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Degrace
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4,0
Publiée le 27 juillet 2011
J'ai été très séduit par ce film. L'idée de départ n'est pas très compliquée, mais elle est originale. L'effet papillon ira beaucoup plus loin et exploitera encore mieux le thème, mais "Fréquence interdite" parvient à captiver, à tenir son intrigue sans sombrer dans le ridicule, et à réaliser l'union entre la science-fiction, le thriller, le fantastique et le policier. Mention spéciale à Shawn Doyle, qui est très convaincant.
Cette fréquence F.I. saura séduire tous les mordus de fantastique sans aucun doute. "Fréquence interdite" : en 1969, un pompier volontaire meurt accidentellement dans un incendie. 30 ans plus tard, son fils, marqué par cette tragédie, se souvient et répare la radio de son père. Une voix familière sort de cette fameuse radio. Père et fils vont être amenés à modifier le passé... . En partant sur des trouvailles scénaristiques bien armées, palpitantes et menées à terme, Toby Emmerich (le frère de Noah ; ce dernier jouant dans le film) règle son script au millimètre près et le sert sur un plateau d'argent, rangé à la perfection, n'en déplaise à Madame Rothschild ! Grégory Hoblit ("La faille" avec Hopkins, c'est lui !!), futur vétéran de genre et signant ici son troisième long-métrage juste après "Peur primale" (en présence de Rigard Gere) et l'excellent thriller "Le témoin du mal" (avec un Denzel Washington énorme), englobe le spectateur dans une atmosphère hertzienne à souhait qui fait qu'on ne décroche jamais. Palpitant, adoptant un style nerveux, Greg pousse à l'extrême, et l'on prend plein les mirettes. J'adore !! L'on est happé aussi par une partition sans fausse note de Dennis Quaid ("L'enfer du devoir", "Le vol du Phoenix") dans le rôle du père et de Jim Caviezel ("La ligne rouge" malickienne), un fils policier qui met tout en œuvre pour retrouver sa famille. Un duo (Quaid/Caviezel) unique, fonctionnant comme sur des roulettes. Un Dennis Quaid fantastique (c'est le cas de le dire !), toujours autant appréciable, et un Caviezel dans l'un de ses meilleurs rôles. Un casting irréprochable dans les seconds couteaux aussi à l'instar de Andre Braugher (vu dans "La cité des anges" (avec Nicolas Cage), et plus récemment dans "The mist" de Darabont ainsi que "Salt"), parfait. Rajoutons là-dessus une musique qui ne s'affranchit pas d'une sacré dose d'humilité, et qui fait le lien entre Dennis, Jim et Greg. Attention à vos postes, il s'agit de l'inoxydable Michael Kamen qui nous fait part de ses ondes magnétiques inoubliables. Nous transportant dans les tourments psychologiques des personnages, Michael (et Gregory !) font leur boulot, ni plus ni moins, mais mettent un point d'honneur à raconter leur version de "Retour vers le futur" dans le contexte du bug de l'année 2000. Encore une patte racée pour le regretté Michael. Le rangement des meubles, radios et autres appareils électroménagers est impératif pour regarder cette "Fréquence interdite" qui devrait être autorisée à émettre. Un très bon film en somme. Ours blancs, s'abstenir !
J'ai vraiment beaucoup aimé ce film mais je ne sais pas trop dire pourquoi, les acteurs sont génaiux, l'histoire est fascinante, la réalisation super et peut-être parce qu'on aimerait tous pouvoir changer le passé !!
Bon film ! Le scénario est accrocheur. La mise en scène à des défauts mais fait le job. Le casting est d'exception. La BO est suffisante mais aurait mérité un compositeur.
Avec ses faux airs "effet papillon" , fréquence interdite séduit, et parvient sans mal à obtenir une certaine adhésion, et ce même si il ne transcendrera pas le genre .
Nombreux sont les films à traiter de l’univers des paradoxes temporels, avec plus ou moins de réussite, on pourra notamment citer la saga des Retour vers le futur (1985/1989/1990), Timescape (1992), 12h01PM (1993), L'Effet papillon (2004) ou encore Predestination (2014).
Mais rares sont ceux qui parviennent à la fois à se démarquer, à faire preuve d’originalité et à transmettre autant d’émotion. Fréquence interdite (2000) fait partie de ces rares films à pouvoir se targuer de répondre à nos attentes.
Le film met en scène un très beau duo (interprété par Dennis Quaid & Jim Caviezel) et nous invite à un voyage science-fictionnel. Un soir, par une nuit illuminée d’aurores boréales et d'éclairs magnétiques, John allume une vieille radio amateur et croit entendre la voix de son père disparu tragiquement 30ans plus tôt (lors d’un incendie). Bien décidé à réparer les erreurs du passé, John va aiguiller son père afin qu’il ne périsse pas dans l’exercice de ses fonctions (pompier). Mais comme tout changement dans le passé peut avoir des conséquences négatives dans le futur (le fameux effet papillon), John va apprendre à ses dépens que nul ne peut modifier son destin et/ou celui d’autrui.
Fort d’un scénario habillement construit et riche en émotions (les retrouvailles père/fils par ondes interposées vous donnent la chair de poule), le film de Gregory Hoblit (Peur primale - 1996) est à la fois émouvant et passionnant. Un drame familial qui se permet même de lorgner vers l’action (lors de la séquence de l’incendie, non sans rappeler un certain Backdraft - 1991), ainsi que vers le thriller dans la dernière partie du film, ajoutant ainsi un peu de piquant à cette histoire.
Excellent ! J'ai beaucoup aimé l'histoire et son déroulé. Efficace et sans bavure, une réussite dans la relation père-fils à 30 ans d'intervalle avec la poursuite d'un serial killer. On a l'aspect pompier durant la première moitié du film et l'aspect policier sur la seconde. Belle exploitation.
J'ai vu un film... enfin j'ai revu un film... enfin je l'ai re-re-revu... et je trouve que ça fonctionne tout le temps... Dennis Quaid est vraiment un comédien que j'adore...Quoi qu'il en soit, c'est le genre de cinéma que j'adore. L'histoire est fantastiquement originale, et nous fait plonger dans les méandres d'un passé qui change et évolue en fonction de nos actions. Le scénario est la force de ce film, et les comédiens sont vraiment émouvants... Les relations père-fils sont explorées, tout comme les relations parents-enfants... C'est un thriller captivant qui prend et qui surprend, C'est un excellent film que je suis ravi de redécouvrir régulièrement... Mon voyage dans le passé, quoi...
Gregory Hoblit est ce que l’on nomme parfois un peu de manière péjorative « un bon faiseur ». On aurait tort de se moquer de ces bons artisans à qui une certaine critique refuse le statut d’artiste sous prétexte qu’ils cherchent à toucher le plus grand nombre. C’est en effet grâce à leurs efforts que d’autres peuvent trouver des financements pour leurs travaux parfois à l’intérêt confidentiel quand ils ne tournent pas au nombrilisme éhonté pour certains d'entre eux. C’est dans le domaine du thriller qu’officie essentiellement Guy Hoblit. Un film de procès fort habile, « Peur Primale » sorti en 1996 avait fait décoller sa carrière en même temps que celle du tout jeune Edward Norton. « Fréquence interdite » offre un mélange savoureux et relativement rare entre thriller et science-fiction. Le scénario de Toby Emmerich dont le frère Noah joue dans le film, est une variation autour de « La machine à explorer le temps" d’HG Wells ou plus exactement du « Voyageur imprudent » de René Barjavel (1944). La remontée dans le temps est un thème cher au cinéma américain largement utilisé dans les séries télévisées (« la quatrième dimension », « Au cœur du temps ») puis dans un fameux triptyque devenu culte et référence en la matière avec la série des « Retour vers le futur » de Robert Zemeckis. Hoblit et Emmerich s’emparent avec maestria de ce sujet certes attractif mais aussi très dangereux si le résultat d’une intrigue trop complexe conduit à embrouiller le spectateur. A distance spatio-temporelle, le fils et son père décédé vont à trente ans de distance réussir à s’unir pour capturer un dangereux psychopathe tueur d’infirmières. Mais la leçon du « Voyageur imprudent » est que modifier le passé peut avoir des conséquences incontrôlables sur le présent. C’est ce que le Frank (Dennis Quaid) et John (Jim Cazeviel) vont s’évertuer à déjouer tout au long du film pour finir par se retrouver dans le présent, le fiston ayant au passage réussi à sauver son géniteur des flammes qui l’avaient emporté en 1969 dans l’exercice de son métier de pompier. Dans l’entrefaite il leur aura fallu sauver la maman qui par le jeu de domino involontairement provoqué s’était retrouvée aux prises avec le psychopathe. A aucun moment le scénario ne s’emmêle les pinceaux, nous permettant de suivre avec le plus grand plaisir cette enquête d’un genre bien particulier. Dennis Quaid ne fait pas toujours dans la sobriété mais son capital sympathie finit par être communicatif, quant à Jim Cazeviel il montre une palette de jeu qui ne transparait pas souvent dans les rôles bodybuildés qu’il tient depuis près de 7 ans. A voir.
On aurait pu craindre une série B vaguement subtile, appuyant fortement sur la théorie et les questions existentielles pour compenser un manque de moyens ou d'inspiration, mais fort heureusement Fréquence Interdite évite le piège et s'avère une œuvre équilibrée. La "collision temporelle" est ici une arme bien employée pour aboutir à une collision des genres cinématographiques: on glisse du drame au thriller dans un très bel enchaînement, le tandem Quaid/Caviezel est impeccable et la réalisation admirablement calibrée. Le côté "happy end global" l'empêche d'atteindre le spectateur avec la même force que l'Effet Papillon par exemple, mais ce film est vraiment du très bon suspense.
Un excellent film policier surnaturelle. L'histoire raconté est très belle et réserve de nombreux rebondissements, la mise en scène est intelligente, les acteurs très bons (Dennis Quaid en tête). Un thriller qui se démarque des autres, à voir au moins une fois.