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cinéman
51 abonnés
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2,5
Publiée le 9 août 2020
Alors qu'elle allait bientôt mourir par accident, Pauline Lafont resplendit dans cette comédie légère et quelque peu érotique, au point que tout semble graviter ici autour d'elle : les mâles autant que le scénario. Mais à part sa beauté quoi d'autre ? Bien sur on a plaisir à retrouver Jean-Pierre Bacri, Jacques Villeret ou Guy Marchand mais l'histoire reste bien trop simpliste , voire puérile, sans vraiment compenser par un humour de qualité.
Deux frères mutilés par une grenade, une pulpeuse jeune femme qui veut épouser le plus grand, un garagiste désirant à tout prix acheter la maison dont ils ont hérité, un décor de bord de route à la sortie d’un village, l’été en pente douce a tout du drame social. Dans cet environnement triste et laid, volontairement restreint à une cité HLM, un café et à la maison des héros, les relations sont tendues, et la violence court à fleur de peau. Néanmoins, on s’attache peu à peu à ce trio qui tente de surmonter ses dissensions internes et invente une manière de survivre dans un contexte hostile. Au fil des scènes leur désir de sortir de l’enfermement du village se révèle, maladroitement, inconsciemment, tel le désir mythique d’un ailleurs où tout serait différent, et ainsi grandit le thème de la quête, sous-jacent, mais donnant au film un souffle intéressant. Est-ce le huis clos ? Est-ce l’incongruité de cette bicoque coincée entre les deux parties du garage ? Est-ce la musique entêtante ? Est-ce justement le thème de la quête ? Toujours est-il que l’ensemble fait penser à « Bagdad café » tourné la même année par Percy Adlon, la niaiserie et la tendresse en moins. Alors un grand film ? Pas vraiment, car vulgarité et violence verbale sont omniprésent et gâchent en grande partie le plaisir. Situer l’action d’un spectacle dans un milieu populaire n’implique pas nécessairement une grossièreté et une tension permanente. Dommage.
Je dois être le seul à avoir détesté ce film, vu les notes dithyrambiques des spectateurs... J'ai du mal à trouvé une qualité à ce film : scénario qui pourrait se résumer à "Haine, sexe et violence en rase campagne", dialogues affligeants, mal joué (Bacri fait du Bacri, Marchand fait du Marchand, Villeret fait du Villeret... et cette regrettée Lafont fait ce qu'elle peut). Enfin bref, mauvais du début à la fin. Krawczyk, quoiqu'il fasse, reste mauvais...
Un film très fort. D'autant plus qu'il sert d'hommage à Pauline Lafont, à sa beauté toujours intacte dans nos esprits. Et Villeret aussi... Ha on se laisse prendre au sentimentalisme primaire avec de tels êtres humains !
L'été est en pente douce, tout comme le décolleté de Pauline Lafont, si ce n'est un peu plus d'ailleurs. Détail important, car finalement sa présence semble être le principal intérêt de cette comédie sans inspiration, en permettant à Jacques Villeret, dont le talent est réduit pour l'occasion à celui d'un simplet, de "faire nature." A contre-emploi on retrouve Jean-Pierre Bacri, parfait pour faire le râleur parisien mais beaucoup moins pour jouer le rôle du rural débrouillard et obstiné. Pas spécialement désagréable mais certainement pas incontournable.
Acteurs magnifiques, filmés de façon grandiose et une très belle histoire d'amour. Une grande réussite du cinéma français. De plus, Pauline Lafont est superbe.
Sans savoir trop pourquoi, j'ai une tendresse particulière pour ce film. L'histoire est simple et touchante, la mise en scène implacable et les acteurs magnifiques (Jean-Pierre Bacri et Pauline Lafont en tête).
Un de mes films préférés... Cultissime !!!! J’aime tout : l’atmosphère moite à souhait, la musique prenante, les acteurs tous excellents, l’histoire à la fois simple et touchante...
Un petit film intimiste, lumineux, plein de charme et sans prétention. Il s'agit d'une histoire simple, d'une grande tendresse, sur fond d'ambiance moite et sensuelle. Le casting est super, très pertinent, et la musique belle et prenante.
Les grandes qualités de "l'Eté en pente douce" résident dans son excellent scénario, ses très bons dialogues, et surtout dans le jeu de ses acteurs. On revoit avec une certaine émotion Pauline Lafont qui a marqué durablement l'histoire du cinéma français par l'interprétation de cette jeune fille naïve et provocante. Devenu un incontournable, "l'Eté en pente douce" n'accuse pas le poids des ans, c'est bien le signe d'un grand film.
Il est inconcevable d’imaginer que la filmographie de Gérard Krawczyk (« Taxi 2-3-4 » notamment) puisse comporter un tel film. Autant on peut lui dédier le plus souvent la Palme d’or du Nanard, autant avec « L'été en pente douce », sorti en 1987, il réalise un long-métrage drôle et émouvant. Il est aidé en cela par un trio d’acteurs remarquable : Jean-Pierre Bacri, Jacques Villeret et Pauline Lafont (dans l’une de ses dernières apparitions au cinéma avant son tragique accident). Les seconds rôles (Guy Marchand et Jean Bouise particulièrement) sont parfaits. Bref, cette histoire glauque où érotisme, chaleur du sud-ouest de la France profonde et cruauté des petites gens emportent tout sur leur passage, reste un mélodrame méconnu qui mérite pourtant une meilleure reconnaissance.
Excellent film ! Fane retrouve son frère Mo dans le village de leur mère qui vient de décéder. Il est accompagné de Lilas, une gentille et très jolie fille, dont la beauté et le sex-appeal vont immédiatement susciter l'hostilité, la jalousie et la convoitise de tout un village, en particulier d'un garagiste voisin. Brillante interprétation de Jean-Pierre Bacri, Jacques Villeret, Pauline Lafont, dans le rôle de ces trois "paumés", de Guy Marchand dans celui du sale type et tous les autres en villageois peu sympathiques. Ce film laisse néanmoins une sensation de malaise et de tristesse, peut-être liée au destin tragique de Pauline Lafont qui, quelque part, rejoint ce film, y est inscrit comme en filigrane.