Bécassine!
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155 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 août 2019
Vaste campagne publicitaire pour, on le croirait, une nouvelle pièce formidable de la Comédie-Française, Bécassine ! ainsi cuisinée à la sauce moliéresque décadente ne donne, en bouche, qu’une impression de mélasse insipide où les emprunts se heurtent à la préciosité environnante. Dans un mépris total de son matériau d’origine, les Podalydès refusent toute l’âpreté de la bande-dessinée pour, en lieu et place, ne rapporter que le pittoresque d’une province bariolée comme jamais. Depuis la cambrousse, la tour Eiffel semble si loin. Constat réversible : depuis les hauteurs parisiennes de la doxa poudreuse, la réalité des terroirs paraît insondable. Du Finistère, il ne reste rien, ou si peu. Le costume d’une bécasse aux couleurs criardes. Bécasse qui, à l’heure du féminisme bon marché, voit sa naïveté et sa gaucherie censurées. Ainsi, notre héroïne passe d’un plan à l’autre sans influencer l’intrigue principale ; et le spectateur, ahuri devant un spectacle qu’il ne comprend pas, s’efforce de retrouver l’âme d’un personnage de papier qui, en prenant chair et os, s’est vidé de sa substance. On a vraiment l’impression d’assister aux tribulations d’une troupe qui ne connaîtrait que Molière et se montrerait incapable de jouer autre chose, au point d’ingurgiter la matière bretonne à des fins intellectuelles et sanitaires. Bécassine ! cru 2018 frotte, lave, décrasse son matériau pour n’en livrer qu’un produit aseptisé et vain. Voilà un film ancré dans un terroir et qui, néanmoins, ne sent rien, ni la terre, ni l’air salé. Et pitié : laissez tranquilles Max Richter et sa somptueuse recomposition des Quatre Saisons !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 juin 2018
Pour une fois un film qui fait oublier le monde réel, c est frais, certains vont trouver cela sans saveur, mais c est un film chargé d émotion, de chaleur humaine, une Becassine pas si bécasse que cela, un film un peu décalé, un film qui fait du bien, et puis j adore Becassine et ses aventures depuis toujours, merci à tous les acteurs pour cet instant d évasion
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 juin 2018
Désolant. Affligeant. Quel public est visé ? Les lectrices de la semaine de Suzette qui avait 10 ans avant la guerre de 14 ? Les amateurs de stéréotypes véhiculés de génération en génération ? Les nostalgiques d'une société française formées de castes sociales et raciales ? Le droit à l'oubli doit s'appliquer. Sinon, pourquoi pas un film dans lequel le pittoresque Banania serait le héros ?
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 juin 2018
juste pour Karin Viard, la musique et la photographie, sinon c'est vraiment pas dingue ! mais on ne passe pas non plus un mauvais moment en soit
guy m.
guy m.

9 abonnés 76 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 avril 2019
Mon a-priori favorable n'a pas résisté à la mollesse du récit. D'un film qui aurait pu être léger et pétillant., il ne reste qu'une histoire sans sel.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2018
On pourra trouver ce film trop gentillet, enfantin, un peu benêt mais Podalydes assume ses partis pris et livre un film gentiment loufoque et fantaisiste, une sorte d'hymne à l'innocence et à l'enfance servi par des acteurs cabotinnent juste ce qu'il faut à l'exception d'une Karine Viard en roue libre. En évitant de faire de son héroïne une idiote, Podalydes réussit même à se montrer subtil dans le traitement de ce personnage au premier abord si caricatural. Bref Bécassine est un film léger et agréable. Plaisant même s'il serait exagéré de parler de grand cinéma.
Maryane75
Maryane75

21 abonnés 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2018
Très honnêtement j'avais peur de m'ennuyer comme un rat mort mais absolument pas.
Cette Bécassine de Bruno Podalydès interprétée par Emeline Bayart m'a beaucoup plu et je l'ai trouvé très attachante.
Excellent casting.
Je suis née au tout début des années 60 et il y avait des originaux de BD de Bécassine chez mes grands-parents.
J'aime toujours le personnage plus de 50 ans après.
:D
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juillet 2018
Seconde adaptation de la bande dessinée de Jacqueline Rivière et Émile-Joseph-Porphyre Pinchon (la première datant de 1940 et étant signée par Pierre Caron avec Paulette Dubost dans le rôle-titre), le Bécassine ! de Bruno Podalydès est une jolie histoire pleine de fraicheur qui bénéficie d’une réalisation très appliquée (les couleurs sont parfaitement exploitées) et d’un casting constitué d’acteurs nous faisant partager leur plaisir apparent (Émeline Bayart dans le rôle de Bécassine, Karin Viard, Denis Podalydès, Bruno Podalydès, Michel Vuillermoz, Josiane Balasko, Claude Perron et la petite Maya Compagnie). Malgré un léger essoufflement du scénario dans la dernière partie, le film de Bruno Podalydès est donc un petit moment de plaisir rafraîchissant qu’il serait idiot de se refuser (et surtout de boycotter comme le voudrait un mouvement indépendantiste breton qui, bien sûr, n’a pas vu le résultat).
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2025
Quel plaisir que de voir Bécassine sur grand écran... alors pour être honnête, je ne connaissais pas grand chose d'elle à part la chanson de Chantal Goya -_- alors j'ai évidemment été ravi de découvrir l'histoire de cette jeune gourde bretonne. En plus au casting, on retrouve Viard et Balasko, deux de mes actrices favorites alors que demander de plus ?? Je me suis bien amusé, j'ai bien profité de l'ambiance 'campagne bretonne' et j'en suis ressorti avec le sourire... merci la Bécasse !
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juillet 2018
C'est une très bonne idée d'avoir remis au goût du jour cette Bécassine.
J'ai adoré cette nouvelle mouture du réalisateur.
C'est frais, léger, plein de charme et de poésie, et l'ambiance d'il y a un siècle dans la campagne Bretonne et bien c'est délicieux.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2018
Bécassine est née un jour où des bécasses ont pris leur vol. Elle grandit dans une ferme bretonne et chérit particulièrement son oncle Corentin.

Devenue adulte, elle décide de partir à Paris. A peine partie, elle croise le chemin de la marquise de Grand-air et de son conseiller Mr Proey-Minans. Ils viennent de renvoyer la nounou de la petite Loulotte, une enfant qu’ils ont adoptée. D’emblée Bécassine est douée pour s’occuper du bébé. Elle est alors engagée par la marquise.

Commence une nouvelle vie dans la propriété de sa patronne, avec les autres membres du personnel.

J’ai trouvé ce film très plaisant, tour à tour poétique, burlesque, décalé (je pense qu’on peut aimer ou non le ton pris par la comédie). Avec Bruno Podalydès on a parfois le sentiment d’évoluer dans un monde parallèle ; ici dans un univers empreint de gentillesse, de débrouillardise se terminant par une happy end.

C’est une parenthèse sympathique pour commencer l’été.

Mon blog : larroseurarrose.com
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juillet 2018
Bécassine (Emeline Bayart) est née dans un foyer modeste. Son oncle Corentin (Michel Vuillermoz) tente sans y parvenir à la guérir de son indécrottable naïveté. Bécassine n'a qu'un rêve : quitter sa Bretagne natale et découvrir la capitale. Mais, en chemin, elle est recrutée par la marquise de Grand-air (Karin Viard) et par M. Proey-Minans (Denis Podalydès) qui viennent d'adopter la fille de leur jardinier. Bécassine va se révéler une nourrice aimante et une domestique pleine de ressources tandis que ses maîtres ont maille à partir avec un marionnettiste grec peu scrupuleux (Bruno Podalydès).

Gaston Lagaffe, Lucky Lucke, Astérix, Spirou, les Bidochon, les Schtroumpfs... il n'est quasiment aucun héros de bande dessinée française (et belge) qui n'ait donné lieu, avec un succès variable, à son adaptation cinématographique. La recette est paresseuse qui consiste à parier sur leur popularité pour espérer attirer les foules. C'est exactement le même principe qu'Avengers et ses avatars suivent d'ailleurs aux Etats-Unis.

Sans doute le même soupçon d'opportunisme peut-il peser contre le dernier film de Bruno Podalydès. Sauf que le réalisateur de "Versailles Rive gauche", "Liberté-Oléron" et "Adieu Berthe" n'est pas le premier venu, qui a tissé depuis plus de vingt ans, une œuvre d'une grande cohérence caractérisée par son humour décalé et sa grande tendresse. Aussi, qu'on lui ait confié le soin de porter à l'écran cette icône de la culture populaire n'est-il pas sans pertinence.

Témoignage de la collision de deux mondes, de deux classes, le bon sens de la paysannerie d'un côté, la sophistication de la bourgeoisie urbaine en plein essor qui découvre avec ravissement le confort de la modernité (l'automobile, l'électricité, l'eau courante...), Bécassine née en 1905 de la plume de Jacqueline Rivière et de Joseph Pinchon est un personnage de son temps, cette Belle-Epoque que Bruno Podalydès avait déjà filmée en adaptant l'œuvre de Gaston Leroux ("Le Mystère de la chambre jaune", "Le Parfum de la dame en noir"). Mais c'est aussi un personnage intemporel qui, comme Tintin, séduit les petits et les grands à travers les âges.

Le personnage a deux volets. À première vue, c'est une cruche, une bécasse. Quelques bretons régionalistes bas du front s'y sont arrêtés pour critiquer sans l'avoir vu ce film, invoquant une scandaleuse atteinte à leur identité picrocholine. Mais si Bécassine est naïve, elle est plus que cela. Sa naïveté révèle la pureté de son cœur. Son absence de malice ne fait pas d'elle une idiote ou une simple. Car Bécassine a du bon sens, de l'énergie et de l'amour à revendre.

Le personnage, donc, est attachant, sans même qu'il soit besoin d'évoquer sa robe verte blanche et rouge. Mais le problème est qu'un personnage ne suffit pas à faire un film. Il faut le mettre en action, lui faire jouer une histoire. Hélas, "Bécassine !" en est cruellement dépourvu. Sans doute est-il construit autour du couple que la domestique zélée joue avec la petite Loulotte. Les mésaventures de la frivole marquise de Bel-Air viennent étoffer le récit. Mais, la succession de saynètes, empruntées en désordre à la trentaine d'albums que compte la série, ne suffit pas à construire un récit. "Bécassine !" dure une heure et quarante deux minutes. Il aurait pu en durer vingt de plus ou de moins, avoir une suite... ou pas.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2018
Inutile d’avoir lu la bande dessinée éponyme (scénario de Jacqueline Rivière et dessins d’Emile-Joseph-Porphyre Pinchon) qui parut en 1905 dans « La semaine de Suzette ») et qui fera l’objet, à partir de 1913, de 25 aventures [de « L’enfance de Bécassine » (1913) à « Bécassine en roulotte » (1939)], scénarisées par Caumery pour apprécier (ou pas !) le film. Bruno Podalydès en fait une synthèse, à partir de l’enfance de Bécassine (de son vrai nom Annaïk Labornez), où elle lit les contes de Perrault, son voyage pour Paris, très vite écourté (il lui restait encore 473 km à parcourir !) car embauchée par la marquise de Grand-Air (Karin VIARD), pour être la nourrice de Charlotte dite Loulotte, bébé qu’elle a adopté. Bécassine (excellente Emeline BAYART) fait preuve de beaucoup d’imagination, d’inventivité et de générosité pour faciliter son travail et celui des autres domestiques de la marquise (biberon automatique, appareil à pâtisserie, etc.). La vie au château est égayée par la venue de Rastaquoueros (Bruno PODALYDES), escroc (réminiscence du Rastapopoulos d’Hergé ?) et marionnettiste. Le film a beaucoup de charme et Bruno Podalydès a su recréer un monde qui n’existe plus (métaphore de l’enfance ?), d’avant la modernité mais sans être, ni passéiste, ni nostalgique ( spoiler: découverte par Bécassine de l’eau courante, de l’électricité et du téléphone
) et y introduire des grains de folie avec ses personnages fantasques tels que Monsieur Proey-Minan (sic) (Denis Podalydès) qui se bat avec Rastaquoueros [dont le nom est déformé au cours du film, tel celui du capitaine Haddock par Bianca Castafiore dans « Les bijoux de la Castafiore » (1963) d’Hergé] à coups de tapettes à mouches, Mademoiselle Châtaigne (Josiane BALASKO, prolixe en métaphores et défaitiste). .
Ludovic C.
Ludovic C.

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2018
Bsr, a été voir Bécassine.

Superbe, vintage, de la profondeur.
Sensibilité...
Je me suis vraiment cru dans les années 50..

Je ne sais pas s'il peut être primer.

Vraiment apprécié.
Romain C.
Romain C.

93 abonnés 867 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2018
Bécassine! est une comédie légère déclenchant de temps en temps un sourire mais est aussi enfantin malgré une belle histoire (très bien pour des enfants ) .
Il n'y a pas véritablement de rebondissements ,le scénario est bon mais prévisible ,il y a juste une surprise et c'est d'ailleurs cette surprise qui "valide" que c'est un film pour enfants (je n'ai pas lu les BD bécassine donc peut-être que ce film plaira au fan de Bécassine ) .
Une chose très positif dans cette critique est le casting composé de Bayart , Vuillermoz , Balasko ,les frères Podalydès ,Viard (tous sont très bon mais Karin Viard est irremplaçable pour ce film et personne d'autres ne peut être aussi bon dans le rôle de Josiane Balasko ) .
Ce n'est pas désagréable mais il n'est pas important de le voir .
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