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Un visiteur
1,5
Publiée le 23 septembre 2017
Cliché, mal interprété, sans véritable fin, politiquement correct, ce film est un échec. Un professeur agrégé, qui croit se faire draguer par une très belle femme profitant de sa beauté pour lui jouer un tour et l'envoyer dans un collège "difficile de banlieue": ça commence mal. Il faut savoir que ça ne marche absolument pas comme ça dans l'Education nationale.
Le professeur arrive à "tenir ses élèves", sa jeune collègue (une femme bien évidemmentt) n'a de cesse de lui dire à quel point elle le trouve génial et à quel point, elle, elle n'y arrive pas: scandaleux, sexiste, et pas approfondi parce qu'on n'a rien qui nous montre comment concrètement le professeur fait pour "tenir sa classe" pendant toute l'année.
Bien sûr, il va tellement s'attacher à ses élèves (on ne sait pas pourquoi il se met à les aimer à ce point-on a le droit de s'y attacher, mais ce n'est pas explicité à l'écran), qu'il va faire lui-même les démarches pour en "sauver un", et même aller dans sa cité pour le supplier de revenir en cours: RIDICULE et IMPOSSIBLE. Et bien sûr, rien sur lesdites démarches qui sont pourtant un véritable casse-tête.
Je m'arrête là car l'ensemble du film est de cette teneur, le pire est quand même la fin, le prof et l'élève assis côte à côte, devenus si proches et si complices... Et on ne nous dit rien sur le rapport que le prof devait faire à la ministre de l'Education Nationale sur "faut-il ou non envoyer des profs "expérimentés" dans des établissements classés REP", qui aurait pu faire l'objet central du film. Et qui fait l'objet de nombreuses discussions, de la salle des profs, au Ministère
Bref, n'allez pas voir ce film si vous vous attendez à être immergé dans la réalité du métier d'enseignant, préférez Entre Les Murs, de Laurent Cantet (qui n'est déjà pas très réaliste...)
C’est un film de science-fiction tellement on peine à imaginer l’histoire. Il s’agit en effet d’un prof de Henri IV qui se retrouve missionné prof d’une banlieue difficile. C’est comme si un mandarin de médecine interne se retrouvait parachuté généraliste dans un désert médical. Ou comme si vous missionniez un bon ingénieur à la tête d’une entreprise qui périclite. L’idée a beau être des plus logique et ordinaire, elle est illogique et extraordinaire dans notre société française, trop souvent, qu’il s’agisse de l’industrie, de la médecine ou de l’éducation. Des critiques rageux (cf. Le Monde) disent que ce faisant, le film méprise inconsciemment le milieu qu’il filme : il faut être tordu pour rager de la sorte ! Ils rappellent d’ailleurs, juste ironie, des personnages du film comme ce prof de maths, pourtant jeune, dynamique et tout, mais qui, lui, méprise bien inconsciemment le milieu où il professe : il vaut mieux ne rien faire, laisser tomber, voire donner un coup de pouce pour que l’élève difficile se noie. Bien sûr le film a un petit côté documentaire, quand il relate par exemple la "résignation acquise", le test des anagrammes... Mais comment faire autrement ? Le film est un bon réquisitoire contre l’éducation, qui a demeuré en gros ce qu’elle était il y a 50 ans, et qui est la vraie cause de tous les problèmes actuels (entreprises mal gérées, déserts médicaux, désintégration sociale et culturelle, chômage). Ce film n’est pas davantage un "feel good movie", comme disent d’autres critiques au cerveau javélisé. Le film qui méprise inconsciemment le milieu qu’il filme, ou qui est un feel good movie, serait plutôt « Le Cercle des poètes disparus » de 1989, film intouchable. Ici le "unconventional educator" ce n’est pas (l’excellent) Robin Williams, c'est (l’excellent) Denis Podalydès, dont le leitmotiv est (devenu aujourd’hui) plus profond que le "Carpe Diem" du premier, s’agissant de se demander "comment donner le goût d’apprendre?" (car évidemment, ce goût n’est pas le même qu’il y a 50 ans avec les changements survenus dans le social, le culturel, le technologique…). Mais le film n’est pas une potion magique, il pose la question, donne quelques éléments de réflexion, et rien que cela, c’est méritoire, c’est chargé d’une juste émotion, même si c’est forcément incomplet (car comment suivre 30 élèves d’une classe et 30 professeurs d’un lycée?). Et à cela, il faut ajouter que tous les acteurs jouent bien, chacun dans son registre, quasiment sans exception, ce qui fait de ce film une exception dans la production française –même les gamins (qui parlent bizarre) ont une élocution parfaitement audible, et ça c’est un exploit, aujourd’hui!
Depuis ‘’intouchables’’ je n’avais jamais ressenti autant d’émotion devant un film français. Si Victor Hugo qui aurait adoré le cinéma pouvait voir ce film, je crois qu’il serait fier de son oeuvre, fier que 255 ans plus tard son immense roman soit aussi utile qu’il le fut à sa sortie. Tout cela grâce à la sensibilité d’un réalisateur dont c’est le premier long métrage. Certes il y a des maladresses, des lourdeurs, des erreurs qu’il aurait été facile de corriger mais il y a tant de qualités qui les compensent largement qu’au final un spectateur aimant le cinéma et les enfants ne peut être que comblé. Chaque petit détail de vie observé à la loupe est empreint d’intelligence, aucun bavardage inutile, la camera se chargeant de tout faire comprendre. Passé le premier quart d’heure qui laisse brut les clichés de l’époque et même les intensifie maladroitement, tout se qui suit sera regardé avec l’indulgence et la bienveillance qui conviennent aux enfants de quatrième. Denis Podalydes n’est pas pour rien dans cette réussite, il a su en bon acteur faire passer tous les messages sur le ‘’gout d’apprendre’’ qu’aurait su faire passer dans la vraie vie un professeur digne de ce nom. Rarement un film n’aura été aussi utile en ces temps difficiles que ‘’Les grands esprits’’. Mille mercis à Olivier, Denis et à ‘’Dialo’’ et ‘’Tandia’’.
faire aimer l'école, faire aimer la langue, faire aimer le travail. le fabuleux Denis P s'y emploie avec une énergie débordante. sa classe est loin d'être facile, mais son amour du métier lui donne une énergie fantastique. avec une réalisation si réaliste qu'on se croirait dans la classe, c'est parfois des envolées lyriques de toutes beauté, les enfants sont extraordinaires. un bémol pour moi : pourquoi ces chansons en anglais alors qu'on étudie la merveilleuse langue française. (c'est ma demi étoile)
Le sujet a été plusieurs fois traité et pourtant on se prend dans l'histoire exposée sans caricature. Excellente interprètion de D podalydes et des jeunes. Bon film.
On passe un très bon moment devant ce film malgré quelques inévitables clichés. Denis Podalydès incarne parfaitement son rôle et porte à merveille le film sur ces épaules. À voir....
Un professeur agrégé de lettres d'un très grand lycée parisien va se retrouver au coeur d'une expérience très intéressante : aller enseigner dans un collège de banlieue classé REP (réseau d'éducation prioritaire). Le choc des cultures est évidemment énorme et paraît compliqué au départ, mais l'intelligence du scénario est justement de nous montrer que rien n'est impossible quand on parle d'éducation. Denis Podalydès joue très juste et apporte sa touche d'humanité et de subtilité pour faire avancer tous ces élèves proches de la rupture scolaire. En étoffant un peu plus la vie personnelle de certains collégiens, ce film aurait pu être bien plus émouvant encore, comme l'avait été "Les Héritiers" sorti fin 2014. Un agréable moment néanmoins. --> Site CINEMADOURG <--
Une interprétation brillante de Denis Podalydès pour un film touchant mais qui n'évite pas les nombreux clichés sur l'enseignement en zone sensible. Le film donne une vision superficielle et bien optimiste d'une institution à la dérive. On a presque envie d'être prof en banlieue...en fait...non.
Un film intelligent qui traite de vrais sujets (la diversité, les difficultés scolaires,...). Un film où le savoir être, le savoir-faire et le savoir-vivre ensemble est appris. Bon film
Ce film très optimiste, malgré un constat qui égratigne non sans causticité l’Education Nationale, est porté par Denis Podalydès spirituel et fin et aussi par le jeune Abdoulaye Diallo.
François Foucault, professeur agrégé du Lycée Henri IV se trouve parachuté, suite à un quiproquo, dans un collège de quartier. Une phrase lors d’une séance de dédicace « il faudrait nommer des professeurs expérimentés dans les quartiers difficiles ». En fait c’est ce que le film démontre. Ca risque de ne pas plaire à tout le monde et aussi ce n’est peut-être pas suffisant.
Toujours est-il que le film qui sonne très juste, souvent drôle, fin et bien vu, montre un professeur qui ne renonce ni à lui-même ni à ses principes. Il vouvoie et impose le vouvoiement et un respect réciproque. Il est très sévère avec une souplesse pleine d’esprit. Il se bat pour maintenir le savoir au centre de l’enseignement et fait honneur au chef d’oeuvre de Victor Hugo, « Les Misérables », ou emmène ses élèves à Versailles et non à Disneyland.
Peu de profs du collège l’apprécient au final, pas davantage que l’administration, pourtant il va faire progresser ses élèves.
Ce film pétillant délivre son message sans démagogie et donne à réfléchir. Mon blog : larroseurarrose.com
Je viens de sortir du film qu' un ami m'avait conseillé. A la base je voulais pas trop parce que j'avais pas aimé la bande annonce qui semblait bien relou, et franchement j'ai rarement vu un film sur le collège aussi bien. C'est super drole et surtout ce que j'ai aimé c'est qu'on voit la vie des profs qui galèrent. Je recommande à fond. C'est ma première critique mais c'est pas la dernière. J'ai vu aussi Ça et... Ça déchire !! Je vais en faire une critique.
Un bon moment de cinéma avec, face à un Podalydes toujours solide, des gamins tout aussi efficaces. Même si tout ça semble assez romancé, on ressort plutôt content de la séance et c'est bien là l'essentiel.
Propos démagogue, et même délirant pour quelqu'un qui aurait, comme moi, enseigné en collège de zone difficile. Tout rapport avec la réalité serait purement fortuit... mais D.Podalydès, si talentueux par ailleurs, a voulu jouer "Les grandes âmes". Facile... et je lui souhaite surtout bon retour dans le centre de Paris !