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Blog Be French
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4,0
Publiée le 16 décembre 2018
Très belle surprise que ce Bécassine ! Casting impeccable, direction d’acteurs remarquable, des plans d’une beauté solennelle... L’histoire d’un rêve remplacé par un autre, le bonheur dans la singularité.
Ce film est frais,charmant,un peu nunuche mais on en sort avec le sourire.C'est important.Karin Viard en marquise est délicieuse.N'ayant pas lu une seule "BD" Bécassine,je ne peux avoir de comparaison avec la véritable Bécassine.
Bruno Podalydès nous offre une Bécassine (excellente Emeline Bayart dans le rôle) débordante d’affection pour ses parents paysans, dont elle va toutefois s’éloigner car désireuse de faire carrière à Paris, pour son Oncle Corentin (Michel Vuillermoz, très bon également lorsqu’il se fond avec le paysage et s’adonne à ses activités de chasseur), pour sa Loulotte, la petite fille adoptée par la famille de Grand-Air ainsi que pour toute la maison dans laquelle elle est embauchée et même pour Marie Quillouch (surprenante et enlaidie Vimala Pons !) qui lui jalouse son nouvel emploi au château. Bécassine c’est ça, une femme-enfant naïve, gentille avec tout le monde, et ça, c’est bien rendu ! En revanche, ce qui s’éloigne pas mal de la BD, c’est qu’ici notre bretonne préférée n’est pas si cruche que cela et invente même des objets facilitant le quotidien de tout un chacun ! De plus, le scénario traîne en longueur à partir du deuxième tiers mais il n’empêche que l’on suit les aventures de cette bigoudène avec plaisir d’autant que les occupants du château sont tous très bons : Denis Podalydès et Karin Viard, le comptable et énamouré et la marquise, Bruno Podalydès en Rastaquoueros, escroc grec de première, ainsi que le petit personnel joué par Josiane Balasko, Isabelle Candelier, Philippe Uchan et surtout Jean-Noël Brouté en Hilarion !
Ce film semble un peu au raz des pâquerettes mais en fait non et il est poétique et drôle et casse un peu l'image d'une bécassine stupide et grossière support d'un réel racisme anti-breton. Tout cela c'est de l'histoire ancienne et l'on doit faire un bond de plus de 100 ans en arrière pour comprendre ce film. Le ton est très juste, léger, champêtre, bretonnisant mais pas tant que cela, ça pourrait se passer dans presque tout les coins de France. La domesticité et les débuts de l'automobile avec un un chouïa de la paillardise, de l'intransigeance et de la vénalité de l'époque. Il y a plus de choses qu'au premier abord et sans tellement d'excès avec des idées amusantes plus ou moins pertinentes mais qui donne une belle allure à ce film . Une légèreté qui n'est pas au goût du jour mais qui est, avec Bécassine la naïve, pleine de bienfaisance.
Totalement soporifique, jamais drôle, je suis totalement passé à côté de ce film. Probablement parce que j'ai trouvé le côté "brut de pomme" du personnage principal assez déplaisant. Et pourtant je suis très client du cinéma de Bruno Podalydès. C'est certainement un film qui ne m'était pas destiné.
Une adaptation tout simplement rater qui offre tout de même un jolie role pour Emelyne Bayar qui brille de milles feu dans ce costume, et un excellent second rôle à Karin Viard, délicieuse en comtesse. En dehors de cela, le reste est plat et insipide.
Après toutes les déconvenues récentes, qu’il s’agisse de Gaston Lagaffe ou de Spirou, les adaptations de bande-dessinée “traditionnelles� (Valérian étant donc hors-concours) sont devenues des objets de méfiance et de ricanements et voilà que c’est au tour de leur arrière grand-mère à tous, celle qui a préfiguré à la fois la BD telle qu’on la connaît aujourd’hui et la Ligne Claire popularisée par Hergé, de passer à la casserole. Vu que le personnage est apparu en 1905 dans les pages d’un hebdomadaire pour petites filles, on peut estimer que je ne suis définitivement pas d’une quelconque “Génération Bécassine� : d’ailleurs, j’ai l’impression qu’ils sont tous morts il y a bien longtemps, ceux de la génération Bécassine. A mes yeux, elle est juste un personnage physiquement très reconnaissable dont, pour ce que j’en sais, les principales caractéristiques sont la maladresse et la stupidité de la plouquette qui se retrouve parachutée dans le Beau Monde : logique à une époque où, faute d’avoir déjà découvert les Belges, les Parisiens se rabattaient sur les Bretons. Cette vision semble toutefois réductrice et ce n’est d’ailleurs pas l’image que cette adaptation, confiée pour une fois à un auteur ayant quelques chouettes sorties à son actif et pas à un simple yes-man, souhaite faire passer : Bécassine n’est pas “bête�, tout au plus naïve et candide : elle s’émerveille des prouesses de la technologie de la Belle Epoque mais invente elle-même des dispositifs ingénieux dont elle ne songe pas une minute à tirer le moindre profit financier. Elle fait confiance à sa bonne étoile, ne se démonte pas devant ses échecs, bref, Bécassine est une sorte d’Amélie Poulain de province, en moins irritante. Du coup, il se dégage tout au long du film une douce fantaisie poétique, un optimisme indéfectible, comme une sorte de fantasme d’un monde où tout serait simple et se terminerait en chansons : le même genre d’état d’esprit en fait, sous couvert d’un personnage connu de la culture française, qu’on rencontrait dans de précédents films de Podalydès, dont l’irrésistible ‘Comme un avion’, avec quelques gags visuels et des personnages colorés pour faire bonne mesure et complaire aux enfants.
Tout en étant un très bon client des comédies françaises, je ne trouvais pas vraiment utile de ce film parce que basé sur cette BD avec des clichés qui résistent mal au temps. Allons y tout de même ! ce film qui vient de sortir va très mal vieillir, non seulement, il ne parvient pas à complètement éviter ces clichés province/paris mais il ne parvient pas à être drôle. Nous sommes à une distance sidérale des Ch'tis qui a su fait rire les Ch'tis alors que celui-ci n'amuse pas les bretons.
Un magnifique instant de bonheur et de fraîcheur avec une Bécassine revisité par Bruno Podalydés. Une petite merveille pour nous éblouir de nos souvenirs d’enfance. Des acteurs exceptionnels Une réussite !
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4,0
Publiée le 12 août 2020
La tentative de Podalydès est une grande tentative. Les images sont lumineuses, les personnages évoluent dans un paysage presque magique et une poésie nostalgique se dégage de certaines séquences : la lanterne magique, les ballons, le bal aux personnages de dessins animés. Tout cela et plus ont un charme désuet des choses d'un passé lointain. Karin Viard principalement dans les premières scènes est une marquise très distinguée. Emelyne Bayart qui n'est pas très connue a bien interprété le personnage principal. En revanche sa méchante cousine Marie Quillouch ne plisse pas les yeux et devient un garçon manqué et dommage que l'oncle Corentin ne porte que le costume breton au début. Bécassine a sa propre logique. C'est la principale source de la bande dessinée dans les albums et dans ce domaine les gags sont rares : l'excellent bavoir et un gag bâclé et celui de Bécassine avec les problèmes de vocabulaire ne rentrent pas dans l'image. Bécassine est une nounou à tête de bulle et elle est censée avoir gardé son langage paysan et son accent rustique ici trop raffiné. Mais Bécassine comparé à de telles catastrophes tel que Spirou, Boule Et Bill, Iznogood ou Gaston la Gaffe peut être considéré comme un travail réussi. Mais pas en tant que personnage censé vous faire rire de bon cœur...
Film très drôle et émouvant. Le jeu des acteurs est parfait, le scénario bien pensé. Merci Mr Poladylés d'avoir refait vivre ce personnage de nos jeunes années.
Film plein de fraîcheur et de fantaisie. Les décors sont superbes. La fin est moins bonne que le début et le milieu du film, cela dit, on passe un moment agréable en famille.
Je ne m'attendais à rien et c'est dans ces moments là qu'on est le plus agréablement surpris. Le film possède une ambiance propre à lui, légère et sensible, qui marche très bien. Le film reste quand même un peu trop décousu. Je le vous conseille et à voir avec des enfants!
Une comédie qui ne doit son intérêt qu'au personnage de Bécassine, héroïne de bande dessinée du début du XXeme siècle simple et quelque peu naïve et candide incarnée par la convaincante Emeline Bayart. Une atmosphère générale bon enfant avec des acteurs impliqués dans leur rôle (notamment Karin Viard, Denis Podalydès et Michel Vuillermoz) ce qui constitue un ensemble pas désagréable du tout mais pas non plus marquant. Un film correct mais pas inoubliable pour autant.
Le thème pourrait sembler gne gne, il n'en est rien. Ce film est un petit bijou de drôlerie et de tendresse. Les acteurs sont excellents. Pour petits et grands, et c'est ça qui est bien aussi, les enfants vont beaucoup aimer. Un film qui sait être réellement familiale, ce n'est pas si courant.