Leave No Trace
Note moyenne
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78 critiques spectateurs

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OMTR
OMTR

25 abonnés 263 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2020
Derrière la douleur
Un chef-d'œuvre ! Réalisé par Debra Granik et écrit par Granik et Anne Rosellini, qui est une adaptation magistrale du roman “My Abandonment” – basé sur une histoire vraie – de Peter Rock, et qui rend hommage à la Beauté et à l'Esprit des Forêts, ainsi qu’au Cœur et à l'Ame de l'Oregon “L’Etat des Castors”…
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2018
Ce film, tout en nuances et parfaitement interprété, met en exergue la violence de la société actuelle qui refuse à l'être humain de retrouver simplement ses origines. Qu'il est loin et, semble-t'il, sans retour, le temps de la création de l'homme, libre de toute pression sociétale dans la nature.
Ah, il ne fait pas bon être un Ermite dans nos temps modernes, et quiconque s'y risque sera vite mis au pas...
Est-ce un bien ou un mal ? Le réalisateur laisse chacun libre de juger.....avec ce film éclairant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 septembre 2018
Un délicat et tendre récit initiatique qui m'a touché au coeur, tant je me suis senti connecté à ces deux êtres: un père, emmuré dans un silence autant subi que recherché ; une adolescente idéaliste, qui cherche avec bienveillance et curiosité le mode de vie qui lui ira. Debra Granik filme la nature avec un sens inné de l'immersion ; et elle filme les oubliés de l'Amérique avec un regard plein de bonté qui leur donne grandeur et dignité. Leave No Trace est plus minimaliste, plus lumineux aussi, que Winter's Bone, mais il dégage la même puissance évocatrice d'une Amérique profonde, trop rarement traitée avec justesse au cinéma.
Sylvain M.
Sylvain M.

13 abonnés 169 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 septembre 2018
Une grande déception ! À force de construire le film sur des sous-entendus et des silences, on s’ennuie à cause du manque de fond et de scénario. La photographie et le montage rendent la vision du film assez hachée.
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2019
Joli film.
C'est un film raffiné, subtil, sans méchants, juste des sentiments, des impressions, des personalités.
Les ravages de la guerre.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2018
Cachés dans les bois, un père et sa fille vivent avec leur propre philosophie. Ils parlent peu mais se comprennent et s’aiment. Expulsés du jour au lendemain, on leur propose un toit, une scolarité et un travail. Mais ils n’avaient jamais réclamés cette vie que beaucoup rêverait. Debra Granik décrit un duo en marge de la société qui va devoir vivre avec de nouvelles règles. Les deux personnages vont faire face à conflit intérieur. « Leave No Trace » est une œuvre délicate et personnelle qui pourtant ne cherche pas à mettre la lumière sur les origines de ce père et cet enfant. Il y réside beaucoup de mystère car ce sont les choix suivants qui créent l’intensité du déroulement. La jeune fille découvre une société qu’elle ne connait point et va rapidement passer d’adolescente à jeune femme. La jeune actrice est d’ailleurs le gage d’un nouvel espoir pour le cinéma. Sa spontanéité et sa douceur prennent le pas sur la pointure qu’est Ben Foster. « Leave no trace » redéfinit le sens du mot liberté, notamment lorsqu’on souhaite s’éloigner de la société.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2018
J'avais été enthousiaste quand j’avais vu Winter’s Bone en 2010.
Je dirais qu’on retrouve, une Amérique des laissés pour compte, une bande son de musique country, de grande qualité et une atmosphère semblable; au coeur d’une nature sauvage.
Cette fois, c’est autour de Portland dans l’Oregon.
Un amour fusionnel entre un Papa inadapté (ancien militaire?) et sa jeune fille de 15 ans.
Malgré l’attachement, on sent bien qu’elle s’oriente très progressivement, vers une « autre vie possible » .
Un très joli film, tout en retenue, en délicatesse, isolés du monde ou au milieu de « marginaux » bienveillants
et attachants.
J’ai trouvé le film avec un regard, presque optimiste.
domit64
domit64

74 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2018
L’amour entre ce père veuf, dévasté, vétéran du Vietnam incapable de s’insérer dans la société et sa fille devenue ado est plus fort que tout, mais le restera-t-il ?

Ce film dénonce avec finesse et subtilité la société de consommation, la guerre, les clichés et les avis à l’emporte-pièce.

Vivre librement n’existe finalement pas.

Beaucoup d’émotions, excellemment joué, un film qu’on pourrait qualifier de contemplatif.
A voir sans hésitation.
Gfa Cro
Gfa Cro

60 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 octobre 2018
Vu et avis le 20180926

Très bien fait, très intéressant, j ai bien adhéré au film.

Pour moi, le film n est que très peu sur la relation aux autres et surtout sur la relation père - enfant (fille ne me semble pas avoir d importance), un peu sur l adolescence, pas mal sur le mal vivre - les restes de traumatisme (peu importe lequel mais l article de journal sur la vague laisse supposer que quelque chose de grave a est passé et que le père n en est qu une victime parmi plusieurs - qui a choisi l ostracisme comme échappatoire).

Ce film est une sorte de fable, je ne pense pas qu il cherche à prétendre représenter une réalité mais une possibilité. Finalement leur vie est assez idyllique ; ils réussissent très bien à vivre leur vie, elle n a pas l air assez contraignante. Je pense que si le film aborde peu l aspect manuel de survie dans les bois, c est parce que ce n est pas son but. Les bois sont juste un contexte, une explication parmi d autre sur la situation.

Pour moi, le film raconte l adolescence dans le sens prise d indépendance, lorsque l enfant et le parent n’ ont plus forcément le même but et que leur relation fusionnelle s effiloche. Tom, la fille, semble à la recherche de relation sociale : elle espionne les ouvriers forestiers, elle lit près d un chemin probablement pour voir passer les gens - les joggers, j imagine que durant la période bois il y a d autres traces que j ai oubliées telles que ce qu elle lit, raconte à son père, sa relation aux animaux. Lorsqu elle est ramenée vers la société on voit bien à quel point elle est à l aise, qu elle n a pas de souci de socialisation. Elle craint le regard de ses futurs camarades de classe, elle se projette dans l avenir.

Will est le contraire: il vaque à ses occupations dans les bois, il a réponse à tout, des solutions pour tout, est ouvert. Et il se referme, se tait face à la modernité, face à autrui autre que tom. Il est à son affaire dans les bois mais devient absent de sa propre vie dès qu il n y est plus. Je pense qu il vit au jour le jour, sans but.

Bien sur que le film est plus riche que ça : le regard des autres, l intrusion de la société dans la vie de certaines personnes sans légitimité. Voire le film montre peut être justement le contraire, que Tom a besoin de cette intrusion alors même qu elle ne le savait pas. Que la société protège parfois efficacement les gens contre eux-mêmes, qu elle a au contraire sa pleine légitimité à entrer ainsi dans la vie de Tom et will.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 novembre 2018
Le cinéma indépendant est captivant, cette intrigue dramatique m’a plue, un père et sa fille vivent dans la forêt pour diverses raisons qui les ont amenées ainsi telles des bohèmes de la marginalité, entre une solide relation et des chemins séparés tout en profondeur.
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2018
Longuet et quelque peu soporifique car très peu d'action et pas vraiment de rebondissements susceptibles de tenir en haleine. Le cadre de départ est ainsi posé : un père et sa fille retirés du monde. Un choix du père manifestement et qui est consécutif à une certaine névrose, séquelle de la guerre pour cet ancien vétéran. Le scénario nous confrontera peu à peu à l'adolescente qui ne semble plus trop goûter à cette vie en milieu naturel et habitat plus que précaire ou tout au moins voudrait aussi goûter autre chose. Mais jamais un mot plus haut que l'autre entre ces deux-là. Ils se comprennent. Il s'aiment. Tout est dit. Je me trompe peut-être mais il me semble que l'illustration musicale du générique de fin pourrait être la chanson "Morgane de toi" (1983), en anglais ici et par un autre interprète que notre Renaud. Si c'est bien ça, ça souligne de nouveau le fil conducteur du sens profond de ce scénario : l'amour filial. Mais hélas, manque de rythme, d'intensité, d'intrigue... de contenu tout simplement. Un cadre de départ ne suffit pas.
Le raleur
Le raleur

3 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2018
Vendredi 28 septembre 2018 : film très réussi et vraiment réaliste.
J'ai pensé à la forêt d'émeraude peut être grâce à l'esthétique soigné.
Alice025

1 895 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2018
Un thème à la « Captain Fantastic » mais en version moyennement réussi. Ben Foster incarne le rôle d'un père vivant avec sa fille dans la forêt, ils vont devoir se réintégrer à la société. La difficulté du père à s'adapter n'est pas la même que pour sa fille, creusant un écart entre eux. Le sujet est attrayant mais il y a un gros manque de rythme, ce qui fera décrocher plus d'un spectateur. C'est dommage car la fin est assez émouvante mais le traitement de l'histoire est trop fade à mon goût.

cinephile-critique.over-blog.com
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 792 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 novembre 2020
Au final, déçu par ce film qui se veut un peu un "Into the Wild" de notre époque entre un père et sa fille. C'était assez prometteur avec un bonne photographie, un côté indépendant et pas tape à l’œil. Hélas, ça traine un peu trop et c'est répétitif. J'ai d'ailleurs pas trop compris certaines décisions prises dans l'histoire mais ça c'est un autre sujet. Par contre, la jeune actrice est vraiment incroyable et c'est un petit mot. Elle m'a scotché et pourtant, je regarde des longs métrages depuis des années et quasiment tous les jours. En fait, en soit "Leave no Trace" a un gros potentiel mais ne l'exploite pas entièrement et c'est ce qui est encore plus frustrant. Gros point noir, aucune bande originale, ce qui est vraiment dommage. On peut en mettre de manière subtil sans être insistant. Je suis partagé du coup mais bon, personne n'est parfait donc voilà. A vous de voir maintenant. 11/20.
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2018
Fort est de constater que le rapport à l’exclusion et à la protection de l’enfance n’est pas du tout construit sur les mêmes paradigmes en France et aux Etats-Unis. Le film se situe justement en Amérique et met en scène un père et sa fille, qui vivent cachés dans un parc public, au milieu de personnes SDF. On comprend très vite que la peur qui pousse cet homme à se cacher et à errer d’un lieu a à voir avec son passé de vétéran où il a manifestement développé des comportements paranoïaques. Parce qu’il est militaire, l’Etat lui est reconnaissant et prévoit des dispositifs de compensation et d’accueil pour aider à une reconstruction. Mais les plaies de ce père sont trop vives. Et malgré l’espace de resocialisation qui lui est offert, l’homme décide de repartir dans l’errance avec sa fille.

« Leave no Trace » est tout à la fois un film sur les altérations mentales provoquées par la guerre, les errements et les dispositifs offerts par les institutions américaines pour ce type de cas, et la relation père-fille où l’un impose à l’autre son choix de vie. Il y a beaucoup de dignité et de beauté dans la façon de regarder le couple constitué de cet homme aimant et blessé et cette jeune-fille, intelligente, partagée entre son besoin de grandir dans la sécurité et l’amour pour son père.

C’est un sujet rare et sensible au cinéma. La façon dont les deux comédiens s’emparent de ce rôle est tout à fait remarquable. Le film ne faillit jamais au mélo, à la caricature ou au jugement. On observe avec émotion ce duo occupé à se soutenir l’un et l’autre et à essayer de se trouver une place qui tienne compte des choix de l’un et l’autre. La mise en scène échappe au psychodrame et choisit plutôt une lecture plus proche de l’ethnologue que du romancier. On découvre avec beaucoup d’intérêt comment des communautés gèrent leur différence en s’installant dans des modes de vie alternatifs, certes précaires, mais acceptés comme tels au sein de la société américaine.
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