Gabriel et la montagne
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papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2017
A la manière de " into the Wild" , ce biopic hommage nous emmène dans un road movie d'un jeune homme gourmand de la vie, mais aussi voulant en toucher les limites.
fraîcheur, Liberté, humanitê, hymne à la nature sauvage.... Au delà de cela, j'ai beaucoup apprécié les dialogues prenant la forme de témoignages du passage de ce garçon qui a laisser des traces/souvenirs auprès de chacune de ses rencontres. Ce film ne parlerait il pas plus des autres qui l'ont connu?
Ce qui est attachant dans l'évocation de ce garçon c'est que toutes ses rencontres sont jouées par les protagonistes eux-mêmes. Par moment en voix Off ils déclament leur ultime sentiment qu'ils ont éprouvé à son contact . Seul 2 comédiens pro incarnent le Garçon et sa copine.
Au delà de cette fraîcheur, cela reste un film assez académique.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2017
Le film est porté par sa volonté d'authenticité, et le concept de tourner avec les vrais protagonistes de l'histoire se révèle payant. L'autre atrait de "Gabriel et la montagne", ce sont ces paysages africains magnifiques, (le troublant massif du Mulanje, point final du voyage, est tout particulièrement sublime). La narration n'évite pas quelques longueurs, mais surtout cela reste très difficile de mettre du sens dans la quête effrénée du peu sympathique Gabriel Buchmann... Au point qu'on se demande si cette histoire méritait un film.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2019
Inspirée de la vie d'un ami du réalisateur, une œuvre singulière mais décousue, aux décors naturels magnifiques, qui dresse un portrait sublime et bienveillant de l'Afrique.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2019
pour évoquer le drame de Gabriel la construction choisie propose un angle intelligent et réaliste : revivre le voyage, en le ponctuant au présent des témoignages de ceux qui l'ont croisé. un hommage sincère, sans s'appesantir mais en montrant toute l'énergie, l'ouverture d'un jeune adulte en proie à la découverte du monde. même si le film aurait pu être un peu condensé, que l'Afrique est belle!
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2017
Joao joue Gabriel, a disparu sur la montagne. Felipe connaissait Gabriel et a reconstitué son parcours de jeune blanc, gâté, idéaliste, attachant et horripilant dans sa fausse joie de vivre. Gabriel a existé pour de vrai. Felipe, son ami, lui rend hommage, et probablement cherche des réponses à ses questions sans réponse. Gabriel pourrait être un autre blanc, son portrait semble caricatural mais éclate en fait de réalisme. Il existe d’autres Gabriel, avec à leur côté, des petites amies, qui voudraient les aimer, mais qui ne savent comment communier avec un être déjà parti en voyage dans sa tête ? Les locaux regardent passer avec bonhomie ce « mzungu » qui cherche à s’habiller comme eux, et refuse de « raquer » comme le touriste qu’il prétend ne pas être.
Nous n’en saurons pas plus sur un passé enfoui, un père disparu, qui l’ont amené à traverser la vie fugitivement, comme un touriste justement.
Le mélange documentaire et fiction, utilise avec doigté le témoignage des africains qui ont croisé Gabriel. Le montage n’est pas exempt de petites longueurs, mais globalement Felipe Mendosa nous offre un récit attachant, pas manichéen, illuminé par les paysages de savane ouverte sur l’infini et le sourire d’enfants noirs insouciants. Ce que Gabriel, le franco-brésilien, n’était pas.
Cinéma 1 -vo- Septembre 17
didbail
didbail

40 abonnés 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2017
A vu "Gabriel et la montagne", très beau film adapté de l'histoire vraie d'un jeune brésilien parti faire le tour du monde et mort en Afrique, à la fin de son périple. Plusieurs des personnages rejouent leur propre rôle, ajoutant à l'impression de vérité de ce film tourné sur les lieux mêmes du voyage. Le personnage principal suscite une sympathie immédiate. La construction du film entre témoignages, scènes quasi documentaires et notes de voyage est riche et prenante.
LaureP
LaureP

18 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2017
Tranche de vie d'un homme étant parti faire un tour du monde, aimant rencontrer les autres, voulant vraiment "vivre" son voyage, dans la rencontre de l'autre, dans l'expérience locale. Plaisant, humain, dommage que ce soit un peu long.
nsouchal
nsouchal

15 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2017
Film prenant et touchant.
Connaissant la fin dès le début, la tension monte au film du voyage.
Relations humaines authentiques, relation amoureuse intense, soif de dépassement, ce film nous interpelle au coeur de l'essentiel.
À voir...
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2017
Dans les premières minutes de Gabriel et la montagne, deux paysans du Malawi découvrent le cadavre d'un touriste brésilien porté disparu depuis quelque temps. L'histoire est vraie et le film de Fellipe Barbosa raconte les dernières semaines en Afrique de ce garçon nommé Gabriel Buchmann. Le parti pris linéaire du scénario nous vaut quelques scènes très illustratives (l'ascension du Kilimandjaro, les chutes Victoria) du Kenya au Malawi, de la Tanzanie à la Zambie. L'itinéraire d'un jeune homme qui voulait voyager autrement, hors des sentiers battus et au plus près de la population locale. C'est dans l'étude de caractère de ce Gabriel que le film trouve son intérêt, dans un itinéraire très personnel et un peu illusoire quant à son ambition de ne pas être un touriste blanc lambda. Il y manque peut-être un soupçon de profondeur mais le film est somme toute fidèle à la mémoire de Gabriel et de ses obsessions, un "héros" qui rappelle par certains côtés, et notamment ses excès, celui de Into the Wild. Sa mort a t-elle un sens eu égard à cette quête insensée. L'une des originalités du film est de faire intervenir en voix off ceux qui ont côtoyé le brésilien durant son périple. Malgré le peu d'empathie que l'on peut ressentir pour le personnage de Gabriel, le portrait est cependant attachant et le compte à rebours jusqu'à sa disparition fonctionne parfaitement, comme un suspense prolongé.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2017
Peut-être faut-il, pour apprécier pleinement ce film, en connaître préalablement le sujet profond.

Gabriel Buchman était un ami du réalisateur, Fellipe Barbosa. Etudiant en économie, il décide de faire un tour du monde avant d'intégrer une prestigieuse université américaine, et trouve la mort en 2009 sur le mont Mulanje, au Malawi.

Barbosa retrace les 70 derniers jours de Gabriel sur la terre africaine. Il marche littéralement sur ses traces, à tel point qu'il rencontre et fait jouer dans son film les Africains (guides, chauffeurs, instituteurs, hôtes...) qui ont croisé la route du jeune brésilien. Il résulte de ce dispositif une ambiance très particulière dans les scènes où jouent ces quidams : on a littéralement l'impression qu'ils parlent à un fantôme.

Gabriel et la montagne est avant tout un très bel hommage à un personnage hors du commun, parfois attendrissant, souvent énervant, dont l'enthousiasme positif est réellement impressionnant, mais dont le voyage évoque parfois la course d'un poulet sans tête. La caméra se tient à l'exacte bonne distance de son sujet. Bien qu'on sente le réalisateur très empathique vis à vis de Gabriel, il parvient à dresser un tableau de son ami qui n'est pas idyllique. En multipliant les causes possibles de son mal-être (deuil du père, peur de l'échec, désordre physique et/ou psychologique), il donne au film une plaisante complexité.

L'autre grand intérêt du film est le magnifique tableau de l'Afrique contemporaine qu'il dessine. Les paysages traversés (Kenya, Tanzanie, Zambie, Malawi) sont sublimes, et les habitants que croisent Gabriel sont incroyables de justesse.

Les amoureux des voyages seront curieux de découvrir cette façon de voyager en s'invitant chez les gens au gré des rencontres, pour 2 ou 3 euros par jours. Filmé comme on le voit là, cela paraît toujours (trop ?) incroyablement simple pour Gabriel de trouver gîte et couvert, dans de bonnes conditions de sécurité.

Une découverte, très originale et d'une grande sensibilité.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2017
Pour la réalisation de ce film atypique, le brésilien Felippe Barbosa est parti sur les traces de Gabriel Buchmann, un de ses amis qui, alors qu’il parcourait les pays d’Afrique de l’Est et qu’il entreprenait de façon inconsidérée l’escalade du mont Mulanje, au Malawi, en 2009, s’y était égaré au point de mourir d’épuisement. Son corps avait été retrouvé neuf jours plus tard par des autochtones parcourant la région pour y couper des herbes.
La conception du film se révèle assez audacieuse puisque, bien sûr, c’est un acteur (João Pedro Zappa, excellent) qui joue le rôle de Gabriel et c’est une actrice (Caroline Abras) qui joue le rôle de Cristina, sa petite amie venue le rejoindre et l’accompagner pendant une partie de son périple, tandis que tous les autres protagonistes sont ceux qui sont réellement intervenus dans l’histoire du vrai Gabriel, des protagonistes que le cinéaste a méticuleusement retrouvés et convaincus de rejouer leur propre rôle et d’apporter chacun son témoignage sur les évènements.
Le film n’est pas conçu comme un simple hommage à un homme qui a voulu visiter l’Afrique non pas comme un touriste mais plutôt en cherchant à se mêler aux populations, parfois même en adoptant leurs coutumes ou leurs manières d’être. En vérité, ce que suggère habilement le cinéaste, c’est l’ambiguïté du personnage principal, un homme qui, d’un côté, est capable de lier de vraies amitiés avec ceux et celles qu’il rencontre, quitte à emprunter, par exemple, le mode de vie des maasaïs, mais qui, d’un autre côté, laisse volontiers ressurgir des réflexes de touriste sortant à tout instant son appareil photo ou voulant à tout prix observer des gnous lors d’un safari. Il y a des contradictions chez ce personnage, brillant étudiant d’une université californienne ayant décidé de quitter son confort pour aller, avec un maigre pécule, au plus près des réalités de l’Afrique.
Chaque pays traversé, le Kenya, la Tanzanie, la Zambie et le Malawi, offre la grâce d’une belle amitié, ce dont témoignent les protagonistes retrouvés. En dépit de ses ambivalences et d’une sorte d’orgueil, Gabriel reste un homme attachant. Ce qu’il cherche en Afrique, on se demande s’il sait lui-même ce que c’est. Sa quête semble en tout cas si forte, si impérieuse, si radicale qu’elle le conduit à sa propre perte. Comme s’il ne pouvait y avoir d’autre issue à ce voyage que de se perdre soi-même… 7,5/10
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2017
Gabriel, c'est ce jeune-homme un peu fou, rêveur, pauvrologue à travers les montagnes africaines, comme il se plaire à dire. La dédicace qui est donnée en exergue du film dès le générique annonce que le jeune fou est décédé et que le film constitue la reconstitution de son grand voyage en Afrique Centrale. Reconstitution ? C'est là où le réalisateur nous surprend. Car "Gabriel et la Montagne" joue sur l'ambiguïté. Le réalisateur reconstitue avec ses quelques acteurs le voyage véritable de Gabriel et de sa petite amie, mais surtout, il reconstruit ce récit quasi initiatique en mettant en scène les véritables personnes qui ont jonché la quête du jeune-homme. En quelques sortes, le film hésite audacieusement entre la fiction et le reportage. Les femmes et les hommes que Gabriel a croisés témoignent du vécu qu'ils ont éprouvé avec Gabriel, jouant sur les émotions et le souvenir. Le témoignage est si percutant que les personnages rejouent les scènes de vie qu'ils ont connues. La vraisemblance est une véritable gageure. Un regard devant le Gabriel fictif qui tousse pendant son sommeil, un sourire, un coup de gueule à bord d'un véhicule de safari, tout laisse croire que les personnes acteurs et véritables restituent comme un hommage, une aventure humaniste et sensible à la rencontre des peuples les plus pauvres d'Afrique. Mais le film ne se trompe pas. Le réalisateur parvient à échapper à toute tentative d'angélisme et de démagogie. La petite amie de Gabriel, pourtant convaincue d'éthique et d'humanité, se laisse aller aux clichés de la jeune occidentale. Seul Gabriel parvient à faire la part des choses entre son désir de voyage et de découverte, son regard ethnographique sur l'Afrique, et les relents de colonialisme ou de post-colonialisme qui hantent le continent noir. "Gabriel et la montagne" est un film enchanteur et politique, comme un long poème à la recherche d'universalité.
Hubert Guillaud
Hubert Guillaud

137 abonnés 126 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 décembre 2019
Gabriel est un film languissant et énergique à la fois, entre documentaire et fiction, entre road trip admiratif et mausolée pesant pour un ami disparu. Il tente de dépasser son statut de touriste du monde, sans y parvenir vraiment, restant toujours le mungzu qui paye pour croire en l'authenticité de chacune de ses rencontres. Voyageur naïf, ni lui ni le réalisateur n'arrivent à dépasser les clichés du conquérant.
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2017
Vu pendant la semaine du cinéma Brésilien à Paris voilà un film dur avec de beau pays et de bon acteurs à voir
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2024
Gabriel e a Montanha emprunte, pour l’essentiel de son geste artistique, à deux cinéastes allemands s’étant aventurés au-delà de leur pays d’origine : d’un côté, Werner Herzog, le personnage de Gabriel réactualisant ce goût pour la démesure d’un individu égaré entre son origine sociale et le regard sur le monde qu’elle conditionne en partie, ses projets pharaoniques qui l’engagent sur le chemin de l’inconnu non sans narcissisme, sa folie intrinsèque enfin qui le change en un marginal que tout le monde observe avec étrangeté comme lui-même regarde ses semblables avec curiosité. D’un autre côté, Wim Wenders et son goût pour la dématérialisation du récit, pour la forme du road trip ponctuée de rencontres improbables et marquantes.
Le réalisateur Fellipe Gamarano Barbosa confond habilement ces deux influences de sorte à composer une œuvre singulière et autonome, teintée d’une mélancolie douce correspondant à la dimension biographique du long métrage – puisqu’il rend hommage à l’un de ses amis proches, disparu dans des conditions similaires. La construction par prolepse, révélant la clausule en ouverture, fait planer sur l’odyssée africaine spoiler: l’ombre de la mort tel un esprit venu hanter tout à la fois le spectateur et le protagoniste principal, Gabriel jouant avec le feu en permanence
. Il s’agit alors d’une marche en direction de soi brutalement raccordé à la nature et à la petitesse qu’elle lui impose : le microcosme rejoint le macrocosme, les paysages gagnent l’écran et écrasent celui qui les arpente imprudemment. Soit la vision nietzschéenne de la nature qui tour à tour inspire l’artiste et terrifie l’humain. Un grand film magnifiquement photographié et interprété.
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