Plaire, aimer et courir vite
Note moyenne
3,6
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217 critiques spectateurs

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Vale R.
Vale R.

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2018
Magnifique ce film entre le récit du premier et dernier amour. On suit avec passion l'histoire de cette rencontre qui va déboucher enfin sur l'amour entre un jeune homme en quète de travailler dans le cinéma et qui se cherche et de cet écrivain qui se sait en urgence et donc doit vivre vite. Il y a des scènes magnifique où les regards sont plus importants que les mots comme la scène de la baignoire et aussi la fin où il n'y a plus à rien rajouter. Le trio d'acteurs est remarquable Vincent Lacoste pour son côté nonchalant et cette fougue de la jeunesse qui ne veut pas voir la mort, Pierre Deladonchamps caméléon aussi bien sombre, désespéré que lumineux et l'ami fidèle Denis Podalydès qui fait aussi le tampon. La BO est vraiment superbement choisie. Ce film donne vraiment envie de courir vite le voir car si la mort est toujours comme une ombre ; il y a énormément de vie !!!
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2018
Christophe Honoré signe son retour au Festival de Cannes cette année avec cette cinquième sélection mais seulement sa seconde en compétition officielle après « Les Chansons d’amour », qui reste certainement son plus beau film, véritable chef-d’œuvre de mélancolie désenchantée. Comme son nouvel opus se déroule au début des années 90 dans un contexte parisien et homosexuel, beaucoup seront tentés de le rapprocher du coup de cœur du public de l’an passé au festival, « 120 battements par minute ». Mais hormis une partie du contexte, des protagonistes en majorité gays et l’époque, « Plaire, aimer et courir vite » n’a rien à voir avec le film de Robin Campillo. Ici, et c’est peut-être ce qui pourra rebuter une partie du public, on est tout de même dans un cinéma d’auteur français pure souche et affirmé. Pas forcément poseur ou prétentieux mais, par instants, dans une certaine mouvance bobo parisienne qui caractérise ce type de cinéma dans ce qu’il peut avoir de plus caricatural. Il n’y a qu’à se souvenir de son pire film, l’horripilant « Ma mère ».

Mais, à l’instar de toute sa filmographie, tel le sublime « Dans Paris », Honoré ne s’en cache pas et cela se reconnaît au premier coup d’œil lorsqu’on s’attarde sur l’aspect visuel du film ou quand le cinéaste est trop généreux dans ses dialogues. En effet, certaines séquences s’étirent plus que de raison, laissant les personnages débiter de longues logorrhées verbales parfois insignifiantes et trop écrites (mais le plus souvent aussi pétries de justesse et passionnantes). C’est le défaut majeur de « Plaire, aimer et courir vite » et cela se caractérise par quelques longueurs dans la seconde heure et surtout une œuvre qui aurait du faire une vingtaine de minutes en moins. Mais, même s’il peut paraître trop auteuriste, le cinéma d’Honoré n’en demeure pas moins exigeant et surtout empreint de justesse et de délicatesse. On adore ces séquences anodines ou ces discussions qui semblent ne pas raconter grand-chose mais qui en fait signifient beaucoup. On adore ces moments de grâce emballés avec sincérité ou encore ces envolées lyriques qui emballent les cœurs. Car le cinéma d’Honoré c’est aussi ça et beaucoup plus encore.

Sous des airs légers et polissons de prime abord, « Plaire, aimer et courir vite » développe une gravité en rapport avec les années SIDA et scrute l’approche la mort avec acuité plus le film avance sans oublier un certain romantisme suranné. L’apogée émotionnelle de cette oeuvre va éclore en fin de film, par le biais d’une séquence déchirante entre Podalydès et Deladonchamps. Des dernières scènes pudiques mais poignantes, emballées par le « One » d’Harry Nilson qui avait également touché nos cœurs dans le « Magnolia » de Paul Thomas Anderson sous la version reprise par Aimee Mann. Mais le film dépeint aussi avec une véracité quasi autobiographique (Honoré ne cache pas que le film s’inspire de sa propre jeunesse) les rapports amoureux et sexuels, en quelque sorte les us et coutumes, du milieu gay parisien de cette époque. Jamais graveleux ou voyeuriste, son film est beau et ce qu’il dit encore plus, malgré la sinistrose ambiante, la gravité de ce qui se passe à l’écran et la palette de gris qui s’empare des images. « Plaire, aimer et courir vite » est une belle œuvre nostalgique demandant un certain effort de la part du spectateur. En revanche, on ne peut que saluer la performance des trois têtes d’affiches au sommet de leur art. Le trio Lacoste, Deladonchamps et Podalydès forment le triangle parfait, projection synthétique de la jeunesse du cinéaste, et nous soufflent durant deux heures. Un prix d’interpétation ne semble dès lors pas impossible.

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Guichard M
Guichard M

18 abonnés 29 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2018
Un des plus films de Christophe honoré. Les acteurs sont formidables une très belle BO. Le film nous plonge dans les années 90 entre rencontres sentiment plan
coperhead
coperhead

36 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2018
Les très bonnes notes des critiques m'ont poussé à regarder ce film avec intérêt bien que le sujet ne me passionne pas. Contrairement à 120 battements par minute qui est un film de combat politique choc , Plaire, aimer et courir vite se concentre surtout sur une histoire d'amour entre un jeune gay de province et un écrivain parisien atteint gravement du sida . Quelques moments de grâce, avec le bon jeu des acteurs : Lacoste entre candeur et provoc ,Deladonchamps, très bien dans ces rôles qui lui collent à la peau ( comme dans l'inconnu du lac ) et même Podalydès toujours juste .La réalisation est sombre et soigné et les dialogues finement ciselés mais le film est lent avec quelques longueurs .
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mai 2018
Un an est passé et on se souvient encore du film lumineux « 120 battements de cœur » de Robin Campillo qui a soulevé l’enthousiasme sur la croisette. « Plaire, aimer, et courir vite » est sans doute de la même trempe, sauf que le film se déroule vingt ans plus tard, certes sur fond de SIDA, dans le milieu intimiste des artistes et des étudiants. Car c’est un film de Christophe Honoré. Il n’y a aucune vocation politique, comme c’était le cas du Campillo. Honoré explore les paysages amoureux, les âmes complexes, dans un milieu qu’il connaît bien, celui des parisiens bohèmes et des rennais idéalistes. C’est un cinéma qui refuse le regard sociologique. C’est un cinéma urbain, comme le réalisateur l’aime, avec des dialogues très écrits, hors sol, mais profondément émotionnels.

Christophe connaît bien la ville de Rennes. On reconnaît le TNB, le centre-ville actuel qui n’était pas celui des années 90. Peu importe. Il reconstitue une époque qui est sa propre jeunesse, avec ses musiques particulières, ses parkings du centre où les garçons draguent, et où les malades du SIDA mouraient encore. On a oublié que l’on pouvait fumer dans les restaurants, les bars, et même les hôpitaux. Dans ce sens, « Plaire, aimer et courir vite » est un ravissement total. Ce n’est pas très important, mais l’impression générale demeure que le réalisateur a conçu sa première autofiction cinématographique. Mais Honoré brouille les lignes avec malice. Est-il ce jeune étudiant bisexuel, déterminé à faire du cinéma ? Est-il cet écrivain hautain et maladroit que la maladie rend si vulnérable ? On ne saura pas. Ce que l’on devine, c’est qu’Honoré s’amuse et s’attendrit au milieu de cette pléiade de personnages attachants, complexes, et amoureux. Il balaie sans jamais juger tous les thèmes relatifs à l’homosexualité masculine : la tentation du jeunisme, la prostitution, les conduites à risque, le vieillissement, la solitude. Surtout, il rappelle que l’amour transcende toutes les formes de sexualité, surtout quand elles sont fragilisées par la souffrance et la perte.

Pour une fois, le réalisateur dépasse ses relents bobos. Il conçoit une œuvre tout à la fois joyeuse, triste, magique, douloureuse, comme un hymne à la vie et à la création tout entière.
pinkf
pinkf

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2018
Les acteurs, la reconstitution des années 90, l’évocation des années sombre de l’épidémie de VIH/sida, l’amour naissant... tout est à la fois très juste et très émouvant dans ce qui est, à mon goût, le plus beau film de Christophe Honoré
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 mai 2018
Je n'ai pas du tout aimé ce film, il est ennuyeux, superficiel, il y a trop de longueurs, les scènes de sexe n'apportent rien, j'en suis sortie très déçue.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 18 mai 2018
L’homosexualité, le SIDA et la mort. Mais sans une once d'indécente geignerie. Avec bien au contraire la valorisation d’une forme de pudeur orgueilleuse, de dignité très aristocratique, peut-être nietzschéenne, dans le rapport à la souffrance et à la déchéance. Une manière de célébrer la vie jusqu’en son crépuscule, de suivre sur leur fil les danseurs funambules qui lui disent "oui" jusqu’à la fin, y compris en se suicidant dès qu’il n’est plus possible de vivre. Car "vivre", pour un esthète hédoniste comme Jacques ou comme Arthur, c’est tout sauf subsister dans l’être-là semi-végétatif d’une vie sans flamme, sans passion, c’est tout sauf s’accrocher à l’existence vaille que vaille. "Vivre", c’est jouir, vibrer, saisir l’intensité fugace de l’éphémère, céder au jaillissement électrisant de la pulsion, se risquer dans l’ivresse des escapades et des passades, se désaxer et s’exalter dans la fiévreuse dissidence du désir d’illimité, laisser venir le frisson romanesque de l’égarement, sentir l’élan du cœur dans les frémissements du corps, cueillir les fleurs d’amour et de soyeuse volupté même si elles naissent dans l’antichambre de la mort … Et il s’agit de l’assumer, sans jamais feindre de s’en dissocier, contrairement aux jouisseurs clivés qui cherchent à se laver de ce qu’ils font, à s’excuser de ce qu’ils sont. Belle vigueur d’âme que celle d’un Jacques ou d’un Arthur. Mélange d’intégrité altière et de distanciation. Avec un net dédain pour l’indécence des geignards, pour leur posture victimaire. La vraie « fierté gay » ? Peut-être. Le film de Christophe Honoré n’en est pas moins très agaçant. D’abord parce qu’il épouse le point de vue d’un petit entre-soi de libertins intello-snobs que même le plus violent des homophobes verrait d’abord comme des « pédants », à moins qu’un jeu de mots involontaire ne les lui fasse traiter de « pédéants » ?! Parmi les scènes crispantes, l’échange téléphonique au cours duquel Arthur, qui a laissé sa dernière proie (un jeune autostoppeur) en standby dans sa chambre, reçoit de Jacques un éclairage de connaisseur sur les « 4 types de blonds », soit une version snobinarde (Whitman, Ginsberg, Auden sont convoqués) de la typologie du vieux baiseur impénitent. Certes, on en perçoit l’humour et le raffinement. Mais également la cuistrerie. "Cul-istrerie" ?! De plus, même saupoudrée d’intelligence et de clins d’œil aux beaux esprits, la sexualité consumériste d’un Jacques ou d’un Arthur n’a pas la profondeur tragique du vrai donjuanisme. Par ailleurs, et de manière plus générale, Christophe Honoré se complaît trop dans l’étalage des références. Certaines scènes du film en sont rendues artificielles et gauches. Par exemple, il y a celle où l’un des trois meilleurs amis rennais d’Arthur rebondit sur l’idée de « cruauté » en récitant par cœur tout un passage de "Dans la solitude des champs de coton", de B.-M. Koltès. Quant au personnage d’Arthur, ses airs narquois, son assurance de joli freluquet et sa petite morgue de lettré peuvent finir par fatiguer. Sans doute aussi est-ce l’acteur (Vincent Lacoste) qui en fait trop dans ce registre. Enfin, le film est exagérément soucieux de nous montrer en quoi des gays fantasques et libertins peuvent en même temps se montrer fiables et responsables. C’est le sens de la scène où Arthur, en directeur de colonie de vacances, sermonne son équipe de moniteurs fêtards. C’est aussi le sens des allusions aux qualités de Jacques en tant que père. Heureusement, les faiblesses et les travers de "Plaire, aimer et courir vite" sont pour partie compensés par la finesse du jeu d’acteur de Pierre Deladonchamps (Jacques) et de Denis Podalydes (Mathieu, voisin-ami de Jacques). Pour finir, la plus belle scène du film est celle, sublimement hallucinatoire, où Jacques, pourtant seul dans son bain, prend dans ses bras la dépouille dénudée de son ex-compagnon, Marco. Étreinte macabre, sépulcrale, mais d’une tendresse infinie.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 juin 2018
Désolé, moi j’ai trouvé ça chiant à mourir.
Le pire je crois que ce sont ces moments où Pierre Deladonchamps n’en finit pas de débiter des phrases qui se veulent intellectuelles , dignes d’un bobo du 11 ème. Verse dans le pathos trop souvent, un sujet globalement mal traité.
Et par contre mes cheveux se dressent sur la tête quand je lis des critiques qui comparent le film à l´excellent Call me by your name... faut tout de même pas mélanger les torchons et les serviettes
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 mai 2018
J’aurais du courir très vite et aller voir autre chose au cinéma ! Film d’un ennui... Des comédiens pas attachants et des dialogues avec certains tellement pas articulés qu’on ne comprend pas tout. Vite. Sortez une version sous titrée :(
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 octobre 2018
Film banal previsible ennuyeux et vide.. acteur insipide au profil niveau tele ne supportant pas l echelle du grand ecran. Car trop peu de charisme. Peu d expressivité.de caractere.
Histoire longue rien ne se passe sur un sujet et dans une ambiance deja archi explorée.. je ne comprends pas toutes ces bonnes critiques .. car absence d originalitè et donc de creativite.. au ton faussement libre avec peu de moyen intellectuel voir emotionnel.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 juin 2018
Incohérent, ce film fait fit de la peur qui a régit les années 90. Le teaser est faux. Il ne s'agit pas de 2 hommes qui s'aiment pendant un été, mais d'un Parisien nombriliste, qui a perdu toute mesure et se plaît dans son propre cynisme.
Le monde gay a besoin d'un reflet réaliste, positif et réfléchit de son histoire - pas d'un film mal recherché et mal dirigé - même la déco ne correspond pas à la période.
A éviter car ce film n'apporte rien , ni au coeur , ni à la pensée.
Un grand bravo pour la performance des acteurs.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 mai 2018
Les éloges de la critique m'ont poussé à aller voir ce film, le premier d'Honoré pour ma part. Ce n'est pas un navet, mais quelle lourdeur... Tout y est appuyé, surligné et la banalité de certaines scènes en devient presque vulgaire. Au point que le cinéma glisse par endroits vers le téléfilm mélo. Quelques moments de grâce, heureusement, et le très bon jeu des acteurs - Podalydès, époustouflant de moyens, Lacoste juvénile et spontané en gay de province (pourquoi pas) et Deladonchamps, plutôt juste. L'usage de la musique dans certaines scènes (trop d'effet tue l'effet) est insupportable. Comme Chéreau nous manque.
T T
T T

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mai 2018
J'ai du mal à comprendre comment Ch. Honoré ait pue faire un si mauvais film après tous ses oeuvres.
Le film est long, les dialogue parfois exagéré et le jeux d'acteurs pas crédible.
Je ne le recommande pas.
Maelle D.
Maelle D.

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mai 2018
Bon film. Mais... comme un air de déjà-vu...un mélange de 120 bpm et Call me by tour name, en moins bien. je suis restée assez passive, j’ai eu du mal à ressentir de l’émotion. Pourtant tout y est. L’alchimie n’a juste pas prise.
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