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    Téhéran Tabou
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Téhéran Tabou" et de son tournage !

    Processus de rotoscopie

    L'animation utilisée pour Téhéran Tabou s'appelle le processus de rotoscopie et consiste à tourner sur fond vert avec les acteurs, après avoir élaboré un storyboard. Le réalisateur Ali Soozandeh développe : "Durant cette phase, le travail se fait en studio avec une équipe de tournage normale. Puis, il faut créer des images provisoires pour les arrière-plans. Ensuite, une fois le montage terminé, on passe à l’animation. On crée les arrière-plans définitifs c’est à dire, une combinaison d’éléments 3D et de dessins, puis les personnages, qui sont dessinés séparément. Enfin, on combine tous ces éléments pour composer l’image finale. Pour ce film, ce travail a duré 13 mois et avec une équipe de plus de 40 artistes."

    Origine du projet

    L'origine du projet remonte à quelques années, lorsque Ali Soozandeh avait surpris une conversation entre deux jeunes Iraniens dans le métro qui parlaient de leurs expériences avec des filles. Le metteur en scène se souvient : "Ils ont mentionné une prostituée qui amenait son enfant avec elle partout où elle travaillait. J’ai commencé à faire des recherches sur les réseaux sociaux, et fait appel à mes propres souvenirs de jeunesse, pour m’interroger sur ce que pouvait être la sexualité en Iran aujourd’hui. Ces recherches ont nourri l’écriture du scénario."

    Le choix de l'animation

    Tourner à Téhéran n'était pas envisageable pour un tel projet, Ali Soozandeh a opté pour l'animation, sa spécialité. "J’ai vu des films tournés au Maroc ou en Jordanie censés représenter l’Iran, mais je n’ai pas trouvé ça convaincant. J’ai choisi la rotoscopie car, dans l’animation, c’est le procédé qui apporte le plus de réalisme aux personnages", précise-t-il.

    Contourner les interdits

    En Iran, les prohibitions juridiques et les restrictions morales façonnent le quotidien, poussant ainsi les gens à contourner les interdits, comme par exemple en matière de sexualité. Ali Soozandeh explique : "Dans leur vie sociale, ils font preuve d’une austérité de façade. Dans leur vie privée, le sexe, l’alcool, les drogues sont parfois sans limites. Téhéran Tabou parle de ces doubles standards avec lesquels les Iraniens déjouent quotidiennement les interdits. Cela entraîne de nombreuses complications sociales, qui peuvent conduire à des situations absurdes, voire comiques."

    Empathie avec les personnages

    Ali Soozandeh a voulu placer le spectateur en empathie avec ses personnages qui ne sont ni bons ni mauvais puisqu'ils sont à la fois victimes et coupables de leurs actes. Le cinéaste développe : "Je crois que n’importe quel public peut s’identifier aux personnages de ce film qui souffrent tous des tabous liés au sexe et des restrictions de la société iranienne. Personne dans le film n’est absolument bon ou mauvais. Un personnage peut sembler très offensant par ses actions, mais on comprend son comportement dès lors qu’on découvre le contexte dans lequel il évolue."
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