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Un visiteur
5,0
Publiée le 25 décembre 2006
Très bon moment de cinéma, accessible à tout public. Le film est prenant, l'histoire travaillée mais on ne se perd pas en longueur. Définitivement à voir.
Film noir par excellence, La Femme au portrait nous plonge dans une histoire dynamique qui ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer.
Les acteurs donnent vie à des personnages intéressants, renforçant le suspens du film et l'attachement que l'on ressent envers le naïf Richard, qui se retrouve dans une situation des plus complexes. Le personnage d'Alice Reed crève à l'écran de par son charme naturel et sa personnalité entière.
La question morale mise en cause dès les premières minutes du film le dirige du début à la fin, où l'on se demande comment nos protagonistes réussiront à s'en sortir : le suspens est donc réussi. Celui-ci nous tiens en haleine jusqu'au retournement de situation final surprenant (et que quelque peu métaphorique selon le point de vue de chacun).
En bref, La Femme au portrait est un classique du film noir que je recommande aux fans de suspens et des années 40.
Un polar intéressant et plaisant, raconté avec habileté ; dès la première scène est abordée la question des degrés de culpabilité, ce qui sera un rouage de l’action ; et dès la troisième, après la parenthèse du départ de la famille, celle des rêves et fantasmes refoulés, qui en seront un autre rouage. Ensuite est appréciable une certaine finesse dans la relation platonique et complice des deux protagonistes principaux. Par moments affleurent un peu de magie ou d’émotion. A contrario, les quelques bourdes auto compromettantes du professeur, en manquent un peu, de finesse. In fine, dommage que ce divertissement intelligent et ludique cède la place à une consternante facilité, dans une fin artificielle qui laisse l’impression d’avoir été pris pour un gogo.
Un professeur en criminologie pris à son propre piège! Ou comment brillamment démontrer qu'un quadragénaire tout ce qu'il y a de plus tranquille, bon père de famille, peut, d'un coup, se retrouver assassin, puis essayer de s'en sortir vainement, et maladroitement. Edward est parfait, la mise en scène brillante, on reste suspendu à l'histoire, en se demandant comment il va bien pouvoir s'en sortir. Hélas, le tour de passe-passe final vient gâcher le tout. Sans cette fin, on aurait presque pu parler de film incontournable de l'histoire du cinéma.