Ava, premier film d'une réalisatrice à suivre ! Enfin, moi je dis çà, mais il y'a encore une semaine j'ignorais complètement tout de cette réalisatrice ... J'entame mon parcours à l'envers pour ce qui la concerne, son second film vu en salle dimanche dernier fessant office de découverte. Une surprise délicate et fiévreuse.
L'ouverture sur la plage, le mouvement dessus, les gens attroupés sous le soleil et puis cette jeune fille qui sommeil, réveillé par un chien noir, errant ici et là, histoire de se remplir la panse à de fait l'idée de planté un décors clairement identifié. Là suite n'est que détricotage, ambition, réussite ! Le parcours de cette petite, au travers du drame qui lui pend au nez n'a rien d'une remise en question, elle n'est que la poursuite de la découverte, celle d'un enfant qui s'apprête à grandir, plus vite, qui retiens pour voir autrement ... L'interprétation de Noée Abita qui puisse à l'extrême dans la situation en ressort une fragilité forte, appuie sans concession, démontre en tempérament de dur à cuire qui captive autant qu'elle intrigue.
Ava un film d'aventure, farouche, espiègle, le périple " sombre " d'une protagoniste qui ne se laisse pas abattre et choisit son demain. Léa Mysius creuse la bizarrerie, tantôt avec pitrerie ( le braquage de nudiste ! ), avec romantisme, avec une passion à l'image de son héroïne.
J'ai tout un coup l'envie d'un bond dans le temps, de le revoir, de n'en rater aucune de ses subjectivités. Un moment pernicieux pour la morale, un choc de cinéma, une entité qui se doit d'avoir une place considérable dans le paysage, surtout au vue d'autres propositions stoïques et répétitif ...