Visiblement, Wolfgang Petersen aime bien tout ce qui se rapporte aux histoires d'hommes, aux histoires en terrain maritime et aux histoires qui tournent mal. Pourquoi je dis cela ? Tout simplement parce que c'est Petersen qui avait réalisé en 1981 la surpuissante fresque appelée « Le bateau », le titre allemand sonne mieux d'ailleurs. Ici rebelote, on a bien une histoire de bateau, mais l'histoire n'est pas la même. Ici, il s'agit d'une équipe de pêcheurs qui part en campagne, loin, très loin des côtes de Gloucester mais qui se trouve prise dans une tempête infernale. C'est donc un film catastrophe auquel nous allons avoir droit. Chouette. Ça commence mollo. Une rapide (peut-être trop) présentation des pêcheurs qui vont partir en mer. Ensuite, une fois la campagne lancée, du classique, les pêcheurs font leur boulot et se congratulent à chaque prise. Mais on sent que ça pas tarder à dérailler. Un requin fait son apparition et ensuite un de pêcheurs se fait tirer par dessus bord et manque de mourir noyé. Et, après une pêche colossale, qui risque d'assurer le pactole, les ennuis commencent. L'ouragan arrive ! Et justement, c'est là que ça coince. Les scènes de tempêtes sont très bien troussées, bien réalisées et donc assurent le spectacle. Mais pendant ces séquences, Petersen se perd parfois dans des intrigues inutiles. Par exemple, qu'est ce qu'on en a à cirer du plaisancier le Mistral avec trois personnes à son bord ? C'est vrai quoi, on s'en fout d'eux, que la mer en colère les emporte et point final on en parle plus. Pareil, on s'en fout pas mal aussi des sauveteurs dans l'hélico, on s'en fout que leur aéronef manque de carburant qu'ils n'arrivent pas à le ravitailler et que par conséquent, l'appareil va tomber à la flotte. On se fout aussi de la grande plate-forme sur laquelle les naufragés viennent trouver secours et refuge. Nous ce qui nous intéresse, ce sont les pêcheurs, emmenés par George Clooney. C'est eux qui nous intéresse et pas autre chose. Et malheureusement, Petersen, à mon goût ne s'y consacre pas assez. Et c'est bien dommage. Je voudrais conclure en disant ceci : en dehors des scènes de tempête on appréciera également le fait qu'il n'y ait pas de happy end. Je vous jure que ça fait plaisir.