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Yves 4.
123 abonnés
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4,5
Publiée le 14 juillet 2018
superbe , magnifique scénario. la décadence d'un type ordinaire , complètement dépassé par tout ce qui lui arrive. la déchéance d'un toiletteur pour chiens au départ banal , qui va dégringoler via la drogue ...
L’immense Mateo Garrone à l’origine du film « Gomorra » et de la série éponyme a du mal à retrouver la maestria de son premier film. Après le controversé et raté « Tale of tales » le revoici avec « Dogman » sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes cette année. Son acteur principal y a d’ailleurs reçu le très convoité Prix d’interprétation masculine. On ne peut pas dire que cette récompense ne soit pas méritée pour Marcello Fonte, acteur débutant, tant il est juste dans ce rôle d’homme ordinaire et bon dépassé par la misère sociale et le harcèlement dont il va être la victime. Il est également indéniable que la mise en scène du cinéaste italien s’avère tout à fait en adéquation avec le sujet et totalement maîtrisée.
Mais difficile de voir dans ce film plutôt anecdotique et très peu passionnant ce que les sélectionneurs du grand barnum cannois ont pu voir de potentiellement viable au point d’être intégré dans la course à la Palme d’or. On a l’impression que ce « Dogman » a été écrit en deux jours sur un coin de table. Pas que le scénario soit mal écrit, mais l’histoire est tellement peu intéressante et sans vraiment de matière qu’on se demande à la fin s’il était bien nécessaire d’en faire un film. Tout ça pour ça serait-on tenté de dire… Entre chronique du harcèlement ordinaire et plongée dans la misère sociale d’un quartier pauvre d’une grande ville italienne, le film joue sur les deux tableaux mais peine à convaincre tout du long tant ce qui se déroule à l’écran n’as pas vraiment d’intérêt. Sur les deux tableaux le film se plante car on a déjà vu bien mieux et surtout bien plus palpitant sur des sujets similaires.
Garrone filme donc platement les malheurs de Marcé qui se retrouve dans un engrenage (relativement) infernal. On prend pitié pour cet homme si gentil mais les scènes se répètent mollement et on a l’impression que le long-métrage ne démarre jamais. Et lorsqu’il se passe (enfin) quelque chose, que notre intérêt pourrait enfin être stimulé, c’est pour sombrer de nouveau dans une platitude ennuyante la minute d’après. Les symboles exprimés sur la fin et ce qu’a vraiment voulu nous dire le réalisateur restent nébuleux et son « Dogman » nous laisse de marbre. On a assisté durant une heure et demie à un film vraiment insignifiant qui ne parvient jamais à transcender un propos déjà dérisoire et peu aimable. De plus, c’est terne, déprimant et surtout très monotone au point qu’on a hâte que le film se termine. Vraiment pas convaincant.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Un impressionnant film par la qualité de réalisation et de son acteur principal. Le parallèle de relation homme/chien, dominant/dominé, faible/fort est le grand thème de ce film. Le personnage principal reste touchant par moment dans sa nature profonde (son amour pour sa fille, les chiens, son envoisinage) mais dérangeant (la drogue, les vols) par d'autres instants.
Un film dur, un drame aussi sombre que la région italienne dans laquelle il a été tourné. L'ambiance est bonne, pesante et menaçante à l'image du personnage de Simo (Edoardo Pesce est excellent). Seul bémol, mais il est de taille, la personnalité du protagoniste. A force d'être trop naïf et minable on finit presque par le détester et par rire de ses malheurs. Or, je ne pense pas que ça soit le but recherché.
"Dogman" peut s'apparenter, un peu, à l'histoire de David et Goliath où David serait un toiletteur pour chiens et Goliath serait un caïd qui fait régner sa loi. Bon, j'avoue que je grossis un peu mais c'est ce que j'ai ressenti tout au long du film. Même si on arrive à avoir de l'empathie pour le personnage principal, au bout d'un moment, on commence un peu a en avoir marre qu'il se fasse mener par le bout du nez pour finir par tout perdre. Du coup, on se lasse et on ne profite même plus de la fin délibératrice qui nous fait plus rire qu'autre chose. Par contre, la réalisation est bien maitrisée, le style dénaturé de l'image ajoute de la profondeur au lieu où se déroule l'action et l'acteur principal est vraiment bon. En dehors ça, ce qui est déjà pas mal, on s'ennuie un peu.
Présenté en compétition au Festival de Cannes 2018, « Dogman » est le film coup de poing, ou plutôt coup de tête, de la compétition. Le réalisateur Matteo Garrone nous plonge dans une Italie crasse et violente qui prend aux tripes. L’acteur principal, Marcello Fonte, est impressionnant. Il mérite grandement son Prix d’Interprétation Masculine. (Plus de critiques sur mon blog Itinéraire d'une Cinéphile.)
Le réalisateur italien Matteo Garrone livre un film coup de poing sur l’escalade de la vengeance où comment un homme bienveillant et discret peut tout à coup sombrer dans la violence et l’immoralité. Marcello, toiletteur pour chiens, voit revenir de prison son ami Simoncino. Ce dernier, accro à la cocaïne, retrouve ses anciens démons et brutalise le quartier. Marcello se laissera progressivement entrainé malgré lui dans une spirale criminelle. Dogman est un drame humain à la noirceur abyssale où Matteo Garrone ausculte le côté bestial de chacun de ses protagonistes en les poussant à l’extrême. La prestation de l’acteur Marcello Fonte est telle qu’il repartira avec le prix d’interprétation masculine.
Prix d’interprétation pour Marcello Fonte au Festival de Cannes 2018 pour « Dogman », l’acteur campe le rôle d’un toiletteur pour chiens manipulé et brutalisé par celui qu’il prétend être son ami. Nous sommes quelque part dans une banlieue italienne et Marcello aime prendre soin de ses animaux et ne vit que pour sa fille avec qui il partage la passion des fonds marins. De retour de prison, Simoncino l’entraîne dans une affaire non sans conséquences pour Marcello, notamment celle d’être exclu par tout le quartier. A la fois brutal et émouvant, Dogman n’est pas un film de gangsters mais bien sur la cruauté humaine. Le réalisateur de « Gomorra » et « Tale of Tales » signe une œuvre poignante et convulsive qui pousse le spectateur à réfléchir au sens moral de ses décisions. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com