Incomparable, inqualifiable, ce film est une dinguerie. Moi qui aime à être surpris et étonné, je n'ai point été déçu. Ce conte pour adulte décrit avec une habileté certaines ambiguïtés de notre espèce. C'est violent et cynique. Les décors, principalement une forêt, sont très soignés. J'y ai retrouvé une touche de Métal Hurlant, de Bambi et de Fantasia. Et puis il y a cette fin sombre, froide et tellement vraie. Beau travail !
Un film complètement barré qui semble avoir été écrit sous psychotropes, ou comment faire un film de guerre horrible avec des licornes et des oursons tout mignons (ou pas). Le film foisonne d'idées et de références : guerre, mythologie, drame familial, gore, tout y passe. Les personnages sont malsains, violents, dérangés, sociopathes, couards. Le choix des couleurs est parfait. Un film à découvrir, mais il faut avoir le cœur bien accroché.
Fantastique fable entre Full Métal Jacket, Bambi, Apocalypse Now, les Bisounours et Happy Tree friend. Un chef d'œuvre qui aborde écologie, masculinité toxique, ravages de la guerre, anticléricalisme. Enfin un film d'animation pas que pour les petits !
Incroyable animation interdite aux moins de 12 ans mais recommandée pour les plus de 15 ans ! Humour noir, scènes d'action à couper le souffle, fable antimilitariste et anticléricale, qui mélange la grande histoire à celle, intime, d'une guerre fratricide. L'animation et les décors sont somptueux. Et parce qu'il n'y a pas que Avatar 2, courrez le voir !
Dans une contrée reculée, oursons & licornes se livrent une guerre sans merci. Comme le rappelle très justement le Grand Livre Sacré, le sang des licornes est gage de beauté éternelle, il n’en fallait pas plus pour maintenir cette guerre à feu et à sang…
Pour son premier long-métrage d’animation (en solo), Alberto Vázquez (Psiconautas - 2017) adapte sur grand écran l’un de ses courts-métrages (Sangre de Unicornio - 2013) et nous embarque dans un déluge de couleurs foisonnantes et de geysers d’hémoglobine.
Imaginez un roman graphique en animation dont les personnages principaux sont des oursons tout mignons qui ne jurent que par les câlins et les myrtilles et de l’autre, d’adorables licornes. Sauf que ce qui aurait pu s’annoncer comme une histoire idyllique va en réalité virer au chaos intégral quand les oursons vont livrer bataille aux licornes. On se retrouve alors devant un mix improbable entre Apocalypse Now (1979) et la série Happy Tree Friends. Autant vous dire que l’interdiction aux moins de 12ans s’avère plutôt surprenante quand on sait qu’en Espagne, elle est maintenue à -16 spoiler: (parricide, fratricide, insultes, crânes explosés, viscères apparentes, geysers d'hémoglobine, ...) on est clairement loin du conte pour enfant.
On imagine les parents inattentifs qui iront trimballer leurs mioches au cinéma pour découvrir le film, ils ne tarderont pas à déchanter devant ce déluge d’images macabres. Ne vous fiez pas à son affiche kawaï, les oursons ont beau être tendres et tout doux (avec leur « pendentif gros cœur d’amour »), avoir le museau en forme de cœur et ce petit côté gay friendly dans leur caserne, lorsqu’ils sont sur le champ de bataille, le sergent Gros Câlin, le caporal Pompon, les jumeaux Câlinou et les frères Dodu & Célestin sont méconnaissables, empli de hargne et de rage.
C'est outrancièrement gore, avec quelques touches sirupeuses de bons sentiments (imaginez les Bisounours dans un univers trash), cela n’empêche pas le film d’être drôle (la séquence d’hallucinations collectives).
Un film à ne pas mettre entre toutes les mains et rappelez-vous bien une chose, "une bonne licorne est une licorne morte".
"Unicorn Wars" est un film d'animation pour adultes où les oursons sont en guerre avec les licornes depuis longtemps. Dans un camp d'entraînement, les jeunes soldats inexpérimentés se préparent à entrer dans la Forêt Magique... Ne vous fiez pas aux couleurs chatoyantes, aux myrtilles et à la tendresse qui dégouline du dessin animé, car il est aussi trash et cynique. Mais derrière tous ces effets, se cache une fable anti-guerre drôle et rondement menée.
Un film d'animation original, prenant, touchant et trash ! Méfiez-vous des apparences. C'est intelligent, bien fait avec une morale, j'ai été extrêmement surprise. A découvrir sans plus attendre !
Depuis qu’un conflit ancestral les a expulsés de la Forêt magique, les Oursons nourrissent le projet de prendre leur revanche sur les Licornes et de les en déloger. Un peloton de jeunes recrues, après avoir suivi un stage d’entraînement dans un camp militaire, y est dépêché. Parmi elles, Célestin, un psychopathe persuadé que le sang des licornes lui donnera la vie éternelle, et son frère jumeau, Dodu.
Dans la filiation de "Psiconautas", le précédent film de Alberto Vázquez, "Unicorn Wars" est un dessin animé paradoxal. Il convoque pour mieux les subvertir les ingrédients traditionnels de l’animation pour enfants : les oursons, les licornes, les câlins et les tons pastels. Son titre sonne comme un oxymore. Sa graphie sur l’affiche l’illustre : un point en forme de cœur surmonte le i de "Unicorn", mais les lettres de "Wars" bavent comme dans les films d’horreur. Sous ce titre, on voit, qui s’opposent, trois oursons mignons en jaune, bleu turquoise et rose, menacés par trois licornes noires au regard inquiétant.
Le résultat est interdit aux moins de douze ans. Une interdiction qui pourrait sembler sévère mais qui se justifie par le souci d’éviter à des parents inattentifs l’erreur de le faire voir par leurs innocents bambins. Car, avec ses références revendiquées à "Full Metal Jacket" (pour les séquences d’entraînement sous l’autorité d’un sergent sadique) et à "Apocalypse Now" (pour la plongée dans une jungle méphitique), "Unicorn Wars" est violent. On pourrait même lui reprocher de se complaire dans sa violence. Autre reproche : celui de vouloir brasser trop large en dénonçant tout à la fois la masculinité toxique, le fanatisme religieux, le bellicisme écocide et le racisme.
On se demande bien quel public ce film touchera. Il n’est manifestement pas destiné aux plus jeunes qui, s’ils le voient, risquent d’être durablement traumatisés. Mais qui, parmi les plus vieux, aura envie d’aller voir un dessin animé avec des oursons et des licornes ?!
Je peux comprendre à la limite de faire un film politique en dessin animé, mais malgré ça je n’ai pas du tout aimé: Trop gore, hyper marquant graphiquement au point de presque traumatiser du à l'extrême violence. Film à fuir si vous êtes sensible et surtout attendez vous a des visions horrible dans ce cas. Le seul point positif… je suis en vie
Film d'animation gore comme beaucoup de gens les aimes. Des scènes de violences inoubliable qui vous marquera à jamais ( de façon positive ou négative). C'est une oeuvre que j'ai énormément apprécié, malheureusement quelques défauts d'écriture sont à souligner tels que certains thèmes de l'actualité pas assez approfondis à mon goût. Un film a voir entre amis, seul ou famille. Âmes sensibles s'abstenir ( -12 ).