Derniers Avis : Plaire, aimer et courir vite - Page 7
Plaire, aimer et courir vite
Note moyenne
3,6
2599 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
217 critiques spectateurs
5
30 critiques
4
61 critiques
3
50 critiques
2
37 critiques
1
25 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
PatrickN
7 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 30 mai 2018
Très juste. Bien écrit. Des comédiens incarnant leur personnage avec finesse, exactitude. Ils suscitent l’émotion tout au long du film. Une prise de vue, une lumière, une belle reconstitution des années 1990, fait de détails nous faisant entrés dans l’époque à la fois proche et déjà lointaine. Une vision intimiste du sida. Une histoire croisée de deux personnages tellement réaliste et sans pathos. Des références littéraires et cinématographiques qui viennent enrichir l’histoire. Christophe Honoré signe un film fort et personnel. Merci pour ce très beau moment passé en sa compagnie.
Les éloges de la critique m'ont poussé à aller voir ce film, le premier d'Honoré pour ma part. Ce n'est pas un navet, mais quelle lourdeur... Tout y est appuyé, surligné et la banalité de certaines scènes en devient presque vulgaire. Au point que le cinéma glisse par endroits vers le téléfilm mélo. Quelques moments de grâce, heureusement, et le très bon jeu des acteurs - Podalydès, époustouflant de moyens, Lacoste juvénile et spontané en gay de province (pourquoi pas) et Deladonchamps, plutôt juste. L'usage de la musique dans certaines scènes (trop d'effet tue l'effet) est insupportable. Comme Chéreau nous manque.
Un joli film, agréable à regarder, bien joué. Le parallèle avec 120 battements est évident : celui-ci est moins tiré-larmes, moins oppressant. Il pose de multiples questions.
Pour oser une comparaison avec 120 battements par minutes, celui là serait plutôt 20 battements par minute. J'ai du mal à trouver l'écrivain sympa, il n'a pas l'air de vouloir l'être de toute façon. Très bon rôle pour Denis Podalydès.
Belle surprise que ce dernier film de Christophe Honoré qui est selon moi son film le plus abouti, celui de la maturité comme on dit fréquemment. Il faut toutefois préciser que si le titre (affreux) et l’affiche laissent supposer une œuvre légère, il n’en est rien. En réalité le métrage est même franchement douloureux, parfois carrément plombant par le tragique qui frappe ces personnages. Malgré une durée conséquente, on ne voit pas passer le temps face à ce précipité de vie qui retrace avec beaucoup de justesse les années 90. Le réalisateur parle visiblement de son vécu et avec son cœur. Il en tire une œuvre bouleversante et ceci même si l’on n’est pas gay et si l’on ne partage pas la vie noctambule des personnages. Effectivement, tout comme dans 120 battements par minute, les drames qui les touchent (amour, trahisons, maladie et mort) sont universels et peuvent donc toucher le grand public. Alors que le métrage de Campillo se plaçait davantage dans une optique de lutte collective, Honoré traite le sujet de manière plus intime et offre ainsi un film totalement complémentaire de celui de Campillo. Bref, une belle surprise et assurément un grand film.
Le film le plus personnel de Christophe Honoré, l'un des plus grands réalisateurs français. Sans doute pas le plus abouti ('les chansons d'amour" sont pour moi indépassables), en dépit de la composition des acteurs, Vincent Lacoste en tête, qui est magistrale. Mais une oeuvre forte et belle.
Retour aux années 90! Années qui fut pour moi aussi un départ pour Paris! Avec d’identiques émotions vécues. À cette époque où l’on fumait encore dans les restaurants, les bars. Retour en arrière plaisant et difficile. Film qui vaut d’être vu pour son ambiance, ses comédiens et pour cette belle rencontre....
Un an est passé et on se souvient encore du film lumineux « 120 battements de cœur » de Robin Campillo qui a soulevé l’enthousiasme sur la croisette. « Plaire, aimer, et courir vite » est sans doute de la même trempe, sauf que le film se déroule vingt ans plus tard, certes sur fond de SIDA, dans le milieu intimiste des artistes et des étudiants. Car c’est un film de Christophe Honoré. Il n’y a aucune vocation politique, comme c’était le cas du Campillo. Honoré explore les paysages amoureux, les âmes complexes, dans un milieu qu’il connaît bien, celui des parisiens bohèmes et des rennais idéalistes. C’est un cinéma qui refuse le regard sociologique. C’est un cinéma urbain, comme le réalisateur l’aime, avec des dialogues très écrits, hors sol, mais profondément émotionnels.
Christophe connaît bien la ville de Rennes. On reconnaît le TNB, le centre-ville actuel qui n’était pas celui des années 90. Peu importe. Il reconstitue une époque qui est sa propre jeunesse, avec ses musiques particulières, ses parkings du centre où les garçons draguent, et où les malades du SIDA mouraient encore. On a oublié que l’on pouvait fumer dans les restaurants, les bars, et même les hôpitaux. Dans ce sens, « Plaire, aimer et courir vite » est un ravissement total. Ce n’est pas très important, mais l’impression générale demeure que le réalisateur a conçu sa première autofiction cinématographique. Mais Honoré brouille les lignes avec malice. Est-il ce jeune étudiant bisexuel, déterminé à faire du cinéma ? Est-il cet écrivain hautain et maladroit que la maladie rend si vulnérable ? On ne saura pas. Ce que l’on devine, c’est qu’Honoré s’amuse et s’attendrit au milieu de cette pléiade de personnages attachants, complexes, et amoureux. Il balaie sans jamais juger tous les thèmes relatifs à l’homosexualité masculine : la tentation du jeunisme, la prostitution, les conduites à risque, le vieillissement, la solitude. Surtout, il rappelle que l’amour transcende toutes les formes de sexualité, surtout quand elles sont fragilisées par la souffrance et la perte.
Pour une fois, le réalisateur dépasse ses relents bobos. Il conçoit une œuvre tout à la fois joyeuse, triste, magique, douloureuse, comme un hymne à la vie et à la création tout entière.
Malgré un film un peu long, l'histoire de Jacques, Arthur et Mathieu est touchante sans être tire larmes. Une histoire d'amour dans une France subissant de plein fouet les années Sida, sans pour autant en faire un argument de vente du film. Certes, la maladie est présente et abrége les existence selon son bon vouloir, mais elle n'est pas le sujet du film, ce qui compte ici c'est l'amour. Là où "120 battements par minute" (que je n'ai pas aimé) attaquait le problème d'un point de vue politique et social, "Plaire, aimer et courir vite" prend le temps de développer le schéma complexe des sentiments de ses protagonistes. Je me suis attaché aux personnages, dont les acteurs font une interprétation très justes...aussi différents soient ils. Certaines répliques sont des pépites... On rit, on pleure, on tombe en amour... Bref, une très bonne comédie dramatique romantique et sans misérabilisme.
Cette histoire d'amour entre deux hommes au début des années 90 est pour Christophe Honoré, le réalisateur, une forme d'introspection. Le duo Lacoste/Deladonchamps fonctionne plutôt bien à l'écran avec ce dernier, impérial dans son rôle d'homme mature affrontant la maladie. Cela donne un film atypique sur l'homosexualité qui n'hésite pas à être dérangeant par instants mais qui comporte des moments de grâce avec une BO nous faisant replonger dans cette époque.Une oeuvre réussie malgré des longueurs et dans l'ensemble un bon film d'auteur.
On est plongé dans l'époque, dans l'histoire, dans la vie de ces gens qui vivent l'amour et la mort. Belle histoire avec un réalisateur qui imprime son style et qui sait raconter. J'aime le cinéma quand il surprend: j''ai adoré ce film. Excellent réalisateur et excellent acteurs!
Une mise en scène élégante, enlevée et inspirée, des dialogues brillants, drôles et profonds. Images, direction artistique impeccables, trois acteurs magnifiques. Une bande son formidable… Et un film qui bouleverse quelle que soit notre inclinaison. Un grand film libre et solaire contre toute attente (vu son sujet).
Très élégants, le film raconte avec délicatesse et finesse, une histoire somme toute complexe.
Arnaud est bien plus fin et agréable qu'il ne paraît au début. Vu que Nadine est toujours à ses côtés à la fin du film, c est qu il la traite, la considère mieux que les premières scènes le laisser deviner. Il explique à un moment qu'il ne sait pas s attacher. Sa façon de s attacher est d être détaché, de prévenir l autre qu'il ne faut rien attendre de lui.
Et bien sûr, le film montre le contraire, qu'en réalité il a le sens des responsabilités (le 5eme repas), le sens de l engagement (la parc final et la cabine téléphonique - sa décision), de l estimé personnelle (ses amis l apprécient, il est touché par ce que dit son colocataire dans le parc - pour aimer il faut savoir s aimer et inversement), ...
Et on assiste quasiment à la même chose avec Jacques, à l'inverse. Quelqu un qui a su aimer et qui ne sait plus bien le faire, Dévasté par le départ de Marco, il est convaincu d être fini. Il ne veut que du sexe.