Derniers Avis : Sale temps à l'hôtel El Royale - Page 6
Sale temps à l'hôtel El Royale
Note moyenne
3,6
3580 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
273 critiques spectateurs
5
25 critiques
4
79 critiques
3
109 critiques
2
43 critiques
1
15 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
GyzmoCA
295 abonnés
2 586 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 17 août 2019
Sale temps à l hôtel El Royale ressemble fortement à du Tarantino notamment aux 8 salopards . Des personnes solitaires se retrouvent dans une unité de lieu et on sent que ça va partir en vrille assez vite .
Le casting est excellent avec des acteurs divers et variés dans leur composition .
On ne sait pas ce qu il va se passer entre ces acolytes à la gâchette facile .
Chris henworth en tête d affiche n arrive pourtant que dans les derniers instants pour relancer une crise de dialogues et de tension .
Sale temps à l’hôtel el’royale aurait mérité un meilleur titre qui aurait permis de mieux correspondre avec cet excellent film au scénario tarantinesque
Un curieux film qui oscille entre burlesque des situations et violence et même du gore dans certains scènes.C'est long,par moment ennuyeux et on ne sait pas toujours où l'on veut mener le spectateur.Cet " Hôtel Royale" me laisse une impression mitigé!
Avec "Sale temps à l'hôtel El Royale", Drew Goddard , scénariste de séries télévisées reconnu réalise son deuxième long métrage. Comme pour "La cabane dans les bois" (2012) c'est un huis clos qui nous est proposé par Drew Goddard qui n'aime rien tant que disséquer le comportement des membres d'une communauté, ici improvisée, face à des évènements extraordinaires. A la frontière entre le Nevada et la Californie sur la rive du lac Tahoe, se trouve un hôtel ayant connu son heure de gloire quand une partie de la jet set politique et hollywoodienne venait dans cet endroit luxueux et retiré pour s'encanailler. Nous sommes en 1969, juste après l'élection du Président Richard Nixon pendant que le conflit vietnamien s'enlise et que l'hôtel a perdu sa clientèle pour ne rester qu'une somptueuse carcasse vide, dernier témoin de son prestige passé. Alors que l'endroit semble endormi comme le seul gardien (Lewis Pullman) chargé de son entretien, arrivent quatre clients dont Drew Goddard nous fait vite comprendre qu'ils ne sont pas obligatoirement ce qu'ils indiquent sur le registre de l'hôtel. La suite s'inspire des romans à tiroirs d'Agatha Christie revus et corrigés à la sauce yankee, assaisonnée de tous les clichés véhiculés par Hollywood depuis la grande époque des studios. Si l'on est tout d'abord intrigué par la construction très originale et rigoureuse de l'intrigue et par les portraits très référentiels des personnages dont Jeff Bridges en prêtre bidon, clin d'œil au Robert Mitchum de "La nuit du chasseur" (Charles Laughton en 1955), on perçoit très vite que Drew Goddard comme c'était déjà le cas pour "La cabane dans les bois" se laisse griser par sa trouvaille dont il n'arrive pas à s'extraire pour dynamiser une intrigue qui finit par s'éventer à force d'être étirée en longueur à coups de digressions, le plus souvent sous forme de flashbacks patauds . On comprend aussi assez vite qu'à travers des personnages archétypes d'une Amérique de la fin des années soixante peu reluisante, Goddard tend un pont avec celle de Donald Trump. Soit, mais là encore la démonstration un peu lourde se termine dans le kitsch le plus absolu avec l'apparition d'un Chris Hemsworth, ange exterminateur plutôt ridicule, à mi-chemin entre Jim Morrison et Charles Manson, chargé de nous rappeler le danger d'être sous l'influence d'un gourou aussi séduisant soit-il. Si le film déçoit notamment par sa longueur (140 minutes), on peut y déceler certaines qualités formelles intéressantes qui font penser qu'en changeant légèrement l'approche de sa mise en scène qui confine à l'exercice de style un peu vain, Drew Goddard pourrait sans doute réaliser des films qui immergent davantage le spectateur plutôt que de le laisser à distance à cause d'un formalisme trop appuyé.
Une affiche magnifique, un casting très grand avec des stars bien connu comme Dakota, Jeff ou Chris, ce dernier met néanmoins trop de temps à arriver, surtout pour finalement mourir au bout d'un petit quart d'heure. Le jeu est globalement très bon, chaque personnage est curieux et très cool à suivre, le décor impressionnant par Martin Whist de cet hôtel Royal m'à particulièrement plu car ce dernier est un réel personnage principal voir secondaire. Un lieu coupé en 2 par cette frontière, cette frontière bien remarquée et c'est ce que j'ai trouvé dommage. Un décor dont le design des plus grandes chambres et du hall d'entrée est franchement épatant. Une architecture top. spoiler: L'histoire elle se suit bien jusqu'à ce que chaque passages clés nous emmène jusqu'à son apogée. Le plan séquence impressionnant mais très calme de ce couloir donnant vu sur les chambres est juste énorme, jusqu'à la longue partie musicale et géniale de Cynthia Erivo dont j'ai franchement adoré la chanson (même si je suis pas le plus bilingue des français). Toute la séquence avec Chris est excellente et finie génialement avec cet incendie et cette fusillade. Quelques longueurs par moment, mais l'ensemble est bon, un jeu très bon, un décor génial, un casting très bon. Un film intéressant.
Avis personnel. Il y a le café-théâtre et, avec « Sale temps à l’hôtel El Royale », on a le cinéma-théâtre. Et ma foi, j'ai franchement raffolé. Avec les comédiens, nous sommes tous enfermés dans un vague hôtel vieillot sur le déclin, hôtel où apparaissent de mystérieux clients reçus par un mystérieux réceptionniste au regard perpétuellement égaré. Quelques flashbacks cauchemardesques, dont la scène d'ouverture, nous sortent parfois de la scène pour nous dévoiler peu à peu les êtres et ce qui les a conduits là. Plusieurs histoires distinctes se croisent lentement mais, implacablement, elles finiront par n'en faire qu'une. Il faudra plus de deux heures pour nous amener au terminus de ce voyage assez sordide mais, malgré le huis clos, malgré la lumière tamisée, malgré la lenteur affectée même dans quelques moments d'une violence aussi brutale que fulgurante, il n'y pas le moindre répit pour le spectateur. Jeff Bridges/Père Flynn est fabuleux de calme et de présence puissante, Cynthia Erivo est d'une élégante sobriété impressionnante et le très peu connu Lewis Pullman/Miles étonnant de vérité en jeune homme terrifié par son passé. La mise en scène est d'une précision redoutable, la caméra, lente et souvent figée, nous propose des cadrages simples qui mettent surtout en valeur les regards et les attitudes qui se confrontent. Le montage astucieux montrera les mêmes faits vus par les uns puis par les autres, ces visions croisées nous permettant peu à peu de percer presque tous les mystères. Techniquement parfait, original sur le fond, déconcertant dans la forme, étrange et lourd par le climat et l'ambiance, « Sale temps à l’hôtel El Royale » est pour moi une réussite totale.
Une histoire morcelée, de l'hémoglobine et de la bonne musique… C'est le dernier Tarantino ? Non, c'est un peu trop sombre et les dialogues manquent un peu d'inspiration. Mais il y a indéniablement du talent chez ce réalisateur et de formidables numéros d'acteurs, à commencer par l'excellent Jeff Bridges.
Époustouflant! J'ai été collé dans mon siège du début à la fin du film alors que je pensais qu'il y aurait au moins deux ou trois temps mort. Rien de cela, tout s'enchaîne sans perdre le rythme et rien que ce détail, c'est du grand art. Ensuite, la maîtrise scénaristique est d'excellente facture puisqu'il s'agit d'un huis-clos au sein d'une résidence hôtelière dans les années 1970, avec une trame de fond entrecoupée par des trames annexes, et loin de parasiter l'histoire principale, celui lui donne encore plus de cachet. Ne vous laissez surtout pas rebuter par le côté quelque peu kitsch de la réalisation, au contraire cela lui confère un réel charme car porté des acteurs et actrices dans le juste ton (mention spéciale à Chris Hemsworth, qui assure totalement et John Hamm très en forme aussi. Je me dois aussi de mentionner la qualité esthétique de l'ensemble qui flatte l'oeil (l'ensemble hôtelier est quasiment un acteur à lui tout seul). Belle découverte en tout cas.
Énorme ! beaucoup de rythme et des acteurs de haut vole. dialogues au couteau... une bande son très soignée. le sujet est loufoque mais tellement très original, on est plongé dans l histoire. A voir et revoir
En 1969, dans un hôtel à la frontière entre la Californie et le Nevada, un groupe de personnages aux histoires troubles vont se rencontrer... "Bad Times at the El Royale" propose plusieurs arguments juteux. D'abord, une distribution de rêves (Jeff Bridges, John Hamm, Dakota Johnson, Chris Hemsworth...), servie par des acteurs impliqués. Ensuite, une mise en scène élégante, qui joue avec adresse avec les décors et la BO typique de l'époque. Le souci est que le scénario qui relie tout cela parait poussif. Bien qu'il offre plusieurs surprises et des passages vraiment prenant, il n'est pas vraiment original (le découpage par personnage de l'intrigue et le changement de points de vue fait penser au cinéma post-Tarantino des années 90), il laisse trop de zones d'ombres pour impliquer pleinement le spectateur (certains personnages ne seront jamais vraiment expliqués, ni la présence simultanée de tout ce monde !), et le final semble un peu simple. Une semi-déception donc, néanmoins "Bad Times at the El Royale" dispose de qualités que lui envieraient bien d'autres sorties de 2018.
Film particulier, mais bien ! Les acteurs sont super, le scénario est assez spécial et complexe mais intéressant, les décors sont pas mal. Ce qui est dommage dans ce film c'est que je me pose toujours beaucoup de question dont je n'ai pas eu la réponse. Et dans ce cas là, c'est embêtant pour noter ce film. Donc je pense que faut être relativement attentif pour certains passages importants du film .
Film en vase clos bourré de rebondissements. Ça fait penser fortement à du Tarantino, ça flingue peu mais bien, de quoi faire sursauter le spectateur. Le personnage de l'agent fédéral aurait pu être plus développé, mieux expliqué, il manque comme quelque chose. La seule critique négative serait la longueur du film, des scènes qui s'éternisent, mais le reste n'est que du bonheur !
Très esthétique et bien joué, le film souffre malheureusement d’innombrable longueurs et il vaut mieux éviter le visionnage de nuit sous peine d'endormissement. Une mise en scène très Tarantinesque mais n'est pas Tarantino qui veut. Quelques twists biens sentis mais on finit par se lasser un peu des flash-back.
En centrant son action sur un hôtel désert et isolé et par ses personnages tout en faux-semblants, une idée de départ qui fait immanquablement penser au film de James Mangold "Identity" mais aussi à "The grand Budapest Hotel" de Wes Anderson pour la richesse de sa photographie et ses cadrages très esthétiques, une écriture pour une habile intrigue à tiroirs et des dialogues ciselés qui rappellent un peu le style de Quentin Tarantino. S'il n'offre pas de grande nouveauté au genre, un huis-clos très efficace, jamais inutilement complexe et très bien rythmé en dépit de quelques longueurs. Un casting royal de Jeff Bridges en vieux gangster souffrant d'une démence sénile à Chris Hemsworth excellent en gourou manipulateur sociopathe directement inspiré de Charles Manson même si, à mon sens, le meilleur personnage est celui incarné par Cynthia Erivo. Strictement récréatif mais une bonne et honnête réussite.