La Belle et la Meute
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

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3,5
Publiée le 13 avril 2018
Formée à la section scénario de la Femis, Kaouther Ben Hania incarne le vent nouveau soufflant en Tunisie après la Révolution de jasmin. Avec ce second long métrage plus abouti mais tout autant documenté que le précédent, elle figura même à Cannes dans la section « Un certain regard ». Comme pour « Le challah de Tunis », la cinéaste tunisienne condamne ostensiblement les débordements de son pays pas encore au rang d’une vraie démocratie. Sociétal, politique mais construit comme un thriller ; c’est un film à charge contre une société corrompue. Comme tous les films militants, il est parfois caricatural mais tellement utile. L’histoire : c’est une jeune femme qui se fait violer par des flics et qui au moment de porter plainte ou de faire constater par un légiste ce crime se retrouve confronter à une société archaïque dans laquelle la place de la femme est très secondaire. Notre pays est plus évolué mais quand on sait comment il est difficile en France pour une femme de porter plainte pour violence conjugale ou quelles réflexions peut encore entendre une femme victime de viol si elle portait une jupe… çà laisse pensif. Là en Tunisie, çà prend un autre tour, la jeune Miriam mène une lutte du pot de terre contre le pot de fer. Kaouther Ben Hania, pour rendre son film dynamique, condense son récit sur une nuit durant laquelle la jeune femme va être violée, va essayer de le faire constater et essayer de porter plainte ; passant de victime à véritable citoyenne engagée pour la lutte de ses droits en quelques heures. L’héroïne (plutôt la victime) incarne un véritable trajet intérieur que les deux autres femmes du film (la flic et l’infirmière) n’ont pu ou ont renoncé à effectuer. Elle devient donc le miroir d’une jeunesse prête à tout mettre en œuvre pour que la société bouge. « Victoria » vous avez vu ? Là où Schipper tournait en un seul plan séquence sur une nuit ; Kaouther découpe son film en neuf plans impressionnants témoignant de sa grande maitrise de la mise en scène. Quelque fois démonstrative, elle a très bon goût de jouer intelligemment avec les ellipses ; sa première ellipse entre les parties 1 et 2 permet de laisser hors champ le viol et de laisser le récit construire les événements s’étant déroulé durant cette dernière. La mise en scène est aussi importante pour basculer dans un conte virant à l’horreur dans l’enceinte du commissariat ; les flics surgissent de partout tels des zombies. Après 1h40 de film, on ressort bien secoué par ce condensé de déni des droits de l’Homme et surtout de la Femme. A voir
Mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2024
Dans ce film aux accents cauchemardesques, la réalisatrice Kaouther Ben Hania nous plonge toute une nuit aux côtés de Mariam, une jeune femme victime d’un viol et qui va errer dans les rues de Tunis, entre hôpitaux et commissariats de police, spoiler: où elle ne trouvera aucun soutien mais au contraire où elle se mettra encore plus en danger.
Portrait au vitriol d’une société tunisienne post Ben Ali, ce film réalisé en une dizaine de plans séquences prend la forme d’un réquisitoire implacable contre l’hypocrisie d’un pays rongé par la corruption à tous les étages. Sur la forme comme sur le fond, il n’est pas sans évoquer l’excellent La mort de Dante Lazarescu (2015) de Cristi Puiu. Inspirée d’une histoire vraie, une œuvre coup-de-poing salvatrice.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 avril 2019
Insupportable ! La nuit de Mariam est un véritable cauchemar. C’est étouffant. « La belle et la meute » lorgne du côté du film d’horreur. Inspiré d’une histoire vraie, en plus ! Mariam est aux abois telle une proie. Blessée, elle trouve cependant la force de rester debout devant ses tortionnaires, hommes et femmes compris ! Quand je dis que la vie réelle écrit des scénarii bien plus convaincants que la fiction. Même si la « Belle et la meute » reste avant tout une fiction. Une Tunisie post révolution mise à mal. Le film est chapitré en 9 segments de 9 plans séquence comme pour mieux étouffer le spectateur. L’actrice, Mariam Al Ferjani réussit une très belle interprétation. Elle incarne parfaitement ce côté mi-gamine et mi-femme. Sa palette de jeu est remarquable. A suivre et à voir en V.O évidemment.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2017
Bien entendu c'est un film très intéressant -et assez terrible sur la vie en Tunisie, ses hôpitaux en sous effectif, ses commissariats où la brutalité est normative, et aussi sur une société assise sur ses principes, pour laquelle une jeune fille qui se promène en minijupe au milieu de la nuit ne peut être qu'une femme légère.... cependant, le film de Kaouther Ben Hania aurait été plus convaincant s'il avait été élagué -c'est un peu long et répétitif et surtout, moins caricatural.

Mariam (la gironde Mariam Al Ferjani) est étudiante, elle vit dans un foyer et elle participe à l'organisation d'une soirée de son université dans un grand hôtel de Tunis en bord de mer, rythmes orientaux et pas d'alcool; une amie lui prête une robe -elle a fait un accroc à celle qu'elle portait- manifestement, ce n'est pas le style de robe qu'elle porte d'habitude, mais elle se sent jolie; à la soirée il y a un garçon qu'elle ne connait pas; il lui plait (c'est vrai qu'il est très beau garçon, Youssef, Ghanem Zrelli), elle lui fait des avances, ils se retrouvent en train de s'embrasser sur la plage..... et c'est le drame. Une voiture de flics s'arrête, Youssef est menotté -ils essayent de lui soutirer de l'argent- et deux policiers violent Mariam.

Avec une succession de plans-séquences, on suit cette nuit de cauchemar pour Mariam qui veut porter plainte, accompagnée par Youssef; la personnalité du jeune homme n'est pas très claire; c'est un militant politique, dans quelle mesure assiste t-il Mariam parce qu'il est gentil et veut l'aider, dans quelle mesure s'en sert-il comme instrument contre le système? On ne le saura pas.

A l'hôpital où les urgences sont débordées, il se passe longtemps avant qu'une infirmière à foulard ne la prenne en pitié et accepte de la guider vers..... mais vers qui au juste? Une élégante jeune gynécologue affirme que ce n'est pas du tout de son ressort. Reste le légiste, qui n'a pas le droit de s'occuper d'elle -c'est la loi, expression qui reviendra souvent- tant que le dépôt de plainte n'a pas été enregistré. Perdue au milieu de la foule des malades, hommes et femmes à foulard, elle porte sa robe trop brillante, trop courte, trop décolletée comme la couronne d'épine d'un Christ que personne ne plaint. Et c'est vrai que, sortie de son contexte, cette robe, elle fait un peu pute.....Tout au long de ces allers /retours entre le commissariat, l'hôpital, Mariam trouve un peu plus d'aide chez les femmes -mais pas beaucoup plus.

Tout est fait pour qu'elle renonce, les menaces (elle a été trouvée dans une position obscène qui lui vaudrait plusieurs années d'emprisonnement -ça nous ramène à une affaire toute récente dont on a beaucoup parlé sur les réseaux sociaux!), le chantage à la famille, la honte pour elle qu'entraînerait le procès, la moquerie de ses origines provinciales, la fibre patriotique.... rien y fait. La jeune fille passe par des phases de terreur, de désespoir, elle ment aussi parfois, elle cherche à s'enfuir, puis revient dans son idée fixe: porter plainte contre ses deux agresseurs. Elle nous fait penser à Qiu Ju, la femme chinoise du beau film de Zhang Yimou..... Quant aux flics, ils cherchent avant tout, non point tant à protéger leurs collègues qu'à sauver la respectabilité de leur profession. Et c'est là que la charge est forte: parmi cette dizaine de brutes ricanantes, il n'y en aurait qu'un qui fait preuve d'humanité....

Mais ça s'est mieux terminé pour la vraie Mariam (Kaouther Ben Hania s'est librement inspirée d'une histoire vraie qui a fait l'objet d'un livre) que pour la pauvre Qiu Ju: ses deux agresseurs ont été condamnés à de lourdes peines de prison.

La réalisatrice a fait un film féministe, au delà du contexte maghrébin. Elle dit aux filles: si vous vous battez pour vos droits, si vous ne renoncez jamais, la société avancera. C'est un appel au courage, qui lui aussi résonne singulièrement dans le contexte actuel. A voir, donc, malgré les défauts évoqués dans le premier paragraphe.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 décembre 2025
Qui est le film ?
La Belle et la meute est un film qui tient ensemble, de façon tendue et volontairement inconfortable, deux ambitions : rendre compte d’un fait réel et transformer ce compte rendu en expérience. Son intérêt n’est pas seulement de raconter ce qui arrive à une femme après une agression sexuelle ; c’est d’obliger le spectateur à percevoir, corps et esprit, la machine sociale (hôpitaux, commissariats, tribunaux) qui, souvent, double, annule ou redouble la violence initiale.

Par quels moyens ?
Ben Hania abandonne la structure classique de l’avant et de l’après. Elle choisit une unité de temps : la nuit. Une nuit parcourue à travers les lieux qui devraient protéger. L’hôpital, le commissariat, la gendarmerie, le cabinet médical : autant d’espaces qui imposent leur propre dramaturgie. À chaque segment, un obstacle : un formulaire, une porte, un officier sceptique, un protocole, une meute trop rigide pour accueillir son récit. Cette fragmentation fait sentir que la prise en charge se transforme en parcours d’obstacles. Le dispositif devient une thèse incarnée : ce qui détruit, parfois, c'est autant l’acte initial que le chemin pour le faire reconnaître.

La caméra suit l’héroïne au plus près, souvent portée, parfois tremblée. Les cadrages serrés, la profondeur de champ réduite, l’enfermement de l’image produisent une sensation physique d’étouffement. Pas de lyrisme ici, pas de beauté salvatrice. Les sons hospitaliers, les pas précipités dans les couloirs, les voix administratives scandées comme des menaces, les cris des policiers qui frappent les formulaires : tout compose un paysage acoustique où la violence bureaucratique est plus audible que visible.

Comme toujours avec Ben Hania, le film avance dans une zone hybride. Ce n’est ni le documentaire pur ni la fiction dramatique. Ce choix pose une question éthique : peut-on styliser un événement traumatique ? La cinéaste répond en déplaçant son regard. Elle ne filme pas le viol mais ses conséquences administratives. Elle détourne la mise en scène de la violence pour la reporter sur l’appareil institutionnel qui la réplique. La fiction permet alors d’exposer ce que l’enquête journalistique seule ne pourrait montrer.

La Belle et la meute montre la parole dans tous ses états : fragmentée, haletante, répétée, contredite. La victime parle pour exister, mais chaque institution lui demande de parler autrement : preuve, date, heure, détail, récit stabilisé. Le film rend sensible le décalage entre la parole subjective, encore tremblée par la peur, et la parole administrative qui exige une version maîtrisée, cohérente. Au fil des scènes, on comprend que la vérité n’existe aux yeux des institutions qu’une fois traduite dans leur langue.

Ben Hania filme son héroïne comme un corps exposé malgré lui. La caméra s’attarde sur les gestes médicaux, les examens, les manipulations. Le spectateur voit un paradoxe : ce qui devrait soigner envahit parfois le corps comme une intrusion supplémentaire. La performance de l’actrice porte ce double mouvement : fragilité et résistance. Elle veut tenir debout, dire, raconter, affronter. Mais sa présence physique révèle la fatigue, la douleur, l’humiliation, sans jamais en faire une image de victimisation attendue. Son corps est la page sur laquelle s’écrit tout le film.

Où me situer ?
Le film se maintient à hauteur de regard, parfois même à hauteur de souffle, et c’est là que je mesure la justesse de son geste. J’admire la précision du dispositif, l’exigence de la mise en scène, cette capacité à faire naître la pensée depuis les images plutôt qu’à plaquer une démonstration préexistante. Mais il arrive aussi que cette rigueur se referme sur elle-même : le radicalisme du dispositif peut tourner au corset, et la dramatisation de ce fait divers interroge.

Quelle lecture en tirer ?
Au terme de cette nuit interminable, Ben Hania montre combien la « matérialité » exigée par la loi (certificats, expertises, preuves) peut devenir un instrument de disparition de la victime. La Belle et la meute politise l’attention en montrant que la justice dépend autant des protocoles que des personnes qui les incarnent. Son féminisme n’est pas déclaré ; il est agissant. Il montre comment l’incrédulité, le soupçon, la lenteur et les procédures deviennent des outils de domination. Il rappelle aussi que croire une femme est un geste de soin.
isakkk
isakkk

17 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2018
Bon film terrible sur ces sociétés fausses où l’on doit Tricher en permanence pour juste vivre normalement. Le parcours de combattant de cette pauvre fille violée par un flic et intimidée pour qu’elle ne porte pas plainte est terrible !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2017
Mariam est une jeune étudiante venue faire ses études à Tunis. En marge d'une soirée festive, alors qu'elle vient de rencontrer Youssef et flirte avec lui sur la plage, elle est arrêtée par trois policiers et violée. Sûre de ses droits, elle entend déposer plainte. Mais comment espérer obtenir justice de ses propres bourreaux ?

Kaouther Ben Hania tourne son deuxième film. Le premier m'avait enthousiasmé et figurait en bonne place dans mon Top 10 en 2015 : aux frontières du documentaire et de la fiction, "Le Challat de Tunis" enquêtait sur une rumeur urbaine, celle d'un homme en moto qui balafrait les fesses des jeunes femmes portant une tenue impudique.

Pour son second film, la réalisatrice tunisienne s'est inspirée de faits hélas bien réels. Ils avaient fait grand bruit à l'époque en Tunisie. Un livre au titre choc en avait été tiré : "Coupable d'avoir été violée".

Avant que le film commence, on connaît donc son motif (un viol), son ressort (ce viol a été commis par ceux auprès desquels Mariam en est réduite à demander justice) et même son dénouement (la condamnation qui frappera les policiers criminels). Kaouther Ben Hania réussit néanmoins à nous surprendre par une mise en scène époustouflante. À la façon de "La Corde" ou "Victoria", "La Belle et la meute" est filmé en plans séquence. Neuf en tout et pour tout. Avec une fluidité telle qu'on ne le réalise pas immédiatement. Le procédé immersif nous glisse au cœur de l'action, nous fait côtoyer au plus près les personnages, nous conduit à réagir avec le même sentiment d'urgence qu'eux aux événements qui se déroulent en temps réel.

La caméra ne quitte pas Mariam al Farjani. Elle est bouleversante. Mignonne comme un cœur durant la toute première séquence qui la voit s'apprêter avec ses amies en prévision de la fête. Puis brutalement, le plan suivant, sans solution de continuité, défigurée par les coups et par la peur. On la suit à l'hôpital où elle essaie d'obtenir un certificat. Au poste de police où une inspectrice semble lui prêter une oreille attentive. À l'hôpital à nouveau pour un examen gynécologique humiliant. Puis de retour au poste.

Ce long parcours kafkaïen nous amène jusqu'aux lueurs de l'aube et se conclut par un plan lumineux.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2017
"la belle et la meute " sélectionné au dernier festival de cannes dans la section un certain regard est un film choc sur la Tunisie. En effet l'histoire vraie relate le viol d'une jeune tunisienne par des policiers prend au trips et indigne. C'est dommage que certains passages sonne creux car c'est un film de qualité.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 octobre 2017
#balancetonporc.

Une sacré coïncidence qui tombe pile-poil dans le contexte actuelle.
Une histoire vraie qui nous met mal à l’aise, puis nous met en colère.
Un drame ordinaire pour une jeune femme seule contre tout un système judiciaire et conservateur..
Mariam va se battre tout une nuit avec le soutien de Youssef qui se fera piéger à son tour.
Sa fragilité accompagnée de son obstination sont poignantes.
Elle vacille plus d’une fois dans la nuit, pour se reprendre avec encore plus de vigueur.

Dans un Tunisie tourmentée, la jeune Mariam se fait embarquer par la police, alpaguée pour avoir été seule avec le jeune Youssef sur la plage. Les policiers la violeront.

Ils vont tenter de porter plainte malgré un système archaïque qui tente de les décourager voir de les dévorer. Mariam est poignante de simplicité, de doute et de douleur. Quant à Youssef, il n’a de cesse que de vouloir la défendre, la soutenir avec intégrité.

Un beau film, simple et percutant sur le viol et la difficulté d’une victime à défendre ses droits.
Une lutte contre les institutions, une garde à vue (voire à vie) abusive, des comportements brutaux et sexiste, une intolérance générale qui prend des airs de mépris. Bref un film qui remue, dans un pays, qui après la révolution, reste ancré dans les préjugés et le despotisme. Une jeunesse qui souffre pour se faire entendre, des femmes qui se veulent plus libres et réclament le respect. Une tragédie nous est contée, mais l’obstination de Mania va faire sortir les loups du bois. Alors on garde espoir.
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 octobre 2017
un film formidable , une mise en scène formidable , une interprétation formidable avec en pointe la magnifique mariam ferjani al , le scénario est tiré d ' une histoire vraie et d ' un livre écrit par la victime réelle , victime d ' un viol perpétré par des policiers , le film montre la corruption régnant dans la police et la quasi indifférence des autres (soignants , ... ) il nous montre également le courage naissant de la malheureuse victime qui mène le combat jusqu ' au bout ! ayant lu les critiques de la presse , je voudrais revenir sur la critique de télérama , journal sérieux ( !! ) , la journaliste guillemette odicino nous raconte le début du film : mariam est violée par des policiers , elle tombe sur youssef qu ' elle a remarqué précédemment , je signale à cette journaliste que lorsque les policiers arrivent , mariam et youssef sont ensemble en train de s ' embrasser et que youssef est éloigné par un des policiers pendant que se fait le viol par les deux autres policiers , alors je m ' interroge , guillemette est arrivée en retard dans la salle , , s ' est - elle endormie durant les trop longues publicités ou alors n ' a- t - elle pas vu le film ? pas très sérieux !!!!
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2019
Un récit vraiment prenant, sorte de descente aux enfer, on part d'un rien pour finir dans l'extrême. Ce film provoque la révolte du spectateur, comprenant qu'il y a des pays où il ne fait pas encore bon d'être une femme même au 21ème siècle. Le film par son scénario et sa manière de filmer nous rends témoin de l'horreur, voir nous inviterai presque a se mettre à la place de l'actrice ou du second rôle masculin, lui aussi dans une situation embarrassante. Un film sur un évènement réel récent, réalisé par une tunisienne locale, c'est bien que l'on puisse faire des films aujourd'hui sur des évènements récent, l'immédiateté que peux permettre le cinéma sur ce genre de film doit profiter à tous le monde, faire réfléchir. Bien joué et réalisé, ce film est bon et mérite le coup d'oeil
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2019
Coup de poing dans la justice tunisienne avec La Belle et la meute. Le film entraîne et bouleverse dans une nuit interminable.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2017
Vu et avis le 20171026

Film inégal qui est au final réussi malgré de nombreuses faiblesses.

Le film est tiré d une histoire vraie, il est très vraisemblable qu il est fidèle aux événements. Je pense que souvent il ne savait pas comment le représenter, et du coup les acteurs comment le jouer.

En revanche, surtout dans le commissariat, le film rend bien une atmosphère oppressante, la situation kafkaïenne. Et surtout, le film nous montre à voir comment c était en d autres temps, comment c est encore en d autres mieux.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2017
Lorsque l'on ressort de ce film, un sentiment d'oppression et d'insécurité nous gagne. C'est un moyen très pédagogique de nous faire savoir ce que veut dire le terme de démocratie. Dans l'atmosphère post printemps arabe, le désir de liberté est grand, celui de justice également. Une jeune fille est victime d'un viol par des policiers. Sous prétexte d'être vêtue de façon sexy, elle serait considérée par ces "hommes" comme une "pute". Le violeur est toujours un lâche, le viol collectif est l'oeuvre d'un ramassis de lâches. La mise en scène de Kaouther Ben Hania nous plonge dans un univers cauchemardesque, dans lequel face à la révolte de la rue, à la logique des fous de dieu, qui dictent désormais la loi, on aboutit à cette folie, qui fait qu'embrasser un garçon pour une fille et réciproquement (on n'ose imaginer ce qu'un baiser échangé entre deux personnes de même sexe déclencherait) constitue un délit ! On marche sur la tête ! L'impunité, la toute-puissance, les manoeuvres d'intimidation semblent légion dans la société tunisienne. Le pouvoir patriarcal est omniscient et c'est terrifiant de constater qu'au nom d'un dieu, il deviendrait possible de diriger les consciences et d'écraser les femmes, de s'autoriser une domination masculine fondée sur la violence. Heureusement quelques hommes de bonne volonté soutiennent encore que les droits civiques existent. Mais, ces actes courageux semblent l'oeuvre de quelques uns. Le mouvement du "dénonce ton porc" atteint-il les portes de la Tunisie, c'est en tout cas souhaitable. Il faut que cesse ces exactions masculines, qui déshonorent l'ensemble des hommes.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2017
Inspiré de faits réels ce film prend une dimension encore plus importante en octobre 2016 après H.Weinstein et ce qu'il a déclenché.
Et c'est aussi un film émouvant, brillamment joué et réalisé. Il rappelle qu'il ne faut jamais renoncer à se battre pour que justice soit faite. Et de quelle manière.
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