The Nightingale
Note moyenne
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69 critiques spectateurs

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Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mars 2020
Dur et violent, sur un contexte historique peu traité au cinéma, le film se révèle courageux et offre quelques morceaux de bravoure sans concessions! En plus d'afficher de belles ambitions et de proposer un beau duo de cinéma, les décors naturels sont un personnage à part entière et jouent un rôle fondamental dans la fascination que peut exercer le film (à la manière de "La leçon de piano"). Effectivement plus qu'un rape & revenge sanglant, le film s'appuie néanmoins sur quelques ressorts simplistes du genre (cruauté extrême et à répétition, personnages stéréotypés inhumains de méchanceté,...) pour ne laisser, finalement, aucun doute sur ses préoccupations autrement plus humanistes! Imparfait, mais singulier et courageux!
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2021
Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre avec ‘The nightingale’, film tour à tour hué et encensé dans les festivals où il fut projeté, ensuite malheureusement passé à la trappe pour cause de crise sanitaire. Son schéma primitif rejoint celui du Rape& Revenge, sous-genre complaisant s’il en est, mais le film de Jennifer Kent ne peut être réduit à cette caractéristique restrictive et peu valorisante, car ce n’est pas que la vengeance d’une femme à l’encontre de ses agresseurs qui est traitée ici : c’est aussi celle d’une prisonnière irlandaise déshumanisée par les soudards anglais qui peuplent une Australie coloniale où règne la barbarie la plus abominable, et celle d’un aborigène, témoin de l’extinction inéluctable de son peuple, qui ne peut leur opposer de prime abord qu’une révolte silencieuse et butée. Western historique éminemment australien mais qui ne réclame pas de trésors d’imagination pour se voir doté d’une portée universelle, ‘The nightingale’ a surtout le mérite de n’être jamais là où on l’attend, et de mettre perpétuellement le spectateur en terrain instable, quand bien même ce même spectateur parviendrait à supporter les quelques scènes à la cruauté insoutenable qui ont valu au film sa réputation sulfureuse . Rien que d’un point de vue technique, ‘The nightingale’ est filmé avec une volonté de réalisme cru, presque documentaire, qui renforce sa violence et rend ses scènes oniriques et pseudo-fantastiques presque déplacées...mais c’est dans son climat général que le film recèle ses paradoxes les plus déstabilisants. Pour ne citer que quelques exemples, la scène de viol n’a rien de graphique...mais n’en devient que plus dérangeante, au point de convoquer les souvenirs d’un film comme ‘Irréversible” qui, pourtant, en prenait l’exact contrepied. Loin de faire front contre un ennemi commun, les deux réprouvés, ancrés dans leurs préjugés ethniques, n’éprouvent que haine et mépris l’un envers l’autre. La première fois que Clare retourne la violence contre l’un de ses oppresseurs, situation à nouveau tout en paradoxes puisque l’intéressé est celui qui a commis l’acte le plus impardonnable et celui qu’on aurait pourtant instinctivement préservé de la vengeance en vertu des habitudes de ce genre de cinéma, la scène est filmée du point de vue de ce prédateur devenu victime, ce qui devrait avoir pour conséquence théorique de retourner l’empathie en faveur de celui qui va mourir, et pour tour de passe-passe pratique de ne (consciemment) pas y parvenir. Enfin, lorsque l’instant du dénouement tant espéré arrive, il ne se déroule pas exactement comme on l’avait prévu : c’est une déception...et en même temps un soulagement, même si c’est difficile à expliquer. Sans doute ‘The nightingale’ est-il parvenu à amener son public à un point de saturation tel qu’il ressent instinctivement que rien ne peut être plus cruel que ce à quoi il a déjà assisté et dès lors, que rien ne peut plus être libérateur et cathartique...et il s’agit là d’une sensation unique, totalement contraire à “l’éthique” des films de ce genre, et qui pourtant ne suscite pas le moindre regret.. Bien sûr, au jugé, il subsiste quelques maladresses de (presque) débutante (Jennifer Kent a signé l’intéressant “Babadook’ voici quelques années), quelques longueurs, quelques éléments qu’on aurait imaginé bien différemment pour maximiser l’impact du film...et pourtant, par son âpreté absolue, sa synthèse contre-nature et pourtant brillante de nihilisme et d’espérance et sa capacité à balloter le spectateur de malaise en malaise encore plus grand, sans jamais lui laisser reprendre pied, ‘The nightingale’, plus que beaucoup d’autres, aurait tellement mérité de trouver le chemin des salles où il aurait pu, j’en suis sûr, donner la pleine mesure de son impact.
stephane cormary
stephane cormary

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2021
Beaucoup de bon sentiment, certes, dans la mouvance d'un nouveau cinéma horrifique à portée sociale, mais que de longueur. Des scènes qui n'apporte rien ou si peu, entre l'ouverture plutôt violente et radicale, et la conclusion assez belle, ça flotte un peu et le récit s'enlise dans une problématique "qui est capable de tuer qui", entre atermoiements et meurtres gratuits, on dévisse un peu. Le scénario pêche a mi-film. C'est dommage
sissi-44
sissi-44

7 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2021
Mon Dieu comme je n'aurais pas aimé être une femme (quelque soit son origine ethnique) à cette époque !
Et dire que ce n'était qu'il y a deux cents ans à peine arhhhh !
Dans ces contrées encore en exploration par "le blanc" ivre de supériorité et de conquêtes, celui-ci ne demeure qu'une bête à qui l'on a mis une arme dans les mains arhhhhh !
Un bon film, dur, âpre, qui reflète sans filtre la violence de cette époque.
Les acteurs sont incroyables, bravo !
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 avril 2021
Ne pas se fier à l affiche, ce n est pas un film de guerre avec des batailles. C est l histoire d opprimés en Australie, des immigrés forces et populations locales sous le joug anglais. Une illustration de la colonisation. Assez dur, qui se veut restituer la fidèlement les conditions, le scénario reste assez simpliste, comme les personnages sans nuances et caricaturaux. Ça se laisse regarder grace a ce souci de réalisme, néanmoins le rythme reste lent et cela Se clôt par une fin sans surprise.
Yann IVON
Yann IVON

31 abonnés 57 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2022
Ce rape and revenge est décevant.
Les dialogues sont ternes, les acteurs pas convaincant et les scènes de violence sont là pour choquer jusqu'à l'écœurement...
Le contexte historique aurait pu donner lieu à un film intéressant mais la réalisation n'est pas à la hauteur . Tout cela se rapproche même parfois de l'amateurisme ; c'est long avec des scènes qui frisent le grotesques.
Bref, on n'y crois pas ...
Fenna Baouz
Fenna Baouz

4 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2021
Un film excellent de genre "rape and revenge" pour dénoncer de façon brute et épurée le colonialisme et le révéler sans concession dans toute sa cruauté et son injustice, ce qui est assez rare dans le cinéma occidental. La focale est entièrement mise sur les deux personnages, Clare, une prisonnière irlandaise déportée et Billie, un indigène de Tasmanie ainsi que sur leur relation dans leurs périples. Ce film contient certes des scènes d'une violence inouïe, mais elles sont filmées sans effet cinématographique, ce qui donne un réalisme particulier à ce film et nous place en totale empathie avec Clare mais surtout avec Billie de façon tout à fait bouleversante.
FD_80
FD_80

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2021
film bouleversant de réalisme mais un peu trop long. les deux comédiens principaux sont très convaincant.
Le pirate 70
Le pirate 70

7 abonnés 111 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mars 2024
Histoire banale, l actrice et le principal méchant ne jouent pas trop mal... Les autres on dirait des acteurs de serie b.... En gros un telefilm bas de game et le doublage français catastrophe... Je ne comprends pas les 3,6 de moyenne... Ca mérite 2 en etant de bonne humeur... Déçu
Kowalski
Kowalski

4 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2020
Jamais sorti en France (du moins au moment où j’écris ces lignes) le deuxième long métrage de Jennifer Kent est plus qu’un très bon film, un véritable petit chef-d’œuvre.
Certes, la fiction américaine n’a pas attendu les mouvements Me Too et Black Lives Matter pour s’emparer de l’injustice sociale, raciale et sexuelle qui fonde une communauté (Antebellum étant le dernier en date), mais fort peu sont allés aussi loin que l’australienne pour raconter ce genre d’histoire. Or, c’est cette fois sur l’île de Tasmanie, colonisée à l’époque par les britaniques, qu’une jeune irlandaise, à qui rien aura été épargné, décide de retrouver ses agresseurs... grâce un arborigène. Le parcours du combattant de la jeune femme s’avère d’une impressionnante cruauté et d’une rare violence. Mais la réalisation très à fleur de peau de la cinéaste, réaliste et quasi-immersive, accentue encore l’expérience, éprouvante pour son héroïne (Aisling Franciosi, superbe)... et bouleversante pour son spectateur. Une évidente réussite !
Spike_Lee
Spike_Lee

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 novembre 2024
Une claque.
On est très loin de certains produits calibrés qu’on se tape parfois sur des plateformes comme Netflix ou d’autres.

Pas de grands effets, pas de musique, mais de vrais moments intenses de cinéma.
C’est beaucoup plus qu’un simple rape’n revenge.
Le récit montre bien quelle était la triste place réservée aux aborigènes.

Certaines scènes sont très dures, l’atmosphère est sombre voire déprimante mais à la fin on se dit qu’on a vu un grand film.
Robinsnake37
Robinsnake37

3 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2022
Un pur film de vengeance dans la campagne australienne pendant la colonisation par les Britanniques qui va plaire à tous les fans de cinéma de genre et de films historiques.

Jennifer Kent nous sert sur un plateau d'argent un long métrage de plus de 2 heures, dans un format 4/3 qui n'a malheureusement eu droit qu'a une sortie DVD et VOD alors que ce film aurait clairement eu sa place dans les salles obscures.
Un scénario plus que parfait, des jeux d'acteurs crédibles au possible et une réalisation nickelle.
On ne présente plus Sam Claffin qui joue un méchant vraiment très méchant avide de pouvoir et qui se croit supérieur à tout le monde. Damon Herriman se révèle dans le rôle du sergent qui est aussi une belle pourriture.
Mais on retiendra surtout les performances d'Aisling Franciosi en jeune femme plus que déterminée à faire payer le lieutenant (Sam Claffin) pour sa cruauté et avec elle, Baykali Ganambarr qui nous offre certainement le meilleur jeu d'acteur de tout le film dans le rôle de Billy, le guide aborigène qui défend son peuple;

Certaines scènes sont vraiment marquantes (les scènes de viols et les scènes de racisme en particulier) et on ne ressort pas indemne de ce film dont on se souviendra longtemps.

On peut juste reprocher un rythme assez lent et plat pendant quasiment tout le film mais on apprécie quand on voit du sang qui gicle car cela nous replonge direct dans l'action si on a piqué du nez.

Et des décors de forêts australiennes sublimes au possible.
Vraiment, allez voir ce film, c'est un petit bijou du cinéma australien.
MSMBMSM
MSMBMSM

2 abonnés 39 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 avril 2021
Dommage que le sujet ô combien important et grave de la colonisation de l'Australie par les Britanniques soit traité de façon aussi fastidieuse... Si l'on perçoit bien dans ce film la barbarie des Anglais vis-à-vis des populations aborigènes mais aussi des populations Irlandaises déportées pour (re)peupler ces nouveaux territoires de la Couronne, la lourdeur du scénario rend le film quelque peu soporifique. N'est pas Terrence Malick ("The New World") qui veut...
Thierry M.
Thierry M.

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2021
D'habitude, ce genre de film est convenu : le "héro" sait toujours pratiquer les arts martiaux, est expert en armes, et surtout, il est très très gentil, le méchant aussi sait pratiquer les arts martiaux, c'est même "le boss de fin de partie" et il est très très méchant. On en vient à ne plus jubiler du tout, on sait de toute façon comment cela va finir.
La, on renouvelle le genre, si le méchant est toujours très très méchant (cela me fait penser au film parodique "Kung Pow" ou le méchant s'appelle Monsieur Méchant et son prenom... Betty ... Betty Méchant ahah), ce qu'on peut regretter mais l'histoire de cette période est aussi sans nuances et heureusement... cela s'arrête la :
Sur ce fond de colonialisme à l'anglaise, malheureusement à peine effleuré: on aurait aimé que l'histoire des envois au bagne en Tasmanie soit plus explicite et non seulement juste évoqué, c'est l'histoire de Clare qui essaye de recouvrer sa pleine liberté après avoir purgé sa peine.
La suite est peu commune dans ce genre: Clare n'est pas du tout la femme parfaite et gentille qu'on aurait l'habitude de voir, de victime, elle se montre aussi en accord avec l'atmosphère des colonies britanniques qui va largement au delà du racisme, car il ne s'agit pas de côtoyer (colonies françaises) ou de séparer (apartheid, réserves), mais bien d'exterminer une population à terme (la dernière aborigène de Tasmanie décédera d'ailleurs autour de 1900). Et c'est sur cette horrible toile de fond avec comme canevas le classique "viol, meurtre et vengeance" qu'on va assister à la métamorphose de Clare ! c'est un peu un Breaking Bad à l'envers, au fur et à mesure que les événements se déroulent, spoiler: on la pensait forte et la voila fragile, on la pensait rude et la voila douce, on la pensait raciste et la voila qui s'éprend d'une profonde amitiée pour celui qu'elle considérait comme un boy, un noir et un sous-homme quelques jours plus tôt.
La est l'essence de ce film.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2025
Une œuvre bouleversante, rude, viscérale... parfois trop pour moi.

The Nightingale n’est pas un film qu’on regarde, c’est un film qu’on traverse. Un film qu’on encaisse, parfois avec difficulté. Il vous prend à la gorge dès les premières minutes, et ne vous lâche jamais. C’est une œuvre puissante, engagée, essentielle, mais qui n’hésite pas à plonger frontalement dans l’horreur.

La violence y est extrême. Pas stylisée. Pas spectaculaire. Juste brute, implacable, réaliste. Et si je comprends totalement le choix de montrer cette barbarie sans filtre, j’ai parfois été heurté dans ma sensibilité, notamment lors de scènes particulièrement dures, spoiler: comme celle du bébé
. J’aurais préféré que le film suggère davantage, qu’il laisse le spectateur remplir les blancs avec son imagination, quitte à en être encore plus marqué. Là, tout est montré, et c’est peut-être là où j’aurais aimé un peu plus de retenue.

Cela dit, l’ensemble est d’une intensité rare. Ce n’est pas juste un film de vengeance : c’est un film sur le deuil, la haine, la résilience, et l’humanité qu’il reste à sauver même quand tout est détruit. Le personnage de Billy, aborigène marginalisé, apporte une profondeur nouvelle au récit. À travers lui, le film évoque le génocide aborigène, un sujet presque jamais traité à l’écran, et le fait avec une justesse et une douleur qui m’ont marqué.

Le lien entre Clare et Billy, cette relation qui naît dans la souffrance et évolue vers une forme d’écoute mutuelle, est le cœur battant du film. C’est une lueur fragile au milieu d’un monde de ténèbres.

La mise en scène est au diapason : format resserré, cadre étouffant, tension constante. On est piégé dans la nature comme dans les consciences. Et pourtant, malgré l’horreur, le film trouve quelques moments de silence, de beauté, presque de grâce.

The Nightingale est une œuvre difficile, nécessaire, admirable... mais aussi éprouvante. Et si je le respecte profondément, je ne suis pas sûr d’avoir envie de revivre ça une seconde fois.
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