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Bladero
1 abonné
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4,0
Publiée le 9 novembre 2019
Merci pour la fraicheur ensoleillée de ce film. Qu’il fait bon de suivre Raoul Taburin depuis sa petite enfance jusqu’à l’âge adulte au travers de son lourd secret qui le hante. Il y a une douceur dans ce film qui ne tombe jamais dans la mièvrerie, une légère touche d’inexpliquée, de magie attachée certainement à la BD d’origine que je ne connais pas (je ne connais que le célèbre Petit Nicolas). Tous les personnages sont parfaits et nous font ressentir la nostalgie (première partie de film) de la vie d’un petit village de France loin des villes assourdissantes, mais qui n’en connait pas moins ses petits tracas. Le duo Poelevoorde / Baer (Figougne) fonctionne à merveille, personne ne joue trop fort ou trop haut, ce qui nous laisse dans l’apaisement et le plaisir de cette comptine filmée. Très belle mention aux jeunes et moins jeunes acteurs, super casting, Ilona Bachelier, Marilou Aussilloux. Incroyable Victor Assié qui joue un Raoul Taburin de 20 ans à la gestuel de Poelevoorde extrêmement juste. Les décors réels de nos villages de France sont un émerveillement, la musique qui nous donne un faux-semblant d’ Amélie Poulain sonne juste mais est parfois étouffée, du coup on en voudrait beaucoup plus. Toutefois, le thème de Mozart avec sa marche Turque revisitée est de toute beauté. Deux événements en dehors du film lui-même m’ont marqués. spoiler: On sent dans son moment de détresse profonde au moment d’écrire sa lettre, que Benoit Poelvoorde tente sincèrement de faire couler une petite larme sans y parvenir, on perçoit même comme un abandon, cela m’a fait sortir un peu du film. D’un autre, côté à table avec sa petite famille et Edouard Baer (Figougne), un moment de rêverie l’emporte et le laisse imaginer le pire. Et bien, je me suis tellement laissé emporté avec Raoul Taburin, que j’en ai oublié qu’il rêvait et me suis senti frustré de voir qu’il quittait sa femme qui tomberait dans les bras de Figougne. Que je me suis senti bête et avec le sourire de m’être laissé berner si facilement. Du beau cinéma comme ça j’en redemande encore et encore.
Je me suis vraiment ennuyé. Pour un acteur comme Poelvoorde Je n'ai vraiment pas aimé le scénario. J'ai un secret, je ne sais pas faire de vélo! Alors là franchement!! Dommage, le casting était bien Les décors aussi Pas très volontaire pour le revoir Par contre un village presque parfait sans hésiter
Lente mise en scène, une intrigue simplet dans la généralité, des gens simples pour des gens simples qui les fera simplement. Tout roule comme des roulettes sous la houlette de Raoul plus vite le garçon ne sait pas faire du vélo équilibré. Cette malédiction improvisée qui lui tombe sur un coup de tête, une histoire de malentendu d’après Les Échos du journal quotidien. Un tout petit peu de romantisme adulte et il jette l’éponge dessus à essuyer vaguement, une réalisation qui se veut poétique ne rime pas forcément géniale. L’humour d’imposture VTTiste devait se repasser le scénario drame-comique, l'émotion finit par faire l’impasse linéaire d’un non-retour sur la route imaginaire départementale provinciale.
“Raoul Tabourin” est l’adaptation de l’album éponyme de Sempé. C’est l’histoire d’un petit garçon qui est devenu grand sans savoir faire du vélo. Il vivra toute sa vie avec ce secret, alors qu’autour de lui, tout le monde semble penser qu’il est le roi du deux roues. Avec Benoît Poelvoorde, Edouard Baer et Suzanne Clément au casting, Pierre Godeau réussit une fable tendre et loufoque, dans une photographie figée dans le temps et une mise en scène inspirée qui alterne avec de longs flash-backs maîtrisés. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Un film sans grande prétention tourné dans la Drôme provençale inspiré de l'oeuvre de Sempé qui distille un agréable parfum de France rurale quelque peu fantasmé où les gens vivent de manière simple loin des tumultes de la ville. Benoit Poelvoorde est excellent dans la peau de Raoul Taburin, un homme qui travaille en tant que mécanicien pour vélo alors qu'il n'est pas capable lui-même de chevaucher un tel moyen de déplacement mais qui a réussi à tromper son monde durant plusieurs décennies au sujet de sa phobie même si cette dernière a torturé sa conscience depuis son enfance. La voix off de Benoit Poelvoorde qui accompagne des passages de la vie de Raoul Taburin est parfaite. On appréciera également le rôle d'Edouard Baer. Au final, il s'agit d'une charmante et agréable comédie sympathique loin des productions où il faut gesticuler, crier ou frapper pour susciter de l'intérêt.
Ce film est un gros navet. Avec un casting pareil, c'est définitivement une grosse arnaque. J'ai trouvé le temps interminable. L'histoire n'a ni queue ni tête. C'est très ment et très incohérent.
Cette Comédie De Pierre Godeau nous offre de belles images et de magnifiques décors naturels de charmants villages en région Rhône-Alpes. Il nous propose une histoire tendre avec la présence émouvante d'enfants. La BO délicate est parfaitement en osmose avec le ton bucolique de ce conte ; une histoire charmante, emplie de poésie avec de jolie moments magiques. Coté distribution, Benoît Poelvoorde se révèle, comme de coutume, très impliqué et hyper crédible dans un rôle délicat demandant beaucoup de sensibilité. Il est parfaitement secondé par un Edouard Baer excellent dans son rôle de photographe portraitiste
Raoul Taburin est un beau et doux film, dans la lignée des histoires de Marcel Pagnol qui sentent bon la campagne et la vraie vie d'antan. Poésie et tendresse, on découvre Raoul Taburin à travers sa narration qui occupe 80% du film, en voix off on nous explique tous les stratagèmes qu'il doit employer pour cacher sa triste vérité: Raoul ne sait pas faire de vélo. Seulement derrière cette affiche à la Pagnol, il reste une certaine lenteur dans la trame, des passages presque ennuyeux et c'est bien dommage car les acteurs sont très bon et correspondent parfaitement à l'époque. Il y a un quelque chose qui ne s'anime pas dans le film, la magie qui devrait s’opérer est présente au début mais disparait ensuite. Le tandem des acteurs principaux est réussi mais un peu plus de profondeur dans cette histoire aurait été la bienvenue.
Raoul Taburin a un terrible secret qu'il ne peut dire à personne sans que cela déclenche des calamités… Alors il se tait, et cela dure toute sa vie… mais il sera peut-être alors possible qu'il s'en ouvre à un autre être humain… pour découvrir que ce n'était qu'une frivolité ? Cette fable signée Sempé nous ramène à des ambiances savoureuses bien connues qui prévalent dans Amélie Poulain ou Jour de Fête, films mélangeant onirisme et réalisme, tout en chantant les joies de la vie simple, loin du réchauffement climatique, des impôts et des smartphones. Une goulée d'air bien frais à inspirer sans modération. Si on l'avait tourné dans les années 60, Bourvil ou Fernandel aurait été parfait dans le rôle. Mais le Bourvil actuel, Benoît Poelvoorde, s'en acquitte idéalement avec son talent coutumier, affublé de son acolyte Edouard Baer, tous deux à l'unisson. Un de ces petits bijoux sur l'enfance et sur les adultes qui ont du mal à en sortir — bref, sur un peu tout le monde, quoi.
Un chouette film français inspiré de l'univers de Sempé. Un climat calme et posé, ici pas de téléphones portables, pas de personnages excités et gesticulateur, pas de montage au hachoir, une facture classique, soignée, magnifiques décors et paysages, belle distribution. Un film plein de poésie, l'image d'une France intemporelle, un peu carte postale, qui rappelle celle que ceux nés avant que ne commence la grande gesticulation obligatoire permanente ont connue dans leur enfance. C'est doux et beau, drôle et agréable à regarder. Prenons un peu le temps de prendre le temps en regardant les non-aventures vélocipédiques de Raoul Taburin.
Très belle réalisation de Pierre Godeau servie par une prestation de folie du duo Poelvorde Baer. Le grand cinéma français a retrouvé ses lettres de noblesse grâce à ce trio magistral ... Tout part d'une histoire de rien du tout, à la manière d'un show de Raymond Devos ou d'un sketche de Fernand Raynaud mais n'est-ce pas grâce à cela qu'on décèle les talents
C'est raté... Raoul Taburin pourra servir dans les écoles de cinéma pour illustrer la possibilité de faire un film à partir d'un scénario d'une ligne : Un homme qui répare des vélos porte en lui le secret de ne pas savoir faire de vélo. Ce n'est pas un synopsis. C'est bien le scénario. Il n'y a aucune autre intrigue, juste un décor, une narration pompeuse, de malheureux comédiens qui font ce qu'ils peuvent, une réalisation qui s'étire à l'infini... Pas de progression narrative, pas de fin... rien.
J'ai beaucoup aimé toute la première partie de Taburin enfant, pleine de poésie et de naïveté. Le texte de Taburin adulte en voix off est très beau. Les deux acteurs principaux sont à la hauteur de leur rôle à la fois drôle et émouvant même si la fin est un peu convenue.