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Ricco92
286 abonnés
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5,0
Publiée le 17 mars 2023
The Fabelmans n’est pas le dernier projet de Steven Spielberg et cela peut surprendre. En effet, à travers ce film, le réalisateur de Rencontres du troisième type livre une œuvre très fortement autobiographique qui multiplie les clés de lecture de ses réalisations précédentes. La typographie du titre et l’ouverture en voix-off peut faire penser à Woody Allen et cela n’est pas innocent car le film est une véritable psychanalyse de Steven Spielberg. En choisissant l’option assez rare au cinéma de l’autobiographie, on pourrait craindre une œuvre prétentieuse et égoïste et pourtant The Fabelmans est tout le contraire car il s’apparente plus à une déclaration d’amour au cinéma et à ses parents malgré les rapports compliqués qu’il a pu avoir avec eux (il est resté fâché avec son père pendant de nombreuses années ; les personnages de parents sont souvent maltraités dans son œuvre…). En explicitant des informations concernant sa famille, il permet au spectateur de mieux comprendre les comportements de certains personnages de ses précédentes œuvresspoiler: (l’attitude étrange de la mère dans E.T., l’extra-terrestre ou l’adultère maternel dans Arrête-moi si tu peux…) . Si The Fabelmans est un film véritablement introspectif, il n’oublie pas d’être une œuvre purement cinématographique qui passionne son spectateur. En effet, visuellement le film est sublime et regorge d’idées de cinémaspoiler: (le dernier plan du film est d’ailleurs peut-être le premier de sa carrière où le cinéaste brise le quatrième mur en faisant référence à un propos tenu par John Ford quelques secondes auparavant) : Spielberg a toujours parlé le langage de la caméra et continue à le faire encore aujourd’hui car cela rend ses histoires universelles. Grâce à sa maitrise totale et une interprétation sans faille (Gabriel LaBelle, Michelle Williams, Paul Dano et Seth Rogen sont tous excellentsspoiler: et il est difficile de ne pas apprécier l’incarnation de John Ford par cet autre grand réalisateur qu’est David Lynch ). Ainsi, The Fabelmans est une œuvre cinématographique passionnante et un élément indispensable pour posséder le maximum de clés d’interprétation du travail de Steven Spielberg qui reste et restera un des plus grands réalisateurs du cinéma hollywoodien.
Ce film a un titre peu évocateur qui aurait mérité d'être explicité. "Anatomie d'une passion" me vient à l'esprit, tant il est vrai que ce film autobiographique du jeune Spielberg explique comment est né au cinéma l'un des plus grands réalisateurs de notre époque, aujourd'hui au soir de sa vie. Une plongée dans les années 50 où le cinéma occupait tout l'espace des loisirs de la jeunesse, à côté du sport et de la conquête amoureuse. Un cinéma qui imprégnait la rétine du spectateur par la qualité de la mise en scène au point qu'un film comme "L'homme qui tua Liberty Valance" avait durablement marqué son époque. Spielberg fait allusion à ce film par deux fois, et avec un tel niveau de référence, je comprends la quête du jeune Spielberg à trouver le bon angle. Et sa jubilation à rencontrer en personne le vieux John Ford. L'histoire de sa famille est plaisante, avec une mère exubérante jouée avec une très grande justesse par l'actrice Michelle Williams qui fait penser à une chatte. Le jeune Sammy va affronter beaucoup de rejets dans sa condition de juif, mais son acharnement à tout tourner en images va le maintenir en haut de sa condition étudiante. Les images bien cadrées peuvent aussi bien dévoiler un secret familial bien caché, que de mettre en valeur ou de dévaloriser des camarades d'université par le seul jeu de séquences qui se suivent. La puissance des images, et les réactions épidermiques qu'elles peuvent provoquer, est ainsi démontrée par celui qui aura fait trembler la planète avec ses "Dents de la Mer". C'est du bon cinéma, comme un message laissé aux jeunes générations, plus marquées par l'action sèche et sur-vitaminée du monde de Marvel que par des jeux de caméra plus subtils, mais non moins violents. Il suffit de voir la sortie pathétique du copain d'université bafoué et humilié pour juger du poids de l'image. Et voir le jeune Spielberg penché sur ses films qu'il découpe, qu'il recolle, qu'il rembobine pendant des heures, est l'expression d'une passion dévorante qui l'aura mené finalement au plus haut de sa spécialité. Tout est possible quand on a la passion chevillée au corps....
C est du Spielberg ? Et oui ... il n y a peut-être que lui qui peut retracer l histoire d un réalisateur à travers le temps. Inspiré sans doute ça n en reste pas moins assez insipide comme scénario et intrigue, voire ennuyeux. Seuls les amateurs éclairés ou passionnés de cinéma trouveront de l intérêt pour les autres ... ça sera très très long ... voire pénible. Des nominations ? Oui et bien c est le cinéma américain qui s autosatisfait de lui-même... car question émotion ou originalité, d ou là sortons nous ?
La filmographie de Spielberg comprend des succès planétaires fondés sur des scénarios souvent inventifs et toujours parfaitement réalisés (E.T., Jurassic Park ou Indiana Jones) et d’autres films plus intimistes ou plus personnels (Cheval de guerre, La liste de Schindler ou La Couleur pourpre). The Fabelmans fait partie de cette deuxième catégorie et, à travers la description de l’enfance et de l’adolescence d’un jeune homme américain amoureux de cinéma dans les années 50, il présente clairement un émouvant aspect autobiographique d’un réalisateur âgé qui se penche sur son passé. Abordant frontalement des épisodes douloureux de sa période de formation (antisémitisme ou séparation de ses parents), on s’aperçoit que ces thèmes avaient déjà été esquissés ici ou là et qu’ils sous-tendent une grande partie de l’œuvre du réalisateur. La reconstitution de la période, décors, costumes couleurs, est bluffante comme toujours chez Spielberg. L’histoire est plus émouvante que passionnante et aurait peut-être mérité quelques ellipses, mais rien de grave.
C'est un très bon film mais je pense néanmoins qu'il ne mérite pas de telles notes, il est monté en épingle car fait par Spielberg... L'acteur qui incarne Sam est très bon.
Spielberg raconte Spielberg. Indéniablement, c'est un très beau film et un magnifique hommage au cinéma. C'est un récit qui touche par son intimité puisque Spielberg se livre comme il ne l'avait jamais fait sur les joies et tourments de sa vie de famille. Pour autant, la réalisation reste très classique. Petit regret pour un réalisateur qui a tant transformé le cinéma et qui conclue son film en citant John Ford : "Quand la ligne d'horizon est en bas ou en haut c'est intéressant, quand elle est au milieu on s'ennuie". Pas faux.
Très bon film de Steven Spielberg ! Cette semi biographie sur lui-même est une belle réussite.
L’histoire est bien évidemment intéressante, la mise en scène est bien maîtrisée, le casting est très qualitatif et les rebondissements sont bien dosées.
THE FABELMANS (2023): Spielberg, son enfance, son adolescence, représenté ici par le jeune Sammy Fabelman. L'œil de la caméra filmera une jolie famille qui paraitra parfaite mais… elle aussi possèdera ses failles, un père intelligent, embelli d'une grande gentillesse, une mère joyeuse mais un peu égoïste, des sœurs pleines de vie, et lui, Sammy, un jeune garçon passionné de cinéma. Suivant certaines scènes on pourra se reconnaitre à travers ce portrait (moi et mon premier train électrique, moi et ma toute première fois dans une salle de cinéma, le film était "Tintin et le temple du soleil" (Studio Belvision), revivre cette impression en voyant ces quelques passages du film "Sous le plus grand chapiteau du monde"). Une enfance où il découvrira le plaisir de filmer les bons moments de l'existence tout en développant son sens artistique. L'acteur Gabriel Labelle (Sammy) atteindra la perfection par son mimétisme et sa très proche ressemblance à Steven Spielberg. Un film sur la famille, la passion, les premiers amours, les dures réalités…Steven Spielberg filmera la sagesse de ce jeune passionné tout en rendant un très bel hommage à sa propre famille. Il était une fois la naissance d'un grand réalisateur, il était une fois le cinéma.
Steven Spielberg nous livre avec "The Fabelmans" une introspection douce-amère, où l'intimité s'entrelace avec la grandeur cinématographique. Ce semi-biopic sur les années formatrices du légendaire réalisateur évoque l'essence même du cinéma en tant que reflet de la vie, et la vie en tant que toile pour le cinéma.
Gabriel LaBelle campe un Sammy Fabelman à la fois naïf et résolument passionné, capturant l'ambivalence d'un jeune Spielberg entre les affres de l'adolescence et l'éveil d'une vocation. La performance de Michelle Williams, en tant que Mitzi Fabelman, est vibrante, apportant une vulnérabilité et une complexité remarquable à la figure maternelle du récit. À ses côtés, Paul Dano interprète avec subtilité Burt Fabelman, donnant du poids à l'image d'un père en proie au rationalisme et à l'éthique professionnelle.
Le film, avec ses 151 minutes, se déroule comme un morceau de vie recréé à travers le prisme de la nostalgie et de l'honnêteté. Ce n'est pas un hommage complaisant à lui-même que Spielberg orchestre, mais une quête de vérité sur ses origines, sur la découverte de la supercherie adulte à travers le prisme d'une caméra enfantine. Les images de Janusz Kamiński, collaborateur de longue date, baignent le film dans un éclat visuel qui rehausse l'authenticité des émotions sans jamais les éclipser.
"The Fabelmans" excelle lorsqu'il évoque la révélation artistique et les sacrifices personnels qu'elle exige. Les scènes entre Sammy et l'oncle Boris Podgorny, joué par un Judd Hirsch magnétiquement théâtral, sont parmi les plus percutantes, résonnant avec le conseil déchirant de choisir entre l'art et l'humanité.
Pourtant, le film flotte parfois dans un entre-deux incertain, son rythme hésitant entre les souvenirs dramatisés et les hommages cinéphiles. Malgré les contributions musicales du vénérable John Williams, certaines longueurs et un sentimentalisme appuyé menacent par moments d'alourdir la narration.
Quant à la réception en demi-teinte du film, elle souligne une déconnexion entre l'intention de Spielberg et l'attente du public américain. "The Fabelmans" est une pièce du puzzle Spielberg, un regard plus sombre et introspectif que les grands spectacles pour lesquels il est célèbre, qui, bien qu'acclamé par la critique, peine à trouver sa place dans le cœur du grand public.
spoiler: La confrontation finale entre Sammy et son mentor cinématographique, interprété par David Lynch dans un caméo inspiré, est un moment de grâce où le jeune artiste est confronté aux dures vérités du métier. C'est dans ces moments de passage de flambeau que "The Fabelmans" touche à la grandeur, faisant écho à la transmission d'un héritage cinématographique.
"The Fabelmans" est donc un film aux multiples couches, réfléchi et personnel, qui requiert un spectateur attentif et sensible aux subtilités de la vie d'artiste. Spielberg ne cherche pas ici à captiver par le spectacle, mais à dialoguer avec ses souvenirs, nous conviant à une table familiale où chaque siège raconte une histoire. C'est un film à savourer pour sa richesse narrative et sa sincérité émotionnelle, même si l'on peut regretter une certaine inégalité dans son exécution.
Nul et sans intérêt Assurément le navet de l'année ! Long, ennuyeux, pas de scénario, acteurs insignifiants. Je suis restée dans la salle jusqu'au bout en espérant qu'il se passerait quelque chose .... mais non ! Tout le monde n'a pas eu ma patience, et certains sont sortis avant la fin. Et les critiques dithyrambiques sont un pur scandale !
Un film grandiose et maitrisé de bout en bout. Steve Spielberg montre à nouveau toute l'étendue de son talent dans ce film quasi autobiographique. Le travail de l'image et de la mise en scène est remarquable : chaque plan, chaque séquence est signifiante et exécuté avec précision. Un bijou de cinéma pour nous parler de son amour pour le 7e art
Énième scénario vu, revu et répété depuis des décennies par Spielberg et encensé par la critique.. à ne plus rien y comprendre sauf peut être corruption des critiques de cinéma?