Battleship Island
Note moyenne
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68 critiques spectateurs

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Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2021
L'île de Hashima fut une mine exploitée par le Japon pendant près d'un siècle. Sur plusieurs décennies jusqu'en 1945, l'Empire du Japon y envoya des populations conquises pour y travailler dans des conditions extrêmement difficiles. En particulier, des Coréens... "Battleship Island" est un long-métrage qui revient sur cette période, et traite le sort des Coréens dans les derniers mois de la Seconde Guerre Mondiale. Sur la forme, le film souffre d'une première heure confuse. Les différents personnages semblent parachutés dans l'intrigue et l'on a du mal à s'y attacher, tandis que les événements s'enchaînent à la vitesse de l'éclair et ne sont pas toujours clairs. La deuxième heure est mieux construite, mais enquille tout de même très vite les différentes péripéties ! Certes, cela a le mérite de ne pas ennuyer, toutefois la vraisemblance en prend souvent un coup... ainsi que la fluidité, certaines séquences n'étant pas toujours bien montées. On notera aussi que la bande-son reprend sans sourciller la célèbre "Ecstasy of Gold" d'Ennio Morricone ! Sur le fond, le scénario ne fait ni dans la demi-mesure ni dans la subtilité, présentant les Coréens comme des victimes innocentes haïes de tous, et les Japonais comme des tyrans cruels et violents. Il y a sans doute beaucoup de vrai là-dedans (l'occupation japonaise a durée plus de 35 ans en Corée et fait des ravages, et Hashima était exploitée sous des conditions très dures). Mais le film va jusqu'à une caricature façon "Tintin et le Lotus Bleu" qui dessert son propos. Au lieu d'un film plus ou moins historique, on a davantage l'impression de voir un film de propagande anti-japonais jusqu'au bout des ongles ! C'est dommage car le sujet était fort intéressant...
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 16 juillet 2020
Je ne peux pas décider si cela devait être un drame ou une comédie car il a des parties égales des deux (au début) bien que le drame soit plus dramatique que l'humour soit drôle. Je ne comprends pas non plus pourquoi une fille a interprété un garçon qui s'habille comme une fille (le rôle de Lee So-hee). À moins qu'elle ne soit juste décédée en tant que garçon dans le film mais elle ressemble toujours plus à une fille qu'à un garçon. Déroutant ! Les intentions des personnages sont parfois quelque peu floues. Il y a des scènes d'action brutales et sanglantes. Mais ce mérite rare est facilement éclipsé par des séquences d'action améliorées par les effets spéciaux (en d'autres termes fausses). Pour aggraver les choses d'innombrables problèmes résident dans l'intrigue la narration et le montage. Comment Park est-il arrivé sur l'île Battleship ? Pourquoi Park a-t-il survécu longtemps après avoir été abattu et grièvement blessé ? Comment les Coréens ont-ils vu l'explosion de la bombe atomique qui était physiquement très loin dans le temps ? Pourquoi le film se termine-t-il soudainement sans un quatrième acte ?...
MrFabC
MrFabC

4 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2020
Très bon long métrage basé sur des faits reels, avec une reconstitution impressionnante de "l'Ile cuirassé". Les scènes de guerre sont vraiment spectaculaires, très (trop ?) violentes et l'on sent que le budget du film est plus que consequent.
Il est toutefois dommage que dans la première partie notamment, le réalisateur veuille imposer une certaine forme d'humour ou de comédie dans les dialogues et certaines scènes.. Je trouve que cela nuit fortement à la crédibilité et dessert le contenu dramatique present dans le film..
Sans cet aspect "comique" inutile, je pense que "Battleship Island" aurait pu prétendre au statut de très grand film, ce qui n'est malheureusement pas le cas malgré le souffle épique de cette tragique aventure.
Un clin d'oeil sympathique à Ennio Morricone pour le morceau "L'extase de l'or".
4/5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 mars 2020
Mon premier film coréen, dont je ne suis pas déçue !
Il nous tient en haleine jusqu’à la fin,
Hashima, soit Battle Ship Island, est une île dont l'histoire n'est pas connue. Bien que romancé, ce film montre bien les conditions précaires des coréens dans leur vie sur l’île. Il nous permet de voir cette facette "asiatique" de la Seconde Guerre Mondiale, qui est méconnue du grand public.
Un jeu d'acteurs excellent, et un réalisateur, Ryoo Seung-Wan, qui avait pour but de nous montrer une partie de l'histoire que le Japon cherche à cacher.
Un film à voir et à revoir !
La version originale est encore plus intéressante, avec le mélange des deux langues, le coréen et le japonais. Dans la version française, il n'y a aucun moyen de distinguer cette différence.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2020
Parfois en surdose, on ne peut que saluer l’excellente mise en scène de ce fait historique, transcendant les émotions, figeant les regards.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2019
Cette critique risque de vous révéler des éléments principaux de l'intrigue de l'oeuvre.

Si l'on peut considérer, au départ, Battleship Island comme un film de propagande coréen, son générique de fin nous révèlera, au travers d'un petit texte bien venu, qu'il est en fait une oeuvre contestataire demandant des comptes au nom des grands oubliés de la guerre, de ceux qui sont morts dans les camps japonais sans qu'on rende à leur famille le soulagement de savoir ce qui s'y passait, les livres de comptes brûlés ayant envoyé des noms entiers dans l'oubli.

Encore plus qu'un film anti Japon de l'époque, il se développe surtout autour d'un axe majeur, l'anti guerre. Battleship Island prône l'humanité en temps de guerre, la solidarité entre étrangers unis par une même galère, et pointe du doigt celui qui bat, viol, tue ou ment pour son intérêt personnel (notamment dans une fantastique scène, d'ailleurs superbement filmée, de dévoilement au grand jour des agissements d'un traître, scène au rythme intense, à la photographie virtuose).

Ce n'est donc pas pour rien s'il nous présente plusieurs personnages (tous développés et attachants) de divers horizons : fruits d'un melting-pot d'exterminés, les camps nous dépeignent les prisonniers comme des frères d'armes, les montrant plus martiaux que les soldats eux-mêmes, rendus mauvais, produits du vice, ou simple victimes d'un système qui les envoya, eux aussi, à la guerre.

Tout cela dans un contexte de fin de guerre mondiale; peur pour les japonais d'un jugement mondial équivalent à celui des nazis (la libre explication des livres de compte brûlés trouve d'ailleurs tout son sens dans cette logique de chute d'un empire guerrier), enchaînement de catastrophes pour les survivants échappés qui se retrouveront, fin 45, face à l'enfer nucléaire dans un dernier plan au lyrisme renversant.

C'est là qu'on prend pleinement conscience de la beauté du travail de Ryoo Seung-wan, qui non content de filmer, dès son introduction, magnifiquement bien les mines et la dureté d'y travailler, met au point un travail de reproduction titanesque doublé d'un film de guerre sentimental et déchirant, ou des amants meurent, poétiquement, l'un contre l'autre, au sein de la seule chose qui les aura unie : le désir de vaincre l'oppresseur par les armes, en sachant bien qu'ils n'en réchapperaient pas.

C'est aussi l'histoire d'un chef-d'orchestre et de sa fille, père de famille lâche forcé, par l'évolution des évènements, à devenir un survivant prêt à tout pour que survive son sang, vecteur de ce magnifique plan final en couleur et noir et blanc, genre Sin City avec une sensibilité poétique. Le tout agrémentant une histoire qui n'évite certes pas un certain sensationnalisme à la Spielberg sur le Soldat Ryan, au travers d'un combat final superbe mais bourré de poncifs et de mélodrame pas forcément bienvenu, encore que le développement des personnages et la conclusion de leur histoire rattrapera les clichés typiquement américains instaurés, peut-être, pour plaire au grand public.

Battleship Island, s'il est doté d'une sensibilité touchante, réussi donc son travail par son écriture convaincante gérant bien ses personnages, son pitch et l'évolution du tout; par sa mise en scène aussi, d'une efficacité redoutable, belle quand il le faut, choquante aux moments adéquats, et qui gère son rythme d'une main de maître. La tension ne s'en va jamais, en témoigne cette dernière heure d'ultra-spectaculaire déchirant, revenu à échelle humaine au travers d'une dernière scène émouvante, destructrice.

Solide.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2019
C'est pas mal. Les personnages sont un peu caricaturaux et les acteurs en font un peu trop. La mise en scène pendant les confrontations est un peu théâtrale mais c'est assez typique du cinéma Sud-Coréen. Par contre la réalisation des quelques scènes d'action est superbe. Que ce soit l'explosion dans la mine, le bombardement jusqu'à cette longue séquence d'évasion très spectaculaire témoignent d'une grande maîtrise. C 'est bien d'avoir évoqué le sujet délicat des femmes de réconfort mais c'est survolé contrairement à l'excellent "City of life and death". Et j'ai trouvé curieux l'utilisation de la musique d'Ennio Morricone du "Le bon, la brute et le truand" à la toute fin mais pourquoi pas?
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mai 2019
Gros succès du cinéma coréen sur ses terres, ‘The Battleship island’ s’est donné pour objectif de faire connaître de raconter un épisode peu connu de la Seconde guerre mondiale à savoir la révolte au printemps 1945, alors que la défaite japonaise pointait à l’horizon, des travailleurs forcés coréens de l’île de Hashima. Hashima, c’est cette petite île au large du Japon dédiée à l’extraction de la houille, qu’on a pu apercevoir notamment dans ‘Skyfall’, et dont chaque mètre carré était bâti, soit par les infrastructures industrielles soit par les immeubles où résidaient les familles des mineurs. Définitivement abandonnée en 1974, elle avait été l’un des endroits les plus densément peuplés du monde, et doit son surnom à sa forme qui évoque un navire de guerre. Luxueusement reconstitué dans ses décors, héroïque et patriotique jusqu’à la caricature, le scénario repose toutefois sur le schéma de la fresque historique dans ce qu’elle peut avoir de plus éculé, à savoir le destin de quelques personnages (une prostituée, un musicien et sa fille, un chef de gang généreux,...) aux intérêts divergents mais qui feront cause commune face à l’oppresseur : on s’en contenterait si ces figures n’étaient pas aussi sommaires, et ne répondaient pas à quelques archétypes simples et immédiatement identifiables. Le réalisateur se défend d’avoir voulu flatter les sentiments anti-nippons, toujours bien présents au sein de la société coréenne : c’est peut-être vrai mais vu que les membres de la soldatesque nippone sont tous présentés, sans exception, comme des brutes sadiques à la limite de la psychopathie (ce qu’ils étaient peut-être, après tout), le résultat sera le même. Son ampleur visuelle, toute relative à l’échelle du blockbuster international, et son manque d’aspérités ne suffisent de toute façon pas à rendre le sujet foncièrement passionnant, même si on peut comprendre que pour le public local, ce film d’action carcéral plutôt banal, joue un rôle patrimonial et mémoriel important.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2019
Cette ambitieuse production coréenne ne m’a pas autant séduite que la lecture de son synopsis. L’aspect dramatique de ce qu’il s’est réellement passé sur l’île d’Hashima est bien trop souvent bafoué par un ton humoristique et parfois douteux qui n’a pas lieu d’être à mes yeux. Je me suis alors consolé sur le côté instructif du film ainsi que sur les impressionnants décors et l’intensité des dernières minutes.
Georges P.
Georges P.

95 abonnés 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mai 2019
Gros coup de cinéma que ce film d'action coréen qui démontre une fois encore que ce cinéma là n'a rien à envier au cinéma américain. Tous les ingrédients sont réunis pour une dramaturgie guerrière mais au-delà de cela, il y a une mise en scène époustouflante. Du grand art !
Doc A
Doc A

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2019
Mon premier film Coréen ... et bien bravo. Un contexte historique méconnu des occidentaux, des images magnifiques, de l'émotion, du suspens, de l'action, des personnages attachants bien que peu fouillés, voila qui donne envie de découvrir ce cinéma. On peu reprocher ce coté un peu surjoué ... mais ce n'est pas déplaisant.
Un bon film.
carbone144
carbone144

115 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2019
Une histoire très intéressante et dotée d'une réalisation épatante avec des séquences d'action d'un réalisme cru et saisissant. J'ai malheureusement été fatigué par le côté bavard du film, assez récurrent dans ces films coréens mais peu adapté au genre présent. Tout le monde parle, crie, râle, des réparties ironiques à répétition pour tout et rien, à tout moment, tout le temps, sans arrêt. C'est particulièrement lourd durant les séquences censées être de guerre. Le caractère sérieux du propos s'en retrouve souvent atténué.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 janvier 2019
J'ai vu un film... qui donne tout, qui présente des ouvriers coréens, des esclaves au service des Japonais, pendant la 2nde Guerre Mondiale, et on suit les méandres de l'humanité pour tenir ses prisonniers exploités sous le joug, la trahison, la haine... Les images sont spectaculaires, violentes et très souvent puissantes. La mise en scène est d'une virtuosité virevoltante, et les séquences se succèdent avec maestria. C'est foisonnant, fou, ambitieux... Certains plans séquences sont tellement longs que c'est une prouesse incroyable. A se demander comment on réalise de tels exploits. Par ailleurs, le casting met en scène énormément de personnages parfaitement bien campés, et l'un des exploits de ce film est de bien suivre le destin de chacun d'entre eux, avec des épisodes de lâcheté, d'héroïsme, de courage, de douleur... Un très grand film, à voir absolument...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 décembre 2018
Un film magnifique poignant et coup de poing! Un drame historique et qui mériterait une diffusion pllus large. Fan de film asiatique je ne peux que vous encourager à regarder ce bijou cinématographique. Magistrale !!!!
Kowalski
Kowalski

4 abonnés 169 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2018
Je n’ai pas tout vu du sud-coréen Ryoo Seung-wan, mais je me souviens de The Agent (ou The Berlin File) qui était déjà excellent, d’une virtuosité impressionnante, et n’avait rien à envier à l’action movie US contemporain, type Jason Bourne et Cie. Battleship Island est évidemment d’une autre ambition puisqu’on est en pleine reconstitution historique période seconde guerre mondiale, qui lorgne sur le gros spectacle hollywoodien (La grande évasion) mais surtout fait penser au Sergio Leone d’Il était une fois la révolution (Ennio Morricone accompagne d’ailleurs toute une séquence). Souvent caricatural — les japonais le sont autant que les allemands ou les russes chez d’autres — le film ne recule d’auvant aucune difficulté technique de mise en scène et sidère par d’éblouissants morceaux de bravoure. Un tour de force.
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