Je vous le dis de suite Sartana dans la vallée des vautours est un mauvais western spaghetti, seul surnage l'acteur autrichien William Berger dans la peau du pistolero surnommé "Sartana". Mal réalisé (c'est mal cadré, il y a un abus de gros plans mal maîtrisés, encore un réalisateur qui a voulu singer Sergio Leone à ses dépends), bénéficiant d'un petit budget, sans rythme, scénario pauvre (en fait surtout mal raconté) donc beaucoup de points négatifs et peu de choses pour sauver ce film de la dégringolade. La musique n'est pas vilaine.
Point fort de ce « Sartana dans la vallée des vautours », la présence l’acteur William Berger, le sosie teuton de Nino Ferrer. Point faible, tout le reste. Ce film à très petit budget est d’une inconsistance absolue. Le réalisateur, Roberto Mauri, qui manque cruellement d’inventivité, a dû se dire « bon, je ne sais pas où je vais, mais y va et on verra ». Soit il commence une scène et il la tire au possible comme cette interminable traversée du désert dont le seul intérêt et la musique baroque et barrée qui l’accompagne, soit il expérimente des trucs dont il ne fait rien : une sauveteuse nymphomane, une joueuse de guitare dont il se contente de cadrer les cuisses… Non seulement c’est parfois graveleux, mais aussi incohérent et sans intérêt pour l’histoire, avec un Sartana assez mou. Le « truc » des poupées est assez convenu, mais marche assez bien dans un duel final est assez cocasse. Bref, c’est long, souvent ennuyeux, totalement décousu, avec nombre de situations grotesques. A voir uniquement pour la confrontation William Berger/Wayde Preston.
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Le film débute très mal, avec l'impression aussi désagréable qu'incompréhensible qu'il manque plusieurs minutes. En effet, Sartana semble un membre du gang des Burton alors même qu'il est censé être leur ennemi. L'ouverture est comme une scène coupée avec une sensation d'une omission au montage. Bizarre. On remarque aussi que le personnage même de Sartana qui reprend les codes du personnage "officiel" avec une tenue noire qui contraste avec un cheval blanc, il est cynique et cupide reprenant en cela les paramètres de l'homme sans nom, mais la blondeur très col blanc de William Berger fait un peu trop aryen, trop propre ce qu en fait une sorte de dandy qui colle mal à la crasse environnante. On rigole quand on voit l'arsenal harnaché sur la selle du cheval blanc, frôlant ainsi le grotesque très bande-dessinée. L'intrigue est basique mais étonnamment raconté telle qu'elle paraît bêtement complexe, la faute à une mise en scène qui pastiche le grand Sergio Leone dans un récit décousu et peu palpitant. Un western spaghetti très mineur et même en-deça de la moyenne du genre. Site : Selenie.fr