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Steph N.
41 abonnés
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4,0
Publiée le 7 février 2019
Marina est très bonne et Olivier Gourmet au top. Lucas nous fait sa bonne tete de chien battu comme il sait si bien le faire. Plaidoirie finale de haute volée. Réflexion autour de la justice...
quand un film provoque autant d émotions, que du 1er rôles aux seconds , jusqu’aux figurants tout est si juste, on peut dire avoir aimer et mettre plus que 4 étoiles ;)
C'est un bon film, avec un très bon casting, une réalisation impeccable, un script qui parvient à maintenir une complète ambivalence sur le fond de l'affaire jusqu'à la fin. Mais au final j'ai trouvé ça un peu vain, je n'ai jamais compris à quoi les auteurs voulaient en venir. Et à postériori j'ai trouvé gênant de faire un film basé sur des faits réels en mettant au coeur du scénario un personnage totalement fictif.
J’ai trouvé ce drame passionnant. D’abord pour remettre les choses dans leur contexte, je ne connaissais pas du tout cette affaire. Je n’avais donc aucun a priori en allant le voir. L’histoire est très bien introduite afin que les non-initiés comme moi ne soient pas perdus d’entrée. Les faits principaux sont expliqués dès le début puis les nuances viendront au fur et à mesure du procès afin de tenir le spectateur. Cependant, à aucun cas cela n’a pour but d’être objectif. Il y a un parti pris clair et le film n’est pas là pour lever le voile sur cette affaire, juste pour montrer le procès du point de vue de l’accusé. Paradoxalement, ce dernier n’aura qu’un rôle mineur. C’est le personnage de Nora, jouée par Marina Foïs, qui prendra la vedette. L’ironie fait que c’est la seule personne dans ce film qui est fictive. Elle est un condensées de plusieurs choses, dont la volonté forte des proches de Jacques Viguier de faire éclater la vérité. Par contre, je n’aime pas du tout son jeu. Cette actrice a une façon d’être avec laquelle je n’accroche pas. En revanche, j’ai adoré Olivier Gourmet. Il m’avait conquis dans EDMOND sorti en Janvier. Il finit ici son œuvre de séduction. Son aisance oratoire fait mouche dans un rôle où celle-ci est primordiale. On se laissera porter par ses interventions charismatiques. Le procès est très bien reconstitué, et on se plonge vraiment dans cette histoire. C’est un combat pour la justice dans une affaire assez troublante.
Un excellent film « judiciaire »: mettant en scène le procès en appel de Viguier, il met en lumière de façon très claire le fonctionnement de la justice, et comment un procès pourrait conduire à une erreur judiciaire, quand l’enquête judiciaire a été faite « à charge » et que malgré cela, aucune preuve n’a été trouvée. Olivier Gourmet endosse le costume de Dupont-Moretti à merveille, et Marina Fois démontre une nouvelle fois son exceptionnel talent de comédienne. Quant à Laurent Lucas, il joue parfaitement son rôle de « coupable idéal », avec son visage, inexpressif d’incompréhension et de lassitude à souhait, et ses paroles mal assurées. Un très beau film permettant aussi de comprendre le rôle d’un avocat - qui n’est pas là pour échafauder d’autres hypothèses, mais pour démontrer que les hypothèses envisagées ne sont pas prouvées.
Un bon film judiciaire bien fait et pas très rassurant sur la justice quand l enquête policière est bâclée et remplacé par une mise à mort mediatique Un criminel tout fait vraisemblablement innocent fabriqué par l amant criminel possible et jamais inquiété
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1,5
Publiée le 28 juillet 2021
Ce film est la preuve que Cayatte avait raison lorsque ses films traitaient essentiellement de l'accusé il aurait été terriblement ennuyeux si on ne l'avait pas vu à travers les yeux du personnage mais il reste un film ennuyeux. Et Laurent Lucas avec ses airs de chien de garde battu n'était pas à la hauteur comme victime de l'opinion publique son chemin de croix aurait pu être passionnant mais il ne l'est pas. Olivier Gourmet est probablement avec Jérémie Rénier le meilleur acteur belge contemporain mais son personnage est en carton et il ne renouvelle pas le genre loin de là dans ce domaine. Il en va de même pour Marina Foïs qui peut être très émouvante même lorsqu'on lui confie un rôle ingrat son personnage fictif est un cliché à l'emporte-pièce. Car bien sûr elle est divorcée son nouveau compagnon est noir mais il ne fait que lui servir de faire-valoir. Elle est chef cuisinière dans un restaurant florissant son accident est du pur remplissage d'histoire et le témoin de dernière minute est une astuce qui a été utilisée un nombre incalculable de fois par le passé dans d'autres films...
Palpitant. C'est bien le mot qui convient pour qualifier ce thriller réalisé par Antoine Raimbault. spoiler: Ce dernier signe un film ou se mêle subtilement la réalité et la fiction, pour mieux mettre en valeur cette affaire de l'actualité récente.
Marina Foïs compose un personnage extrêmement attachant, prisonnière de son obsession de la vérité et de la justice. Autour d'elle, Olivier Gourmet, Laurent Lucas, et les autres acteurs sont remarquables de justesse. "Une intime conviction" est aussi, très probablement, une porte d'entrée précisément documentée, sur l'univers des tribunaux et des procès, en France.
Inspiré de l'affaire Viguier qui fit la une des journaux dans les années 2000, le film, qui s'appuie sur des éléments judiciaires avérés et bien reconstitués, interroge sur ce que peut être, doit être une intime conviction. Encore un grand rôle pour Olivier Gourmet en Maître Dupont-Moretti bourru, à la limite du supportable, mais dont la plaidoirie est d'une force de conviction extraordinaire, bien secondé par le personnage, purement de fiction, incarné par une Marina Foïs des grands jours, dans la lignée de Polisse.
Quel film, et c'est un premier film! Un film de procès, un vrai, un beau. Tendu, magnifiquement interprété, une belle plongé dans notre système judiciaire, aux antipodes de celui, américain et accusatoire, auquel nous avons été biberonné par le cinéma américain.
Pour un premier long métrage, Antoine Raimbault réalise un procès implacable et haletant. Olivier Gourmet, qui incarne Eric Dupond-Moretti, véritable avocat de la défense, rencontre Nora, jouée par Marina Foïs, dans ce thriller basé sur les faits réels du procès de Jacques Viguier (accusé du meurtre de sa femme). Craignant une erreur judiciaire, le duo tente de défendre l’accusé coûte que coûte lors de son second procès demandé en appel. Ils vont mener un combat acharné contre l'injustice. Entre persévérance, présomption d'innocence et obsession frénétique, une intime conviction est un polar passionnant.
Second procès de Jaques Viguier retranscrit sous forme de thriller juridique. Excellent jeu des acteurs et très bon rythme pour ce film qui fait redécouvrir cette affaire.
Encore un film au cœur d'un tribunal des assises. Pour un crime inexpliqué du début des années 2000. L'aspect réussi de l'œuvre est la réflexion sur l'intime conviction. Il est toujours fascinant de constater que la mémoire a une fidélité relative. Et que les preuves sont indispensables avant de condamner un humain à partir derrière les barreaux. Olivier Gourmand est très convaincant dans son rôle d'avocat missionnaire. Malheureusement le réalisateur, pour dynamiser son film, s'est senti obliger d'ajouter un personnage inutile et improbable. Et la malheureuse Marina Fois fait le maximum pour sauver son rôle. Le film évolue d'un personnage à l'autre en hésitant à creuser l'un ou l'autre. Et le spectateur commence à penser qu'il aurait mieux fait de regarder ce film à la TV.