Téhéran Tabou
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SYLVIE B.
SYLVIE B.

32 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2017
une super plongée dans le vrai Téhéran et ses contradictions. le besoin de vivre libre et la nécessité de se cacher pour l'être. une procédé visuel hyper original. j'ai adoré
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 891 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2017
Film dur ou l'on voit encore qu'il y a du chemin pour faire évoluer les mentalités bon film d'animation en tout cas il faut un certain courage pour filmer dans un pays où il y a encore beaucoup à faire surtout pour les femmes je me dit chaque jours que j'ai de la chance d être en France
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 novembre 2017
Excellent film d’animation qui met les pieds dans le plat sur ce que c’est que vivre au pays des mollahs aujourd’hui.
La « finesse » à la Faradi qui édulcore la réalité et que semble préférer certains critiques est ici remplacée par une peinture plus crue et directe qui est bien venue.
soulman
soulman

141 abonnés 1 435 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2017
Une expérience cinématographique originale et forte. Le réalisateur convoque des personnages de la société iranienne que l'on ne voit pas tous les jours et leur rencontre permet de mettre le doigt sur l'hypocrisie du régime, des arrangements multiples autour du sexe, de l'argent et de la religion, entre autres choses. Le récit est mené avec célérité, ce qui permet aux différents protagonistes d'exister malgré le caractère choral de l’œuvre. Une réussite.
PaulGe G
PaulGe G

125 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2017
la representation de l'hypocrisie religieuse dans toute son horreur. des femmes et un jeune homme essaient de sortir de cet enfer. - très symbolique (les oiseaux, l'avion, le petit chat) évidemment la censure est omniprésente et la vie est un supplice. la corruption une gangrène .
le procédé d'animation est une merveille et la musique est simplement bouleversante.
Jean-Claude L
Jean-Claude L

52 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2017
Un très bon film montrant le destin de trois femmes de caractère dans une société gouvernée par des religieux à Teheran et ou se mêle drogue prostitution à voir très bien fait
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 octobre 2017
De nos points de vue auto-centrés d'européen, les pays soumis à la loi islamique ou du moins, s'en inspirant fortement, nous sont toujours apparus comme moralement irréprochables, à la limite d'une certaine forme de fanatisme visant l'assainissement le plus total du corps et de l'esprit. Eh bah non, loin s'en faut même. "Téhéran Tabou" est un film d'animation s'intéressant à plusieurs destins d'habitants de Téhéran faisant face à leurs contradictions liées aux pulsions humaines qui les animent. L'intérêt principal de ce film est sans doute de casser le principe selon lequel ce que nous voyons sur nos écrans retranscrit la réalité des choses. Comme tout un chacun, les habitants de la capitale iranienne s'adonnent aux plaisirs de la chair, se droguent et écoutent de la musique transgressive (et oui, Motörhead est présent dans le film). Pourtant, pour réaliser un tel film, inutile de souligner que le projet n'aurait pu se faire sur place. D'où l'idée d'utiliser la rotoscopie (tournage sur fond vert) qui permet d'animer de vrais acteurs. Le souci, c'est que ce procédé, bien qu'agréable pour les yeux, a le démérite de rendre impersonnel les personnages présentés qui se diluent dans une animation parfois trop sombre. Côté narration, on s'étonne devant le décalage provoqué par le concept de l'oeuvre qui rend, tantôt comique, tantôt tragique, les situations vécues par les personnages qui relèvent la plupart du temps de l'absurde le plus total. On regrette tout de même que le cinéaste, Ali Soozandeh, ait forcé un peu trop le trait à certains moments du film (le médecin pratiquant dans la clandestinité et son cabinet tout droit sorti de "Saw" avec raclements de gorges et crachats à répétition). "Téhéran Tabou", bien que maladroit dans le traitement de son sujet, reste une oeuvre très intéressante dans sa déconstruction des stéréotypes occidentaux. Pour le côté engagé de l'oeuvre cependant, le cinéaste ne se mouille à aucun moment et fait l'erreur de traiter tout ses protagonistes sur un pied d'égalité.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2017
ces histoires croisées de prostituée de musicien fauché de femme soumise. de fêtards....vivant au même endroit de Téhéran nous choquent et nous attristent...nous fait réfléchir. la technique de capture et mise en animation atténué un peu trop les propos et l image.dommage même les regards de l enfant muet sur ces vies seraient plus intenses avec un vrai acteur je pense...
BigDino
BigDino

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2017
Un film choral sur le thème de l'hypocrisie de la société iranienne par rapport à la condition de la femme. Inscrit dans l'ère du temps, alors qu'on parle de plus en plus de féminisme et des inégalités hommes/femmes, téhéran tabou a le mérite de l'honnêteté. Ne cherchant pas seulement à surfer sur la vague de l'engouement actuel, la reconstitution animée de teheran et le fait de redessiner des acteurs (procédé rendu obligatoire par l'impossibilité de filmer sur les lieux), donne un cachet d'authenticité à l'ensemble. Il y a dans l'ensemble une certaine légèreté que le sujet n'augurait pas.
Cineseba
Cineseba

51 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2017
"Le film "Téhéran tabou " est pour moi, une claque culturelle ! Poignant ! Dérangeant de constater même si je savais, que la société iranienne est vraiment pleine de contradictions car le sexe, la corruption, la prostitution, la drogue, l'alcool coexistent avec les interdits religieux, les lois islamiques qui étouffent sans faille la vie quotidienne des Iraniens ! Je pense à un film "Taxi Téhéran où on voit les hommes acheter des DVD des films occidentaux piratés en marché noir ... Ce qui est surtout frappant, c'est que les Iraniens trouvent des interdits normaux mais qu'ils les contournent quand même ! Quelle hypocrisie sociale incroyable ! Que dire d'un chauffeur de taxi qui jouit d'une fellation mais qui se met en colère en voyant sa fille se promener main dans la main avec son copain ! De même, l'inégalité entre les hommes et les femmes est désarmante dans la société musulmane. Les femmes iraniennes sont soumises, pire, sous la tutelle des hommes. Elles doivent faire signer les papiers à leurs mari si elles veulent divorcer ... En plus, alors que les hommes s'autorisent au sexe en baisant ou en regardant des clips érotiques, les femmes seront punies au moindre, je répète, au moindre dérapage ! Le film montre le portrait de trois femmes et un jeune homme iraniens, une prostitué qui emmène son enfant au travail, une jeune femme qui cache son dépucelage, une femme mariée soumise et un homme fêtard qui consomme de l'alcool et de la drogue ... Ce film est très osé, courageux car le réalisateur Ali Soozandeh, exilé en Allemagne, ne pouvait pas réaliser ce projet qui montre des tabous de la société iranienne à Téhéran, évidemment ! Il a utilisé la technique de la rotoscopie qui consiste à filmer des acteurs sur fond vert, puis créer des images servant de décors, puis ajouter les dessins des personnages ... pour apporter le plus de réalisme aux personnages ! Les graphismes sont du style "BD" ... Fascinant car ils me donnent l'impression de réalisme, ils sont sombres et "nerveux" pour montrer des mouvements des personnages ! Pendant tout le film, on oublie parfois que ce sont des dessins ... J'ai bien aimé le film "Téhéran Tabou", un beau message pour stopper l'hypocrisie sociale en Iran ... "
ffred

2 001 abonnés 4 315 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 octobre 2017
Une fois n’est pas coutume, c’est la bande-annonce qui m’a donné envie de voir ce film. Et pour une fois aussi, elle tient toute ses promesses. J’ai trouvé le tout très réussi, que ce soit sur la forme ou sur le fond (on pense beaucoup au tout aussi formidable Valse avec Bachir). Le procédé employé, la rotoscopie, donne à l’animation un réalisme saisissant. Techniquement, c’est donc superbe. On connaît les conditions de vie des iraniens aujourd’hui, mais ce Téhéran Tabou nous offre une nouvelle perspective aussi troublante qu’intéressante. On s'attache immédiatement à tous les personnages, même s’ils ne sont pas des anges, on finit très facilement par les comprendre. L’histoire est forte et édifiante (les autorités iraniennes ne vont pas apprécier). On en ressort assez perturbé et encore plus compatissant envers le peuple iranien (mais je n’irai toujours pas là-bas pour autant). C’est dur et poignant, mais aussi drôle et émouvant. C’est une très belle surprise. Je le conseille.
ferdinand75

738 abonnés 4 536 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2017
Un film très réussi et très astucieux aussi. Le dessin graphique rajouté sur l'image permet de faire passer d'autres messages, plus forts , plus directs que ceux de certains très bons films Iraniens . On est dans la même veine que ce cinéma perse , intelligent, bien construit . IL y a toujours une sorte de labyrinthe, de personnages qui se croisent, dans des destins parallèlles , pour finalement se rejoindre à la fin. Le thème de la sexualité est abordée frontalement avec des scènes qui n'auraient pas été possibles dans du vrai cinéma. Les femmes ôtent leurs voiles , et se dénudent même. Mais le message est fort sur la libération des femmes, la lutte des jeunes, la frustation d'une société étouffée,la liberté. Un beau film en tout cas.
elriad

528 abonnés 2 067 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2023
Sur la forme, filmé avec le procédé de rotoscopie ( consiste à tourner sur fond vert avec les acteurs puis ajouter graphismes ), le résultat est une réussite absolue, grâce à un travail sur l'ombre et la lumière magistral. Le scénario, lui, prouve s'il en était encore besoin l'état d'une société gangrénée par une religion aliénante et corrompue où l’hypocrisie et les frustrations sont monnaie courante, et où bien sûr la femme dépend de l'homme. ( De son père, de son mari, de sa belle-famille, des gardiens de la révolution, des Mollahs...) Un film fort, choquant, où le parti-pris du dessin-animé permet d'aller plus loin dans la dénonciation de cette société vérolée autant que verrouillée. Une réussite.
Yves G.

1 875 abonnés 4 104 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2017
À Téhéran de nos jours Pari et son fils muet Élias emménagent dans un grand immeuble d'un quartier populaire. Le mari de Pari est un toxicomane qui purge une longue peine de prison et elle se prostitue pour vivre. À l'étage au-dessus, Sara, qui étouffe entre un mari jaloux et une belle-mère possessive, est à nouveau enceinte après deux fausses couches. À l'étage au-dessous, Babak est un jeune musicien dont les enregistrements psychédéliques ne parviennent pas à franchir la censure islamique. Il a une liaison d'un soir avec Donya qui lui réclame le lendemain l'argent pour une hymenoplastie.

"Immeuble Yacoubian" à Téhéran. Comme le romancier Alaaa El Aswany l'avait fait pour décrire la société égyptienne (ou Georges Perec dans "La Vie, mode d'emploi"), le réalisateur iranien installé en Allemagne où la censure ne peut plus l'atteindre, Ali Soozandeh, fait cohabiter les héros de son film chorale dans le même immeuble. Le procédé pourrait sembler un peu facile. Mais le scénario est suffisamment bien tressé pour entrelacer ces trois histoires jusqu'à un final aux fausses allures de thriller qui les réunit toutes.

Prostitution, drogue, corruption, intégrisme religieux. La charge de Ali Soozandeh contre les tares de son pays d'origine est lourde. Elle n'est pas toujours subtile. "Téhéran Tabou" a parfois des airs de catalogue où chaque défaut de la société iranienne a droit à sa saynète. On y voit des pasdarans arrêter un couple d'amoureux dans un parc public, un mollah lubrique abuser de son autorité pour corrompre une femme, un médecin alcoolique pratiquer dans des conditions sanitaires douteuses un avortement.

Les personnages de "Téhéran Tabou" frisent le manichéisme. Dans cette société corrompue, ils n'ont à lui opposer que leur courage : Pari, la prostituée au cœur d'or, Sara la Madame Bovary perse, Babak, le musicien au génie incompris. Pour autant, ils ne sont pas parfaits. Pari va mettre sa voisine Sara dans une situation embarrassante. Sara cache un secret inavouable. Quant à Babak, le dénouement du film le révèlera moins chevaleresque qu'on l'aurait cru.

Le procédé utilisé pour les mettre en scène les prive de cette ambiguïté. La rotoscopie crée un effet de déréalisation. Téhéran devient une cité de bande dessinée peinte dans une palette chromatique rouge et noire. "Téhéran Tabou" perd-il pour autant en force de conviction ? Non. Car on sait par ailleurs, pour l'avoir lu dans la presse et déjà vu au cinéma, que la capitale iranienne vit sous un chape de plomb qui est sur le point d'éclater. Ses tares, même caricaturées, nous émeuvent et nous révoltent. Conquis par avance par le plaidoyer de "Téhéran Tabou", nous nous laissons d'autant mieux nous en convaincre.
Marc L.
Marc L.

72 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2019
La facture visuelle de ‘Téhéran Taboo’ est basée sur la méthode de la rotoscopie, qui consiste à recouvrir de “couches animées� des scènes et des acteurs préalablement filmés. Ce choix ne répond pas qu’à des considérations esthétiques mais constitue une solution nécessaire pour contrebalancer l’impossibilité pratique de tourner le film à Téhéran, dont il a fallu redessiner intégralement les arrière-plans urbains Si les personnages s’expriment bien en farsi, le film a ainsi été tourné en Allemagne - le réalisateur réside dans ce pays - car il y avait peu de chances que les autorités de la République islamique donnent leur autorisation ou offrent des facilités à un tel projet. A travers l’histoire de plusieurs personnages de la métropole, Téhéran Taboo ausculte la face cachée de la société iranienne, et expose la schizophrénie et l’hypocrisie propres à toute société religieuse. Qu’il s’agisse d’une prostituée clandestine qui tente de scolariser son fils, d’une jeune mariée qui veut trouver un travail contre l’avis de son mari ou d’un musicien qui s’efforce de rassembler l’argent pour tirer son aventure d’un soir de l’embarras grâce à une “opération de virginité�, tous ces individus vont se heurter au poids des coutumes et des interdits d’une société patriarcale qui ne pense qu’au sexe mais fait tout son possible pour le dissimuler, et aux règles et lois absurdes qui la font tourner. De cette plongée dans la réalité quotidienne de l’Iran, et plus particulièrement de tout ce qui s’y déroule dans les interstices de la surveillance étatique et sociale, on retient surtout que dans ce pays, les échanges de bons procédés, le chantage et le mensonge constituent les plus sûrs moyens d’obtenir ce qu’on souhaite : un peu d’argent permet de récupérer de nouveaux papiers ou un nouvel hymen et un “mariage temporaire� avec un mollah vicieux peut faire sauter bien des obstacles juridiques. Peut-être les personnages ne sont-ils pas assez approfondis : ils ne servent en effet qu’à incarner les situations tragiques ou ubuesques de tous ceux qui se risquent à ne pas suivre les règles communes. A la façon des films de franc-tireur de Jafar Panahi ou de la finesse de ceux d’Ashgar Faradhi qui nécessitent qu’on puisse lire entre leurs lignes, ce ‘Téhéran taboo’, qui profite de son éloignement géographique pour frapper fort, offre un nouveau témoignage grinçant et éclairant de la dissonance entre la façade officielle et les aspirations secrètes des Iraniens ordinaires.
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