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Arthur Morgan
21 critiques
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4,0
Publiée le 13 juillet 2026
Un polar crasseux, étiré et d'une tension à couper au couteau.
Le top : S. Craig Zahler a un style unique au monde. Il prend son temps, filme des scènes de planque en temps réel (on regarde littéralement Mel Gibson et Vince Vaughn manger des sandwichs dans leur voiture pendant dix minutes), et pourtant, on ne décroche pas une seconde. La tension est sourde, permanente, étouffante. Le duo de flics ripoux fatigués, incarné par un Mel Gibson impérial de cynisme et un Vince Vaughn d'une sobriété impeccable, fonctionne à merveille. C'est l'anti-buddy movie par excellence. Le film brille par ses dialogues ciselés, son ambiance rétro façon polar des années 70, et sa violence chirurgicale, soudaine et d'une cruauté absolue. La longue séquence finale du braquage et du face-à-face est un modèle de suspense.
La nuance : Le rythme ultra-lent et la durée (2h39) vont laisser énormément de monde sur le bord de la route. C'est un film qui demande de la patience et qui refuse systématiquement l'efficacité hollywoodienne classique. De plus, le nihilisme absolu de Zahler et son goût pour le politiquement très incorrect (les remarques des flics sur le racisme systémique, la brutalité policière montrée sans fard ni jugement moral) peuvent légitimement crisper ou mettre mal à l'aise.
Verdict : Un film de genre brut, lourd, rugueux et sans aucune pitié pour ses personnages ni pour son public. Une proposition de cinéma radicale qui fait du bien dans le paysage actuel.
S. Craig Zahler livre avec *Traîné sur le bitume* un polar crépusculaire, radical et d'une noirceur absolue. Loin des thrillers survitaminés, le film prend le pari de l'attente et du silence pour mieux explorer la déchéance de ses protagonistes.
Le luxe du temps : Le film assume sa durée fleuve (2h39) en installant un rythme hypnotique. En filmant l'attente, les moments creux et les conversations banales entre deux flics suspendus, Zahler construit une tension sourde qui rend chaque explosion de violence d'autant plus foudroyante. C'est une leçon de patience cinématographique.
Une violence sans fard : La mise en scène, d'une sobriété clinique, refuse toute esthétisation de la brutalité. Ici, la mort est sèche, brutale et dépourvue de tout héroïsme. Ce réalisme froid donne au film une vigueur rare qui imprègne chaque plan.
Un duo impérial : Mel Gibson et Vince Vaughn livrent des performances d'une épaisseur remarquable. Leurs visages marqués et leur jeu tout en retenue incarnent parfaitement cette sensation de fin de parcours. Ils sont la "chair" de ce récit désenchanté, donnant une humanité complexe à des personnages pourtant antipathiques au premier abord.
En résumé : Un polar de béton, massif et impitoyable. Traîné sur le bitume est une expérience sensorielle forte qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui s'impose par sa maîtrise totale et son refus du compromis.
Une ambiance glaçante, certes le rythme est lent mais c'est pour mieux apprécier le scénario, qui au fur et à mesure devient impitoyable avec ces personnages.
J'ai du mal a comprendre comment un film aussi immoral puisse etre portée aux nues.
Oui, il est bien fait, bien realisé etc... Mais l'histoire est immorale comme pas possible. Tout les personnages sont detestable au point que j'avais envie de tous les voir mourir. pas de chance pour moi, le personnage le plus detestable de tous est le seul a survivre. Parce que oui, vous n'allez pas me faire croire que celui qui survit est gentil, le gars est une ordure venale, manipulateur et n'agit que pour son interet personnel. Et le voir a la fin se baigner dans le luxe acquis par ses crimes, ca m'a donné envie de vomir.
Parlons aussi de spoiler: la femme qui retourne au travail apres un arret maternité et que le realisateur a pris plaisir a faire mourir de la maniere la plus sadique possible dans une scene purement gratuite
Non vraiment, ce film n'est pas moral et les gens qui se gargarisent a l'idée de voir ce type de films, serieusement, remettez vous en question...
Je ne met pas 1 etoiles car le film a au moins le merite d'etre bien realisé.
"Dragged across concrete" se rêve volontiers en grand film policier noir et rugueux, certes porté par une belle réalisation aussi pondérée qu'efficace (beaux plans larges et fixes, "lenteur" jamais pesante entre autres) et par de belles performances toutes en cynisme économe de Mel Gibson et Vince Vaughn notamment. Las, le flegme excessif des personnages même face aux pires situations, les dialogues aux réparties permanentes trop ostentatoirement pensées et écrites, le sadisme injustifié des gros méchants très très méchants, empêchent ce polar sombre de s'inscrire dans le paysage ciné comme un cador de la catégorie.
S. Craig Zahler c'est ce genre de mec qui n'a pas peur d'aller à contre-courant dans ses films et critiquer ce qui mérite d'être critiqué. Ainsi, la grande force du film, c'est bien ce duo de flic campé par Mel Gibson et Vince Vaughn tout deux magistraux, nous gratifiant de dialogues savoureux tout du long. N'hésitant pas à s'en prendre aussi bien aux médias corrompus, bien pensants et orientés politiquement ; qu'aux errements d'un système qui suspend des policiers pour avoir "trop bien" fait leur travail. Bref, sa tire à balle réelle. Ce duo de policiers a une réelle part d'ambiguïté, presque forcés de passer de bons flics à ripoux, mais auxquels on s'attachent en voyant leurs problèmes familiaux et personnels. Le film prend son temps, installant une tension de dingue qui va déboucher sur un final qui nous plonge en pleine fureur.
Long très et trop long et très chiant . Scénario qui traine trop en longeur pas d'action musique quasi inexistante mais a quoi pense les scénaristes les réalisateurs ? Ils n'ont plus d'idées à Hollywood ? Ils ont tous épuiser ou tous les bons sont morts c'est comme en France leur cinéma est mort et enterer.
Ou sont les films les acteurs des années 80 /90 ? Un navet de plus a ajouter à la filmographie de Gibson Déçu encore une fois .............
Après le western et le film de prison, S. Craig Zahler, qui aime visiblement les films de genre, s'attaque au Film Noir. Avec brio. Trainé Sur Le Bitume est l'anti-Marvel: de vrais personnages, un ancrage social et sociétal, des êtres de chair, de sang et de viscères, qui existent, et des partis pris artistiques. Comme le fait que chaque personnage, même secondaire, dispose de scènes le caractérisant et lui donnant une densité, avant que celui-ci n'entre en collision avec la ligne dramatique principale (incarnée par les deux flics interprétés par Mel Gibson et Vince Vaughn). Comme aussi ce choix de ne mettre aucune musique, si ce n'est la musique diégétique, et de travailler une bande-son très riche et précise. Comme l'intégration de multiples détails de la vie réelle que nous ne voyons que très rarement dans des films états-uniens : la lingette que tend Vince Vaughn à Mel Gibson qui vient d'uriner, enlever ses chaussures quand Mel Gibson rentre dans son appartement, comme les bruits de la mastication de Vince Vaughn dans la voiture pendant qu'ils font de la planque, comme l'otage qui a envie d'uriner dans la camionnette, et beaucoup d'autres exemples qui donnent un ancrage réel puissant. Cette dimension réelle est plaquée sur une histoire de braqueurs que des policiers veulent à Blur tour braquer pour récupérer l'argent. Rien de nouveau de ce coté-là. Mais cet arc dramatique est enrichi par celui de Tory Kittles qui est le premier et dernier personnage que nous voyons. La richesse du film vient aussi de l’ambiguïté du sujet : ces flics qui décident de voler l'argent d'un casse, n'ayant eux-mêmes pas beaucoup d'argent, dans un univers et des décors où la pauvreté et les difficultés de la vie sont présentes. Tendant d'expliquer, sans vraiment justifier. La justification étant donnée par le ras-le-bol du personnage de Mel Gibson. La richesse du film vient aussi de ses multiples accès de violence, réalistes, gores, mais sans complaisance mais aussi de son duo de flics fatigués, usés par leur métier, minés par leur vie privée. Un ancrage dans le réel qui est devenu inhabituel. Le tout avec de gros acteurs, Mel Gibson, et Vince Vaughn. Sur la forme, le film surprend par sa richesse des décors et l'exploitation qu'en fait le cadre pour chacun d'eux. Les plans dans les appartements sont composés et le format large leur donne une ampleur et une beauté, avec des caméras qui bougent très peu (quasiment aucun traveling ni paronymique). Un chef-d’œuvre instantané.
Excellent, pas de bon sentiments ni de bien pensance dans ce film impitoyable. Des scènes chocs sans merci vous tienne en haleine et on se demande bien comment ça va finir, car on comprends à l'image de la vie que tout peut basculer. Mention spéciale pour les scènes de fusillade qui sont horriblement efficaces. Pour une fois on sait qu'on aura pas forcément une happy end, c'est très reussi.
Un film singulier qui n'a pas peur de prendre son temps. Les personnages sont très développés, y compris les plus petits d'entre eux, et les scènes de dialogue sont très présentes. Mais comme tout est aussi bien écrit que joué ça ne pose pas de problème. Pour son troisième long métrage on retrouve le style de Zahler avec notamment beaucoup de violence. Une réussite.
Un polar minimaliste atrocement long et lent. Les seuls points positifs étant de retrouver Mel Gibson, et de découvrir que Vince Vaughn peut être un bon acteur.
Belle lumière, on voit un Mel Gibson fatigué et un chouille roublard. Mise en scène soignée, le film prend son temps. Le souci c'est qu'il prend tellement son temps que je me suis endormi devant...