Le Locataire
Note moyenne
4,0
1751 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

166 critiques spectateurs

5
44 critiques
4
63 critiques
3
37 critiques
2
15 critiques
1
4 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2022
Alors, c’est triste mais je n’ai pas su accrocher à ce film, c’est probablement un classique mais malheureusement, je n’ai pas été sensible à presque tout. Malgré tout, je dirai que c’est pas mal.

D’abord, l’histoire, j’ai pas compris, honnêtement, je ne l’ai pas suivi et c’est sans doute dommage.

Par contre la réalisation a une bonne identité ; notamment le son, qui représente bien la pression.

Je ne pourrai rien dire de plus là-dessus, par manque d’attention. Et je ne doute pas que quelqu’un puisse plonger dans ce récit.
Cohle.
Cohle.

72 abonnés 1 012 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2011
Roman Polanski nous plonge dans un thriller paranoïaque bien ficelé. Huit ans après "Rosemary's Baby", ce film vient ponctuer sa trilogie sur les lieux "maudits", et de belle manière. On retrouve ici un niveau d'angoisse comparable, une histoire aussi glauque, parfois malsaine, dans laquelle on reconnaitra facilement l'influence d'Alfred Hitchcock et de son "Psychose" ou encore "Fenêtre sur cour". C'est ici Polanski lui-même qui tient le premier rôle, et heureusement, car pour interprété ce personnage qui semble si proche du réalisateur, il n'aurait été choix plus judicieux. C'est certainement le film le plus complexe du réalisateur jusqu'alors, car si des supputations nettes arrivent au spectateur, rien ne sera dévoilé de manière explicite, scellant la réussite du scénario. "Le locataire" est donc une œuvre résolument sombre et froide, à ne pas rater.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 mai 2015
Il débute comme un film français lambda qui se situerait à Paris. Un polonais vient louer un appartement en plein arrondissement. Jusqu'ici rien d'anormal. Sauf que dans cet appartement, une femme s'est suicidée deux jours auparavant et que la pièce est déjà mis en vente. Du coup le personnage veut comprendre et commence à sombrer peu à peu. Polanski nous livre un véritable chef-d'oeuvre de frisson. J'ai été réellement impressionné par tout ce travail sur l'atmosphère et la mise en scène. Le film parait à première vue tellement normal... De plus la musique et Roman Polanski (l'acteur principal aussi) permettent encore plus de suivre les méandres de ce personnage torturé. On ne saura pas (ou peu) faire la différence avec une imagination et une réalité tout aussi étrange. Une critique des Parisiens sans doute. Bref, un bon petit bijoux de frisson rappelant son "Rosemary's Baby".
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 mai 2012
Du tout bon film, sorti tout droit de l'esprit fertile et machiavélique de Polanski. Œuvre que l'on pourrait presque qualifier de kafkaïens. Cette atmosphère sombre et calfeutrée qui mêle habillement l'Absurde au suspense, sans jamais faillir et sans jamais s'égarer !
Derrière l'histoire, on pourrait y voir une critique acerbe de la vie citadine, ses coutumes, sa monotonie et son manque de solidarité.
On retrouve aussi la folie et la paranoïa si cher au réalisateur...
Vous l'aurez compris j'aime le réalisateur... mais j'apprécie aussi l'acteur. Je trouve que le côté introverti-décontracte du personnage lui sied parfaitement.
Pour faire court, je suis littéralement conquis !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film étrange, inquiétant, effrayant, et extrêmement maîtrisé. Polanski est fou, et il s'en sert bien.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 5 avril 2014
On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Roman Polanski interprète à merveille le rôle de ce petit homme fragile et névrosé. Le trauma qu'il subit en tout de début de film aura d'importantes répercussions sur sa longue descente aux enfers qui mènera à un final paroxystique.
Malheureusement, c'est un film qui a très mal vieilli, dont la direction artistique et les attitudes des personnages sont trop ancrées dans leur époque.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 octobre 2010
Coté réalisation "Le Locataire" est indéniablement une réussite. Cela dit le film hélas n'est pas aussi puissant qu'un Rosemary's Baby et ce notamment à cause de l'interprète principal. En effet Polanski se met en scène lui-même, mais il est loin d'avoir un grand talent d'acteur. On ose à peine imaginer ce qu'aurait été "Le Locataire" avec un acteur par exemple de la trempe d'un Jack Nicholson... [6,5/10]
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2009
Ce film traite plus que bien des cauchemars de Polanski on se dit bien que dans l'esprit du personnage du livre celle Roman faisais l'affaire !
thethythy
thethythy

30 abonnés 434 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2006
Moins drôle que "Le bal des vampires", moins diabolique que "Rosemary's baby", ce film se situe en dessous des films de cette période du travail de Roman Polanski. On retrouve cependant toujours, et avec plaisir, une certaine ironie sur le monde et un désabusement salvateur qui permet de relativiser la noirceur de l'intrigue. Pour parvenir à cette noirceur et à cette tension, le réalisateur utilise habilement des plans rapprochés et des très courtes focales en alternant le monde diégétique et le monde déformé tel qu'il est perçu par le héros. La longue descente du locataire dans la schizophrénie aurait cependant gagnée à être plus explicitée. Mais comment expliquer les origines d'une maladie du cerveau tout en restant dans la fiction ?
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 août 2012
Après avois réalisé son "Chinatown" qui lui avait valu de se faire une fois de plus acclamé par la critique, Roman Polanski se lance dans la réalisation de ce film, qui n'est pas sans rappeler son mythique "Rosemary's baby" (il s'agit d'ailleurs du dernier volet de sa trilogie de l'appartement maudit, constituée de ces deux films et de "Répulsion").

Le film s'ouvre sur une fenêtre. Puis la caméra se déplace ... sur d'autres fenêtres, par lesquelles on voit apparaître des visages inquiétants et fantômatiques. Dès le début, on est dans une position aussi paradoxale qu'étouffante ; être à la fois un voyeur et l'objet d'un voyeurisme. Ensuite, s'ensuit la présentation du personnage principal, que Polanski interpète lui même : un immigré polonais peu sûr de lui. Après une brève et peu engageante discussion avec la concierge de l'immeuble, il découvre son appartement. Et c'est en particulier avec cet appartement que le génie de Roman Polanski éclate. Les voisins se plaignent du bruit que fait leur nouveau voisin, disant eux-mêmes qu'ils "entendent tout" ... dès lors, l'intimité n'existe plus, l'appartement n'apparaît plus comme une quelconque protection face au monde extérieur, et le jeune homme se trouve - du moins le pense-t-il - exposé au voyeurisme de ses voisins.

Mais cet appartement semble également donner une vue intéressante : les toilettes. Du haut de sa fenêtre, le protagoniste devient à son tour voyeur (allant même jusqu'à s'emparer du symbole hitchcockien des jumelles) ; et c'est cette position de victime et de voyeur qui amorce sa tourmente. Polanski met alors en oeuvre toute sa maîtrise formelle de l'objet cinématographique pour mettre en scène cet enfermement : scènes tendant vers le fantastique déformant personnages et décors, photographie suffocante dans une obscurité excessive, fruits d'une subjectivité de plus en plus violemment accentuée ... jusqu'à l'incroyable final, dont chacun pourra se faire sa propre interprétation.

Après "Rosemary's baby", Polanski atteint un point de non-retour avec "Le locataire" ; cette fois, la folie est plus terrible que jamais. Et la spirale sans fin ...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 décembre 2015
Sorti en 1976, "Le Locataire" fait partie de la trilogie de films qui tiennent lieu dans des appartements, filmés par Polanski. La particularité de ce film est la présence de Polanski dans le rôle du personnage principal. L'histoire peut être résumée ainsi : Trelkovsky emménage dans un appartement à la suite d'une personne qui a tenté de se suicider. Très vite, cet homme observe des comportements anormaux dans son voisinage, s'ensuit une longue descente aux enfers pour un homme complètement déboussolé. "Le Locataire" nous place face à la vie d'un homme perdu face à un environnement qui le dépasse et auquel il ne peut se confronter. Après Répulsion et Rosemary's Baby, cette oeuvre vient confirmer le talent de Polanski pour installer un climat d'angoisse et de psychose dans un appartement. Sa capacité à nous surprendre est singulière, et certaines séquences sont tout simplement épouvantables spoiler: (Trelkovsky qui observe la tête de l'ancienne locataire voler derrière la fenêtre)
. Le rythme du film souligne le côté "thriller psychologique" du tout, Polanski prend son temps comme à son habitude. Sa prestation est par ailleurs très convaincante, on ne sait pas sur quel pied danser face à son personnage qui perd peu-à-peu ses repères. L'intrigue revêt un intérêt certain, avec les thèmes de la solitude et de l'absence d'identité pour toile de fond. Malgré un final haletant, filmé avec maestria, certains passages du film accusent quelques longueurs. Le rendu global est poignant, la réalisation saisissante, on excuse donc certains moments de flottement. Ce film fait toujours son effet aujourd'hui ; il demeure, en somme, une réussite.
Timdu26
Timdu26

107 abonnés 481 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2011
Dans la lignée de Rosemary's Baby, Polanski nous met encore une claque avec ce film. J'adore complètement ce genre de long métrage ! L'histoire est énorme, le scénario est parfait. Dès le début, il y'a quelque chose d'étranges : tout le monde parle anglais à Paris. Et je ne pense pas que ce soit juste comme ça, non. Polanski a voulut dès le début nous rendre confus avec ce mélange. Et plus on avance dans le film, plus l'étrange apparait grâce au travail du montage, du son, de la lumière et de la réalisation. On commence à s'inquiéter, on commence à se poser des questions sur cet appartement sordide et sur ses habitants. Puis vient le tournant où l'on sombre dans la folie. Sombrons-nous avec lui ? Dur à dire. Quelque part oui, quelque part non. On ne sait plus quoi penser jusqu'à la fin où nous sommes témoins d'un acte digne d'une personne atteinte d'une maladie causée par des petits détails qui peuvent prendre une dimension incroyable. Cette dimension angoissante, paranoïaque. Une dimension sublimement bien rendue par ce maître, Polanski. Un classique, un chef d'œuvre aussi bon que Rosemary's Baby.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juin 2007
Un très grand Polanski, une immersion dans le spleen, les pulsions mortellement dévastatrices. D'une noirceur absolue,Polanski nous conte ce que peut être le quotidien d'un immigré, qui, sans trop y croire essaie de survivre et de faire face aux préjugés et à la xénophobie latente. Grande musique de Sarde, excellent film ou Polanski retrouve parfois la veine de ses brillants courts métrages.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 041 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2024
Un très bon film dramatique réalisé par Roman Polanski qui réunit un casting d'acteurs français et américains.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2016
Dernier volet de la trilogie des appartements maudits, Le Locataire condense les grandes lignes de ses aînés, à savoir la naissance de la folie dans Répulsion et la peur croissante des autres dans Rosemary's Baby, pour un résultat pas entièrement abouti. Il n'est pas facile de faire rentrer l'horreur dans le quotidien (coucou Paranormal Activity) mais Roman Polanski relève le défi sans efforts. Le film est parcouru de scènes glauques (les personnes qui restent statiques à la fenêtre d'en face) qui deviennent progressivement de plus en plus poussées (le point de rupture arrivant le soir où le personnage principal est malade). Parallèlement à cela, le comportement des voisins se dégrade. Au départ peu engageants, ils deviennent petit à petit de véritables monstres, reprochant au nouveau locataire des choses absurdes ou injustes. Le dialogue s'estompe et laisse la forte impression qu'un piège se referme sur le pauvre Trelkovsky... Le frisson est donc bien présent, mais le réalisateur semble rechigner à le pousser jusqu'au bout. Les scènes de nuit sont efficaces et aurait mérité de s'étirer, de devenir insoutenables pour le spectateur, comme le faisait si bien Black Christmas. Polanski avait largement les capacités pour le faire, mais il a choisi de terminer ces scènes brusquement, par un cut qui laisse un vide, comme s'il manquait une conclusion à ce que l'on vient de voir. Ce montage pas très heureux permettent de revenir aux scènes de jour, qui n'ont rien de très intéressant. Je pardonne le rythme lent de la première heure, qui servait à mettre tous les éléments en place, mais une fois qu'on a basculé dans la folie complète, on veut y rester ! Ces retours à la normale sont peut-être nécessaires sur le papier, mais en pratique on s'ennuie ferme. Il y a bien évidemment beaucoup plus de bien que de mal à tirer de ce long-métrage. L'ambiance horrifique est bien là, et si les insupportables scènes de jour arrivent à la chasser, elle revient au galop à la nuit tombée. Par ailleurs, les nombreux thèmes abordés et les différentes interprétations possibles font du Locataire une œuvre riche, mais un gros manque d'unité l'empêche de se hisser au rang d'excellent film.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse