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GregLeSuisse
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4,0
Publiée le 21 juin 2019
Rien de bien révolutionnaire ni de nouveau dans cette histoire qui plus est jamais vraiment élucidée. Mais la narration est prenante, les acteurs convaincants et l'on passe vraiment un bon moment. Ne reste que le doute...
Un film de procés qui se base un vrai procès, celui de Jacques Viguier. Olivier Gourmet y incarne l'avocat Dupont-Moretti et Marina Fois joue un personnage fictif qui se passionne pour le procès et va aider l'avocat dans son travail. Les deux acteurs sont impeccables et on assiste à de très belles joutes verbales. Cependant je suis resté un peu sur ma faim et j'aurai aimé que le film soit plus captivant.
Tiré de l’affaire de la disparition de Suzanne Viguier, le film relate le procès en appel du principal accusé, Jacques Viguier, son mari. Le film comporte des éléments fictifs, comme précisé au début de générique, avec notamment la présence du personnage Marina Fois, ce qui permet une plus grande lisibilité de l’affaire et du déroulement du procès. Le personnage étant une civile, n’a pas d’implication dans le procès, mais va aider l’avocat Eric Dupont-Moretti (parfaitement incarné par Olivier Gourmet) a défendre son client. A ce titre, l’interprétation est excellente et donne une force au récit, dont le point d’orgue est la plaidoirie finale, absolument saisissante. On pourrait reprocher un classicisme dans la réalisation et un léger manque de rythme au milieu mais ces quelques défauts n’empêchent pas le film d’être intéressant de bout en bout. « Une intime conviction » est un bon film de procès, sur une affaire judiciaire mystérieuse, qui n’a jusqu’à présent toujours pas eu de conclusion. Note : 15/20
Basé sur un fait divers criminel, ce film judiciaire questionne les rouages du fonctionnement de la justice française et pose une réflexion sur l’obsession de la lutte contre l’injustice de façon pertinente. La mise en scène est discrète et sert avant tout à mettre en valeur les prestations hors normes de Marina Foïs et Olivier Gourmet la première campant une femme faisant tout pour innocenter un homme dont elle a pris parti et le second le célèbre avocat chargé de le représenter.
Avec pas mal de talent et un scénario en béton Antoine Raimbault réussi son premier film. Une intime conviction est un film de prétoire sur l’affaire Viguier, cette dernière n’est qu’un prétexte pour parler de la présomption d’innocence en générale. La part belle est faite aux acteurs Marina Foïs dont le personnage paraît en mission, guidée par sa conviction et le toujours impeccable Olivier Gourmet jouant le célèbre avocat Dupont Moretti de manière bluffante. Le rythme est soutenu, le film très riche au niveau du scénario fait le choix de la sobriété à l’écran et c’est le bon choix. C’est une réussite quasiment de bout en bout.
Un film de procès solide dans sa documentation et son interprétation, seulement un "détail" me dérange. Le réalisateur fait le choix de conserver les noms des protagonistes, de retranscrire les écoutes telle-quelle, et plein d'autre chose, sans doute pour apporter plus de vérité et de crédit à l'histoire. Excellent! Mais alors pourquoi tout basé sur un personnage fictif? Surtout quand celui-ci à un comportement si improbable (spoiler: elle quitte son taff, délaisse complétement son fils, se met en danger, pour un homme qu'elle ne connait pas du tout.) , et une importance semble-t'il si grande dans le résultat final.
Un énième film de procès, mais qui tient bien la route. Davantage qu'une intrigue à tiroir, le film montre le tribunal comme un lieu ou chacun arrive avec un parti-pris, des intérets à défendre, l'impartialité n'existe pas. Au final, un plaidoyer pour le doute nécéssaire au bon fonctionnement d'une démocratie, et servi par deux remarquables comédiens, Marina Foïs habitée et énergique, et Olivier Gourmet qui utilise sa voix comme un ténor.
Était-ce utile de rajouter tant de fiction à la réalité? Un éternel débat que l'on pourrait poursuivre longtemps, et que ce film nourrit en insérant un personnage fictif pour enjoliver l'histoire déjà bien romanesque en soi. Pour le coup, il est difficile de faire des reproches à Marina Foïs dont la prestation, ainsi que celle d'Olivier Gourmet, vient relever la sauce de ce drame judiciaire, avec une certaine dose d'invraisemblance mais dans une mise en scène maîtrisée qui calcule ses effets. Un film aux racines carrées et à l'écriture solide.
très déçue par ce fillm dont j'attendais beaucoup avec les 2 têtes d'affiche. Un film très très lent pourtant j'aime bien ce genre de film mais là je m'y suis ennuyée. A part la plaidoirie d'olivier gourmet impeccable. je suis restée sur ma fin
Ce film est plutôt bien fait, mais il ne renouvelle pas le genre. Le côté publicité pour "le grand avocat Dupond Moretti" est assez irritant. Le caractère le plus intéressant est le personnage imaginaire interprété par Marina Foïs. Pour le reste, on a parfois un peu de mal à comprendre les tenants et les aboutissants de l'affaire. Le film oscille entre reconstitution et fiction, sans que le réalisateur ait fait un choix clair. Le résultat en souffre. La plaidoirie finale, qui devrait être le clou du spectacle, est totalement convenue, longue et ennuyeuse, même si Olivier Gourmet, à son habitude, s'en tire bien. Peut-être Depardieu, pressenti au départ pour le rôle, aurait-il apporté un grain de folie qui aurait permis de dépasser le niveau du sempiternel "téléfilm à thèse"...
C'est un film important sur le plan de la plaidoirie de la défense. Si le personnage central Nora est pure fiction, l'idée est quand même un bon moyen de mettre à jour les petites magouilles des uns et des autres. Plus précisément, le manque de professionnalisme du commissaire, le manque de sincérité de l'amant avec toutes ses manigances révélées dans les écoutes et bien sûr, sa subordination de témoins. Nora, ce juré du premier procès, en fait sans doute un peu trop pour être totalement crédible seulement elle permet d'ajouter une dose de tension et rend finalement l'ensemble plus humain.
Le film prend le partie d’être très technique et très précis. Pari risqué mais très bien relevé par une réalisation et des interprètes qui arrivent à rendre cela passionnant et digeste. Outre cet aspect technique du procès, ce film propose une vraie réflexion sur la notion de culpabilité, de justice, sur le rôle et la stratégie de l’avocat. Instructif et passionnant le film atteint son paroxysme lors de la plaidoirie finale. Un grand moment, captivant, voir hypnotisant.
Deuxième film plutôt convaincant d'Antoine Raimbault, inspiré d'un fait réel véridique : bine rythmé, bine mené, porté par 2 acteurs plus que convaincants, Marina Fois, une nouvelle fois juste dans un rôle limite borderline, Olivier Gourmet, franchement impressionnant en avocat de la défense. Même si le personnage interprétée par Marina Fois est un peu limite au niveau crédibilité (on ne comprend pas bien ses convictions et ses motivations), le film nous prend du début jusqu'à la fin, sans grande surprise mais solide dans sa mise en scène.