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    Djam
    note moyenne
    3,7
    328 notes dont 48 critiques
    répartition des 48 critiques par note
    11 critiques
    20 critiques
    11 critiques
    3 critiques
    1 critique
    2 critiques
    Votre avis sur Djam ?

    48 critiques spectateurs

    poet75
    poet75

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    4,0
    Publiée le 10 août 2017
    Il suffit parfois d’une actrice (ou d’un acteur) pour qu’un film séduise irrésistiblement le spectateur, voire même le fasse chavirer de bonheur, tant la synergie entre la volonté du réalisateur et la prestation de l’interprète est parfaite. Manifestement, pour jouer le rôle-titre de ce film, Tony Gatlif a trouvé en Daphné Patakia son actrice rêvée, idéale, parfaite. Cela se ressent tout au long de l’œuvre et cela procure, en effet, un plaisir de tous les instants. La caméra ne cesse de suivre l’actrice et nous communique l’enthousiasme et la fascination qui, sans nul doute, ont prévalu chez le cinéaste. Le film n’est pourtant pas dénué de gravité. On le saisit dès le début puisque Kakourgos (Simon Abkarian), empêtré dans des difficultés financières et ne voulant pas, par peur des huissiers, quitter l’établissement qu’il gère sur l’île de Lesbos, envoie sa nièce Djam à Istanbul afin de lui ramener une pièce pour le moteur de son bateau. C’est ce périple de la jeune femme et son retour à Lesbos qui font l’objet du film, périple au cours duquel elle prend bien des libertés et fait de multiples rencontres, la plus décisive étant celle d’Avril (Maryne Cayon), une jeune Française partie en Turquie pour apporter son concours à l’aide aux migrants mais se retrouvant complètement paumée et sans argent. Djam lui ayant tendu la main, les deux jeunes femmes se trouvent dès lors comme liées l’une à l’autre, ce qui ne va pas sans disputes ni chamailleries qui se résolvent toujours par des réconciliations. Entre Grèce et Turquie, sur fond de crise financière et de crise migratoire, Djam et Avril croisent de nombreuses vies en souffrance et sont les témoins impuissantes des drames dont ces lieux ont été les théâtres : carcasses d’embarcations abandonnées après avoir servies au transport de migrants, monceaux de vêtements et de gilets de sauvetage… Même pour les habitants de Lesbos, île désertée par les touristes, il n’y a plus moyen de vivre décemment. Cela étant dit, le film ne laisse une impression ni de pesanteur ni de désespoir. D’une part à cause de son actrice principale dont j’ai déjà souligné les mérites : sa beauté, son rayonnement, ses emportements, sa fougue, son aisance, ses irrévérences mêmes et sa façon bien à elle et très impertinente de dire non à ceux dont l’ambition est de restreindre les libertés, tout chez elle est ensorcelant. D’autre part à cause de la musique : car le film est musical, tout entier traversé de chants, de rythmes et de danses. Tout est prétexte à faire résonner les instruments locaux, faire entendre les chants typiques de ces régions et se mettre à danser. Djam excelle dans ce domaine, mais on a le sentiment que c’est tout un peuple qui se passionne pour le chant. Et puis chanter, c’est peut-être aussi une façon comme une autre de retrouver de la dignité quand on n’a plus rien. En témoignent la fin du film mais aussi, auparavant, une scène bouleversante montrant, dans un café, un homme au visage détourné et baigné de larmes tandis que retentissent les instruments et les voix qui couvrent, autant qu’ils le peuvent, les abîmes des grandes détresses. Quand on a tout perdu, il reste au moins cela, que personne ne peut dérober : la capacité de chanter. 8/10
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 9 août 2017
    L'exil, la perte, le dénuement. Entre autres. Et la musique pour contrebalancer tout cela. Tant qu'elle sera là, il restera toujours des raisons de vivre. Tout Gatlif est dans Djam. Un cinéma qui se démène dans l'exubérance pour éviter de s'appesantir sur la tristesse d'un monde où des migrants meurent par milliers dans les eaux de la méditerranée. Cette énergie et cette générosité compensent peu ou prou la minceur d'un scénario qui se contente d'être au service d'un "chemin de traverse-movie" lequel se soucie assez peu de vraisemblance et de continuité narrative. Le film se suit sans déplaisir, d'une part parce qu'on y chante beaucoup, d'Istanbul à l'île de Lesbos, d'autre part parce que Simon Abkarian est une merveille d'acteur et qu'il a cette fois à ses côtés un vrai tempérament, l'inconnue Daphne Patakia, délurée, bienveillante et insolente, qui joue comme si elle était la petite-fille de Melina Mecouri. Le contraste n'en est que plus grand avec le rôle dévolu à Maryne Caron, celle d'une jeune française un peu perdue et qui ne sert que de faire-valoir à sa camarade. Mais qu'importe, Djam est une coproduction gréco-turque, ce qui est déjà une prouesse, et libère tellement d'effluves salés/sucrés qu'on ne lui tient pas (trop) rigueur de ses manques.
    Sébastien T
    Sébastien T

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    3,5
    Publiée le 21 août 2017
    Disons-le d'emblée, quelques longueurs, un bout d'histoire qui s'intègre seulement en forçant un peu les choses, et voici les seuls défauts de ce dernier film de Gatlif. Pour le reste "Djam" nous offre de voir la crise Grecque sous un angle autrement moins clinique que celui proposé par l'actualité du tout venant, ainsi qu'un peuple en souffrance, méprisé par le grand-capital et les banques. Une situation et une détresse qu'on trouve aussi au sein du peuple migrant qui a échoué pendant de longs mois sur l'île de Lesbos d'où vient Djam, que Tony Gatlif a choisi de nous montrer avec un peu de distance. Précisons ici que Lesbos est la première ile grecque accessible depuis la Turquie et que près de 4 000 migrants y résident encore à ce jour. Quant à Daphné Patakia, qui incarne Djam, l'actrice donne à son personnage une épaisseur étonnante. Elle respire cette liberté qui attire tant les hommes, dont rares sont ceux à être capable de la laisser continuer à vivre ainsi une fois la relation en place. Simon Abkarian, qu'on avait pu voir récemment dans "La mécanique de l'ombre" de Thomas Kruitoff, sorti en 2017, froid et implacable, libère ici une sensibilité habilement servie par son charisme. Au final bien que caressé par l'ennui à un moment du film on se laisse reprendre par la main, l'envie d'un verre d'Ouzo le soir au pied de la mer Egée s'invite malgré tout, et on se dit qu'une nécessaire et impérative solidarité entre les peuples est désormais incontournable. Un film de cœur, beau, poétique et politique à la fois, en plein dans l'actualité.
    dominique P.
    dominique P.

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    4,5
    Publiée le 11 août 2017
    La bande annonce et le sujet du film m'ont plu. Et je ressors enchantée de la séance. C'est un road movie très intéressant et très beau. L'actrice principale est formidable et attachante. Ce film souffre un vent généreux de liberté et de solidarité.
    Sam L.
    Sam L.

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    4,0
    Publiée le 24 août 2017
    Belle surprise, film très original... Daphné Patakia est magnétique, solaire. En fait ce film est une aventure faite de rencontres avec des personnages incroyables avec des pauses musicales fabuleuses. Beaucoup aimé !
    Eric B. paris
    Eric B. paris

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    5,0
    Publiée le 12 août 2017
    mon gros coup de coeur de l'été le film qui remplit l âme, les sens, ... merci Monsieur Gatlif actrices . acteurs. musiciens tous au top)
    Carl d
    Carl d

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    5,0
    Publiée le 19 août 2017
    Film procurant des émotions si bien par la musique sublime que par le message qu'il véhicule, à voir sans hésiter ne serait-ce que pour profiter du superbe jeu d'acteurs, notamment celui de la magnifique Daphné Patakia (Djam).
    Laurent C.
    Laurent C.

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    4,0
    Publiée le 13 août 2017
    Elle n'a pas froid aux yeux, ce petit bout chantant de Djam. C'est le moins que l'on puisse dire quand on la regarde danser devant les hommes ou promener ses jolies jambes en oubliant royalement la culotte. Depuis des décennies, Toni Gatlif est la réalisateur d'une certaine communauté tzigane où la chanson et la joie de vivre prennent le pas sur les relents de discrimination ou de racisme qui hante les gitans. Il y a toujours une histoire d'amour autour d'une héroïne forcément jolie, charismatique et ensorceleuse à la façon d'une Salammbô. Il y a en effet de tout cela dans ce nouveau film "Djam", sauf que l'amour se raconte sur le ton de l'amitié ou de la filiation. Daphné Patakia habite d'un bout à l'autre ce long métrage. Elle est non seulement une excellente actrice, mais aussi une incroyable danseuse et chanteuse. Derrière ses yeux verts immenses, se cachent la Grèce, la France et la Turquie. Gatlif fait en ce sens un film profondément européen. On voyage avec lui à travers un bout de l'Europe et l'Asie, mais aussi à travers le temps. Le réalisateur parvient à faire coïncider dans un même récit les questions douloureuses de la crise grecque, de l'immigration voire même de l'embrigadement islamique. Mais il y parvient sans jamais forcer le trait, ni manichéisme, préférant à l'excès de démonstration, la couleur de la voix de son héroïne, qui, des rires aux larmes, des paroles aux chansons métissées, de la Grèce à la Turquie, retourne tous les stéréotypes et rend la vie immensément belle.
    PaulGe G
    PaulGe G

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    4,5
    Publiée le 12 août 2017
    sous fond de Grece en Crise , nous suivons la jeune femme dans un voyage surprenant. elle est nature, sans complexe, aventureuse , elle rencontre une autre jeune fille, qui est son contraire absolu. un film admirable sur la nature humaine, un hymne a la joie de vivre, même dans le dénuement. et puis il y a la musique qui fait tout oublier . même si il y a des scènes "osées" mais pas vulgaires c'est un enchantement , un film qui fait du bien.
    Padami N.
    Padami N.

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    3,5
    Publiée le 11 août 2017
    bon film de Gatlif toujours sur le voyage ,l exil,,decouverte de soi la perte et recommencement..le toujours enivré et amplifié par la musique qui est un sujet du film. ce film est plus solaire que ses précédents avec une touche d érotisme.il est portė par l'actrice principale qui vampirise les autres acteurs sauf Àkabarian
    Daniel C.
    Daniel C.

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    3,5
    Publiée le 17 août 2017
    Tony Gatlif signe là un film révolté sur la situation économique désastreuse de la Grèce, qui figure cette arnaque spéculative de la crise économique, mythe paupérisant, qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus défavorisés. Témoignage aussi poignant des migrants en détresse. Tout cela sur fond de comédie déjantée, dans laquelle chant, musique et danse forment un ensemble festif, qui offre une éclaircie dans le désastre. D'aucuns de par le monde interdisent la musique (Timbuktu nous en avait livré une splendide illustration), ici on voit combien cela peut ouvrir à l'insoumission, à la fuite. L'échappatoire au capitalisme, c'est peut-être ce vers quoi les emmène le bateau réparé. La quête d'une bielle fabriquée par des forgerons turcs est le vecteur de déplacement de l'héroïne, Djam, qui croise sur sa route une paumée. Son oncle (magnifique Simon Abkarian) l'a envoyée depuis Lesbos, où ils vivent. Ce qui est chanté tout au long du film, c'est la douleur et la nostalgie liées à l'exil. Djam danse de façon irrépressible, dès qu'elle entend des musiciens interpréter ses mélodies familières.
    Richard L.
    Richard L.

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    4,0
    Publiée le 17 août 2017
    Je craignais que ce film ne vire dans le pathos concernant les pauvres émigrés , heureusement il n'en est rien, Le film relate bien de la situation de la Grèce, que je connais bien pour y avoir vécu 10 ans, un film qui montre le désespoir d'un peuple qui avait voulu croire que l’Europe lui apporterait la prospérité . Un film à voir absolument
    Pauline_R
    Pauline_R

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    3,5
    Publiée le 9 août 2017
    Un film rempli de générosité , qui ne cache pas quelques longueurs, mais se révèle être une véritable ode à la solidarité, à la tolérance et à la musique. On pourrait lui reprocher de vouloir aborder trop de thèmes lourds en 1h30 : la crise grecque, le sort des migrants, la transmission...avec un côté un peu fourre-tout mais son énergie et son humanité , marques de fabrique de Gatlif, prennent le dessus. Et le film est aussi l'occasion de voir à l'écran une formidable actrice et grande révélation : Daphne Patakia, au charisme solaire.
    Frédéric P
    Frédéric P

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    4,0
    Publiée le 25 août 2017
    Très bonne surprise pour ce road movie entre Grèce et Turquie. Interprétation (dé-)culottée de l'actrice principale ultra dynamique. Le drame de la Grèce avec les banksters et celui des réfugiés en toile de fond avec un Simon Abkarian touchant.
    Mimoparis M
    Mimoparis M

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    5,0
    Publiée le 12 août 2017
    Ode à la liberté, aux doutes et aux difficultés individuelles comme collectives dans la Grèce d'aujourd'hui, ce film est très réussi. C'est avant tout un road movie féminin, où l'on comprend peut être encore mieux pourquoi certains voudraient interdire le chant et la danse qui vous enracinent dans votre culture et vous aident à être plus forts, à ne pas vous abandonner à la fatalité. Présence lumineuse des deux actrices. Daphné Patakia est sans aucun doute pour beaucoup dans la réussite de ce film de Tony Gatlif. Une graine de star ? A suivre avec attention en tout cas.
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