Derniers Avis : Plaire, aimer et courir vite - Page 2
Plaire, aimer et courir vite
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Tony L'Ambassadeur
41 abonnés
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3,0
Publiée le 29 juillet 2020
Plaire, Aimer Et Courir Vite parle d’un temps, d’une génération. Il en aura fallu d’ailleurs, du temps, pour raconter l’histoire de personnages gay et du sida sur grand écran. Comprenez ici, de façon grand public, car il y a eu par le passé d’autres films qui abordaient le sujet. S’agit-il d’un manque de courage ou de recul ? Chacun aura sa réponse à cette question. Globalement je suis mitigé sur ce long métrage. J’ai eu l’impression de n’avoir reçu que des bribes de différentes histoires, ce qui ne m’a pas permis de m’imprégner pleinement de l’histoire de Jaques ou bien même celle d’Arthur. Finalement, je ne suis pas certain de comprendre ce que Christophe Honoré a souhaité raconter. Il y a eu beaucoup d’images et de non-dits ou autrement dit on montre, mais on n’en parle pas. Un aspect bancal selon moi et qui n’a pas servi le film à mes yeux. Pour le reste, j’ai particulièrement aimer les personnages joués par Vincent Lacoste et Denis Podalydès. La romance entre Jacques et Arthur est plaisante et la fraicheur d’Arthur contre balance bien la lourdeur du personnage de Jacques et le sérieux de Mathieu. En conclusion, je pense que le « courir vite… » m’a échappé…
Le film est plutôt plaisant mais beaucoup de choses clochent à commencer par l'alchimie des deux acteurs. Leur idylle semble forcée, les dialogues peu naturels sont trop intellectualisés, voire arrogants notamment dans la scène où les deux protagonistes parlent de longs moments au téléphone, l'un déballant sa culture littéraire à mourir d'ennui, tandis que l'autre écoute faisant semblant de boire ses paroles. On lève les yeux au ciel tant les ficelles sont apparente. La cinématographie est grossière, soyons clair le film est moche. Pas besoin d'enlaidir l'image pour nous faire comprendre que l'action se passe dans les années 1990. Rappellons à tout réalisateur que les années 1990 étaient modernes dans les années 1990. Bref on s'ennuit ferme dans ce film et sur le même sujet, 120 battements par minute est un chef d'oeuvre.
Thème prisé par Christophe Honoré, "Plaire, aimer et courir vite" n'est pas un film d'amour, mais un film sur l'amour. Il traite de la rencontre fortuite entre deux hommes au détour d'une séance de cinéma, mais ils sont sur une trajectoire bien différente, entre Arthur, jeune, fougueux, en train de se découvrir et croyant à l'amour, limite cœur d'artichaut et un peu idéaliste, et Jacques, sur la pente descendante, en train de se voir mourir et ne pensant pas mériter ce dernier plaisir charnel. Porté par des acteurs épatants, Vincent Lacoste en tête, toujours plus mature et à l'aise, le film est celui de deux personnes qui se cherchent et se fuient en même temps, au fil de la fragilité de Jacques. "Plaire, aimer et courir vite" est donc un film de destins croisés, et jamais Christophe Honoré n'aura capté avec autant de netteté, la fugacité des sentiments amoureux.
Film un peu long. On aurait pu couper 20 minutes. Quelques scène touchante quand le héro du film atteint du sida se retrouve a l'hopital. Il y a pas vraiment une histoire concrète, c'est assez complentatif comme on le voit souvent dans le cinéma d'auteur français.C'est pas film pour ado de 14 ans, ça c'est sur... Les acteurs sont impeccable.
Plaire aimer et courir vite est un bon film. Sans être cliché il assure un bon moment. j'ai pas été ému plus que ça, et j'ai pas été surpris plus que ça non plus. Mais il mérite malgré tout son coup d'oeil. Je ne serai pas vraiment dire pourquoi, parce qu'il est simple tout simplement, simple et humain ! et ça fait du bien !
Honoré livre un beau film d'amour mais il n'en livre que le début. Ou du moins la naissance. C'est beau et émouvant, souvent sincère et tendre. La fin est dure et bouleversante aussi par Lacoste qui attend dans sa cabine téléphonique.....
Chronique d'un premier et dernier amour au début des années 90. Formidablement écrit, Christophe Honoré réalise un film très personnel à la fois tendre et bouleversant porté par un trio d'acteurs formidables.
Investissement émotionnel du spectateur égal à 0 pour ma part. Il ne suffit malheureusement pas de convoquer des acteurs ayant démontré leur art au bénéfice de projets plus réalistes et ambitieux pour transformer un tournage verbeux en une oeuvre cinématographique. On tombe dès le début dans une mise en scène parisianiste distante, froide où la surécriture enterre l'engagement émotionnel de tout spectateur bienveillant "de base" qui aurait loa chance de vivre au-delà du périph : c'est-à-dire dans le monde. De 2 choses l'une Monsieur Honoré : soit il faut opter pour un mode de description symbolique voire poétique plus dense du rapport entre les êtres humains auquel le théâtre se prête mieux, soit on fait du cinéma dont la vocation est de s'adresser au plus grand nombre et l'écriture s'attache à la spontanéité des situations pour passer des messages profonds véhiculés davantage par la mise en scène que par un texte lu. J'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'un film... Bref, cinéma caricatural au possible d'un style verbeux non naturel dont on se demande à qui il s'adresse si ce n'est au réalisateur qui se fait plaisir devant son écritoire. Quand je me livrais à ce défaut adolescent dans mes copies de Terminale, le Professeur écrivait en rouge "Venez-en au fait" : il n'avait pas tort. Je n'avais pas une 50aine d'années et un budget pour monter un film. Passez votre chemin : ennuyeux, non instructif, non engageant.
Horriblement pompeux, très mal joué. Il n'y a que Vincent Lacoste qui connaisse la différence entre le théâtre et le cinéma ? Il faut quand même avouer que les acteurs ne sont pas aidés par les dialogues. C'est tellement artificiel, creux et chiant que rapidement je ne savais même pas plus ce que je regardais.
Une réalisation découverte, l'histoire est bien, le tour est fait auprès de ce monde, tantôt glauque et triste pour ces personnages homosexuels malades, c'est solennel cette mise en scène, un romantisme réservé et effacé. Le poing sur la table était pour 120 battements par minute, la politique, le monde du travail, Call me by your name pour les personnages aisés à débattre, la discrimination concernée au cœur des sujets et préjugés.
J'ai adoré, Vincent Lacoste est parfait ! L'homophobie persiste encore au XXI siècle et c'est un drame ! Que les homophobes (étriqués d"esprit.... mais c'est un pléonasme) fassent preuve de tolérance et de compréhensions pour les idées qui diffèrent en partie ou totalement des leurs !! Bon scénar, bons acteurs et super film.
Un cran en dessous de l'excellent "120 battements par minute" qui traitait du même sujet, ce film ne manque cependant pas de qualités. C'est surtout la qualité de l'interprétation qui fait la différence, grâce à des acteurs convaincants et sincères. Le ton apparemment léger de l'ensemble, à l'image du personnage interprété avec brio par Vincent Lacoste, contraste avec le drame sourd qui sous-tend le film de bout en bout. Au final, on retiendra surtout l'intensité du récit et des relations entre les personnages. Un beau film à voir.
Les dialogues écrits de façon très littéraires désarçonnent au départ, mais on comprend vite qu'ils servent à désamorcer une représentation réaliste des années sida. À la place, Honoré donne à voir une histoire d'amour aussi tragique que belle, rythmée par une merveilleuse bande sonore. Certainement le meilleur film du réalisateur à ce jour.
Très bien joué et la bonne idée est d'avoir pris des acteurs hétérosexuels, les dialogues sont plutôt savoureux mais je suis resté assez extérieur à l'histoire. Après je peux comprendre que certains aient adoré en arrivant à s'identifier mais ce ne fut pas mon cas.