Pentagon Papers
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 février 2018
Film incroyable, racontant une histoire allant au delà du scandale ayant secoué la maison blanche il y a presque 50 ans, car il expose également l'histoire de l'émancipation des femmes, parle de courage, de lutte avec le pouvoir, et j'en passe... Le tout ficelé par un spielberg inspiré, accompagné d'une Meryl Streep flamboyante et d'un Tom Hanks toujours aussi bon... A voir!
Cineseba
Cineseba

51 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2018
« Captivant ! Le film relate un fait historique sur le scandale d’Etat américain autour des rapports et des documents détaillés ultra-secrets, volés et publiés pour faire éclater la vérité et les secrets sur la Guerre au Vietnam et dénoncer les mensonges des gouvernements qui savaient que cette guerre était déjà vouée à l’échec. Le Président Nixon intervient pour que la justice interdise de nouveaux articles. À la fois interessant et complexe, ce film est riche en réflexions sur la place de la presse dans la société et son rapport avec le pouvoir. Le film « Pentagon Papers » est bien d’actualité, la phrase qui m’a le plus marqué dans le film, est : « La presse a été créée pour protéger les gouvernés, pas les gouvernants ». Justement, le réalisateur Steven Spielberg dénonce implicitement que les hommes politiques peuvent mettre en danger la démocratie, la liberté d’expression face aux critiques virulentes du Président Trump à l’égard des médias. Je pense aussi aux journalistes d’investigation qui ont pour rôle de montrer la réalité sur les actions politiques, les nouvelles lois, sur les revers des entreprises par rapport à l’écologie ou aux pays pauvres, par exemple, « Cash Investigation » avec Élise Lucet. Comment alors concilier entre le pouvoir, le devoir d’informer et la liberté d’expression et d’opinion, d’où la question d’objectivité ? Que penser lorsque le pouvoir intervient pour museler la liberté de la presse ? Et, on n’oublie pas les fake news dans les réseaux sociaux. Fascinant, ce film ! Meryl Streep, toujours classe, magistrale, Tom Hanks toujours imposant ! J’ai bien aimé ce film ! Interessante découverte sur un fait méconnu durant la présidence de Nixon ! »
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 février 2018
La défense de la figure de la femme, une première chez Spielberg, est sans doute le point le plus fort de Pentagon papers. Incroyablement, après plus de quarante ans de carrière ce n'est que la troisième fois qu'une femme porte le poids d'un de ses films (les autres, Sugarland express et La couleur pourpre) Le texte de Liz Hannah rafraîchit le style académique du réalisateur. N'oublions pas qu'on parle de l'homme qui avait créé les blockbusters dans les années 70 avec Les dents de la mer. C'est à dire, l'art de Spielberg a influencé énormément le concept d’académisme, pas à l'envers.

La femme n'est plus un personnage plat. Pour une fois le réalisateur met en lumière une actrice de registre impeccable qui enrichît le développement de son personnage, personne d'autre que Meryl Streep. Dans le rôle de Kay Graham, propriétaire du Washington Post, elle joue une femme indécise et craintive qui doit face à l'élite machiste qui ne la permet jamais de s'exprimer au-delà des fêtes qu'elle donne chez elle. Le changement de mentalité de cette femme arrive sans que le film lui fasse des fausses éloges.

Parce qu'on ne parle pas d'une héroïne décidée et déterminée. Au contraire, le film ne cache pas que cette femme appartenait à une élite aisée qui se voyait renforcé par son amitié avec différents membres du gouvernement. Quand la liberté de presse est mise en danger, sa première inquietude n'est que les chiffres et son imminente sortie en bourse. La clé pour qu'elle soit du coté des droits fondamentaux n'est que strictement personnelle: la trahison de son ami, Robert Mcnamara, Sécrétaire de la Défense, qui aurait laissé le fils de cette dame partir au front même s'il savait que la guerre était perdue depuis longtemps.

Le courage de cette femme, ce moment où elle assume son pouvoir et elle tient les rênes de la situation, sort à la surface dans la scène la plus remarquable du film. Seule dans son bureau, on voit Meryl Streep collée au téléphone en pleine discussion de groupe. De l'autre coté de la ligne, les éditeurs et le cadre administratif. Au même temps que la femme essaie de faire le choix correcte, les plans des autres personnages défilent sur l'écran. On trouve chaque acteur seul dans un premier plan regardant le point où Meryl Streep fera apparition dans le plan suivant, changeant de position à mesure que la caméra survole la pièce par-dessus de sa tête. Spielberg transforme le manque d'action en dynamisme grâce à sa connaissance de la caméra.

Pour couronner le tout, la scène finît avec Streep en état de grâce, qui, en totale maîtrise de ses capacités, laisse que la réplique finale s'échappe en bégayant de ses lèvres "Faisons-le. Publions!" Une capacité pour réussir une performance qui ne devrait pas nous surprendre après plus d'une vingtaine de nominations aux Oscars. Pourtant, on reste bouche-bées quand on constate un tel contrôle des expressions et des gestes, a priori banales, comme fermer une porte pour retourner avec ses invités. Fermeté, courage, peur, conscience et même des indices de regret, tout ceci nous transmet Meryl Streep en cinq secondes, à peine, dès qu'elle raccroche le téléphone jusqu'à qu'elle sort du bureau.

Mais le personnage de Streep n'est pas la seule femme en lutte à être représentée dans le film. On a aussi les rôles secondaires et même les figurantes. Toutes font partie d'un sentiment de sororité présent dans le texte. Dans le premier acte, une scène qui a passé inaperçu montre Meryl Streep aux portes de la salle où elle se réunit avec ses actionnaires. Les épouses, qui attendent dehors, se tournent vers cette femme qui dirige le journal le plus important de la ville et elles lui ouvrent le passage, la regardant avec admiration. Une fois qu'elle traverse les portes, elle doit sinuer autour des hommes qui le tournent le dos et qu'à peine la regardent.

Un autre clin d’œil à la lutte des femmes est l'assistante de Meryl Streep, qui coupe le speech de sa patronne pour éviter que les hommes prennent par téléphone la décision qui ne correspond qu'à elle. On est surpris de voir Sarah Paulson réduite à un rôle de femme de foyer dans trois scènes jusqu'à que la surprise arrive. spoiler: C'est son personnage qui ouvrira les yeux à son mari, Tom Hanks, en ce qui concerne les obstacles auxquels une femme doit faire face dans le monde professionnel, peut importe sa classe sociale. Hors question d'attribuer à l'homme le rôle de sauveur dès un point de vue condescendant
. La scénariste se réaffirme dans ses convictions et la figure de la femme se crée dès la dignité. spoiler: La travailleuse du Tribunal qui va juger Meryl Streep la guide et elle profite pour lui montrer son respect avant de se faire engueuler pour son chef. Entre les manifestants aux portes du Tribunal, une chaîne de femmes, main sur la main, créent un passage pour la sortie de la femme convoquée en justice.


spoiler: Le verdict du jury sera récité par une éditrice du journal qui l'entend au téléphone. Un speech tire-larmes à la façon Spielberg, toutefois, justifié. Pentagon papers n'était qu'un scénario rangé dans un tiroir jusqu'à la victoire de Trump, le déclencheur pour que Spielberg le rend prioritaire et pour qu'il fasse le film en trois mois. La prise de pouvoir de Trump, dans un climat d'intoxication et de fake news sont a l'opposée des principes des pères fondateurs du pays, comme le film nous le rappelle dans les phrases de l'éditrice qui transmet ce message de justice, rigueur et liberté de presse.


Pentagon papers est une rébellion de Spielberg contre Trump, un rappel des erreurs qui ont provoqué la chute des mégalomaniaques comme lui. Tout au long du film on attend les fichiers audio de Nixon et on ne voit que sa silhouette, de loin. Quelque chose de similaire à l’exercice que le réalisateur Steve Mcqueen avait fait avec les enregistrements de Margaret Thatcher dans Hunger. spoiler: On entend Nixon donner l'ordre de détruire le journal juste avant la dernier scène du film: L'agent de sécurité dans les bureaux Watergate qui appelle la police ayant découvert de cambrioleurs
. Le rideau tombe et c'est le message que le réalisateur envoie au président qui reste: Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera. ///////////// Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
Rudy M
Rudy M

81 abonnés 961 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2018
J'ai été déçu de ce film au vu des critiques dithyrambiques ainsi que des acteurs qui y jouaient ! Je n'ai pas trouvé le film emballant et une fois le sujet mis en avant je n'ai pas trouvé l'intrigue interessante bref déçu
Françoise P.
Françoise P.

5 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2018
Film d’enquête dans le milieu du journalisme et de la politique. Les faits sont anciens et pourtant tellement actuels. Tom Hanks et Meryl Streep sont formidables. Avoir et revoir.
Victor M.
Victor M.

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2018
Superbe réalisation de Spielberg, sur un sujet passionnant avec un casting digne de ce nom. Avec ce film nous en tirons une belle morale après l'avoir vu. Même si les scènes sont presques identiques et que l'on ne comprend pas tout au commencement. Néanmoins je le conseille fortement.
Christian M
Christian M

14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2018
L'histoire d'un fait historique; la présentation par le "Washington Post" d'un document relatif à la guerre du Viet Nam-classé "secret défense" par le Pentagone, Ce film fait l'apologie de la presse libre, met en exergue le rôle déterminant d'une femme (la directrice du journal) qui malgré son manque d'expérience au départ, et le peu de considération professionnelle que les hommes de son entourage lui portent (C'est une femme!), arrive à prendre les décisions courageuses qui s'imposent (publier quand même).Bref tout est là pour faire un film dans l'air du temps.On s'ennuie un peu, mais on s'y attendait.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 février 2018
Pas mal: costumes, bruits et bruitages et un duo brillants - Hanks se surpassant - s'accordent et nous voici prit dans l'affaire qui a tâché encore une "administration" américaine. Très générique dans sa façon de relater les faits....
Daniel C.
Daniel C.

173 abonnés 734 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2018
Un film très américain, mais qui nous rend sensible combien l'accès au pouvoir pour les femmes est véritablement une conquête. C'était charmant d'entendre les spectatrices jubiler dans la salle lorsqu'un homme se voyait débouté de sa suprématie masculine. Non, le pouvoir ne doit pas revenir qu'aux hommes. Qu'il soit partagé et partageable est sain pour un fonctionnement démocratique. Richard Nixon était vraisemblablement un "sale type", s'imaginant qu'être président des Etats-Unis faisait de lui un homme tout-puissant, le "roi du monde". La guerre du Vietnam a été une sale guerre inutile, meurtrière, qui a sacrifié des innocents dans tous les camps. Qu'une femme à la tête d'un organe de presse puisse s'engager au nom de la liberté d'expression, c'est une victoire courageuse et exemplaire. Évidemment, Meryl Streep est magnifique.
mazou31
mazou31

138 abonnés 1 383 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2018
Encore un grand film de Spielberg qui se maintient vraiment au sommet. On passera sur les inexactitudes historiques qui ne changent rien au fond et qui sont plutôt des batailles d’ego entre le « Post » et le « Times », pour se laisser emporter par ce film admirablement mené, découpé et monté. Un film politique qui s’attaque avec brio aux maux des USA – gouvernants menteurs et va-t-en guerre, imbecillité congénitale – qui sont en pleine résurgence depuis que ce pays s’est fait… trumper. Mais aussi un beau film sur une femme, grande bourgeoise désorientée dans une société machiste , qui s’affirme peu à peu comme une dirigeante de presse courageuse et brillante. C’est aussi, mais sans racolage sentimental, une belle histoire de conscience et de confiance entre un homme et une femme qui changeront pour un temps la presse américaine. Leurs interprètes sont à le mesure de leur réputation même si Meryl Streep est d’une « gentillesse » un peu excessive qui sonne légèrement faux à certains moments. Les seconds rôles, magnifiques machos empapillonnés et customisés, très con descendants, sont tous parfaits. Le film d’une grande histoire que l’on revivra 40 ans plus tard avec les révélations de Snowden dans le « Guardian ».
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 février 2018
J'ai été très déçu ... Il est mou, très mou, terriblement lent. Je me suis beaucoup ennuyé. Très peu de suspens, pas de tension, les personnages ne sont pas attachants, beaucoup trop de blabla ... Il n'y a pratiquement pas de musique, les quelques unes présentes sont très (trop) discrètes. J'ai trouvé la mise en scène très plate et générique à l’exception de quelques petits moments. On ne se sent jamais impliqué dans l'histoire du film. Un documentaire de 20 minutes sur le sujet du film aurait été bien plus pertinent que ce long métrage ...

Si l'Histoire de l'Amérique vous intéresses, vous pouvez éventuellement le regarder à la TV mais pas au cinéma.
remy d.
remy d.

18 abonnés 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2018
Une bonne histoire tenue surtout par de très bons acteurs. Tom Hanks et Meryl Streep tiennent le film a bout de bras car sans eux celui-ci connaîtrait quelques longueurs. A mon avis le film ne va pas assez loin dans ce qu'il a pu se passer durant cette période de l'histoire des Etats Unis et à eu peur de la censure.
FREDDY44600
FREDDY44600

11 abonnés 125 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 février 2018
Film très lent à démarrer, où on a un peu de mal à comprendre qui est qui, mais avec un dernier quart interessant. Et qui montre que les relations trop proches entre les journalistes et les politiques ne sont pas une invention moderne
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 février 2018
Si vous aimez l'ennui, allez-y. Dans ce film, il ne se passe rien, on attend que l'action démarre. En vain.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 février 2018
Un film qui ne s'imposait vraiment pas. Je dois dire que c'est le plus mauvais Spielberg que j'ai vu jusqu'à maintenant. Un film banal sur la liberté de la presse, d'un genre déjà vu mille fois. Un scénario minimaliste et assez dénué d'intérêt. La prouesse est peut-être d'avoir réussi à faire un film de deux heures avec un contenu qui aurait largement pu être traité en une. Heureusement Meryl Streep joue de façon fort subtile. Tom Hanks lui joue un personnage stéréotypé et ne s'en tire pas trop avec les honneurs. Un film à vite oublier, ou encore mieux à ne pas voir.
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