood en effet, on ne peut guère espérer comme en France que l'aide de la critique institutionnelle vous fera éviter la sanction induite par deux échecs commerciaux successifs. On croise les doigts pour lui.
L'idée est intéressante, déjà vu bien sûr, mais néanmoins intéressante. C'est assez bien tourné et le jeu d'acteur est très bon. Le film est tout de même un peu long, certains passages ne sont pas utiles; un film qui reste sympa à regarder (une fois).
Bonne réalisation, bon jeu d'acteurs.. En même temps, il ne prend pas trop de risque puisque c'est du basic première année d'école de cinéma. Notre ami Craig Zahler a une fascination morbide pour la brutalité, la cruauté et la férocité. Et on la retrouve dans tous ses films. Ici, il invite son camarade de psychose, Mel Gibson, lui aussi junky expérimenté, pour un duo (car ils ne laissent pas beaucoup de place aux autres) en symbioses totale. Comme beaucoup de gens de ce cru, il ne peut s'empêcher de nous vomir son opinion bien réac de la société actuelle, tout y passe: sexualité, médias, racisme, les pauvres petits blancs qui pensaient qu'en choisissant la police, ils finiraient sur "un chemin pavé de diamants". Mais évidemment, "on" leur a menti et en réalité, les "gentils" policiers (qui, eux, sont de bonnes personnes), galèrent tandis que les méchants, eux, roulent sur l'or.... T'imagines, toi, policier dévoué, tu te fais lâchement retirer ta plaque parce que t'as "gentiment" torturé deux personnes... Mais mince!, on ne peut pas invoquer le "il était armé" donc on a une bonne excuse, manque de pot, on t'a filmé, tocard! Bref, je ne vais pas en dire plus, la suite du film est du même acabit. Si tu ne vois pas ce qui cloche là dedans, bah je peux rien pour toi, mon ami... Cette mentalité est très répandue, malheureusement. Ce film plaira à ces gens élevés aux films américains pleins d'explosions, de muscles luisants et de moralisme en carton, nostalgiques de l'époque où on n'avait que la violence pour avoir le dernier mot.
Un film sombre, violent mais néanmoins doté d'une touche d'humour noire. Le rythme plus que lent, certains passages ennuyeux, pourront sans doute en faire fuir quelques uns, mais il serait dommage de passer à côté de l'interprétation de Mel Gibson en flic usé et désabusé...
Ceci est un film déconcertant, très noir, très violent, et en même temps imprégné d'un humour très particulier. Le réalisateur se permet d'allonger de façon très étrange les scènes, les silences, jusqu'à créer une sorte de malaise glauque, pâteux... Les acteurs sont excellents, Mel Gibson en tête. Une bonne surprise, mais réservée à des regards avisés.
Section 99 du même réalisateur est excellent, j'ai donc décidé de suivre le travail de Zahler. Et bien je pense que section 99 est à ce jour son meilleur film, et que les autres sont des tentative ratées et sans doute un brin prétentieuses de produire des oeuvres décalées façon Tarantino mais en dark. Ben ça marche pas. Déjà pour ce Dragged on remarque la même chose que Tomahawk: y'a un pb avec les dialogues, qu'il y en ait trop ou trop peu, ils sont surtout inintéressants. Les intrigues? Bon ça visiblement c'est pas non plus le point fort de Zahler mais ça n'est pas forcément u problème si le film montre quelque chose, comme dans Section 99. Mais dragged, malgré quelques bonne idées, ne montre pas grand chose à part l'intérieur d'une bagnole et 2 gonzes échangeant des propos tièdes.