Une petite moyenne pour ce nième film sur ce sujet. Les longueurs font jeu égal avec de bons jeux d'acteurs. Les quelques variations originales ne compensent pas un scénario très classique.
Je ne connaissais pas du tout ce film que je viens de voir à la télévision. Ce sujet a déjà été traité, et souvent de façon un peu caricaturale. Là c'est une bonne surprise, car c'est bien traité, tous les personnages sont attachants, il y a de l'humour, et ce qu'il faut d'émotion. Un bon film à voir.
Un ensemble très peu crédible si on traite de la violence dans l'éducation nationale et des zones sensibles. Néanmoins on peut prendre plaisir à cette bluette un brin démagogique . Denis Podalydes réussis à faire exister un personnage rempli de contradictions .
j'ai adoré ce film, c'est un pur chef d'oeuvre, d'ailleurs quand il y a Denis Podalydes, on peut être sûr que ce sera un bon film , mais les autres acteurs sont fantastiques aussi ! ce film est la preuve que les enfants ont tous au fond d'eux un instinct d'intelligence et de respect, quelle que soit l'éducation qu'ils ont eue ou leur environnement familial, mais voilà, il faut aller le chercher , et ce n'est pas facile , surtout pour un prof pontifiant du lycée Henry IV ! magnifique, vraiment magnifique !
C'est toujours un peu le même problème avec ces films sur le milieu enseignant : ils ont beau être pleins de bonnes intentions, ils finissent toujours par tourner au simplisme, voire à une légère démagogie. Pourtant, le point de départ est aussi bon que pertinent : amener un professeur d'un des plus grands lycées de France (Henri IV, pour ne pas le citer) dans un établissement de Seine-Saint-Denis où celui-ci pourra passer de la parole aux actes concernant sa volonté de placer des personnes plus expérimentées dans des milieux plus difficiles (en lui ayant un peu forcé la main, au passage!). Malheureusement, nous comprenons très vite que le regard sur ce problème scolaire majeur, sans être totalement édulcoré, va être vite réduit à des soucis mineurs finalement réglables assez facilement si l'on fait preuve d'une forte autorité : comme quoi, ce n'était pas le peine de chercher bien loin ! Idem pour les grands classiques : même s'il y a une part de vérité, prétendre qu'il suffit de proposer une pédagogie plus moderne, plus adaptée au langage des jeunes de ces quartiers, qui plus est avec grand succès, ce n'est pas très sérieux, enlevant beaucoup de l'intérêt « éducatif » qu'aurait pu avoir l'œuvre, et ce n'est pas l'opposition caricaturale entre les profs et leurs méthodes qui viendra contredire ce ressenti. Pour autant, à défaut d'avoir un film instructif, au moins a t-on un film agréable. Je ne me suis jamais ennuyé, sensible à cet univers que je connais assez bien et à défaut d'y croire, au moins l'ai-je trouvé attachant, que ce soit les différents élèves, les enseignants (dont la plus que charmante Pauline Huruguen), Denis Podalydès offrant une prestation de qualité. À défaut d'y croire, ces moments d'érudition littéraire sont vraiment chouettes, et on prend autant de plaisir que les élèves à suivre ces cours, notamment l'importante partie consacrée aux spoiler: « Misérables » . Du coup, à défaut d'avoir l'œuvre nécessaire et espérée sur les très nombreux problèmes rencontrés aujourd'hui dans l'éducation nationale, au moins a t-on droit à un « feel good moviee » souvent drôle et bien mené, même si ce n'était pas vraiment ce qui nous avait été vendus.
Le sujet aurait pu être la porte ouverte à tous les clichés et les stéréotypes misérabilistes. C’est heureusement bien plus fin et nuancé que cela, le film dégageant plutôt un côté feel-good movie sans jamais être donneur de leçon.
Une impression de deja vu car le sujet a etait traite dans plusieurs films. Quelques cliches également mais l'ensemble est tres agreable a voir avec quelques touches d'humour , des acteurs tres bien et denis podalydes remarquable.
Une excellente comédie, fine et sans vautrage grossier dans les clichés sur les banlieues, réalisée par Olivier Ayache-Vidal, qui signe son premier véritable long métrage. Une belle distribution. De très bons jeunes acteurs. Un sujet toujours porteur. Un film réconciliateur comme il y en a régulièrement depuis "Intouchable", en passant par "la vie scolaire", la mélodie", " Jusqu'ici tout va bien" et quelques autres ... Un film fin, magnifiquement mené par Denis Podalydès, un acteur vraiment talentueux, avec un jeu, discret, posé, juste et millimétré. Des personnages attachants, aucun gag lourdingue, aucun cliché ridicule. Un excellent film, drôle, beau, bien réalisé, malgré quelques rares zooms et quelques rares cadrages instables incongrus, mais le film est suffisamment solide et le spectateur est suffisamment dedans pour que l’œil n'en soit pas agacé. Le reste est parfait, une très bonne surprise, un film hautement agréable et sympathique,
Il semble difficile au départ de trouver un intérêt supérieur à cette nouvelle tentative du cinéma français d'immersion dans le milieu scolaire en banlieue. L'on évite ici les pièges de la comédie pure, de même que la tendance à faire dans le documentaire chargé. Si le propos est intéressant et se nourrit d'un certain réalisme à travers maints petits détails, le film devient un peu trop moralisateur et pétri de bons sentiments, sans forcément mettre les pieds dans le plat et pointer ce qui fait vraiment mal. Les Grands Esprits, malgré certaines qualités (et un Denis Podalydès épatant), planent un peu trop au-dessus de la mêlée pour être le grand film social que l'on pouvait attendre sur cette question.
Un film qui se regarde bien mais dont on ne comprend pas vraiment l’intérêt. Il ressemble sur bien des points à Les Héritiers (2014), mais pourtant peine à lui arriver à la cheville. Il se différencie notamment en s’attaquant à un vrai problème de l’éducation nationale dans les banlieues et le sujet est plus qu’intéressant. Malheureusement Les grands esprits ne fait pas vraiment de proposition d’améliorations, encore moins propose-t-il une solution au problème. L’histoire est intéressante, mais au final, le film se contente de montrer un problème plutôt que de le résoudre. De plus, Les Héritiers avait « la facilité » du sujet sensible et touchant émotionnellement, ce n’est pas le cas ici où le seul coté émotionnel se résume à un prof huppé nouant une amitié avec une tête brulée, et une relation avec une autre prof. Pas très folichon tout ça. A quoi sert le film, on se le demande …
Vu mille fois. Deux protagonistes, deux antagonismes. L’un professeur de lettres dans le prestigieux lycée Henri IV, qui s’amuse à être méprisant, la France d’en Haut, l’élite, quoi ; l’autre, un adolescent issu des cités, la France d’en Bas, agressif, la misère intellectuelle, quoi. Deux caractères opposés, deux générations opposées, deux univers totalement opposés. L’un va tenter de secourir l’autre ; l’autre va révéler l’un ! Classique et prévisible. Peu convaincu du propos suivant : spoiler: secourir un élève pourtant surpris à tricher . Se coucher devant son acte et ne penser qu’à l’encourager. spoiler: Se coucher devant son comportement inadmissible lors d’une visite au château de Versailles . Balayé tout comportement contraire au règlement intérieur et au principe éducatif. Si c’est une comédie, j’accepte la démarche, ce qui n’est pas le cas, le film se veut un tantinet sérieux ; c’est aussi un petit brûlot contre le système pédagogique des quartiers sensibles et les petites joutes verbales qui s'ensuivent dans la salle des professeurs confirment le côté bancal du film. Peu convaincant de suivre un professeur avec la même classe. Devrait-on implicitement se douter qu’il en a d’autres ? On l’imagine bien sûr. Cependant, il aurait été intéressant de découvrir au moins une autre classe avec au moins un autre élève perturbateur pour crédibiliser le récit. A en croire le film, seule la 4ème5 poserait soucis ? J’en doute fortement. Le film s’est focalisé entre un professeur et un ado, c’est un peu maigre comme propos. Et le résultat est naïf. « Les Grands Esprits » volent bien bas…
Des comédiens qui jouent très bien. Une histoire qui se tient, montrant le collège côté profs, Avec plusieurs conceptions de leur métier, de leur implication. Un zeste d'humour et bcp de sensibilité.