Le Portrait interdit
Note moyenne
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38 critiques spectateurs

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Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 septembre 2019
Un film pour public spécifique qui aime plutôt les films d'auteur tant le scénario est minimaliste et repose surtout sur la psychologie des 2 personnages principaux, leurs sentiments et surtout tourments intérieurs. Film très lent, à la langueur mélancolique, assez triste et dramatique. Un film où tous les gestes, attitudes, semblent ralentis en particulier par un rituel et une tradition impériale et ancestrale chinoise très pesante, enfermante, réglée au millimètre sans aucune place pour la liberté des sentiments et même des expressions. Le film est marqué par une bande son très présente, dans le style musique classique avec une utilisation de solos de violoncelle qui renforcent la solitude, mélancolie et tristesse. Le visage magnifique et cristallin de la mega star chinoise Fan Bingbing est superbe et filmé en plans serrés qui font ressentir sa solitude et son mal être malgré l'aeropage de courtisanes, serviteurs, soldats, pour un film très taiseux avec peu de dialogues et de grands moments de silence. Le français Melvil Poupaud s'en tire plutôt bien dans un rôle difficile de peintre prêtre jésuite à la cour impériale chinoise chargé de réaliser ce fameux portrait qui s'avérera un révélateur et nous entraînera encore plus vers une fin dramatique. Amateurs des Rambo, fast and furious et Game of Thrones, ce film n'est pas pour vous.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 décembre 2017
L'idée de départ du Portrait interdit s'appuie sur un tableau, "Portrait d’une concubine", attribué à Jean-Denis Attiret, un jésuite français, et peint au milieu XVIIIe siècle. Ce tableau est exposé dans un petit musée situé à Dole, en Franche-Comté, ville natale du peintre….
Passionné de culture asiatique et plus particulièrement chinoise, le réalisateur Charles de Meaux avait été frappé par l’expressivité du visage féminin et était intrigué par cette peinture énigmatique, sorte de Joconde chinoise.
Ayant partagé sa fascination pour le tableau de Jean-Denis Attiret au cours d'une discussion avec des amis chinois, Charles de Meaux se voit proposer de faire un film sur cette peinture. Le cinéaste français s'est alors documenté et a découvert l'existence de l'impératrice Ulanara qui prêta son visage au portrait. Folle amoureuse de l'empereur Qian Long qui la délaissait, elle éprouvait des tourments de l'âme comparables, selon de Meaux, à ceux des héros de la littérature romantique.
A partir de l'histoire de l'impératrice Ulanara, Charles de Meaux s'est amusé à imaginer une fiction avec la complicité de Michel Fessler. Ensemble, les deux hommes ont écrit une histoire d'amour entre cette femme qui vit "dans la désespérance de ne pas être regardée par l’empereur" et ce jésuite qui pose son regard de peintre sur elle.
Le film est une coproduction franco-chinoise, tourné, en mandarin, à Beijing partie en studio, partie dans une partie de la Cité Interdite construite pour le film de Bertolucci, et transformé depuis en parc d’attraction. Il en ressort un film esthétiquement très beau, au rythme lent, comme ces longues séances de pose, entre le peintre et son modèle. De ces séances, au vu et au su de tous, dignitaires et courtisanes, va naitre, entre le peintre et son modèle, un trouble, au fur et à mesure que le portrait prend forme, mais dans le carcan rigide de la Cour impériale les sentiments ne peuvent être portés par la parole mais au travers des regards, et déjà ces échanges sont un défi à l’implacable hiérarchie de la Cour et au pouvoir de l’empereur…L’impératrice est interprétée par la magnifique Fan Bingbing, au visage aussi énigmatique que celui du fameux portrait. Melvil Poupaud est Jean Denis Attiret, loin de l’image austère des jésuites, mais obligé d’ânonner son mandarin en phonétique…Mention spéciale aux directeurs de la photographie, Charles de Meaux et Dong Jinsong et aux deux décorateurs, François Renaud Labarthe et Jiang Quan….les décors reconstitués, les costumes de soie brodés…Le résultat est somptueux…certaines audaces artistiques sont de bonnes idées, comme avoir fait s’animer les dessins au fusain de Jean-Denis Attiret pour représenter des scènes de batailles, d’autres moins heureuses comme ces surimpressions d’un « avatar » du personnage censé illustrer ses pensées et qui peuvent dérouter…mais cela ne gâche pas l’impression générale d’un film romanesque et flamboyant !!!.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 décembre 2017
C'est un très beau film, avec beaucoup de finesse et de retenue. Un temps suspendu au XVIII ieme, dans un onde actuel toujours pressé et violent. De la poesie, de l'art, servis par de superbes acteurs, Fan Bingbing,, le rôle du Grand Intendant, et Melvil Poupaud notamment, Les images sont superbes, la bande son et les choix musicaux sont en harmonies.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2018
Surprenant que ce film qui nous fait immédiatement penser aux débuts de Zhang Yi Mou (épouses et concubines....) soit français! Tourné en Chine, évidemment, avec tous les égards dus à une superproduction historique.

        Charles de Meaux est évidemment un homme cultivé. Et passionné d'Asie, et d'histoire! Voilà qui nous le rend sympathique.... 

         Au début, il y a ce petit tableau de l'impératrice Ulanara, dont on ne sait pas grand chose, sinon qu'elle fut l'épouse de l'empereur Qian Long, (après avoir été sa seconde épouse), après la mort de la première impératrice. On sait qu'elle tomba ensuite en disgrâce.

        Ce portrait a été peint par le jésuite français Jean-Denis Attiret. Attiret était peintre avant d'entrer dans les ordres. C'est donc tout naturellement qu'il fut volontaire lorsque les jésuites présents à la Cour de Pékin cherchèrent à recruter un artiste, pour accompagner un autre fameux peintre jésuite, le père Castiglione. Le travail d'Attiret plut particulièrement à Qian Long, avec qui se noua une véritable amitié (malgré la terrible étiquette de la cour de Pékin!); Qian Long aurait aimé qu'il devienne mandarin, et lorsque Attiret mourut, il lui fit de magnifiques funérailles....

        Voilà les faits à partir desquels Charles de Meaux a brodé! 

       Ulanara nous est présenté comme malheureuse, jalouse car l'empereur (Huang Jue) la délaisse au profit de concubines.... Fan Bingbing, l'idole du public chinois, est trop belle. Belle, non, elle est sublime. Ses robes, ses bijoux (on veut ses boucles d'oreille!), ses coiffes sont sublimes et en font une véritable déesse.... Comment imaginer que le coeur pur du frère Attiret ne soit pas troublé? Melvil Poupaud est très très bien. 

       Attiret s'interroge aussi sur la véritable mission des jésuites en Chine. Castiglione (Thibault de Montalembert) pense que c'est en travaillant pour l'empereur, en réalisant des oeuvres d'arts, des palais, des jardins "à l'occidentale", en prenant donc place parmi les intimes de la cour qu'ils arriveront, in fine, à la convertir au christianisme -car c'est quand même ça, leur mission première! Evidemment, nous savons bien que ce projet était absurde....

      Bref, c'est beau comme un film chinois. Intérieurs, paysages, tout est beau. C'est imbibé de culture chinoise, cela nous montre les traditions, l'étiquette, c'est donc didactique; c'est intelligent. Le cinéma français, quand il le veut bien, peut donc faire ça aussi, pas seulement des comédies débiles ou des thrillers bien calés. 

       C'est à voir, à admirer, à savourer.
Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2018
Un film très beau avec un cadrage magnifique qui restitue très bien l ambiance de la Chine de l époque
Des costumes somptueux et une magnifique imper actrice
Marilou M.
Marilou M.

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2018
Un film qui promet plus qu'il n'apporte. Un titre qui induit en erreur. Une intrigue qui n'est que trop superficiellement exploitée, trop de thèmes croisés et pas traités. S'agit-il du rêve de la reine? De la jalousie du roi? Des tentations du jésuite ? De la concurrence entre cultures artistiques d'empires concurrents, de tentative d'infiltration coloniale ?..... Les superpositions fantasmatiques de réalisateur débutant et une bande son fracassante finissent de fatiguer le spectateur.
marccccccccc
marccccccccc

27 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 décembre 2017
Film superbe , tout en délicatesse avec des acteurs qui jouent de manière très moderne des personnages qui vivent un amour qui les dépasse.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 décembre 2017
Il me semble que la noblesse de l'impératrice (et de la famille impériale aussi) a été faiblement prononcée par le film, soit les vêtements portés, les décos du palais, les nombres de servantes et d'eunuques dans la cour, ainsi que la formalité d'étiquette fortement réduite, notamment chez les jésuites. Sinon, les miniatures des émotions sont pas mal interprétées sous réserves que les personnelles vivaient une société orientale et féodale, une époque où les codes inter-sex sont strictes.
Pour les côtés négatifs, spoiler: les illusions de l'impératrice d'elle-même ont été un élément bizarre du film, et le motif de la folie de la dernière scène n'est pas assez développé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 décembre 2017
Quel film! Un moment de poésie, magnifique. Des images qui vous habitent encore longtemps. C'est pour ces moments là que nous aimons tant le cinéma!
Justin  Navi
Justin Navi

5 abonnés 299 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2024
Quel beau film. L'idée de scénario est déjà une belle trouvaille qui nous plonge dans l'univers de la cour de l'empereur chinois voici plus de 2 siècles, et des premières relations avec l'Occident. Bien sur il y a aussi la peinture, et les rapports entre le peintre et son modèle. Mais surtout l'atmosphère envoutante créée à la fois par le cadre de la Cité Interdite et par les jeux d'acteurs en particulier Binbing Fan. Sa prestance est immense, et la diction ne fait pas regretter une seconde que le film ait été tourné en mandarin bien au contraire. Les autres acteurs chinois sont aussi excellents. Melvil Poupaud est moins convaincant, et même assez perturbant par contre.
Les costumes sont également splendides.
A voir !
AurelC
AurelC

4 abonnés 163 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2018
Impression mitigée sur ce film qui atteint une beauté esthétique très aboutie à certains moments et propose d'autres séquences plus maladroites à mon goût...aux effets disons inattendus. Film qui se veut contemplatif mais avec certains plans d'une longueur exageree. Le sujet m'a toutefois intéresse ; cette rencontre entre deux individus qui est aussi celle - a priori impossible - de deux cultures et de deux positions sociales. Les meilleurs séquences sont celles des séances de pose, où les courtisans et les serviteurs se pressent, curieux de voir l'artiste occidental au travail, et où les deux protagonistes principaux s'apprivoisent. La vraie réussite du film reste le personnage de l'impératrice, assez touchant, une femme inaccessible et solitaire, prisonnière de sa condition, troublée et intriguée par le regard inhabituel porte par le peintre jésuite sur elle. Fan Bingbing l'interprète avec sensibilité. Et elle est remarquablement filmée et mise en valeur...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 décembre 2017
Super Film ! Une belle surprise.. je ne m'attendais pas du tout à ça ! c'est très surprenant loin des clichés du film historique. Melvil Poupaud est très bien dans son rôle..
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 janvier 2018
Honnêtement, le pire film de l'année. Scénario vide, textes plats, décos cheap. De plus, on ne comprenait rien quand les acteurs français parlaient chinois...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 décembre 2017
Le Portrait Interdit montre avec beaucoup de finesse les échanges interculturels qui ont existés et existent toujours entre l'orient et l'occident. Ce que les historiens appellent "L'histoire connectée". L'empereur accepte qu'un peintre jésuite fasse le portrait à l'occidental de l'impératrice.. Les reconstitutions sont absolument magnifiques, les costumes fabuleux..Fan Bingbing est d'une beauté éblouissante ! et Melvil Poupaud fait bien l'affaire en Jésuite décontenancé par la beauté de l'impératrice. Je vous recommande vivement d'aller voir ce film qui met en valeur la puissance de l'image et du regard..
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 13 janvier 2018
Quel dommage!
Le sujet promet beaucoup plus que la réalisation. Des scènes prolongées sans raison particulière. J'ai passé la totalité de la séance à imaginer tout ce qui aurait pu se passer d'intéressant mais qui ne s'est, malheureusement, jamais produit. Gâchis total d'un sujet cinématographique historiquement et politiquement passionnant. Beaucoup plus d'attention à l'aspect esthétique qu'au spectateur. Enfin bref une déception incommensurable.
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