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vincentasc
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2,0
Publiée le 25 avril 2019
je ne vois pas l'intérêt de ce type de production. Du moins dans l'état. On passe totalement à côté de la dimension poétique. Le scénario est bancal. Poelvoorde et Baer n'arrivent qu'au bout d'une longue demi-heure. Pas vraiment bien filmé. Pas vraiment bien éclairé ni soigné. Pas terrible donc.
Raoul Taburin (Benoît Poelvoorde) est réparateur de vélos à Saint-Céron. Il est si doué dans son travail qu’on ne dit plus un vélo mais un « taburin ». Mais, depuis sa prime enfance, il cache un inavouable secret : il ne sait pas monter à vélo. Il a réussi à le dissimuler à son père (Grégory Gadebois), à une première fiancée puis à Madeleine (Aurore Clément). Mais quand Hervé Figougne (Édouard Baer), le célèbre photographe, arrive dans le village et décide de photographier Raoul Taburin sur sa bicyclette, il n’a plus d’échappatoire.
Sempé ne s’en cache pas : l’adaptation racoleuse de son "Petit Nicolas" en 2009, pas plus que sa suite, "Les Vacances du petit Nicolas" en 2014, n’ont été à son goût. Au contraire, ce "Raoul Taburin [a un secret]" ne trahit pas l’auteur du roman graphique publié en 1995 chez Denoël. Il en a la poésie, la délicatesse, l’humour tendre.
Pour autant, adapter Sempé ne va pas de soi. Ses romans sans parole passent difficilement au cinéma. Pierre Godeau s’en sort en surajoutant la voix off de Benoît Poelvoorde, parfois encombrante. Autre défi : les décors. "Raoul Taburin" a pour cadre un petit village drômois hors du temps, une communauté villageoise utopique que ne traverse aucun fracture sociale ou ethnique au risque de friser parfois le clip "Chasse, pêche, nature et traditions".
Mais le principal défaut de "Raoul Taburin" n’est pas dans cette omniprésente voix off ou dans ces décors surannés. Il est dans une trame trop pauvre pour nourrir tout un film. Pourtant, ses thèmes sont riches : le mensonge et le désir de s’en libérer, la honte et la difficulté à la dépasser. Mais très vite l’enjeu de Raoul Taburin se résume à une seule question : pas tant de savoir si le mythomane malgré lui révèlera la vérité – car on comprend rapidement qu’il n’a pas d’autre issue – mais comment il y parviendra.
Si les films gentillets, sans sexe ni violence, ont votre indulgence, si les pitreries de Benoît Poelvoorde et les grimaces d’Edouard Baer ne vous horripilent pas, si vous aimez la France éternelle façon "Les Choristes" ou "La Guerre des boutons", vous vous laisserez séduire par Raoul Taburin. Sinon….
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2,5
Publiée le 25 juillet 2024
Fidèle adaptation de la BD de Sempè, moins rèussie que le film, elle n'en est pas moins tendre et familiale avec le soleil, les vignes et la Drôme pour dècor intemporel! On se croirait d'ailleurs en plein Pagnol...mais sans les boules et le pastis! Cette fable à la mèlancolie douce nous fait suivre durant 90 minutes les aventures de Raoul Taburin où comment une vie entière s'est bâtie sur un simple malentendu! Edouard Baer dans la roue de Benoit Poelvoorde! Un duo d'acteurs qui fonctionne! L'un est photographe, l'autre rèparateur de vèlos qui cache un secret à son entourage! Un beau sujet pour le cinèma, mais la rèalisation aurait sans doute mieux convenu à Jaco Van Dormael pour son rèalisme poètique! Quelques lenteurs, un côtè rèpètitif, et pourtant on s'attache à ce rèparateur de bicyclettes qui ne parvient pas à se tenir en èquilibre sur un vèlo avec un sort qui le condamne au silence! Et puis il y a aussi Suzanne Clèment dans ce film, la cinquantaine rayonnante! Nouvelle diffusion sur France 2 en pleine grande fête de juillet avec les cadors du Tour de France! On va dire que "Raoul Taburin" (2018) colle parfaitement bien avec la revanche des gèants de la route...
Une petite histoire dans la campagne d'un petit village français ensoleillé où l'amitié d'un réparateur de bicyclette et d'un photographe va se créer autour de malentendus et de secrets difficiles à révéler. Sans prétention, bien joué, le soleil, les cigales et la petite musique d'ambiance au piano nous aident à passer un moment agréable.
Adaptée de la BD de Sempé, une fable tendre et sympathique qui tourne un peu en rond malgré le duo impeccable (mais sous-exploité) formé par Benoît Poelvoorde et Edouard Baer.
Une petite comédie gentiment loufoque avec Benoit Poelvoorde, complètement habité par son rôle, dont le duo formé avec Edouard Baer fonctionne à merveille.
La qualité de ce film tient uniquement par la virtuosité des dialogues et leurs brillantes interprétations par les deux principaux comédiens. Le scénario est en effet gentillet au possible, et relégue les personnages secondaires au rang de faire-valoir. Mais au final, retenons une réelle tendresse, une douce poésie sur les occasions manquées.
Le film Raoul Taburin peut se résumer à ces 3 mots : une belle fable familiale. Raoul est au vélo "ce que le paysagiste est au jardinier", un mécanicien hors-pair qui pourra réparer tous les rouages défaillants de votre bon vieux "taburin" mais qui ne sait pas faire de vélo. Son secret, il le garde en lui et pour lui depuis sa jeunesse. Au point même de croire que lorsqu'il essaie de se confier, un drame s'abat sur la personne à qui il a ouvert son cœur. Officiellement inspiré et adapté du livre dessiné de Sempé, ce film nous fait voyager entre comédie et quelques notes subtiles de fantastique. On aime ce décor naturel ensoleillé et cet esprit "village" duquel on ne sort pas une seconde. En allant puiser dans la confiance en soi et l'image qu'on a de soi, Pierre Godeau signe ici une belle réalisation menée par ce très bon trio Poelvoorde/Baer/Suzanne Clément. 3 étoiles pour l'ensemble de cette poésie qui se veut parfois un peu trop simpliste.
naïf, poétique et un brin ennuyeux, ce film est basé sur une seule idée : le génial réparateur de vélo ne sait pas faire de la bicyclette, secret qui pourrit sa vie mais sur lequel il va construire une solide amitié avec un photographe qui ne sait pas faire de photos
Voilà un conte pour petits et grands plein de positivité, agrémenté d'une évasion dans la Drôme provençale, avec de superbes images et une bande son pleine de zenitude. On suit cette histoire imaginée par Sempé portée par un Benoit Poelvoorde des grands jours avec beaucoup de plaisir. La présence d'Edouard Baer, avec son côté franchement parisien, m'a paru par contre pas idéale, mais bon...
Adaptation de la BD de Sempé, ode à la Provence et à la poésie d’un lourd secret (celui d’un réparateur de vélo qui ne sait pas en chevaucher un). Conte poétique, au rythme lent mais enchanteur, à l’interprétation tantôt moderne tantôt désuette, un drôle de film original mais franchement optimiste
Sur un ton mélancolique et une voix off omniprésente, l’histoire de Raoul Taburin nous est contée avec délicatesse et poésie dans de beaux décors et au sein d’un village bucolique. Benoît Poelvoorde, le réparateur de vélo qui ne sait pas en faire, y exprime sa sensibilité à fleur de peau et sa fragilité cachée avec réussite. Ce conte tendre et drôle dans un univers délicieusement rétro apporte douceur et sérénité.
C'est bucolique, frais et tellement simple. On fait passer autant de tendresse et de douceur dans ce film qui fait penser autant à une BD du petit Nicolas (ok vous me direz c'est du même auteur) qu'à un jour de fête de Jacques Tati. Film sourire et film voyage dans nos magnifiques village de France. Film d'enfant réalisé et joué par des adultes.