4262 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
203 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
70 critiques
3
77 critiques
2
29 critiques
1
7 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ned123
215 abonnés
1 774 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 2 février 2022
J'ai vu un film... d'une puissance émotionnelle inouïe qui évoque les années noires du pouvoir de Staline (toutes en fait...). On découvre une leçon d'Histoire de quelque chose que l'on avait appris et qui est passé quelque peu sous silence à cause de l'émergence, à la même période, d'un monstre qui allait créer le Chaos et prendre le pouvoir de manière brutale. Là, ce n'est pas Hitler, c'est Staline, autre monstre à sang froid qui va sacrifier son peuple pour montrer que la révolution bolchevique est un succès. c'est glaçant. La reconstitution de l'époque est époustouflante. Et ce film a le mérite de montrer comment se forge l'histoire... Car pendant tout le conflit avec l'Allemagne Nazie, le front était uni avec les Alliés. Pas de place pour le sentimentalisme. Voilà, pendant toute son histoire, le communisme a été une imposture, et cela a commencé dès le premier jour. Cette histoire est vraie, le destin des personnages tragiques et de ce peuple Ukrainien dramatique. A regarder ce film, on peut s'interroger sur le fait de savoir si une histoire "honnête" est possible, et s'interroger, c'est interroger les consciences... Enfin, il est essentiel de rappeler que certains Hommes, certains journalistes s'engagent dans la vérité au péril de leur vie... Gareth Jones est de ceux-là, tout comme Daniel Pearl dont on célèbre aujourd'hui l'anniversaire de son assassinat.
Souhaitant faire œuvre mémorielle par le rappel de l'Holodomor, la réalisatrice s'attache à dénoncer les mensonges d'Etat que relaient des journalistes corrompus et enfermés dans un cercle vicieux de menaces ou de privilèges. Cependant, l'insistance dramaturgique dessert le propos tout en le privant d'une émotion sincère quoi que les acteurs fassent de leur mieux pour donner de la consistance à des personnages globalement monolithiques; ainsi le parallèle historiquement discutable avec la Ferme des Animaux d'Orwell aurait mérité un traitement plus subtil, de même les réactions internationales et la réalité de ces meurtres une contextualisation plus réfléchie. Une volonté louable inaboutie.
Excellent film, glaçant voire traumatisant. Agnieszka Holland porte à l'écran l'histoire du journaliste gallois qui fit connaître au monde entier la terrible famine de l'Holodomor, en Ukraine, dans les années 1930, mise en place par Staline et le Parti Communiste... Qui a fait plusieurs millions de morts !
Le film est brillant par son scénario et sa mise en scène : sa reconstitution du Moscou soviétique est fascinante, avec ces journalistes occidentaux épiées par le Kremlin, contraints à l'isolement, pour ne pas découvrir l'envers du décor dans les provinces de l'URSS, ou ces assassinats douteux, clairement commandités par Staline et ses séides...
James Norton, que je découvre avec ce long métrage, est absolument génial, il rend son personnage de journaliste intègre et jusqu’au-boutiste très attachant, par sa finesse et sa vivacité d'esprit, jamais à cours d'idée pour se sortir d'un chausse-trappe...
Je salue Agnieszka Holland, qui a le don de s'emparer des sujets difficiles et qui sont remis en cause par la réécriture de l'Histoire, notamment dans la Russie de Poutine, un maître en la matière... Un film que je recommande vivement, par sa grande qualité et en raison du devoir de mémoire. Mais attention, certaines scènes sont presque insoutenables...
Un zoom sur une période et des faits rarement traités. Didactique, les enjeux politiques et humanitaires sont clairs et personnes à l’est comme à l’ouest n’est épargné. Esthétique, la photo est remarquable. Le film ne souffre finalement que d’une partie centrale (le périple en Ukraine) un peu creuse qui casse la dynamique.
Gareth Jones en 1933 se rend à Moscou pour essayer de comprendre comment la jeune République Soviétique s'y prend pour être aussi prospère alors que l'Europe peine à sortir de la crise et que les dictatures gangrènent le continent. Il comprend très vite en se rendant en Ukraine au risque de sa vie que derrière la promesse collectiviste communiste se cache l'exploitation jusqu’à la mort de la population ukrainienne. L'Ukraine, grenier à blé de l'URSS avec son sol fertile, produit les denrées alimentaires pour tout le pays alors que les ukrainiens eux-mêmes meurent de faim par millions allant jusqu'au cannibalisme pour leur survie. De retour au Royaume Uni, il décide de raconter ce qu'il a vu, mais personne ne veut l'entendre. Les hauts responsables européens vantent le modèle soviétique, aveuglés par les visites d'états organisées par le régime lui-même. Pire que tout, Walter Duranty, son compatriote et journaliste comme lui, en tant que correspondant du New York Times rédige des articles élogieux sur le régime. Titulaire du Pulitzer personne ne remet en cause ses articles; quelques années plus tard, son imposture sera démasquée mais son prix jamais retiré. L'intérêt premier du film est qu'il vient percuter l'actualité. Gareth Jones est un lanceur d'alerte avant l'heure. Aujourd'hui oublié et ignoré de son vivant, quelle injustice alors que les usurpateurs ont vécu grassement et sont restés dans l'Histoire. Ce film est une vraie leçon pour la presse et la démocratie. J'avais découvert au cinéma la réalisatrice polonaise Agnieszka Holland en 1990 avec "Europa Europa" et content de la retrouver toujours aussi militante 30 ans plus tard. Super documenté, son film est un témoignage utile même s'il cède trop souvent à la facilité et à la démonstration. L'académisme passe encore, mais là, elle force le trait à outrance et le manque de subtilité jalonne tout le film. A voir tout de même pour son sujet et la force du propos; même s'il manque de cinéma dans ce film tout-un-cinema.blogspot.com
Thriller socio politique au scénario riche et passionnant Divisé en 3 parties distinctes, la première pose une intrigue digne d'un bon film d espionnage. La deuxième partie, plus sociale, convient le mieux à la réalisatrice qui sait filmer misère humaine san spathod ni exagération. La troisiemepartie, amère conclusion de cette histoire nous rappelle que chaque époque a ses fake news et qu il convient de rester vigilant et aussi de savoir lutter parfois avec ruse contre la censure, tour qu elle vienne.
Dans notre merveilleux monde de fake news et de pouvoirs corrompus dans tant d’états dits souverains, ce magistral retour sur le terrible épisode de « l’Holodomor » durant les années 1932-33 illustre et la rage idéologique de Staline et la lâcheté des peuples occidentaux. Bref rien ne change ! Un film très classique mais superbement reconstitué, fidèlement documenté, admirablement interprété et mené sur le rythme d’un grand thriller. L’histoire, pas tant connue que ça comme le film l’expose si bien, reste aussi glaçante que les hivers ukrainiens. L’Histoire sur un air de film d’espionnage de haut vol.
Tiré de l’histoire vraie d’un journaliste gallois au début des années 30, ce film fait pénétrer dans les coulisses de l’Union Soviétique dirigée sans aucune empathie par Staline. Alors que la propagande communiste parle des réussites magnifiques des kolkhozes et des sovkhozes, la réalité est en fait la misère extrême du monde paysan, notamment ukrainien, qui souffre d’une famine féroce que le pouvoir organise pour amadouer ces citoyens qui n’ont que faire du communisme. Ce film a le mérite d’aborder cet épisode dont personne ne parle, contrairement à l’holocauste, et l’acteur principal, dont le personnage a payé plus tard de sa vie sa « pureté », est particulièrement crédible. Une initiative nécessaire pour rappeler que Staline était aussi sanguinaire, voire plus, qu’Hitler.
Une jolie réussite qui captive de bout en bout ; ce qui n'est pas toujours évident lorsque l'on traite de politique et de journalisme, souvent bavard. On pourra apprécier la réalisation, les plans immersifs par leur longueur et leur style, avec comme bémol toutefois, que la caméra à l'épaule peut donner le tournis. La lumière et les couleurs ont leur choix ; on pourra aimer autant que regretter une certaine absence d'originalité dans l'usage d'un teint désaturé marron-gris-terne que l'on retrouve souvent pour reproduire cette période. Prestations très satisfaisantes et sujet intéressant.
Plus biopic que drame ou que film d’espionnage, « L’ombre de Staline » nous plonge dans l’ambiance des années 30 avec succès grâce à ses scènes de vie et sa photographie réussie. Toutefois l’émotion passe mal, on est plus dans le reportage, les couleurs grises tentant de donner une note dramatique sans réussite. Le film n’a pas la puissance de « Un espion ordinaire » et James Norton n’a pas la présence de Benedict Cumberbatch. Une leçon d’histoire sur l'Holodomor, la grande famine de 1932-1933 en Ukraine, présentée dans une belle reconstitution, sur laquelle le spectateur reste cependant distant.
Une belle réalisation avec, certes quelques lenteurs. Un film très intéressant sur les mensonges du stalinisme et la compromission de certains journalistes de l'époque. Le parallèle avec George Orwell est intéressant mais ... celui-ci n'écrivit "animal farm" que dix ans plus tard, en 1943, livre qui ne fut publié qu'en 1945.
L'interêt majeur de ce film est l'histoire elle-même de ce gallois intrépide (Il s'appelle Gareth Jones bien sur!) dont on peine à croire qu'un homme puisse se lancer dans une telle épopée. Innocence de l'époque.? Déjà en 1930, on fabriquait des fakenews, mais seul l'Etat stalinien savait faire! Réalisation appliquée, on sent le métier mais jamais le génie. James Norton peine à rendre crédible cette épopée morbide dans les régions frappées par la famine organisée par le pouvoir central. DVD mars 21
Passionnant, prenant et très intéressant. Très bien mené sous forme d'un thriller rythmé, filmé avec une belle élégance classique et très bien joué, ce film m'a vraiment surpris Ignorant tout de l'existence de Gareth JONES et de son histoire, j'ai été passionné de bout en bout, me demandant même si ce n'était pas un personnage inventé. Et en plus il nous raconte une facette de l'histoire et des comportement des hommes que nous ne devrions pas oublier... A voir avec vos ados!
Holodomor : famine entre 1931 et 1933 en Ukraine, dans le Kouban et en URSS. 7 millions de morts en deux ans pour avoir imposé à marche forcée un système depuis effondré. Fait méconnu des années 1930 et curieusement passé sous silence des cours d'histoire, le film montre aussi les effets détestables de la corruption des journalistes et des politiques occidentaux, manipulés par le gouvernement russe de l'époque. Staline est le grand absent de cette histoire inspirée de faits réels, mais son ombre menaçante plane bien au-dessus de tous les protagonistes. Soit dit en passant, le titre original (Mr. Jones) était mieux choisi. Les images des campagnes ukrainiennes sont affreuses. Le film étant sorti en 2020, soit un peu moins de quatre-vingt-dix ans après les faits, on imagine que beaucoup de gens vivant en Ukraine en 2024 se racontent des histoires de famille de leurs grands-parents et arrière-grands-parents ayant connu cette période. On peut alors comprendre le traumatisme laissé par la Russie, en plus de la guerre déclenchée en 2022. On peut juste espérer que les médias et les politiques font aujourd'hui leur travail en protégeant ces populations, contrairement à leurs prédécesseurs. On ne peut d'ailleurs que souligner le courage de Gareth Jones (interprété ici par James Norton), journaliste qui redort le blason de ce métier par son audace et sa persévérance, malheureusement au péril de sa vie. Seul problème de ce film : on est un peu perdu, par manque d'indications sur le rôle des protagonistes. Ce qui le rend difficile à comprendre, mais mérite de faire un effort. À voir pour comprendre ce qu'est l'holodomor.
Agnieszka Holland dénonce l'Holodomor cette extermination par la faim de millions d'ukrainiens esclaves de la grande Russie afin d'amener les cultures Ukrainiennes en Russie. C'est expliqué de très belle manière via le journaliste gallois Gareth Jones, qui le révéla aux opinions publiques occidentales, sans être véritablement entendu. Un film qui pose beaucoup de questions.. Peut on fermer les yeux sur toutes formes d'inhumanité pour le bien de certains et pour que le commerce fonctionne ? Mais aussi ce que représente l' Ukraine pour la Russie dans l'histoire… Quelques scènes "chocs" n'auraient pas été superflues pour un film de cette trempe.