Comme tous les biopics, l'histoire est déjà connu donc le film ne réserve pas beaucoup de surprises (pour ceux qui s'intéresse à l'histoire des USA). Neanmoins la tension est bien ménagée tout au long du film. Les interprétations de Merryl Streep (Kay Graham) et Tom Hanks (Ben Bradlee) sont vraiement très bien. Sur un scénario assez simple (la révélation des documents secrets conçernant la guerre du Viêtnan qui conduira au retrait des troupes américaines) Spielberg arrive à construire une histoire solide, bien rythmée et parfaitement mis en scène. Les meilleurs moments sont les scènes entre Meryl Streep et Tom Hanks qui jouent sur l'opposition de style entre une personne mondaine et assez peu confiante en elle et un personnage sans concession et sûr de lui. Pourtant on sent que ces deux personnages s'apprécient et c'est leur complicité qui finalement dicteront les choix de Kay Graham, malgré les risques et les dangers qu'ils feront courir au journal que lui a légé son défunt mari. C'est aussi l'histoire sur l'âge d'or du journalisme d'investigations, un journalisme qui a ensuite disparu à cause des coûts et des pressions qu'il occasionne. La dernière scène du film est très bien car c'est spoiler: la première scène du film "les hommes du président" avec Dustin Hoffman et Robert Redford.
En attendant la sortie, imminente de son prochain ''gros'' film ''Ready Player One'', le légendaire Steven Spielberg nous offre ''Pentagon Papers''. Et soyons franc, deux films de Spielberg la même année, ça ne se refuse pas.
Le sujet est bien évidemment passionnant. Le 15 juin 1971, le Washington Post publie les Pentagon Papers. Ces papiers révèlent la culpabilité de tous les gouvernements qui se sont succédés depuis le début de la Guerre du Viêt Nam. Connaissant à l'avance l'issue de cette guerre, ils auraient délibérément étendu et intensifié le conflit, sacrifiant inutilement la vie de dizaines de milliers de soldats américains. Le film retrace les investigations menés par la directrice du journal Katharine Graham (Meryl Streep) et son rédacteur en chef Benjamin Bradlee (Tom Hanks) ainsi que les hésitations du journal à publier où non les documents.
On dit souvent que Spielberg est le roi du cinéma classique. C'est sans conteste exacte (à égalité disons avec Clint Eastwood). Pourtant, cette étiquette n'empêche pas « The Entertainment King » de se diversifier et surtout, de surprendre constamment. Malheureusement, ce n'est pas vraiment le cas ici. On est dans du cinéma hollywoodien archi classique avec ses défauts et ses qualités. Comme dans la majorité des films sur le journalisme (style ''Les hommes du Président'' de Pakula, 1976), le film oppose le pouvoir de l'état à la liberté de la presse. Dans un schéma classique, les journalistes sont présentés comme des modèles de vertus et d'intégrité, face à des politicards qui font office de méchants. Le problème, c'est que cette fois-ci, Spilberg est un brin trop appliqué, un brin trop (et non très) classique. On peut découvrir avec beaucoup d'intérêt toute cette affaire aberrante, mais la surprise se trouve d'avantage dans le sujet du film que dans le film lui-même. Cela n'enlève certes rien au plaisir que l'on peut avoir face au film. En effet, Spilberg insuffle au film un rythme qui n'était pas celui du film de Pakula. ''Pentagon Papers'' baigne dans une athmosphère d'urgence : l'urgence des ces journalistes partagé entre la volonté de publier ces documents et la peur des conséquences que pourra avoir cette publication. Il ne faut cependant pas s'attendre à un film documentaire sur la question du journalisme. Au contraire, Spielberg orchestre un véritable affrontement entre deux Amériques (l'Amérique de la liberté de presse contre l'Amérique du secret et de la sécurité). Ce combat est accentué par le brio, discret et sans chichi de la mise-en-scène. Est-ce un hasard si, à la fin du film, les imprimantes, filmées en très gros plans, rappellent des machines de guerre ? Ou encore que Nixon (le ''méchant'' du film) soit toujours filmés dans l'obscurité et de profil (et que la Maison Blanche soit d'avantage une Maison Noire, tellement la photographie de Janusz Kaminski est sombre). Spielberg, lui qui a pourtant le sens de la scène (dans presque n'importe quels films, même les moins bons, comme ''Jurassic Park 2''), réalise un film bien fait dans son ensemble, mais sans grande scène notable. 2 exceptions toutefois : la première est une scène de téléphone passionnante (et on a là la seule scène vraiment très original) et la seconde est la séquence ultime (avec un très beau plan final). Mais ce manque de séquence forte s'explique peut-être par le fait que le sujet offre moins de place à l'inventivité de Spielberg. Lequel se contente de faire un petit film d'enquête, pendant la longue postproduction de ''Ready Player One'' (croisons les doigts sur ce film qui a l'air beaucoup plus ambitieux).
Steven Spilberg signe un énième film sur le journalisme. Bien fait, bien réalisé, bien écrit, bien joué etc etc ''Pentagon Papers'' ne parvient pas beaucoup à nous surprendre. Certes, on ne peut s'empêcher de voir dans ce combat mené par les journalistes contre l'ordre établi une représentation de l'Amérique aujourd'hui (avec en plus une touche de féminisme). Mais on préfère tout de même le Spilberg du rêve et de l'aventure.
L'exercice speilbergien peut être à double tranchant: soit convenu et lisse soit réjouissant et rugueux ! Le pont des espions relevait à mon sens du premier trait. Pentagone P pouvait facilement tomber dans le 1ier et finalement se révèle nettement du second! Bon ce n'est pas de l'ordre des Indiana ou de la Liste, mais le recit est bien mené sans jeux appuyés par les monstre que sont Tom H et Merryl S. Il y a même un suspense et de l'émotion....tout en sensibilité! Surtout c'est l'occasion de revoir les Hommes du président car le film se termine par le début ce film! A noter le rôle de journaliste porté par Bob Odenkirck l'époustouflante avocat véreux Saul de Breaking bad, qui excelle ici dans ces conversations au téléphone public!
Un film qui s'appelle Pentagone Papers mais qui ne traite absolument pas le sujet , on se retrouve pendant 2h a savoir qui va sortir tel ou tel article en premier, aucune intrigue, aucune révélation ni éveil de conscience qui pourtant me paraissait la moindre des choses en mettant en scène un sujet comme celui ci, C'est comme faire un film sur le Titanic sans parler du bateau...
Une grosse perte de temps , pour un film à l'eau de rose, qui pour se "rattraper" vous fera la morale à l’américaine et en surfant sur le féminisme..
P.S : La séquence ou l'on nous dit d'éteindre notre portable avant le film m'a fait plus réfléchir que 2h de ce navet.
Steven Spielberg commence l'année 2018 en signant un très bon film à propos de l'affaire des Pentagon Papers, une affaire assez méconnue en France.
J'ai trouvé ce film vraiment très bon. En effet, on passe un très bon moment et en plus on s'instruit sur cette affaire et les différents enjeux et problèmes rencontrés par ces journaux. De plus, le film bénéficie de très bons acteurs tels que Tom Hanks ou l'excellente Meryl Streep et l'histoire est vraiment très intéressante et prenante malgré une réalisation assez simple. L'atmosphère est bien travaillée afin de souligner au mieux les choix difficiles auxquelles les journaux font faces et également les conséquences qu'ils pourraient impliquer.
Bref, j'ai vraiment aimé Pentagon Papers qui m'a permis d'en apprendre beaucoup sur cette histoire et les différentes décisions compliquées que les journaux doivent prendre quotidiennement malgré la liberté d'expression.
Pas mal du tout ; mais peut-être un peu trop de discours par rapport aux images. Bons acteurs, convaincants, et authenticité remarquable des décors surtout pour restituer l'atmosphère d'un journal d'époque. J'avais un peu oublié l'affaire Macnamara et c'est une excellente piqûre de rappel.
Ca faisait un moment que le cinéaste Steven Spielberg n'avait pas fait un chef d'oeuvre qui m'a emballé autant du début à la fin, cela remonte à "Munich" en 2006, je dis ça il a fait de bons longs métrages comme "Cheval de guerre" et "Le pont des espions" mais me faire monter en densité si haut, ça non !! "Pentagon Papers" est un film de cinéma d'investigation comme je les aime, on pense un peu à "Les hommes du président" d'Alan J. Pakula des années 70 mais l'action d'ici se passe avant. On est dans les bureaux d'un journal de revue de presse dont la patronne est une femme riche qui a le pouvoir sur les articles secondé par un rédacteur en chef qui lui conseille et fait le travail en équipe. Une source sur la guerre au Vietnam a en lui cinq mandats de gouvernances qui ont mentis aux Américains sur les évenements et contient des informations qui échouera chez une presse concurrente qui sort le premier mais plus importants concerneront les personnages centraux du film, des documents importants qui nécessiteront des doutes sur l'avenir de l'entreprise et les leurs. Une oeuvre mené intelligemment par le maitre Steven Spielberg qui nous captive avec cette histoire ou on apprend sur l'époque et la liberté de la presse à cette période la. Une mise en scène construit comme il faut sans en faire des tonnes. La musique de John Williams fait toujours mouche. Quant aux acteurs, Meryl Streep nous livre une interprétation immense de même que Tom Hanks à ses cotés. Je le redis, chef d'oeuvre.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je me suis ennuyée et même légèrement assoupie devant ce film dont le sujet pouvait être attractif, les acteurs faisant bien leur job Méryl très Steep et Tom très Hanks, la mise en scène bien pro très Spielberg, la musique bien convenue mais sans grand intérêt, laissant une impression de vacuité....
Une seule critique négative pour ce film: le titre français, Pentagon Papers, est trompeur. Le sujet du film n'est pas les Pentagon papers, mais bien le Washington Post (le titre original est "The Post"), et plus précisément Katherine Graham, sa propriétaire. Meryl Streep qui l'incarne est magistrale, bien secondée par Tom Hanks, directeur de la rédaction. Les thèmes abordées: la liberté de la presse, la place des femmes dans la direction d'une entreprise, la collusion entre le pouvoir et les médias, le rôle du journaliste. Film historique d'une actualité frappante. Voir absolument.
Magistralement mis en scène par un Steven Spielberg fidèle à lui même et entouré toujours de la même équipe dont John Williams qui signe une nouvelle partition très inspirée, Pentagon Papers est cependant une déception par son coté déjà vu et son classicisme formaté pour les Oscars. C’est surtout pour la réflexion qu’il inspire sur la liberté de la presse et l’égalité des sexes qu’il trouve son principal intérêt mais ce n’est pas assez pour nous convaincre. Espérons qu’il se rattrapera avec le prometteur Ready Player One en mars. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
Après une première partie de film un peu soporifique, l’intrigue devient tout à fait passionnante servie par un fabuleux Tom Hanks et une extraordinaire Meryl Streep qui sort de sa torpeur. J’ai vraiment aimé ce film.
Pentagon Papers est un film frustrant, tenant avant tout, et presque uniquement, sur son sujet, qui lui est passionnant. Il se fond très bien dans le contexte actuel, trouvant sa place dans l'ère du temps, et tente de passer des messages actuels par le biais d'un moment historique.
Le problème, c'est que pour cela, Spielberg ne fait jamais dans la finesse et alourdit plus l'oeuvre qu'autre chose, notamment dans les aspects féministes, et il n'y va pas avec les pincettes, plusieurs séquences édifiantes en sont témoins, ainsi que, dans une moindre mesure, ceux sur la liberté des journalistes. Finalement, on se retrouve face un film qui gâche son potentiel et se révèle régulièrement plombé par un cinéaste cherchant vraiment à inscrire son oeuvre dans son époque et au cœur des débats actuels, n'hésitant pas à accentuer sur la guimauve, et on imagine bien plusieurs scènes écrites uniquement avec cela en tête.
C'est réellement dommage vu que Spielberg reste un grand metteur en scène, et que le sujet est passionnant. S'il est au cœur du film, il est parfois un peu sous-exploité, et c'est finalement lorsqu'il met en avant les différentes sphères de la presse, notamment les luttes de pouvoirs, qu'il parvient à créer un climat vraiment intéressant. Pentagon Papers ne s’élève pas au dessus de son sujet et son potentiel en est gâché, plombé par des problèmes d'écritures, à l'image de quelques discours édifiants.
Derrière la caméra, Spielberg se montre tout de même plutôt efficace, surtout que c'est soigné, un peu trop d'ailleurs, mais qu'importe, au moins il n'a pas perdu la main. Il n'est pas aidé par un John Williams guère inspiré, mais sauve aussi son film par un montage dynamique ainsi que quelques moments intenses plutôt bien sentis. Les comédiens, sans démériter, se retrouvent enfermé dans des rôles un peu trop caricaturaux, et ne parviennent pas à réellement sortir du lot.
En signant Pantagon Papers, Steven Spielberg ne parvient pas à s'élever au dessus de son passionnant sujet, se perdant dans des réflexions actuelles assez lourdes malgré un savoir-faire certain derrière la caméra , un contexte plus qu'intéressant ainsi que quelques moments intenses à souhait.
Que dire de ce film rodé comme une belle mécanique qui tient en haleine d'un bout à l'autre. Le cinquième pouvoir que l'on croit trop souvent installé depuis longtemps montre là qu'il lui a fallu s'imposer. Beaux jeux d'acteur, scénario fluide, avec des surprises comme cette propriétaire dont on attendait pas qu'elle joue son journal sur un coup de dé. A voir comme la mis en scène des précurseurs des lanceurs d'alerte.