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1,0
Publiée le 13 mars 2026
Animation qui n'est absolument pas pour les enfants ni pour toute personne ayant un peu de bon sens, c'est juste de l'horreur, démonstration de folie meurtrière et mysticisme malsain. Le tout début ne laisse pas présager l'ensemble du film, mais on arrive au moment où une chose monstrueuse présage de l'ensemble.
C’est un film d’animation plus qu’atypique puisqu’il présente l’opposition entre des oursons et des licornes en guerre depuis longtemps. Derrière son aspect trash se cache un récit audacieusement transgressif évoquant les ravages de la guerre et la naissance conflictuelle entre peuples dans un conte allégorique dressant des passerelles avec l’histoire espagnole tout en se drapant d’accents écologiques. Avec ses couleurs chatoyantes, c’est un film détonnant plongeant peu à peu vers le dramatique.
Très bon film d'animation qui se révèle être une fable anti-militariste et anti-cléricale exceptionnelle malgré son air simpliste. Un mélange de références historiques et politiques qui mèle fascisme, WWII et conflit ethnique avec des animaux fantastiques et apparemment innocents. De plus, les références cinématographiques sont aussi au rendez-vous (du Livre de la Jungle à Full Métal Jacket) et se trouvent être un délice pour les amateurs de cinéma. Toutefois, il faut bien avouer que le rythme pêche un peu de temps à autre et que le film propose des scènes qui peuvent sembler s'éterniser (d'où la note).
Bien que film d'animation avec des personnages mignons (oursons et licornes) ce film est pour un public averti et préparé à la violencespoiler: à la fois physique, verbale et intra-familiale.
Un film complètement barré qui semble avoir été écrit sous psychotropes, ou comment faire un film de guerre horrible avec des licornes et des oursons tout mignons (ou pas). Le film foisonne d'idées et de références : guerre, mythologie, drame familial, gore, tout y passe. Les personnages sont malsains, violents, dérangés, sociopathes, couards. Le choix des couleurs est parfait. Un film à découvrir, mais il faut avoir le cœur bien accroché.
Je peux comprendre à la limite de faire un film politique en dessin animé, mais malgré ça je n’ai pas du tout aimé: Trop gore, hyper marquant graphiquement au point de presque traumatiser du à l'extrême violence. Film à fuir si vous êtes sensible et surtout attendez vous a des visions horrible dans ce cas. Le seul point positif… je suis en vie
Un film d'animation original, prenant, touchant et trash ! Méfiez-vous des apparences. C'est intelligent, bien fait avec une morale, j'ai été extrêmement surprise. A découvrir sans plus attendre !
"Unicorn Wars" est un film d'animation pour adultes où les oursons sont en guerre avec les licornes depuis longtemps. Dans un camp d'entraînement, les jeunes soldats inexpérimentés se préparent à entrer dans la Forêt Magique... Ne vous fiez pas aux couleurs chatoyantes, aux myrtilles et à la tendresse qui dégouline du dessin animé, car il est aussi trash et cynique. Mais derrière tous ces effets, se cache une fable anti-guerre drôle et rondement menée.
Vulgaire sanglant et sombre voilà comment résumé Licorne Wars. Le design des oursons est ultra laid. Les paysages dans la nature sont vraiment jolis, surtout pendant les nuits.
D’un court-métrage à un autre et en travaillant en tandem sur « Psiconautes » avec Pedro Rivero, Alberto Vázquez vient étendre le portrait d’une guerre sainte, qui opposait déjà les licornes aux oursons dans « Sangre de Unicornio ». Si l’enrobage sucrée et colorée du projet peut en attire plus d’un, il faut également lui reconnaître une habilité dans le postulat qu’il défend. Le mignon n’est qu’une tenue de camouflage supplémentaire pour les animateurs, qui se donnent à cœur joie, de pouvoir investir la cruauté des vicieux animaux des bois dans « Happy Tree Friends ». On ôtera toutefois sa créativité dans l’humour, bien noir et bien écarlate, car toute la narration nous interroge sur la violence qu’il génère.
« Honneur. Douleur. Câlins. » L’absurdité de cette devise nous ancre immédiatement dans une ambiance référencée à « Full Metal Jacket ». Il ne sera donc pas étonnant de voir le cinéaste se pencher sur d'autres récits de la guerre du Vietnam, allant de « Apocalypse Now » au « Voyage au bout de l’enfer ». Pourtant, il serait très réducteur de s’arrêter là. La guerre réside également dans la foi et Vázquez n’hésite donc pas à puiser dans la Bible et autres récits mythologiques les différentes figures d’opposition, qui ont finalement donné naissance à ce duo d’oursons, fraîchement enrôlés, Célestin et Dodu. Frères de sang, leur rivalité peut mettre en doute cette fausse complicité que le cadet manipule à sa guise et à sa gloire. Dans le même mouvement, les couleurs vives du royaume des bisounours nous suggèrent un discours contradictoire, concernant les motivations de l’escadron suicide que l’on se prépare à envoyer au front.
Le décalage fonctionne habilement, entre les visages mignons et les ruptures de ton radicales, qui finiront par occulter tout espoir de retour vers la lumière. Là où on ne verra que des cœurs dans une vision édulcorée dans un premier temps, on viendra les arracher à même le torse par la suite. Le deuxième acte est à la fois guerrier et spirituel, n’épargnant personne au passage. Le dessin qui a servi de propagande, au préalable, se retourne contre les personnages, qui découvrent l’horreur de la guerre, une désillusion de trop pour l’un d’entre eux. Plus on avance dans la forêt magique, plus on retire de pansements, jamais assez larges pour cacher les raisons de la colère et de la culpabilité, notamment chez le frère cadet. Né dans la compétitivité avec Dodu, ce sont les mots de son père dépressif qui le convainc de se rebeller en permanence. Être au sommet du podium constitue une sécurité émotionnelle qui, selon lui, le protégera de la solitude qu’il cultive.
Dans le cas du plus grassouillet, il aura peut-être droit à la plus petite part du gâteau, mais c’est justement dans cet esprit que sa bienveillance triomphe, avant de le trahir. L’instinct bestial est derrière lui et sa générosité fait de lui le plus brave des soldats, si on peut encore lui accorder ce titre. Et qu’en est-il de l’ennemi ? Les licornes, noirs comme les ténèbres, sont finalement incompris par des chasseurs, venus verser et boire le sang de leurs victimes. Si leur vitalité dépend évidemment de la nature, leur survie tient pourtant à un fil. « Unicorn Wars » n’hésite pas à sacrifier ses paillettes pour un peu d’horreur, justifiant ainsi la présence d’une créature gluante, emprunté à Miyazaki. La fable atteint ainsi un paroxysme intéressant dans les derniers instants, où l’humanité serait à la fois la conséquence des deux entités, fraternelles et compétitives, une schizophrénie qu’il convient de tempérer.
Depuis qu’un conflit ancestral les a expulsés de la Forêt magique, les Oursons nourrissent le projet de prendre leur revanche sur les Licornes et de les en déloger. Un peloton de jeunes recrues, après avoir suivi un stage d’entraînement dans un camp militaire, y est dépêché. Parmi elles, Célestin, un psychopathe persuadé que le sang des licornes lui donnera la vie éternelle, et son frère jumeau, Dodu.
Dans la filiation de "Psiconautas", le précédent film de Alberto Vázquez, "Unicorn Wars" est un dessin animé paradoxal. Il convoque pour mieux les subvertir les ingrédients traditionnels de l’animation pour enfants : les oursons, les licornes, les câlins et les tons pastels. Son titre sonne comme un oxymore. Sa graphie sur l’affiche l’illustre : un point en forme de cœur surmonte le i de "Unicorn", mais les lettres de "Wars" bavent comme dans les films d’horreur. Sous ce titre, on voit, qui s’opposent, trois oursons mignons en jaune, bleu turquoise et rose, menacés par trois licornes noires au regard inquiétant.
Le résultat est interdit aux moins de douze ans. Une interdiction qui pourrait sembler sévère mais qui se justifie par le souci d’éviter à des parents inattentifs l’erreur de le faire voir par leurs innocents bambins. Car, avec ses références revendiquées à "Full Metal Jacket" (pour les séquences d’entraînement sous l’autorité d’un sergent sadique) et à "Apocalypse Now" (pour la plongée dans une jungle méphitique), "Unicorn Wars" est violent. On pourrait même lui reprocher de se complaire dans sa violence. Autre reproche : celui de vouloir brasser trop large en dénonçant tout à la fois la masculinité toxique, le fanatisme religieux, le bellicisme écocide et le racisme.
On se demande bien quel public ce film touchera. Il n’est manifestement pas destiné aux plus jeunes qui, s’ils le voient, risquent d’être durablement traumatisés. Mais qui, parmi les plus vieux, aura envie d’aller voir un dessin animé avec des oursons et des licornes ?!