Note moyenne
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Le principal intérêt du film c'est qu'on a un très bon aperçu de la vrai vie d'un petit agriculteur, avec des personnages bien ficelés : l'ami geek avec sa grande ferme, le vieux voisin chiant, la maman qui n'arrive pas à laisser la main, le YouTubeur belge militant... L'acteur principal est génial, l'ambiance du film très attachante. Dommage que la fin soit complètement ratée à mon gout : pourquoi ne pas avoir rajouté 20 minutes pour nous en dire un peu plus ?
J'y allais pour faire plaisir à ma femme. J'ai été convaincu par le film par son interprétation. Sincère, poignant. Je vous le recommande.
Un thriller agricole, voilà qui change. Ça commence comme un docu sur les vaches et là, on a un peu les jetons que ça dure une heure et demie, et puis, ça se tend, on s'attache aux personnages, on se met à espérer très fort qu'ils s'en sortent, on est pris par ce scénario bien construit, bien dialogué. Tout sonne juste et les comédiens sont formidables. Ah ! Sara Giraudeau ! Quelle merveille ! Un très joli film et qui nous apprend beaucoup sans être didactique, sur la condition des éleveurs. A voir
Première constatation à la vision de Petit paysan : c'est bien la première fois que le cinéma français s'intéresse avec autant de véracité au quotidien d'un modeste exploitant agricole. Le cinéaste, Hubert Charuel, est né dans une ferme et tous les détails sonnent juste. Notamment dans sa relation presque amoureuse avec son cheptel bovin et sa solitude au jour le jour. Le film bascule vers le thriller avec l'apparition d'une épidémie qui menace les animaux et partant, l'affaire du petit paysan. Dès lors que la narration emprunte une voie où l'agriculteur tente d'éviter la mort aux vaches, de nombreuses maladresses apparaissent et le réalisme s'efface. On remarque alors une certaine paresse dans tout ce qui est périphérique à la ferme : les amis, les sentiments, la famille. Il y a bien quelques échappées oniriques mais la mise en scène est bien trop sage et le dénouement manque totalement d'ambition. Malgré ces réserves, Petit paysan vaut bien mieux qu'un téléfilm, ne serait-ce que pour la formidable prestation de Swann Arlaud, et témoigne d'une volonté affirmée de montrer les réalités du monde rural.
Ayant collecté les possibilités dramatiques de leur sujet, les auteurs ont décidé de les garder toutes, sans en exploiter aucune. Pour ne citer que quelques exemples : La mère du personnage veut le marier à la boulangère, ce qui donne lieu à une courte scène entre elle et lui, sans qu'on ne parle plus jamais de la boulangère. Le personnage est contaminé par une maladie de peau provenant de l'infection de ses vaches, ce qui aurait pu alimenter l'intrigue vers d'autres rebondissements, lesquels ne surviennent pourtant jamais. Le voisin du personnage découvre qu'il se débarrasse de ses vaches malades en les tuant, mais là non plus, ça ne débouche sur rien, alors que ce petit paysan semble prêt à tout pour sauver son troupeau de l'abattage, pourquoi ne se débarrasserait-il pas aussi des indiscrets ? L'intention a clairement été de réaliser un thriller laitier, sans que ni les règles ni les audaces du genre ne soient appliquées, la faute à un scénario où toutes les bonnes idées se court-circuitent elles-mêmes. Pourquoi la contrôleuse laitière ne s'inquiète pas plus lorsque le personnage lui raconte une histoire à dormir debout pour justifier l'absence de la vache qu'il a tuée ? Quant à la scène avec les gendarmes qui interrogent le petit paysan sur la disparition de sa vache, elle semble écrite par les auteurs des Quatre saisons d'Espigoule. Le petit paysan a aussi des copains, qui ne servent à rien, sinon à lui donner des copains. Les auteurs du film, lorsqu'ils se retrouvent dans une impasse scénaristique, s'en tirent par des blagues de potaches où des facilités : comme envoyer les parents du personnage en vacances en Corse au milieu de l'histoire, ce qui fait deux personnages en moins à gérer. Toutes ces faiblesses d'écriture font de Petit Paysan un film qui s'épuise au bout de 45mn. Il est cependant bien interprété, bien que les personnages n'évoluent pas d'un pouce du début à la fin. La presse parisienne qui ignore complètement l'existence du monde agricole, s'est enthousiasmé pour ce qu'elle a confondu avec un documentaire sur les pygmées.
Avec ce "petit paysan", c'est l'occasion de faire une plongée au coeur du monde rural, et de suivre en particulier un éleveur d'une vingtaine de vaches laitières dans son quotidien difficile, surtout quand une épidémie terrible commence à frapper ses bêtes...
J'ai vécu ce film quasiment comme un reportage agricole, ce qui prouve que les acteurs jouent très juste.
L'ambiance est lourde et lente, on ressent bien tout le poids qu'éprouve un paysan au jour le jour, en particulier quand il essaye par tous les moyens de sauver son troupeau de l'extermination sanitaire.
L'histoire n'est malheureusement pas hyper passionnante non plus, simple et dure, comme la réalité de ce métier.
Intéressant pour se cultiver.
--> Site CINEMADOURG <--
J'ai vécu ce film quasiment comme un reportage agricole, ce qui prouve que les acteurs jouent très juste.
L'ambiance est lourde et lente, on ressent bien tout le poids qu'éprouve un paysan au jour le jour, en particulier quand il essaye par tous les moyens de sauver son troupeau de l'extermination sanitaire.
L'histoire n'est malheureusement pas hyper passionnante non plus, simple et dure, comme la réalité de ce métier.
Intéressant pour se cultiver.
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Rares sont les films qui auscultent notre patrimoine agricole et paysan. Encore plus rares sont ceux qui le font avec autant d’acuité, de réalisme, de bienveillance et d’empathie pour les personnages. « Petit paysan » est de ceux-là. Il nous plonge dans la vie d’un petit fermier, le petit paysan en question, qui donne sa vie pour son métier et ses vaches. Alors lorsque plane l’ombre d’une maladie sur son bétail, tout bascule. Le film se place à la lisière du documentaire dans certaines séquences qui nous montre le quotidien de ce petit paysan (comme celle de la mise à bas d’une vache aussi intense que celle de « Une hirondelle a fait le printemps ») et rejoins la fiction dès lors qu’il lui tisse une histoire propre. On sent cependant fortement le côté autobiographique de la chose ou vécu par le réalisateur Hubert Charuel qui fait preuve d’une incroyable maîtrise pour un premier film, justement récompensé de plusieurs prix à Cannes et Angoulème.
On comprend l’ampleur de la relation qui peut se nouer entre cet homme et ses bêtes, une relation quasi fusionnelle qui pourrait lui faire franchir la ligne jaune lorsque celles-ci sont menacées d’être abattues par principe de précaution. Ce lien pourrait être le même avec des chevaux, des arbres (comme dans « L’Olivier ») ou des moutons (comme vu récemment avec un film jumeau, l’islandais et très réussi « Béliers »). L’homme et sa terre, l’homme et ses bêtes, c’est très justement décrit et on comprend l’ampleur du désarroi d’un agriculteur lorsque son quotidien et son gagne-pain de toujours sont mis en danger. « Petit paysan » est donc un film terriblement d’actualité à l’heure où ce fameux principe de précaution mais aussi des lois européennes agricoles drastiques et de nouvelles maladies alimentent régulièrement les informations et la vie du monde et agricole. On sent poindre une critique envers ces institutions bureaucratiques qui décident en lieu et place du savoir-faire paysan.
Les seconds rôles sont savoureux et bien campés, notamment Isabelle Candelier et ce vieux paysan qui joue son propre rôle, et permettent quelques passages plutôt drôles qui viennent aérer le long-métrage. Swann Arlaud est également parfait à tel point qu’on le croirait paysan depuis toujours. L’émotion n’est pas en reste, rendue par la relation tissée avec la sœur vétérinaire impeccablement campée par Sara Giradeau mais surtout par ces rapports si particuliers que l’homme entretient avec ses bêtes. La dernière partie se traîne un peu plus en longueur et le passage vers le suspense par petites touches, s’il n’est pas raté, est un peu moins passionnant (la partie avec Bouli Lanners est moins convaincante). Il n’empêche le mélange des genres est probant et « Petit paysan », sans être exceptionnel, s’avère un film du terroir juste et précieux que sa rareté rend encore plus indispensable.
On comprend l’ampleur de la relation qui peut se nouer entre cet homme et ses bêtes, une relation quasi fusionnelle qui pourrait lui faire franchir la ligne jaune lorsque celles-ci sont menacées d’être abattues par principe de précaution. Ce lien pourrait être le même avec des chevaux, des arbres (comme dans « L’Olivier ») ou des moutons (comme vu récemment avec un film jumeau, l’islandais et très réussi « Béliers »). L’homme et sa terre, l’homme et ses bêtes, c’est très justement décrit et on comprend l’ampleur du désarroi d’un agriculteur lorsque son quotidien et son gagne-pain de toujours sont mis en danger. « Petit paysan » est donc un film terriblement d’actualité à l’heure où ce fameux principe de précaution mais aussi des lois européennes agricoles drastiques et de nouvelles maladies alimentent régulièrement les informations et la vie du monde et agricole. On sent poindre une critique envers ces institutions bureaucratiques qui décident en lieu et place du savoir-faire paysan.
Les seconds rôles sont savoureux et bien campés, notamment Isabelle Candelier et ce vieux paysan qui joue son propre rôle, et permettent quelques passages plutôt drôles qui viennent aérer le long-métrage. Swann Arlaud est également parfait à tel point qu’on le croirait paysan depuis toujours. L’émotion n’est pas en reste, rendue par la relation tissée avec la sœur vétérinaire impeccablement campée par Sara Giradeau mais surtout par ces rapports si particuliers que l’homme entretient avec ses bêtes. La dernière partie se traîne un peu plus en longueur et le passage vers le suspense par petites touches, s’il n’est pas raté, est un peu moins passionnant (la partie avec Bouli Lanners est moins convaincante). Il n’empêche le mélange des genres est probant et « Petit paysan », sans être exceptionnel, s’avère un film du terroir juste et précieux que sa rareté rend encore plus indispensable.
Pour parler du monde agricole, de son avenir et donc de la crise endémique du secteur, mais sans en faire des tonnes à la façon d’un docu TV, Hubert Charuel signe un premier film subtil et joliment balancé entre le drame social et le thriller familial. Paul figure au milieu de cette trame inattendue. Il maintient à flot l’exploitation de ses parents en élevant une trentaine de vaches . Tout est bien paré pour l’avenir quand une épidémie touche son troupeau. Malgré une sœur vétérinaire prête à appliquer sa déontologie, le jeune agriculteur va dissimuler aux autorités l’état sanitaire de son cheptel. Au prix de plusieurs entourloupes dont le suspense prend parfois des veines policières. Au fil du dénouement, Charuel filme de plus en plus à la manière d’un thriller, relayé par un interprète hors pair Swann Arlaud dans le rôle-titre. Sara Giraudeau en véto est elle aussi extraordinaire.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Oui on ressent l'amour des petits paysans comme cet homme pour leurs vaches. Mais de quel type d'amour s'agit-il lorsqu'elles sont violées pour enchaîner les gestations et produire ce lait dont nous n'avons pas de besoin vital ? (le calcium est naturellement présent dans les oranges, les amandes, les laits végétaux enrichis...)
Vu sous cet angle, ce film met en lumière l'hypocrisie des exploitants pour certains déchirés entre compassion et rentabilité, lorsque survient un drame sanitaire fulgurant qui abrége le cycle habituel de ces exploitations (2 ou 3 vêlages en moyenne avant l'abattoir alors que leur espérance de vie va jusqu'à 20 ans)
Par ailleurs sur la forme, la réalisation et l'interprétation sont remarquables. La tension est palpable jusqu'à la fin.
Vu sous cet angle, ce film met en lumière l'hypocrisie des exploitants pour certains déchirés entre compassion et rentabilité, lorsque survient un drame sanitaire fulgurant qui abrége le cycle habituel de ces exploitations (2 ou 3 vêlages en moyenne avant l'abattoir alors que leur espérance de vie va jusqu'à 20 ans)
Par ailleurs sur la forme, la réalisation et l'interprétation sont remarquables. La tension est palpable jusqu'à la fin.
Aguiché par l’entretien de Sara Giraudeau et d’Olivier Bellamy sur Radio Classique, je suis allé voir « Petit Paysan » de Hubert Charuel et j’en sors perplexe.
Le sujet est poignant et un « thriller bovin » : la survenue d’un cas de FHB (pour fièvre hémorragique Belge … ce qui est peu sympa pour les Belges lol), un petit éleveur de vaches de 35 ans célibataire (Swann Arlaud) va tout faire pour cacher et sauver son troupeau de l’abattage et ce malgré le refus du véto (Sara Giraudeau) mais qui – fort heureusement pour le scénario– est la propre sœur du « petit paysan ». Vu les dégâts que la crise de la vache folle liée au virus ESB apparue en 1986 a induit avec l’abattage en masse de troupeaux et le suicide d’un nombre élevé (encore tenu secret) de paysans, on ne peut qu’être compatissant … surtout dans une période où nombre de consommateurs adhérent à la cause animale et/ou s’opposent à l’industrialisation/mondialisation de l’agriculture.
Swann Arlaud dont toutes les vaches ont un prénom nous transmet son amour pour ses bêtes car il « ne sait faire que ça » au prix d’une longue journée débutant à 5 h 45 et ce tous les jours de l’année … Il transmet cet amour par ses regards, ses caresses et quelques très belles images et des gros plans sur les vaches … et de nous renvoyer aussi à la nostalgie d’un monde rural « humain » perdu dont le succés de l’émission « L’amour est dans le prè » en est le témoin.
Là où ça cloche, c’est l’imbrication avec les vidéos sur YouTube d’un éleveur Belge qui connait les mêmes déboires avec des relents engagés : « je n’ai pas touché les indemnités » ; « c’est une invention pour mieux (l’Europe ?) nous tuer » ; la mention à un moment d’un site baptisé charlesmartel ; les propos d’un gendarme parlant des « gitans qui avec des quads viennent voler les vaches » … bref des passages qui m’ont mis mal à l’aise et éloignent le réalisateur de son sujet. Et puis et surtout, je trouve que Swann Arlaud en fait souvent trop en termes de gestuel. il vit très replié sur lui-même allant jusqu’à refuser les invitations de ses anciens copains et les avances d’une boulangère avec une scène de repas au restaurant où il s’avère grossier … voire quasi-pathologique sur le plan psychologique ce qui vient amoindrir l’attachement qu’il porte à ses bêtes. Je ne parle même pas du rêve prémonitoire en début du film et du prurit qu’attrape le « petit paysan » !
Bref, un film primé au festival du Film Francophone d’Angoulême sur un sujet difficile mais – à mon avis – trop souvent lourd. Ce sujet avait été mieux traité dans un film dont le titre m’échappe … et pour la tremblante du mouton, par un admirable film Islandais : « Béliers » de Grímur Hákonarson (2015).
Ceci dit c’est le premier long-métrage de Hubert Charuel, un jeune cinéaste de 32 ans qui mérite d’être suivi.
Le sujet est poignant et un « thriller bovin » : la survenue d’un cas de FHB (pour fièvre hémorragique Belge … ce qui est peu sympa pour les Belges lol), un petit éleveur de vaches de 35 ans célibataire (Swann Arlaud) va tout faire pour cacher et sauver son troupeau de l’abattage et ce malgré le refus du véto (Sara Giraudeau) mais qui – fort heureusement pour le scénario– est la propre sœur du « petit paysan ». Vu les dégâts que la crise de la vache folle liée au virus ESB apparue en 1986 a induit avec l’abattage en masse de troupeaux et le suicide d’un nombre élevé (encore tenu secret) de paysans, on ne peut qu’être compatissant … surtout dans une période où nombre de consommateurs adhérent à la cause animale et/ou s’opposent à l’industrialisation/mondialisation de l’agriculture.
Swann Arlaud dont toutes les vaches ont un prénom nous transmet son amour pour ses bêtes car il « ne sait faire que ça » au prix d’une longue journée débutant à 5 h 45 et ce tous les jours de l’année … Il transmet cet amour par ses regards, ses caresses et quelques très belles images et des gros plans sur les vaches … et de nous renvoyer aussi à la nostalgie d’un monde rural « humain » perdu dont le succés de l’émission « L’amour est dans le prè » en est le témoin.
Là où ça cloche, c’est l’imbrication avec les vidéos sur YouTube d’un éleveur Belge qui connait les mêmes déboires avec des relents engagés : « je n’ai pas touché les indemnités » ; « c’est une invention pour mieux (l’Europe ?) nous tuer » ; la mention à un moment d’un site baptisé charlesmartel ; les propos d’un gendarme parlant des « gitans qui avec des quads viennent voler les vaches » … bref des passages qui m’ont mis mal à l’aise et éloignent le réalisateur de son sujet. Et puis et surtout, je trouve que Swann Arlaud en fait souvent trop en termes de gestuel. il vit très replié sur lui-même allant jusqu’à refuser les invitations de ses anciens copains et les avances d’une boulangère avec une scène de repas au restaurant où il s’avère grossier … voire quasi-pathologique sur le plan psychologique ce qui vient amoindrir l’attachement qu’il porte à ses bêtes. Je ne parle même pas du rêve prémonitoire en début du film et du prurit qu’attrape le « petit paysan » !
Bref, un film primé au festival du Film Francophone d’Angoulême sur un sujet difficile mais – à mon avis – trop souvent lourd. Ce sujet avait été mieux traité dans un film dont le titre m’échappe … et pour la tremblante du mouton, par un admirable film Islandais : « Béliers » de Grímur Hákonarson (2015).
Ceci dit c’est le premier long-métrage de Hubert Charuel, un jeune cinéaste de 32 ans qui mérite d’être suivi.
Ce film est un "drame", et c'est peut-être ce dont je ne m'étais pas rendue compte avant d'aller le voir.
C'est un pur carnage. Tout est négatif dans ce film, de la souffrance animale à la bêtise humaine. C'est un désastre pendant 1h30. Il n'y a pas une note d’espoir. C'est à vomir quand on sort de la salle. Je ne comprends pas comment on peut aimer ce film même en sachant que c'est un drame. Les scènes sont cruelles et choquantes parfois. La seule chose qu'il faut en tirer je pense, c'est d'arrêter la consommation de viande - mais pour ma part, je n'ai attendu de voir le film pour la mettre en pratique.
C'est un pur carnage. Tout est négatif dans ce film, de la souffrance animale à la bêtise humaine. C'est un désastre pendant 1h30. Il n'y a pas une note d’espoir. C'est à vomir quand on sort de la salle. Je ne comprends pas comment on peut aimer ce film même en sachant que c'est un drame. Les scènes sont cruelles et choquantes parfois. La seule chose qu'il faut en tirer je pense, c'est d'arrêter la consommation de viande - mais pour ma part, je n'ai attendu de voir le film pour la mettre en pratique.
"Petit paysan" est l'exemple type du film dont on aimerait ne dire que du bien mais dont on se sent obligé d'émettre un certain nombre de réserves. On aimerait n'en dire que du bien car les films qui parlent honnêtement, de façon sérieuse et sans mièvrerie, des problèmes rencontrés par le monde paysan ne sont pas très nombreux dans le cinéma en général et dans le cinéma français en particulier. Fils et petit fils de paysan, Hubert Charuel sait manifestement de quoi il parle et la connaissance du sujet représente le côté le plus positif du film. Les côtés négatifs se cachent dans la façon, parfois maladroite, de traiter ce sujet et dans une partie de la distribution. Si rien ne peut être reproché à Swann Arlaud et Sara Giraudeau, les 2 têtes d'affiche, si Bouli Lanners et Isabelle Candelier sont égaux à eux-mêmes, c'est-à-dire très bons, on ne peut pas en dire autant d'une grande partie du reste de la distribution, certains seconds rôles donnant souvent l'impression de jouer faux.
Une problématique professionnelle et sociale rarement, si ce n'est jamais, abordée comme ça au cinéma. D'où un scénario original pour ce sujet traité avec une grande sobriété. Certes, le besoin de contenu et de mise en scène, aura conduit à intégrer quelques éléments peu réalistes mais l'ensemble reste néanmoins de bonne facture.
Parmi les dix films sélectionnés dans la compétition officielle du festival du Film Francophone d’Angoulême, seul Petit paysan cumulait message et honnêteté. Une sincérité dans le propos et la réalisation saluée par trois prix : meilleure musique (Myd), meilleur acteur (Swann Arlaud) et meilleur film, le convoité Valois de diamant. Alors que l’industrie du cinéma français et ses membres « confirmés » s’enlisent dans la réalisation, la promotion et la distribution de films souvent dénués du moindre intérêt, Hubert Charuel signe un premier long-métrage qui mérite d’être mis en lumière et soutenu dans nos colonnes. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Un film remarquable de sincérité et de vérité qui s'attache à montrer le monde difficile des paysans confrontés à des maladies comme la vache folle et où les indemnités n'arrivent pas après l'abattage des troupeaux. Film triste mais tellement réaliste un peu comme un hommage au monde paysan souvent incompris et délaissé.....
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